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1 - BIBLIOGRAPHIE

  • 27 - DIMANCHE 9 OCTOBRE repos

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    8 h 30 Formalités administratives
    11 h Leçon de tennis
    19 h Restaurant Szechuan avec Lydia, J. Doolittle, Bette Lord, Tina Chen.

     


    L'un des avantages de travailler dur, c'est que l'on valorise davantage le temps lorsqu'on ne travaille pas... ça compte vraiment. J'avoue que j'aimerais passer ce dimanche sur ma Crête. Alors je pourrais vraiment revenir tout frais demain pour relever le défi de la pièce et de cette vaste terre impénétrable, peut-être inexplorable.

    ⌊Rétrospectivement, étant donné les convulsions de ces derniers mois, la Chine est imprévisible. Dans deux mois, je ne prétendrai pas avoir de réponse à cela.⌋

    Je me suis reposé et j'ai joué au tennis avec un pro birman robuste et rayonnant, avec un topspin vicieux et un bon anglais (bien qu'il salue chaque coup profond que je frappe avec un "Thank you" enthousiaste ! Peut-être parce qu'il n'a pas besoin de venir sur une balle courte).

    Ils célèbrent l'Oktoberfest dans le Sheraton, avec un peu d'incertitude, bien qu'ils aient des musiciens de fanfare vêtus de cuir qui jouent la chanson appropriée (Non, pas des joueurs de tuba chinois en lederhosen(¹). C'était un groupe allemand, sans blague !...) et des saucisses et de la choucroute (plus ou moins) au menu du déjeuner. Lydia et moi avons essayé, puis nous sommes allés dans les grands jardins derrière l'hôtel où elle a photographié les canards et j'ai dessiné les toits en tuiles des petites whadyacallems(²)... les pagodes sont japonaises, n'est-ce pas ? Puis nous nous sommes reposés un moment. C'était très beau. Il n'y a pas de barrière linguistique.

    Ce soir sur le toit, vingt et un étages plus haut, nous avons mangé Szechuan (Dieu, je dois apprendre à l'épeler). Aucun des empereurs mandchous, seigneurs du royaume du milieu, n'ont jamais vu Pékin d'aussi haut... du moins de leur vivant. Tina Chen, qui a travaillé avec moi dans Hawaiians, était avec nous. Elle était la meilleure chose dans ce film. Je m'en souviens.

     

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    Tina Chen et Charlton Heston dans "HAWAIIANS"

     

    (¹)Lederhosen,(pluriel de lederhose) est une culotte courte traditionnelle à pont s’arrêtant au-dessus des genoux, originaire de Bavière (Allemagne).

    (²)whadyacallems : intraduisible. Mes recherches n'ont rien donné mais je pense qu'il s'agit tout simplement des pagodes. 

     

     

  • 26 - SAMEDI 8 OCTOBRE - 18ème jour de répétition (suite et fin)

     

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    (Charlton Heston prenant la place de Xhu Zu)

    Comme je l'ai écrit précédemment, ce chapître a la particularité d'être long, car

    Charlton Heston y a introduit des dialogues de l'Act II pour plus de compréhension

    du personnage de Queeg.

     

    PETIT RESUME : Queeg est devant le tribunal pour son interrogatoire.

    Soudainement, ses réponses se transforment en un long soliloque délirant...

     

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    (ZHU XU capitaine QUEEG)

    ⇐SUITE

    ⌊Au tribunal, soudainement réveilléOh, oui, les comptes du mess des officiers ! Je devais LES surveiller comme un faucon... et croyez-moi, je l'ai fait. Ils ne ME les ont pas balancés rapidement, mais ce N'EST pas faute d'avoir essayé!

    ⌊A Marryk maintenant, qui semble découragé par la colère de Queeg. Depuis le début, Greenwald est assis sur le bord de son bureau, les bras croisés, dans un calme respectueux.⌋ Non, au lieu de prêter attention à vos comptes et à vos inventaires, que j'ai dû vérifier encore et encore.

    ⌊A Challee⌋ Toujours, quelques centimes de moins ... quelques dollars de plus. Qu'est-ce que ça pouvait leur faire de tenir des registres précis ? Laissez le capitaine s'inquiéter. Et je l'ai fait, par DIEU. Je défie quiconque de vérifier une seule déclaration du mess des officiers ou un seul inventaire de service du navire archivé à bord du USS CAINE alors que j'étais capitaine et de trouver une erreur d'un seul CENT ! !

