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Reportages - interviews - videos

  • CHARLTON HESTON EN FRANCE ... article revu et corrigé.

    MAJ LE 19 juin 2020

    PUBLICATION DU 16 JANVIER 2015

    Charlton Heston a fait de nombreux voyages en France au cours de sa carrière, pour assister aux premières de ses films,  divers festivals, promotions, et hommages qui lui ont été rendus.

    Que ce soit à titre privé ou professionnel, je me suis aperçue en parcourant et traduisant des extraits de son livre " THE ACTOR'S LIFE ", qu'il a traversé et visité la France. Charlton fut un grand voyageur en raison de son métier, mais aussi grâce à ses convictions humanistes et sa soif de tout connaître. 

    Prochainement, je publierai les extraits de son livre, concernant ses passages en France. Je regrette simplement que nous n'ayons pas de documents journalistiques relatant les voyages de Chuck dans notre pays. Je pense, que sa timidité naturelle et sa simplicité se passaient fort bien de tout battage médiatique. 

    Il a voyagé dans le monde, mais je n'ai pas recensé tous les pays qui ont eu l'honneur de l'accueillir. 

     

    PREMIERE DE BEN-HUR AU GAUMONT-PALACE A PARIS

    LE 7 OCTOBRE 1960

     

    Le 7 octobre 1960, à Paris au cinéma GAUMONT-PALACE, il assistait à la première de BEN HUR. Il était venu spécialement de Rome pour assister à cette séance spéciale. 

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    Cet article que j'ai transcrit ci-dessous, a été publié dans le journal " LE PARISIEN " de l'époque. Un véritable tissu de stupidités. Le journaliste auteur de ce " scribouillage " n'avait rien vu, n'avait pas compris qu'il était devant un chef-d'oeuvre pour tous les temps, ce chef-d'oeuvre qui avait décroché 11 oscars quelques mois auparavant dont celui du meilleur acteur pour Charlton Heston. 

    Finalement, les journalistes français ont tout fait pour dégoûter Charlton Heston. Leur méconnaissance de l'homme, de l'acteur ne les a pas grandis. Il était bien plus grand qu'eux. Ils n'ont pas su voir, qu'ils avaient devant eux le plus grand acteur du 20ème siècle.  57 ans après cet article minable, je fulmine encore de rage devant tant d'ignorance. 

    Grande première hier soir au Gaumont-Palace pour " Ben Hur ".  Le cinéma géant de la place Clichy ressemble à une arène lorsque ses six mille places sont occupées par de frénétiques amateurs de courses de chars. Ce qui n'est pas étonnant si l'on songe qu'un hippodrome s'élevait autrefois sur cet emplacement. 

    Charlton Heston arrivé le matin même de Rome, avait pris l'avion pour venir se voir sur l'écran, à pied, à cheval, en galère et en char. Il avait un sourire de héros modeste tandis que la foule applaudissait à ses exploits.

    Quatre évêques réunis dans une même loge appréciaient la vérité de ce récit des temps bibliques. Plusieurs membres du corps enseignant goûtaient fort ce moyen imagé d'apprendre aux écoliers l'histoire ancienne. 

    Une innovation : à l'entracte de ce film de longue durée, on distribue de confortables sandwiches à l'assistance. Ainsi les invités purent-ils se réconforter de l'émotion que leur avait causée le combat naval, et attendre de pied ferme la course de chars, " clou " de tous les " Ben Hur " passés, présents et à venir. Selon la tradition antique, les privilégiés du gala eurent ainsi " du pain et des jeux ". 

    1960

    A la Comédie-Française pour la préparation du film "EL CID", près du buste de Pierre Corneille. 

    Voici ce qu'il en dit dans son livre : " THE ACTOR'S LIFE - Journals 1956-1976 " à la journée du :

    11 Août 1960, Paris : " Je ne suis jamais allé aussi loin pour un écrivain. Phil Yordan a choisi un endroit improbable pour l'inspiration (ou peut-être qu'il aime le défi de sa discipline). En tout cas, il est là, avec un concept remarquablement bon du Cid. Il le voit comme le personnage de Job, endurant tout, trouvant dans chaque fruit de la victoire la graine de la défaite personnelle. Voyons maintenant s'il peut écrire cela.
    C'était avant que je connaisse la réputation bien méritée de Phil comme le meilleur scénariste dans les films. Phil a fait un scénario merveilleux ; l'astuce est de le mettre sur le papier. "

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     1974

     Charlton et son épouse Lydia à Paris 

    CHARLTON HESTON EN FRANCE  

    François Truffaut rencontre Charlton Heston en 1974CHARLTON HESTON EN FRANCE

     1982

     En 1982, il assistait à la huitième édition du festival du cinéma américain de Deauville pour un hommage à sa carrière.

    Cette page est extraite de mon livre : " DEAUVILLE - 40 ans de cinéma américain ". Charlton Heston est interviewé par Henri Chapier, dans les extérieurs du "GRAND HÔTEL". 

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    CHARLTON HESTON EN FRANCE

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     (Festival de Deauville 10 septembre 1982)

    CHARLTON HESTON EN FRANCE

     (festival de Deauville septembre 1982)

     

    CHARLTON HESTON EN FRANCE

     

    FESTIVAL DE CANNES MAI 1997 

     

    Arrivée de Charlton Heston pour la montée des marches.