    ⌊Une petite pause⌋ 'Kay... quoi d'autre. Il y avait tellement de détails dans ce précieux journal de bord de M. Maryk ⌊Il se tourne vers Maryk ⌋ Ah... le cinéma ? D'accord. ⌊à la Cour⌋ Aucun respect pour le commandement... c'était tout le problème à bord de ce navire !!... Et le projectionniste. ⌊Il y a le projectionniste, tout à coup, devant lui ⌋ Il a des manières hargneuses et irrespectueuses, en tout cas. Commencer le film sans attendre l'arrivée du commandant ? ! Oui, et sur tout l'équipage du navire, officiers et hommes, est-ce qu'un seul homme a demandé de s'arrêter... ou même remarqué que le capitaine n'était pas PRÉSENT ? Ces films m'ont aussi manqué... autant qu'à eux... mais je les ai interdits et par Dieu je le referais ! Qu'attendaient-ils de moi, que je distribue des lettres de félicitations à tout le monde pour cette INSULTE FLAGRANTE au commandant ! Ce n'est pas... PAS que je le prenne pour moi. C'est le PRINCIPE... le principe de respect au COMMANDANT ! Ce principe était MORT quand je suis arrivé à bord de ce navire... et j'ai harcelé et j'ai craché et j'ai râlé et j'ai crié, mais je l'ai ramené à la VIE... et je le ferai respecter aussi, par Dieu, tant que je serai capitaine. ⌊Soudain, tranquillement, à Yeoman le sténotypiste qui enregistre son témoignage⌋ Matelot, tu prends ces silex (¹)... ⌊Il revient au CAINE, à l'aise et paternel.⌋ Il n'y a pas que le silex. C'est une question de respect.⌊Presque jovial, maintenant⌋ Quand je te pose une question, marin, je veux une réponse franche. Tu peux juste cesser cette fuite sournoise... ou tu le regretteras vraiment!..

    (¹) silex : je n'ai pas trouvé de signification en français. La phrase en anglais est : "Sailor, you take those silexes..."

    ⌊Un cri frénétique⌋ COMMENT PRENDRE SOIN DES FRAISES !!? C'est une question de principe ... le chapardage est un chapardage et sur MON BATEAU ...Il est ailleurs, maintenant, en train de parler facilement à un copain⌋. Non pas que nous ayons autant de gâteries, non plus, avec notre trésorier de bord au ralenti. ⌊Il écoute, en ricanant.⌋ Non, non, non ! Ce n'était pas comme ça quand j'étais enseigne, croyez-moi. Ils m'ont jeté, c'est sûr.  Oui, oui, MONSIEUR ! Un autre changement Et quand nous avons quelque chose d'agréable, comme des fraises, une fois par lune bleue... si je ne peux pas en avoir plus quand j'en ai envie... c'est un scandale. Non, monsieur.Ils ne vont pas s'en tirer comme ça. Il n'y en aura plus, PAR DIEU ! PAS SUR MON NAVIRE ! ⌊Ceci est crié à Challee, dont le geste apaisant de la main le ramène soudainement à la salle d'audience⌋. Où en étais-je ? ⌊Il se retourne et montre du doigt Yeoman le sténotypiste.⌋ Yeoman ! Combien de ces choses ai-je couvertes ? ⌊Yeoman, effrayé, regarde Blakely, qui secoue la tête. Queeg se tourne vers lui, sa main tremblante s'est calmée d'un seul coup⌋. Je ne peux le faire que sommairement, de mémoire. ⌊Il voit qu'il tient toujours les billes d'acier, les remettant dans sa poche, se tournant vers Greenwald.⌋ Vous me posez des questions précises. Je les aborderai, une par une. ⌊Un sourire de mort désespéré sur le visage⌋.

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    Wu Guiling est Challee

    C'est la scène-clé de la pièce. Les cinéphiles se souviennent encore du passage que Bogart a fait dans la version filmée. La scène complète est très complexe, à la fois techniquement et émotionnellement, comme faire un triple saut sur une plate-forme et finir quelques mesures d'Aïda avant de toucher l'eau. Toute l'affaire des billes d'acier doit être réglée : quand vous les sortez, ce que vous en faites pour que le public les voit quand vous le voulez, ainsi que... dans quelle main, à quel moment et ainsi de suite (aussi pour l'amour de Dieu, n'en lâchez pas une.)

    ⌊Je l'ai fait, une fois, en tournée à Brighton avant la première à Londres, où j'ai joué Queeg tout en dirigeant. J'avais mis en garde les acteurs contre cette redoutable possibilité. "Surtout," ai-je dit, "ne les ramassez pas. Personne ne l'a fait. Les billes ont roulé sur plusieurs pieds et se sont arrêtées juste avant de tomber dans le public. Cela aurait pu être un désastre. En fait, cela a plutôt bien fonctionné comme moment de silence pendant l'effondrement de Queeg. Je ne recommande pas d'essayer de le mettre en scène de cette façon⌋.

    C'est un soliloque, en fait ; environ huit minutes, ce qui est plus long que tous ceux de Shakespeare, bien qu'il ne soit pas aussi intimidant que ces monstres assassins, bien sûr. (Il n'empêche que les billes d'acier sont une complication... comme le duel dans Hamlet et "Être ou ne pas être..." en même temps).