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    pour la présentation du film HAMLET (hors compétition)

     

    CHARLTON HESTON EN FRANCE

     

    Charlton HESTON, Kate WINSLET, Kenneth BRANNAGH © ANDRE DURAND

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    CHARLTON HESTON EN FRANCE  

    s-l1600 Cannes 12 mai 1997 Kenneth Branagh and Charlton Heston get their handshakes cast i.jpg

    CHARLTON HESTON EN FRANCE

    Charlton Heston interviewé par Gilles Jacob au festival de Cannes mai 1997 

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    Sur les remparts d'Elseneur, Hamlet voit apparaître le spectre de son père qui lui apprend qu'il a été assassiné par son propre frère Claudius, avec la complicité de la reine, mère d'Hamlet. Le coupable lui a ravi tout à la fois son épouse, sa couronne et sa vie. Le jeune prince simule la folie pour préparer sa vengeace et délaisse sa fiancée Ophélie, qui en devient folle et se noie. Lors d'un duel avec Laertes, le frère d'Ophélie, Hamlet est mortellement blessé par une épée empoisonnée. Avant de mourir, il parvient à tuer Claudius, tandis que la Reine boit un breuvage empoisonné qui était destiné à son fils.
     
     
  • Rester dans le Chariot maudit : Leçons de vie de Charlton Heston

    Une petite découverte ce matin que je me suis empressée de traduire. Finalement, tous les journalistes d'Outre-Atlantique, n'ont pas dit que du mal de Charlton Heston. J'aime bien ce souvenir de Byron Lafayette. Ce n'est pas un scoop, mais un article sympathique que je voulais porter à votre connaissance.  

     

    20 décembre 2018


    Par Byron Lafayette

    Byron Lafayette est un journaliste et un auteur spécialisé dans le domaine du divertissement. Il écrit sur l'industrie du cinéma pour Fansided et occupe le poste de rédacteur en chef de Viralhare.com.

     

    https://www.americanthinker.com/articles/2018/12/stay_in_the_damned_chariot_life_lessons_from_charlton_heston.html

     

    Il y a quelques années, j'ai eu le plaisir de rencontrer l'acteur Charlton Heston. Charlton Heston était une légende de l'écran, mais il était aussi bien connu pour son activisme au début et à la fin de sa carrière, avant que sa vie ne soit cruellement interrompue par la maladie d'Alzheimer.

    Heston a débuté à " l'âge d'or" d'Hollywood. C'était vers la fin des années 1940 et 1950. À partir des années 50, Heston a sauté d'un rôle emblématique à un autre. Dans les années 50, il a été notamment le héros de Ben-Hur et les Dix Commandements. Dans les années 60, Planète des singes et dans les années 70, Soylent Green et Midway, tous des films classiques.

    Au fil du temps, Heston est devenu une figure de controverse, ayant été l'une des rares célébrités à avoir pris position avec le Dr Martin Luther King Jr pendant le mouvement des Droits Civils. Le monde  a récompensé ses contributions et les a qualifiées de courageuses. Plus tard dans sa vie, Heston est redevenu une figure de controverse lorsqu'il est devenu président de la National Rifle Association et a été un fervent défenseur des droits du 2e amendement. Heston ne s'est jamais vraiment conformé aux lignes politiques traditionnelles et était connu pour avoir soutenu et fait campagne pour les candidats politiques Républicains et Démocrates.

    Je l'ai rencontré en l'an 2000. Je venais d'entrer dans l'adolescence. J'avais été élevé en regardant les films d'antan, Ben-Hur et Les Boucaniers figuraient parmi mes préférés. À cette époque, Heston faisait la promotion d'un livre qu'il avait écrit, intitulé The Courage to be Free, qui décrivait la défense de ses convictions face à l'adversité. Heston parlait à la bibliothèque Richard Nixon en Californie du Sud.

    L'événement avait été bien médiatisé, il a fait salle comble avec des centaines de participants. C'est comique avec le recul, car je me suis rendu compte que j'étais le seul enfant à l'événement et que personne d'autre de moins de 45 ans n'était là. Nous nous préparions à entrer dans l'auditorium, quand Heston est passé devant la foule avec quelques assistants et la sécurité. Alors qu'il s'approchait de moi, il s'est tourné et s'est arrêté, il a regardé dans ma direction, a souri et m'a salué en me tendant la main. J'étais bouleversé et presque sans voix, mais j'ai réussi à lui dire bonjour et à lui serrer la main. Il m'a ensuite salué et a continué, ne parlant à personne d'autre.

    Quelques minutes plus tard, dans l'auditorium bondé, Heston est monté sur scène. Je savais qu'il souffrait d'une maladie appelée Genu valgum, communément appelée "genoux en X", mais il avait appris à en tenir compte et cela se voyait à peine. Ce qui a suivi était un discours amusant et charmant qui couvrait des parties de son nouveau livre, des histoires de son passé et des commentaires sur le paysage politique actuel. Une partie de son allocution était centrée sur son rôle de Ben-Hur. Il a raconté quelques anecdotes sur le tournage, les équipements utilisés et la façon dont certaines scènes avaient été filmées. Une partie de ses remarques m'a vraiment marqué au fil des ans. Il arrivait presque à la fin et Heston en a profiter pour revenir au thème original de son discours. Il parlait de la célèbre course de chars dans Ben-Hur. Il a décrit la difficulté de la filmer et l'entraînement qu'il a dû subir pour pouvoir la réaliser. Il a dit avec humour que le meilleur conseil qu'il avait reçu pendant le tournage était de réussir la scène de la course. C'est son entraîneur qui lui a dit : "Reste dans ce foutu char !"