    Je ne sais rien faire d'aussi excitant... libérateur... comme l'un de ces mano a manos. Juste vous et le texte. Quand ça arrive, c'est comme un orgasme. Je me souviens que cela m'est arrivé à quelques reprises durant la narration de Tom dans LA MENAGERIE DE VERRE de Tennessee Williams et la longue remémoration qu'Eugène O'Neill donne à son acteur vieillissant dans LE LONG VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT, ainsi que, plus rarement, à certaines des grandes figures de Shakespeare. (Ces dernières vous mettront à genoux à peu près à chaque fois).

     

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    Charlton Heston et Deborah Kerr dans "Voyage au bout de la nuit"

     

    Le témoignage délirant et chaotique de Queeg, comme le soliloque de la dague  de Macbeth, est en grande partie hallucinatoire... un kaléïdoscope, du passé et du présent, changeant de temps et de lieu au milieu d’une phrase. Nous en avons discuté en détail, explorant une façon de le faire. Nous avons encore du temps, mais il a encore du chemin à faire. Il doit d’abord se rendre sur les lieux.


    Je suis rentré à l’hôtel un peu lessivé moi-même, juste à temps pour dire au revoir à Maggie avant qu’elle ne parte pour l’aéroport avec Lydia. C’était merveilleux de l’avoir avec nous.

     

    A SUIVRE

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Charlton HESTON et le Western (4ème partie)

     

    «  Je viens de lire les vingt premières pages d’un script sensationnel, si le reste est du même niveau, ça peut donner un grand western , on pourrait demander à HUSTON ou à STEVENS de le mettre en scène ! »

    «  oui, mais il y a un souci Chuck ; l’auteur ne vendra pas le script s’il ne le met pas en scène »

    «  Qu’est ce qu’il a fait jusqu’ici, ce gars ? »

    « Oh, juste un peu de télé, quelques séries »

    «  Allons, Walter, arrête de plaisanter ! »

    « Je plaisante peut-être, mais l’auteur pas du tout ; s’il ne dirige pas le film, il ne vendra pas le scénario ! »

    Voici un résumé de la conversation téléphonique entre Charlton HESTON et son ami producteur Walter SELTZER quand l’artiste, séduit par le scénario de « WILL PENNY »commença à faire des recherches pour financer le projet ; effectivement, il avait pensé à des metteurs en scène chevronnés pour assurer la réalisation, mais suite aux informations fournies par SELTZER, catégorique quant aux intentions du futur « director » Tom GRIES, il changea d’avis immédiatement ( « I’ve just changed my mind ») et accepta l’idée qu’un parfait inconnu prenne les rênes d’un projet relativement risqué en 1967 , période de crise sans précédent pour l’industrie du cinéma américain …

     

     

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             WALTER SELTZER & TOM GRIES

     

     

    En effet, on est à un tournant de l’histoire des grands studios, car de nombreux producteurs indépendants débutent à l’époque dans le métier, on recherche des projets peu coûteux mettant en valeur les aspirations de la jeunesse révoltée de l’époque, les grosses majors comme la FOX et la MGM ne se sont pas remises de l’échec de plusieurs grosses productions, et un projet de western intimiste sur les errances d’un cowboy quinquagénaire ne rentre absolument pas dans les critères de rentabilité d’un studio comme PARAMOUNT auquel SELTZER va s’adresser pour soutenir et distribuer le projet, après avoir essuyé un refus poli de Dick ZANUCK, nouveau président de la FOX, qui considère HESTON comme peu « bankable » désormais, point de vue qu’il nuancera comme par hasard après le triomphe de «  PLANET OF THE APES » !

    HESTON va jouer une fois de plus avec son statut de star de films épiques dont il a plus qu’assez depuis un bon moment, et il n’est pas plus illogique pour lui de jouer un vieux cowboy sans avenir qu’un général rebelle à l’autorité ( KHARTOUM) ou un chevalier amoureux tourmenté par son passé ( THE WAR LORD) ; son souci d’expérimenter et prendre des risques reste intact, et il désire plus que jamais apprendre au contact de nouvelles personnes, pourquoi pas dans ce cas œuvrer avec un «  metteur » inexpérimenté s’il peut lui apporter de la fraîcheur et des idées nouvelles !

    «  Tom GRIES est un étrange personnage, qui commence le métier de metteur en scène un peu tard, mais semble décidé à balayer en un seul film toutes les frustrations et les manques qu’il a accumulés en tant que scénariste ou «  script doctor » ; ça devrait m’inquiéter mais ce n’est pas le cas, car il a pour lui beaucoup d’envie et de volonté qui vont aider le film » ( journals, the actor’s life)

    « WILL PENNY » sera donc ce western atypique et très réaliste, sans commune mesure avec une fresque coûteuse aux nombreuses stars comme « THE WAY WEST » que Herman CITRON avait proposé à l’artiste dans la perspective d’un cachet alléchant pour son poulain et d’un tournage paisible , autant de choses qui à l’époque n’attirent pas HESTON,ce qui explique en partie son refus ; l’autre raison étant que Andrew Mac LAGLEN, sur lequel il changera d’avis plus tard, ne lui semble pas avoir l’envergure pour réaliser une épopée de ce genre ! Consterné par son SHENANDOAH , dont il dira que «  c’est le film le plus chargé de clichés que j’aie pu voir sur la guerre civile américaine » (toujours nuancé dans ses propos, notre héros…) il préfère se retirer un peu tard du projet ce qui offrira le rôle à son grand ami Kirk DOUGLAS, qui ne tirera pas grand chose non plus d’un personnage de chef de caravane autoritaire et mystique !