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    Après qu'il ait  terminé son allocution, mes parents ont acheté le livre pour moi et nous avons fait la queue. Pendant que nous attendions tous, Heston est arrivé en traversant dans le couloir, une fois de plus accompagné de sa sécurité et de ses assistants. Il m'a dépassé et s'est à nouveau arrêté, puis il s'est approché de moi et m'a serré la main, me remerciant d'être venu avant de poursuivre son chemin. Je pouvais voir combien les autres personnes étaient légèrement jalouses qu'il ne se soit arrêté que pour me saluer, et j'étais totalement stupéfait d'avoir été salué par mon idole non pas une mais deux fois ! La file d'attente s'est mise en mouvement et nous nous sommes lentement faufilés dans le couloir. Je me suis approché de la table,  il a pris mon livre et l'a signé, en levant les yeux vers moi il a souri et a dit avec humour : "Nous devons arrêter de nous rencontrer !" J'ai ri quand il m'a serré la main une fois de plus. Il a eu la gentillesse de m'accorder un moment pendant que je lui disais combien je l'aimais dans The Buccaneer.

    Nous avons ensuite quitté la salle de conférence et sommes partis.

    J'aime à penser qu'après toutes ces années, il s'est donné beaucoup de mal pour me saluer trois fois, parce que ça l'a réjoui de voir un si jeune fan dans l'assistance, surtout une aussi grande star, à une époque où peu d'enfants regardent de vieux films ou connaissent même le nom des stars. Pendant mon activité de journaliste, j'ai rencontré et interviewé de nombreuses célébrités, mais c'est Heston qui m'a le plus marqué. Il n'est pas fréquent qu'une célébrité soit ce qu'il représente à l'écran, et il semble que chaque jour nous entendions parler d'une nouvelle célébrité qui est un monstre se cachant à la vue de tous. Pourtant, avec Heston, il était vraiment l'homme de l'écran - gentil, courtois et héroïque -. Ses personnages ont toujours défendu ce qui était juste et bon, et lui aussi a suivi cette voie, qu'il s'agisse de rester fidèle à sa femme pendant 64 ans (nous savons tous que c'est le record à Hollywood) ou de marcher bras dessus bras dessous avec des militants des droits civiques et de ne pas se soucier de savoir si cela détruisait sa carrière cinématographique. Charlton Heston était vraiment plus grand que nature.

    Au fil des ans, une chose que Heston a dite pendant la conférence m'est toujours restée. Bien que ce soit une anecdote humoristique, il a expliqué que la vie peut être dure et que parfois nos croyances ne sont pas populaires, mais que lorsque les choses deviennent difficiles et périlleuses, nous devons nous rappeler de "rester dans ce foutu chariot". Je me suis toujours souvenu de cela en vieillissant et en traversant de nombreuses périodes difficiles. Mon père nous a quittés, ma mère a eu des problèmes de santé et parfois j'ai failli être ruiné. Tout cela pendant que je terminais mes études supérieures, que j'écrivais et que je dirigeais ma propre entreprise de conseil ; cela a été parfois très difficile. Mais les conseils que Heston m'a donnés il y a tant d'années sont restés les mêmes, plus la vie est dure, plus votre "Massala" personnel vous fouette et essaie de vous ralentir. Vous devez juste vous rappeler que de bonnes choses arrivent si vous "restez dans ce foutu char" et vous finirez par arriver là où vous êtes censé être.

     

    Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

     

     

     

     

  • Mutinerie sur le Caine en Chine, avec Heston à la barre

    Etant actuellement entrain de traduire le livre écrit par Charlton Heston "BEIJING DIARY", Journal relatant son séjour en Chine en 1989, pour monter la pièce "CAINE MUTINY", je fais parfois quelques recherches sur Internet pour trouver des éléments concernant cette période cruciale pour la Chine. J'ai donc trouvé cet article de UPI que j'ai traduit et que je vous propose ici. 

    Bien que les années aient passé, il m'a semblé intéressant de publier cet article, car la période actuelle que nous vivons, faite d'inquiétude et d'incertitude quant au devenir du Monde, suite à la pandémie de COVID 19 partie de Chine au début de l'année 2020, nous fait évaluer le développement de la Chine et des Chinois durant ces trente dernières années, mais aussi la persistance d'un gouvernement totalitaire voulant dominer le Monde tant sur le plan économique que sur le plan des libertés, démontrant ainsi que rien n'est jamais acquis. 

     

    article de UPI du 4 novembre 1988

    ParDAVID R. SCHWEISBERG ( article du 4 novembre 1988)

     

    https://www.upi.com/Archives/1988/11/04/Caine-Mutiny-in-China-with-Heston-at-helm/4815594622800/

    BEIJING -- Dans un pays peu habitué au débat public sur la sagesse de son dirigeant, une ambitieuse production chinoise en coulisses met chaque soir à l'épreuve la tyrannie, la rébellion et leurs conséquences à travers un drame américain classique.