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    Retour au western gagnant avec «  WILL PENNY « ? certainement, puisque l’acteur va pouvoir composer un vrai personnage auquel on peut s’identifier, loin des clichés héroiques ,un être marqué par une vie de pur ouvrier du bétail, inculte et pourtant riche d’émotions et d’un besoin d’amour que sa rencontre avec une voyageuse jouée par la remarquable Joan HACKETT va lui révéler, mais trop tard dans sa vie ,du moins à ses yeux ; western bouleversant par son réalisme et son souci de vérité presque documentaire, «  WILL PENNY » sera un échec financier, en partie parce que PARAMOUNT n’y croira pas et le distribuera n’importe comment, provoquant la grande colère de l’artiste ; pourtant HESTON ne reniera jamais ce film, qu’il considère comme un de ses meilleurs, et restera «  fair play » quand à l’inexpérience de GRIES, très à l’aise dans les scènes intimistes, plutôt moins dans les séquences d’action qui s’apparentent plus à un bon téléfilm qu’à une production de cinéma ; mais ces quelques réserves ne justifient pas les critiques virulentes du biographe Mark ELIOT, qui considère que « même si HESTON donne à son personnage force et sobriété, beaucoup de choses ne vont pas dans ce film, à commencer par le fait que le film est englué sur la fin dans des décors de studio claustrophobiques , et aucune vraie émotion ne se traduit dans les scènes intimistes qui devraient en déborder » !

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    Jugement bien sévère, qui ne tient pas compte des conditions budgétaires qui ont limité les possibilités de GRIES même s’il tire très bien parti des décors naturels quand l’occasion lui est donnée ; à ce titre, on peut préférer l’analyse de Michael MUNN, qui considère pour sa part que « WILL PENNY , comme par miracle arrive à obtenir une balance délicate et quasi parfaite entre les scènes d’action inévitables dans un western et le vrai sujet, celui d’une rencontre bouleversante entre deux écorchés vifs de la vie qu’un amour sincère rapproche pour une courte période » …

    La vérité se situe peut-être entre ces deux analyses, et on peut effectivement penser qu’un réalisateur du calibre de STEVENS, dont le « SHANE » n’est pas très loin de «  PENNY » d’ailleurs, aurait su donner plus de souffle à cette aventure, mais tel qu’il est, ce «  petit western » en termes de production reste extrèmement attachant, et la prestation d’HESTON profonde et subtile, inattaquable …

    Satisfaction artistique pour l’acteur, WILL PENNY est un nouvel échec commercial à un moment ou il a besoin de retrouver une image positive auprès du public, mais ce n’est pas la raison pour laquelle HESTON ne retournera pas au western avant huit ans, car il ne choisit jamais les films en fonction de leur genre, mais du potentiel créatif qu’offrent le scénario et les personnages qu’il doit incarner, ce sont ses seuls critères…

    « J’ai besoin de trouver le caractère et la stature humaine de personnages qui ne sont nullement des héros, mais peuvent se retrouver transformés par des situations «  extraordinaires et je m’intéresse à cet aspect des choses, beaucoup plus maintenant que quand j’étais un jeune acteur qui ne comprenait pas forcément les rôles en profondeur, c’est ce que j’ai aimé faire en jouant PENNY ou TAYLOR » ( IN THE ARENA, auto-biographie)

    Ce retour au western se fera donc beaucoup plus tard, et pendant cette période, le genre déjà à l’agonie sur le plan commercial, aura subi d’importants changements ; la mode va être au «  spaghetti westerns » sous l’influence de Sergio LEONE, mais aussi aux films américains ayant subi cette influence , comme « JOE KIDD » de STURGES ou «  THE HUNTING PARTY « »de Don MEDFORD, et la violence la plus crue va s’installer sur les écrans, rompant totalement avec la tradition de sobriété à ce niveau que respectaient les MANN , DAVES et autres Howard HAWKS ; disons-le, l’hémoglobine coule à flots, et le tenant du titre dans ce domaine est Sam PECKINPAH, qui réussit avec THE WILD BUNCH son « opéra de la violence » dont MAJOR DUNDEE n’était finalement que l’ébauche…

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    Sam Peckinpah et Charlton Heston

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    Comment HESTON se positionne t’il à ce sujet à l’ époque, lui qui vient de signer un manifeste pour le «  gun control » suite à l’assassinat de Robert KENNEDY , et qui craint terriblement de voir l’Amérique, en proie à des troubles politiques majeurs, sombrer dans la brutalité et les excès de toutes sortes ?

    Sa vision est claire, il considère que la violence au cinéma doit s’exprimer, certes puisqu’elle est hélas le reflet de l’évolution de la société, mais qu’elle doit être « manipulée » avec grandes précautions, ce qui le rend très critique quand à certains films «  anti-establishment » comme le dernier WYLER, «  THE LIBERATION OF LB JONES » dont il dira : «  c’est un film très bien fait, mais je ne reconnais pas le pacifisme de WYLER , car ce film pourrait déclencher une guerre ! »

    C’est pourquoi on peut s’étonner que le dernier « vrai » western important de l’artiste puisse être ce «  THE LAST HARD MEN » ( LA LOI DE LA HAINE) pour deux raisons de poids :

    La première, c’est qu’il va se retrouver dirigé par Andrew Mac LAGLEN, qu’il n’apprécie pas comme metteur en scène au départ, le jugeant comme un « sous John FORD » qui a surtout servi la soupe à John WAYNE sur une dizaine de films, et ce n’est pas tout à fait faux.

    La deuxième, c’est que le film quand à son scénario s’apparente à un western spaghetti à la sauce américaine, avec beaucoup de débordements sanglants à la clef, une histoire de vengeance pas spécialement originale, et la perspective peu attrayante de voir la violence la plus gratuite s’étaler sur l’écran, ce qui est contraire à ses principes !

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    Concernant le choix du «  metteur »on ne peut lui jeter la pierre, car les décideurs sont BELASCO et SELTZER, et pour la première fois depuis longtemps, il se voit refuser la proposition d’engager Jack SMIGHT, réalisateur bien plus inspiré que Mac LAGLEN, ainsi que celle d’engager Sean CONNERY, idée intéressante, mais qui sera finalement remplacé par un bon copain et excellent acteur quand il n’en fait pas trop, James COBURN …

    Concernant le propos même du film et le rôle de la violence dans ce western à la mode, HESTON va faire contre mauvaise fortune bon cœur tout en regrettant les excès liés à l’époque, dont une scène de viol particulièrement insistante ( «  suggesting things would have done better » dira t’il à ce sujet) et tenter de donner de la substance à un personnage de shérif un peu monolithique sur le papier, mais dont il refusera de faire un héros, appuyant au contraire sur le vieillissement et les doutes d’un homme à la retraite, qui voit l’Ouest se transformer et le 20ème siècle arriver, sans qu’il puisse vraiment s’adapter à ces changements ; tous ces aspects du personnage de Sam BURGADE sont bien mis en valeur par une performance plutôt sobre du comédien, à l’opposé du métis haineux Zach PROVO joué par COBURN, qui arrive à se délester de ses schémas de jeu éprouvés comme ce fameux «  COBURN smile » pour incarner parfaitement ce repris de justice aveuglé par son désir de vengeance et qui kidnappe la fille de son ennemi pour mieux l’attirer vers lui…

    Fille incarnée par la remarquable Barbara HERSHEY, qui n’est pas encore la star que l’on connait maintenant mais qui fait preuve dans son rôle d’une autorité et d’une fougue qui remuent les vieux clichés du genre, tout en apportant un esprit de révolte du à sa culture « pop hippie West Coast » plus qu’étranger à nos deux vieux héros ; les deux acteurs seront d’ailleurs amusés par sa forte personnalité et séduits par son professionnalisme, même si HESTON se fâchera un peu avec elle quand elle voudra insister dans les scènes finales sur la futilité de toute violence..( « comment peut-elle se révolter contre ce qui est certes une boucherie, alors que son père git au sol mortellement blessé et qu’elle doit avant tout tenter de le sauver ? » objectera t’il non sans bon sens dans ses «  Journals »…

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    Ces quelques divergences, alliées à un certain énervement d’HESTON devant l’attitude de COBURN («  Jimmy ne sait pas toujours ce qu’il doit faire et argumente sans cesse, ce qui peut devenir une facilité, il est très bon dans le rôle, mais ses questions sont parfois meilleures que ses réponses » ( Journals ,octobre 75) n’empêcheront pas le tournage de finir dans les temps et THE LAST HARD MEN d’être finalement un western plus qu’intéressant, ou le thème de la mort de l’Ouest et d’un mode de vie devient finalement plus important que la seule histoire de vendetta déjà vue cent fois ; quand à la mise en scène de Mac LAGLEN, elle est certainement sa meilleure, de par la vivacité du montage et la qualité des séquences d’action, sans tomber dans les pantalonnades pseudo -comiques à la FORD dont cet auteur semble ne pouvoir se passer habituellement !