    Depuis la mi-octobre, une version chinoise de "The Caine Mutiny Court Martial", adaptée du roman de Herman Wouk, lauréat du prix Pulitzer, sur le devoir et le déshonneur à bord d'un navire de la marine américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, fait salle comble dans un théâtre de Pékin.

    Huabian" ou "Mutiny" est la deuxième fois seulement qu'un Américain célèbre, l'acteur Charlton Heston, réalise une pièce de Broadway en chinois. Il y a cinq ans, le dramaturge Arthur Miller a présenté sa pièce "Death of a Salesman".

    Heston, qui a récemment mis en scène "Mutiny" à Londres, dit qu'il a accepté ce travail de deux mois, à ses frais, comme un "défi irrésistible". Bien que son visage buriné ait été aperçu dans des endroits comme la Grande Muraille dans le film de 1962 " Les 55 jours de Pékin", il est largement inconnu du plus grand public au monde.

    Il a été convaincu de s'engager par les sponsors, Bette Bao Lord, auteur de best-sellers et épouse de l'ambassadeur américain en Chine Winston Lord, et le producteur américain James Doolittle. Les deux ont personnellement financé la production, ce qui s'inscrit dans l'intérêt de longue date de Lord pour les échanges culturels.

    En tant que rare vitrine sur le théâtre étranger, "Mutiny" a déjà été salué par les 19 membres de la troupe pionnière du Peoples Art Theater, qui a mis en scène des spectacles allant de Shakespeare à "Amadeus".

    Bien qu'ils n'aient vu que le film "Caine Mutiny", jamais la pièce, le scénariste et la distribution chinoise en ont si bien saisi les complexités que Wouk, à Pékin pour la Première, est monté sur scène avec exultation et l'a qualifiée de "brillante étincelle".

    Mais le drame des années 1950 trouve des échos inattendus, s'ouvrant par coïncidence alors que le pays est aux prises avec des problèmes économiques et sociaux qui ont mis certains des thèmes centraux de la pièce dans l'esprit de nombreux Chinois.

    Le procès est celui d'un officier qui prend la relève d'un capitaine mentalement instable, Queeg. L'avocat de la défense gagne en cassant Queeg à la barre des témoins, le laissant se déchaîner sur les fraises manquantes.

    Au cours des répétitions, un moment révélateur se produit lorsque les acteurs chinois commencent à explorer les zones d'ombre de la remise en cause de l'autorité dans une Société qui n'a jamais connu la démocratie.

    Pour raccourcir le temps de répétition, Heston a suggéré de couper la réplique d'un avocat de la défense en disant que la rébellion a son temps et sa place mais qu'elle doit être soigneusement pesée. L'acteur jouant le rôle a refusé.

    " Il a insisté pour qu'elle soit laissée en place ", a rappelé Heston dans une interview. " Il voulait dire qu'il y a des moments où il faut s'élever contre une autorité malavisée, mais qu'il faut se demander quand il faut le faire. Il a dit que tous les Chinois répondraient à cela".

    Historiquement, le thème évoque la déification de Mao Tse-tung et de la Révolution culturelle, lorsque le pouvoir incontesté a été mis à mal et a chamboulé le pays.

    La Chine connaissant aujourd'hui une inflation record, une corruption officielle généralisée et un mécontentement public qui a fait craindre des troubles sociaux, la pièce pourrait susciter un débat plus large.

    " Si le gouvernement avait vraiment compris cela, il n'aurait jamais laissé faire", a déclaré un jeune médecin chinois.

    Pourtant, si "Mutinerie" n'a pas été approuvé par les autorités de propagande, il a reçu la bénédiction du vice-ministre de la culture Ying Ruocheng, l'acteur le plus connu de Chine, qui a passé des mois à traduire le scénario.

    " Le point d'interrogation est toujours là", a reconnu Ying, qui a joué dans "Salesman" et plus récemment dans "The Last Emperor" en tant que geôlier. " C'est la chose la plus ambitieuse que nous ayons jamais faite".

    Les obstacles étaient redoutables.

    En plus de leurs points de vue culturels disparates sur des thèmes même universels, les Chinois n'ont commencé que récemment à réaffirmer l'importance de la psychologie et du droit. Un tribunal chinois ressemble en fait davantage à une pièce de théâtre, où un scénario prédétermine le verdict.

    Bien que "Winds of War" de Wouk soit populaire en Chine et que "Mutiny" ait été joué par les militaires, la pièce est généralement inconnue des Chinois. Heston ne parle pas chinois et les acteurs ne parlent pas anglais. Outre le recours à un interprète, Heston a répété en jouant chaque rôle en anglais.

    Une ligne a été délibérément changée : la déclaration de Queeg selon laquelle, lorsqu'il a pris le contrôle du Caine, il était si désorganisé "que c'était comme la marine chinoise". On a remplacé cette phrase par une autre qui se rapproche de "c'était une populace indisciplinée".

    Même les éléments techniques étaient difficiles. Lord a dû persuader un Américain anonyme de faire don d'uniformes de la marine américaine difficiles à trouver. Heston a fait fabriquer un modèle de navire de guerre à hélices spécialement en Californie.