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    Ce western violent mais finalement bien construit sera pour nous, un peu le chant du cygne de l’artiste dans ce genre particulier, car il est difficile de prendre en compte les quelques téléfilms ou il aura participé plus tard ( y compris l’excellent PROUD MEN qui est une sorte de western moderne) ou même l’intéressant MOUNTAIN MEN qui relève plus à nos yeux du film d’aventures historique que du pur western ; dans la carrière considérable de Charlton HESTON, le western n’aura certainement pas été un accident de parcours, mais pas non plus un choix délibéré de s’ancrer dans la légende d’un certain cinéma ; à l’image d’un artiste qui souhaitait avant tout progresser ,vivre des aventures nouvelles et ne jamais être prisonnier d’une formule, ces films qu’ils soient excellents, bons ou seulement passables, ont reflété ses choix et désirs du moment, et le bilan de l’expérience westernienne de l’artiste, comme finalement celui de tous les genres qu’il a pu aborder sans jamais s’y enfermer, ne peut à nos yeux être tenu que comme tout à fait positif, et finalement peu importe qu’il soit considéré par divers spécialistes comme un grand acteur de western ou pas, car c’est le type même d’accolade dont il ne se souciait guère.

     

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  • 25 - SAMEDI 8 OCTOBRE - 18ème jour de répétition (1ère partie)

    Ce chapître est particulier à traduire, car il intègre une bonne partie des dialogues de l'acte II. 

    J'ai préféré le scinder en deux parties, car les dialogues sont longs et seraient fastidieux à lire, il me semble.

     

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    9:30 Travail du PAT sur des extraits de l'acte II

    10:30 Notes etc...

    13:30 Répétition première moitié de la scène de Queeg, acte II

    16h15  Pause, pas de notes

    18:00 Maggie à l'aéroport avec Lydia. Nous avons une soirée tranquille dans notre suite.

    Cet après-midi, j'avais prévu de jouer toute la pièce depuis le début (avec comme public, un autre petit groupe de personnel du théâtre). Je l'ai interrompue juste avant la dépression de Queeg. Certains des acteurs avaient une représentation ce soir, mais je ne voulais pas vraiment que Zhu Xu fasse cette scène aujourd'hui de toute façon.

    Je ferais mieux de vous donner quelques détails sur cette scène. Le capitaine Queeg apparaît dans l'acte I, comme premier témoin. Il rencontre le commandant de Marine, modèle qu'il veut tant être. Un public peu familier avec le roman de Wouk devrait être persuadé que Queeg a raison, que le lieutenant Maryk est coupable de mutinerie, bien que le témoignage à travers le reste de l'acte I, remette cela en doute. 

    Dans le deuxième acte, Queeg est de nouveau appelé pour être contre-interrogé par le lieutenant Greenwald, qui défend Maryk. Au début, le témoignage de Queeg est encore calme, détendu et éminemment plausible. Mais sous l'interrogatoire habile et de plus en plus acharné de Greenwald, il perd son sang-froid, puis craque. Enfin, en réponse à la question de Greenwald sur le registre que Maryk avait tenu sur le comportement irrationnel de Queeg, ce dernier se lance dans un monologue passionné qui l'éloigne de plus en plus de la réalité. Finalement, il n'est plus dans la salle d'audience, ni ne parle à personne, mais, mettant à nu sa psyché, il s'adresse à un groupe d'hommes du Caine dont il se souvient, qui étaient à son service lorsqu'il était jeune enseigne vingt ans auparavant. Maryk est indéniablement innocent. Queeg sort de la Cour avec sa carrière en ruines.

    Je ne vois aucun autre discours dans une pièce que je connaisse qui modifie aussi efficacement ce que le public ressent ou qui résout aussi radicalement la pièce elle-même. Le voici :

    GREENWALD

    – Commandant Queeg, avez-vous lu le carnet de santé du lieutenant Maryk ? 

    QUEEG

    – Oui, j'ai lu un document intéressant, oui, monsieur, en effet. C'est le plus grand conglomérat de mensonges, de distorsions et de demi-vérités que j'ai jamais vu. Mais je suis extrêmement heureux que vous m'ayez interrogé à ce sujet, car je veux que la vérité soit consignée dans le dossier. Toute la vérité.

    GREENWALD

    – Veuillez indiquer votre version, ou tout commentaire factuel sur les épisodes dans le journal de bord. 

    QUEEG

    – 'Kay. Bon, on commence bien avec cette histoire de fraises ? La vérité, c'est que j'ai été trahi, rejeté et trahi par mon officier supérieur et ce précieux monsieur, M. Keith. À eux deux, ils ont corrompu mon carré d'officiers, si bien que je n'étais qu'un seul homme contre le navire tout entier, sans aucun soutien de mes officiers.

    – 'Kay. Maintenant, vous prenez cette affaire de fraises. Pourquoi, si ce n'était pas un cas évident de complot pour préserver de la Justice, un malfaiteur ... Maryk omet soigneusement le petit fait que j'avais prouvé de façon concluante,  par un processus d'élimination que quelqu'un avait la clé de la glacière. Il a dit que ce sont les copains de l'intendant qui ont mangé les fraises?! ⌊Il rit⌋ Si je voulais en prendre la peine, je pourrais prouver à ce tribunal GEOMETRIQUEMENT qu'ils n'auraient pas réussi.