    Le succès du spectacle représente ce que Mme Lord, auparavant frustrée de n'avoir pu faire venir Broadway en Chine, l'a appelé une "révélation". Elle espère l'utiliser pour lancer une fondation d'échange culturel qui durera au-delà du départ des Lord de Pékin à la fin de l'année.

    "Nous voulions montrer quelque chose de solide dans la culture américaine ", a-t-elle déclaré."  Pas seulement des rock stars, des livres de poche, du breakdance. Nous espérons que cela permettra de construire quelque chose qui durera".

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    Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

  • MERRY CHRISTMAS 2018 - HAPPY NEW YEAR 2019

     

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     A vous mes amies hestoniennes et mes amis hestoniens. J'ai voulu faire ce diaporama, en forme d'hommage à Chuck qui nous a quittés il y a dix ans et à Lydia qui est allée le rejoindre cette année, il y a quelques mois.

    Video en noir et blanc, sans chronologie pour marquer la nostalgie qui n'est plus ce qu'elle était comme l'a si bien écrit Simone Signoret, gagnante de l'oscar de la meilleure actrice en 1960 en même temps que Chuck qui obtenait l'oscar du meilleur acteur pour son interprétation de Judah Ben Hur.

     

     

     

  • CHARLTON HESTON DISCOURS A HARVARD 1999... C'ETAIT IL Y A 19 ans ! Je suis pour !

    Publié le 12 décembre 2016 -

    MAJ le 19 février 2018

     

    Je ne sais pas si ce discours peut amener des commentaires, mais j'aimerais assez en recevoir à l'emplacement destiné pour cela.

    Je peux dire que j'ai été époustouflée en traduisant et relisant cette diatribe de Charlton Heston.

    Chuck ! Un vrai porte-drapeau du " ¨POLITIQUEMENT INCORRECT " et cela n'est pas fait pour me déplaire même si je ne cautionne pas forcément tout de ce discours. Bien sûr, sincèrement, je pense qu'il y allait un peu fort. Mais parfois, il est bon de réveiller des Peuples qui s'endorment, comme anesthésiés par la Politique ambiante et les politiciens véreux.

    Je comprends que la liberté de penser de Charlton Heston et le poids des mots qu'il employait, aient contribué à l'instauration d'un fossé entre lui et les médias jusqu'à son bannissement et l'amnésie manifeste sur sa carrière exceptionnelle et ses actes courageux. La plupart de ses compatriotes ne l'ont pas compris ou n'ont pas voulu le comprendre sciemment, car cela les arrangeait. Il en avait conscience et n'a pas manqué de le mentionner dans son discours

    Quand aujourd'hui nous voyons à la télévision ce qui se passe aux Etats-Unis depuis les dernières élections, je me dis que Chuck était en quelque sorte en avance sur les évènements qui touchent son pays qu'il aimait tant, que son discours du 16 février 1999 a une curieuse résonance et est d'une actualité brûlante. C'était il y a 19 ans exactement.

    Chuck était une "conscience" pour son pays. J'aime cette conscience car elle force à réfléchir. Ce n'est que mon humble avis.

     

     

    http://www.americanrhetoric.com/speeches/charltonhestonculturalwar.htm

     

    Charlton Heston

    Winning the Cultural War

    16 février 1999

    << Merci beaucoup, à la fois pour cette réponse chaleureuse à la présentation et l'accueil.

    Vous savez, très souvent , les personnes publiques sont présentées avec la simple phrase : "Maintenant, mesdames et messieurs, un homme qui n'a besoin d'aucune présentation."

     Croyez -moi, vous pouvez toujours utiliser une bonne présentation. Non, non, non, vous riez, vous riez, mais c'est vrai. J'ai une histoire qui le prouve, une histoire vraie - elle ne m'est pas arrivée - mais est arrivée à un de mes amis : Kirk Douglas. Ce fut quand BEN HUR était sorti, plus ou moins partout.

    Et Kirk a raconté qu'il marchait dans une rue près de sa maison à Beverly Hills un soir après le dîner quand il a été très poliment approché par quelqu'un qui lui a dit: «Excusez-moi, monsieur, je n'aime pas m'immiscer dans la vie privée des personnes publiques, mais je ne peux pas laisser passer cette occasion de vous dire combien vous m'avez bouleversé par l'énorme performance créatrice que vous avez donnée à Ben Hur. Et Kirk a dit: "Merci beaucoup, mais ce n'était pas moi, c'était un autre collègue." Et l'homme resta perdu... Il a dit: "Eh bien, si vous n'êtes pas Burt Lancaster, qui diable êtes-vous ? "

    Donc, je suis heureux que nous ayons clairement indiqué dès le départ que je ne suis pas Burt Lancaster.

    Je me souviens quand mon fils avait cinq ans, expliquant à sa classe de maternelle ce que son père faisait pour vivre. «Mon papa,» dit-il, «fait semblant d'être d'autres gens."

    Ce n'est pas mal, en fait. C'est à peu près ça. Il y en a eu quelques-uns. Prophètes de l'Ancien et du Nouveau Testament, deux saints chrétiens, généraux de diverses nationalités et de siècles différents, plusieurs rois, trois présidents américains, un cardinal français et deux génies, dont Michel-Ange. Si vous souhaitez que je travaille sur ce plafond, je serai heureux de le faire de mon mieux. Non, c'est qu'il y a toujours beaucoup de gens différents ici et je ne suis jamais certain que l'un d'eux puisse parler. En ce moment, je suppose que je suis le gars qui peut parler.