    ⌊Brusquement, il se tourne vers le juge, qui a l'air un peu déconcerté.⌋

    C'est le retour du business de l'eau !Quand l'équipe prenait des douches sept fois par jour!!

    ⌊à Maryk, maintenant⌋

    Nos évaporateurs étaient définitivement en panne, hein ?

    ⌊Maryk hoche la tête⌋

    –'Kay ! La moitié du temps !

     ⌊Triomphant, maintenant⌋

    J'essayais de leur inculquer les PRINCIPES les plus simples de la conservation de l'eau, mais non... M. Maryk, le héros de l'équipage, a voulu continuer à les dorloter ! Vous prenez ce café...

    ⌊une petite pause maintenant, il sort les billes d'acier de ses poches.⌋

    – Non...Non... l'affaire des fraises d'abord.

    ⌊Il se tourne à nouveau vers la cour.⌋

    – Tout reposait sur une recherche approfondie de la CLEF, et c'est là que M. Maryk, comme d'habitude avec l'aide de M. Keith, a complètement bidouillé la situation ! 

    ⌊A Maryk encore

    – Vous venez de passer par tout un tas de faux-fuyants qui n'ont rien prouvé ! Comme les incessantes disparitions des cafetières ... qui étaient la propriété du gouvernement !

    ⌊A la Cour ⌋

    Ils l'ont pris comme une blague... chacun d'entre eux, à commencer par Maryk. Pas de SENS des responsabilités, bien que j'aie insisté à maintes reprises : La guerre ne durera pas éternellement. Deux ans de plus ? ... cinq ans ? ... tôt ou tard, il faudra rendre compte de tout cela.

    ⌊A Challee maintenant⌋

    – C'était une bataille constante... toujours la même chose : Maryk et Keith... sapant mon autorité, toujours un argument... bien que personnellement... j'aimais beaucoup Keith... J'essayais de l'entraîner... pour me faire poignarder dans le dos... qu... ⌊Sa voix se casse.⌋'Kay. Je crois que ça concerne le...euh...truc de la fraise.

     

     

     A SUIVRE ⇒

     

     

     

     

     

     

     

     

    Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite),

     

    'Kay, 

     

     

  • Le premier rôle d'Heston était dans la pièce de théâtre de l'école à Sainte-Hélène

    Ce matin, j'ai découvert cet article datant d'avril 2008, publié quelques jours après le décès de Charlton Heston. Je viens d'en faire la traduction. 

    Un témoignage de plus sur la personnalité du grand homme. 

     

    https://www.houghtonlakeresorter.com/articles/hestons-first-role-was-in-st-helen-school-play/

     

     

    'MOSES' Heston is shown in a publicity photo by Bud Fraker, Paramount Pictures Corporation photographer for the movie

    "MOÏSE" Heston est montré dans une photo publicitaire de Bud Fraker, photographe de la Paramount Pictures Corporation pour le film "Les dix commandements". L'épopée de 1956 a été produite et réalisée par Cecil B. DeMille. La photo fait partie d'une collection de photos de Heston au Pines Theater, qui comprend plusieurs photos des "Dix commandements" et de "Ben Hur". (photo Paramount Pictures Corporation)

    Son premier rôle d'acteur a été dans une pièce de Noël de l'école primaire de Sainte Hélène. Adulte, il est revenu périodiquement, mais souvent en secret, à la maison de son enfance jusqu'à la fin des années 1970 et, par l'intermédiaire d'une holding familiale, il a conservé la propriété de plus de deux miles carrés de bois entourant le lac Russell dans le canton de Higgins jusqu'en 2006.

    Le 5 avril, Charlton Heston, l'ancien résident le plus célèbre du comté de Roscommon, est mort chez lui à Beverly Hills, CA, à l'âge de 84 ans.

    Heston est né John Charles Carter le 4 octobre 1923 à Evanston, ILLINOIS, mais a déménagé très tôt avec ses parents, Russell Whitford Carter et Lilla (Charlton) Carter, à St. Helen, où le grand-père de Heston, John Carter, était promoteur immobilier. Dans son livret de 1976, "The Heritage of Richfield Township", Peggy Diss, passionnée d'Histoire de St. Helen, a écrit que dans une interview avec Heston, il avait "des souvenirs de promenades avec son chien dans les champs de sableux et arides". Il jouait aux pirates dans le labyrinthe des rizières du lac Sainte-Hélène. Il a passé des heures à regarder les hommes et les grosses équipes tirer les gros blocs de glace pour la glacière. Il se rappelle avoir glissé sur un traîneau dans Madison Street... Il se souvient des histoires que son père lui lisait et il se rappelle comment il utilisait les bois et les arbres pour l'aider à mettre en scène ces histoires".