    Comme je réfléchissais à notre visite ce soir, ce qui m'a frappé : si mon Créateur m'a donné le don de me connecter avec les cœurs et les esprits de ces grands hommes que j'ai mentionnés, je veux utiliser ce même don maintenant pour vous reconnecter à votre propre sens de la liberté, à votre propre liberté de penser, à votre propre appréciation pour ce qui est juste.

    Consacrant le mémorial à Gettysburg, Abraham Lincoln a dit de l'Amérique : " Nous sommes maintenant engagés dans une grande guerre civile, testant si cette nation ou toute autre nation ainsi conçue et ainsi consacrée peut durer longtemps." 

    Ces mots sont de nouveau vrais. Je crois que nous sommes de nouveau engagés dans une grande guerre civile, une guerre culturelle qui est sur le point de détourner votre droit imprescriptible de penser et dire ce que vous avez sur le cœur. Je suis sûr que vous n'avez plus confiance en l'élément vital, pulsation de liberté à l'intérieur de vous, les trucs qui ont fait sortir ce pays du désert, dans le miracle qu'il représente.

    Permettez-moi de revenir un peu en arrière. Il y a environ un an ou deux, je suis devenu président de la National Rifle Association, qui protège le droit des citoyens américains de garder et de porter des armes. J'ai postulé pour le bureau. J'ai été élu et maintenant je sers. Je suis une cible mouvante pour les médias qui m'ont tous traité  de  «ridicule et dupé» à «vieillard en colère, sénile et vieux fou au cerveau blessé». Je sais, je suis assez vieux, mais je suis certain, Seigneur, que je ne suis pas sénile.

    Comme je suis dans le collimateur de ceux qui ciblent les libertés du deuxième amendement, je me suis rendu compte que les armes à feu ne sont pas le seul problème. Non, c'est beaucoup, beaucoup plus grave que cela. J'ai compris que la guerre culturelle fait rage à travers notre pays, dans lequel, avec une ferveur orwellienne, certaines pensées et discours acceptés sont devenus obligatoires.

     

    Par exemple, j'ai marché pour les droits civiques avec le Dr King en 1963 — et bien avant qu'Hollywood trouve cela acceptable — si je puis dire. Mais quand j'ai dit en public l'année dernière que la fierté blanche est tout aussi valable que la fierté noire ou la fierté rouge ou la fierté de quelqu'un d'autre, on m'a traité de raciste.

    J'ai travaillé toute ma vie — tout au long de ma carrière —  avec les homosexuels brillamment talentueux, mais quand je dis en public que les droits des homosexuels ne devraient pas aller plus loin que vos droits ou mes droits, je suis appelé un homophobe.

    J'ai servi durant la Seconde Guerre mondiale contre les puissances de l'Axe. Mais lors d'un discours, quand je faisais une analogie entre singulariser les Juifs innocents et singulariser les propriétaires d'armes innocents, je fus appelé un anti-sémite.

    Toutes les personnes qui me connaissent savent que je ne lèverai jamais un poing fermé contre mon pays. Mais quand j'ai demandé en public de nous opposer à cette persécution culturelle dont je parle, j'ai été comparé à Timothy McVeigh.

    De Times Magazine, aux amis et collègues, ils disent essentiellement : «Chuck, comment osez-vous parler de ce que vous pensez comme ça. Vous utilisez le langage non autorisé pour l'audience publique."

    Mais je n'ai  pas peur. Si les Américains croyaient au politiquement correct, nous serions encore les garçons du Roi George - sujets liés à la couronne britannique.

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    Dans son livre The End of Sanity , Martin Gross écrit que :

    ... un comportement clairement irrationnel est rapidement établi comme la norme dans presque tous les domaines de l'activité humaine. Il semble y avoir de nouvelles coutumes, de nouvelles règles, de nouvelles théories anti-intellectuelles qui nous sont infligées régulièrement  - imposées à nous,  venant de toutes les directions. En dessous, la nation est agitée. Les Américains savent que quelque chose sans nom sape le pays, ramollissant l'esprit quand il s'agit de séparer la vérité du mensonge et le bien du mal. Et ils n'aiment pas ça.

    Permettez-moi de vous lire quelques exemples. A Antioch College dans l'Ohio, les jeunes gens parlant avec une étudiante et cherchant l'intimité avec elle,  doivent obtenir la permission verbale à chaque étape du processus, de la caresse au baiser et à la fin, la copulation enfin  - tous clairement énoncés dans la directive imprimée du collège.

    Au New Jersey, en dépit de la mort de plusieurs patients du pays qui avaient été contaminés par des dentistes qui avaient dissimulé leur propre sida, le commissaire de l'État a annoncé que les prestataires de santé qui sont séropositifs n'ont pas besoin - pas besoin! - de dire à leurs patients qu'ils sont contaminés.

    William et Mary, des étudiants, ont essayé de changer le nom de l'équipe de l'école "The Tribu" parce que c'était censé insulter les Indiens locaux, seulement pour apprendre que les chefs authentiques de la Virginie aiment vraiment le nom, «The Tribu».
     
    À San Francisco, les édiles de la ville ont adopté une ordonnance protégeant les droits des travestis à se travestir sur leur lieu de travail, et pour les transsexuels d'avoir des toilettes séparées pendant qu'ils subissent une chirurgie de changement de sexe. 

    A New York, les enfants qui ne parlaient pas un mot d'espagnol avaient été placés dans des classes bilingues pour apprendre leurs "trois R" (NDT) en espagnol uniquement parce que leurs propres noms sonnaient hispanique.

    NDT : Les 3 R signifie : Reduce, Reuse, Recycle -  que j'ai trouvé sur Google mais sans précisions satisfaisantes.

    À l'Université de Pennsylvanie, dans un état où des milliers sont morts à Gettysburg parce qu'opposés à l'esclavage, le président de ce collège a officiellement mis en place un espace de dortoir réservé aux étudiants noirs.

    Oui, je sais, c'est hors sujet maintenant. Le Dr King a dit "Nègres". Jimmy Baldwin et la plupart d'entre nous lors de la Marche, ont dit "noirs". Mais c'est un "non non",  maintenant.
     
    Pour moi, les identités écrites avec un trait d'union sont maladroites, en particulier «Native-American» (NDT : Indien d'Amérique). Je suis un Amérindien, pour l'amour de Dieu. Je suis aussi un frère des  Sioux Miniconjou initié par le sang. Du côté de ma femme, mon petit-fils est un "Native-American" de douzième génération, avec une lettre majuscule sur «Américan».
     

    Enfin, le mois dernier, David Howard, chef du Bureau d'avocats de Washington DC, a utilisé le mot «mesquine» tout en parlant de questions budgétaires avec quelques collègues. Bien sûr, «mesquine» signifie radin ou peu. Mais en quelques jours, Howard a été contraint de présenter des excuses publiques puis démissionner.

    Comme le chroniqueur Tony Snow a écrit :

    David Howard a été viré parce que certaines personnes de la fonction publique sont des abrutis qui : (a) ne connaissent pas la signification de «mesquine», (b) ne savent pas comment utiliser un dictionnaire pour en découvrir le sens, et (c) effectivement leur demander qu'elles présentent des excuses pour leur ignorance.

    Maintenant, qu'est-ce que tout cela signifie ? Entre autres choses, cela signifie que nous dire : "comment penser" s'est transformé en nous dire : "ce qu'il faut dire ", afin de nous signifier ce qu'il faut faire pour ne pas rester derrière. Avant que vous prétendiez être un champion de la pensée libre, dites-moi : Pourquoi le politiquement correct  est-il originaire des campus américains ? Et pourquoi continuez-vous à le tolérer ? Pourquoi vous, qui êtes censés débattre des idées, consentez-vous à leur suppression ?

     Laissez - - Soyons honnêtes. Qui dans cette salle pense que vos professeurs peuvent dire ce qu'ils croient vraiment ? (Euh euh . Il y en a quelques-uns...) Eh bien, cela me fait peur à mort, et cela devrait vous effrayer aussi, que la superstition du politiquement correct régit les Salles du Savoir .

    Vous êtes les meilleurs et les plus brillants. Vous êtes ici, dans ce berceau fertile de l'université américaine, ici dans le château d'apprentissage sur la rivière Charles. Vous êtes l'élite. Mais je soutiens que vous et vos homologues à travers le pays, êtes la génération la plus socialement formatée et la plus silencieuse politiquement depuis Concord Bridge. Et tant que vous validez cela et que vous le respectez, vous êtes, selon les normes de vos grands-pères, des lâches.

    Voici un autre exemple. À l'heure actuelle, dans plus d'une grande université, on demande aux chercheurs et aux chercheurs boursiers de se taire ou de perdre leur emploi. Mais pourquoi ? Parce que les résultats de leurs recherches mineraient les procès en cours des maires des grandes villes qui cherchent à extorquer des centaines de millions de dollars aux fabricants d'armes à feu.

    Maintenant, je me fiche de ce que vous pensez des armes à feu. Mais si vous n'êtes pas choqués par cela, je suis choqué par vous. Qui gardera la matière première des idées libres, sinon vous ? La démocratie est le dialogue. Qui défendra les valeurs fondamentales du milieu universitaire, si vous, les soldats supposés de la liberté de penser et d'expression, déposez vos armes et plaidez, "Ne tirez pas sur moi !"

    Si vous parlez de la race, cela ne fait pas de vous un raciste. Si vous voyez des distinctions entre les sexes, cela ne vous rend pas sexiste. Si vous pensez d'une façon critique à propos d'une dénomination, cela ne  vous rend pas "anti-religion". Si vous acceptez mais ne célébrez pas l'homosexualité, il ne fait pas de vous un homophobe.

    Ne laissez pas les universités américaines continuer à servir d'incubateurs pour cette épidémie effrénée du nouveau McCarthisme. Voilà ce que c'est : le nouveau maccarthisme. Mais que pouvez-vous faire ? Comment peut-on prévaloir contre une subjugation sociale aussi répandue ?

    Eh bien, la réponse est ici tout le long. Je l'ai appris il y a 36 ans, sur les marches du Lincoln Memorial à Washington DC, debout avec le Dr Martin Luther King et deux cent mille personnes.

    Vous désobéissez simplement. Paisiblement, oui. Respectueusement, bien sûr. Sans violence, absolument. Mais quand on nous dira comment penser ou quoi dire ou comment se comporter, nous ne le ferons pas. Nous désobéirons au protocole social qui étouffe et stigmatise la liberté personnelle.

     
     
    J'ai appris l'incroyable pouvoir de désobéissance du Dr King qui l'avait appris de Gandhi, de Thoreau et de Jésus, et de tous les autres grands hommes qui dirigeaient ceux qui étaient dans le droit contre ceux qui avaient la puissance.


    La désobéissance est dans notre ADN. Nous ressentons une parenté innée avec cet esprit désobéissant qui a jeté du thé dans le port de Boston, qui a envoyé Thoreau en prison, qui a refusé de s'asseoir à l'arrière du bus, qui a protesté contre une guerre au Viet Nam.

     Dans ce même esprit, je vous demande de désavouer le politiquement correct, avec la désobéissance massive à l'autorité déloyale, aux directives sociales, et les lois onéreuses qui affaiblissent la liberté personnelle.

    Mais faites attention. Ça fait mal. La Désobéissance exige que vous vous mettiez en danger. Le Dr King était sur beaucoup de tribunes. Vous devez être prêts à être humiliés, pour supporter l'équivalent moderne des chiens policiers à Montgomery et les canons à eau à Selma. Vous devez être prêts à éprouver de l'inconfort. Maintenant, je ne me plains pas, mais mes propres décennies de militantisme social ont laissé leur marque sur moi.

     Laissez-moi vous raconter une histoire.

    Il y a quelques années, j'ai entendu parler d'un rappeur nommé Ice-T qui vendait un CD intitulé «Cop Killer», célébrant l'embuscade et le meurtre de policiers. Il était commercialisé par rien moins que Time/Warner, le plus grand conglomérat de divertissement dans le pays - dans le monde. Les policiers de tout le pays étaient scandalisés. Et à juste titre. Au moins un d'entre eux avait été assassiné. Mais Time/Warner restait de marbre parce que le CD était une vache à lait pour eux, et les médias y allaient sur la pointe des pieds,  parce que le rappeur était noir. J'ai entendu que Time/Warner avait une assemblée des actionnaires prévue à Beverly Hills, et j'avais des actions de Time/Warner à l'époque, alors j'ai décidé d'assister à la réunion.

    Ce que je faisais était contre l'avis de ma famille et mes collègues. J'ai demandé la parole. Pour une salle feutrée de mille actionnaires américains moyens, j'ai simplement lu les paroles complètes de "Cop Killer" - tout, vulgaire, mots d'instruction vicieux:

    I got my 12-Gauge sawed-off.

    I got my headlights turned off.

    I'm about to bust some shots off.

    I'm about to dust some cops off.

    C'est devenu pire, beaucoup plus mauvais. Maintenant, je ne vais pas vous lire le reste. Mais croyez-moi, la salle était une mer de visages choqués, gelés, blanchis. Les cadres de Time/Warner se tortillaient sur leurs chaises et regardaient leurs chaussures. Ils m'ont détesté pour ça. Ensuite, j'ai livré une autre volée de paroles malades, débordant de saletés racistes, où Ice-T fantasme sur la sodomisation des deux nièces de 12 ans  d'Al et Tipper Gore:

    She pushed her butt against my --

    Non. Non, je ne vous ferai pas ici ce que je leur ai fait. Disons juste que j'ai laissé  l'assistance silencieuse et abasourdie. Quand j'ai lu les paroles à l'ensemble de la presse attendant à l'extérieur, un d'entre eux a dit, "Nous ne pouvons pas l'imprimer, vous savez." "Je sais," ai-je dit, "mais TIME/WARNER le vend toujours."

    Deux mois plus tard, TIME/WARNER a mis fin au  contrat de Ice-T. Jamais on ne m'offrira un autre film par Warner Brothers, ou j'obtiendrai une bonne interview de Time magazine. Mais la désobéissance signifie que vous devez être enclin à agir, pas seulement à parler.

    Quand un cambrioleur poursuit sa victime trop âgée pour se défendre, embouteillez le standard téléphonique du bureau du procureur de district. Lorsque votre université est sous pression - votre université subit des pressions pour baisser le niveau jusqu'à ce que 80% des étudiants soient diplômés avec les honneurs -  encombrez les salles du Conseil d'Administration. Quand un garçon de 8 ans pique la joue d'une jeune fille dans la cour de récréation puis est traduit  en justice pour harcèlement sexuel, marchez sur cette école et bloquez ses portes. Quand quelqu'un que vous avez élu est séduit par le pouvoir politique et vous trahit - signez une pétition, chassez-le, bannissez-le. Quand la couverture du magazine Time dépeint les chrétiens comme "les fous du millénaire" qui tiennent une croix comme ce fut le cas le mois dernier, boycottez leur magazine et les produits qu'il promeut.

    | Vol. 153 No. 2

    http://content.time.com/time/magazine/0,9263,7601990118,00.html

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    Afin que cette nation puisse durer longtemps, je vous exhorte à suivre les traces sacrées des grandes désobéissances de l'Histoire qui ont libéré les exilés, fondé les religions, vaincu les tyrans, et oui, par les mains d'une ardente armée et quelques grands hommes, par la grâce de Dieu, ont construit ce pays.

    Si le Dr King était ici, je pense qu'il serait d'accord.

    Je vous remercie.

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