    À l'âge de cinq ans, le futur lauréat de l'Academy Award a obtenu un rôle dans une pièce de Noël à l'école de St. Helen . "Comme il s'agissait d'une école à classe unique avec 13 élèves, le fait que j'ai décroché le rôle n'était pas vraiment dû à un talent inhabituel de ma part",  a déclaré Heston  à Diss et que sa mère lui avait fait son costume. 

    La cousine germaine de Heston, Marion Foehr, 85 ans, de St. Helen, était l'une de ces 13 élèves. Elle a déclaré au Resorter cette semaine que les parents d'Heston ont divorcé, et que sa mère a épousé Chester "Chet" Heston, qui a adopté le garçon.

    Heston s'est inscrit à l'école des Arts du théâtre de l'université Northwestern en 1941. Il continua à rendre visite à son père et à sa belle-mère, Velda, pendant l'été, dans leur maison, "The House on the Hill", également connue sous le nom de "The Carter Mansion", à l'angle de Madison Street et de la M-76 à St. Helen. Mme Foehr se souvient que lors d'une de ces visites, Heston était fiancé et "la fois suivante, il était marié". Heston et Lydia Clarke, qui était une ancienne camarade d'études de Northwestern, ont célébré leur 64e anniversaire de mariage le mois dernier.

    Mme Foehr a rappelé que Heston était un artiste des Arts ainsi qu'un acteur. Après avoir servi comme sergent dans l'armée de l'air américaine, Heston est retourné à Sainte-Hélène, où il a peint une fresque sur un mur de l'hôtel de la famille Carter. Mme Diss a écrit que lorsqu'elle a interrogé Heston "près d'un grand chêne" dans la maison familiale, "il a dessiné l'arbre avec facilité".

    Le père de JoAn Becker, greffier adjoint du canton de Richfield, était le gardien de la propriété de Russell Lake. Lorsqu'il était adolescent, se souvient JoAn Becker, Heston se rendait souvent chez eux. "C'était un homme merveilleux. Vous n'auriez jamais deviné qui il était. Il venait dans une voiture familiale ordinaire... Il traitait toujours mon père avec le plus grand respect", a-t-elle déclaré au Resorter. Elle a parfois fait du baby-sitting pour le fils de Heston, Fraser Clarke Heston, né en 1955, et pour sa fille adoptive, Holly Ann Heston, née en 1961. Fraser Heston, scénariste et acteur, a joué le rôle du bébé Moïse dans le film le plus connu de Heston, "Les dix commandements".

    "Chaque Noël, mon père envoyait à Heston un sapin de Noël... La plupart du temps, il était toujours de sa propriété. Ses frères ont emballé les arbres et les ont expédiés à Heston par chemin de fer", dit-elle. Sa famille a été invitée à une projection de son premier film, à laquelle Heston a assisté "The Dark City", au cinéma de West Branch en 1950.

    Mais la famille Becker protègeant la vie privée d'Heston, n'a jamais parlé aux autres de ses visites, dit-elle. "C'était un homme qui voulait venir ici pour s'échapper. Il était souvent en ville pendant un certain temps et personne ne le savait", dit-elle.

    Le frère de JoAn, Tom Becker de St. Helen, se rappelle avoir marché avec Heston sur la rive du lac Russell quand il était enfant. Il a dit que le lien entre leur famille et celle d'Heston a commencé lorsque son grand-père travaillait pour le grand-père d'Heston. Tom Becker a finalement acheté "The House on the Hill" à la famille Carter. Il possède toujours la propriété, mais la maison a été détruite par des pyromanes en 1996.

    Le gendre de Marion Foehr, Dave Fultz de St. Helen, se rappelle que lors de ses voyages à St. Helen,  Heston  aimait pique-niquer au milieu de grands pins de Norvège et d'un tapis d'aiguilles de pin sur "Norway Point", entre le premier et le deuxième lac de St. Helen  "Cela lui rappelait des souvenirs d'enfance", disait Fultz.

    Fultz a déclaré qu'il pense que Heston a visité St Helen pour la dernière fois en 1979 pour les funérailles de sa belle-mère.

    Fultz un autre parent de St. Helen, Tim Carter, et les résidents de West Branch, Robert et Nancy Griffin ont acheté en 2006, les 1 300 acres (environ 526 Ha)  appartenant à la famille Heston près de St. Helen. Griffin a vendu l'année suivante 816 acres à l'État du Michigan. Cette étendue comprend près de 75% de la rive du lac Russell et un demi-mille de la rive ouest du lac St Helen. Fultz a déclaré que le pavillon de chasse et les autres bâtiments de la parcelle avaient été rasés et que le terrain était «une zone de plain-pied tranquille» ouverte au public.

    Heston, dont la représentation de Moïse dans «Les dix commandements» est fréquemment présenté à la télévision, restera sous les projecteurs publics pour les générations à venir. Et les résidents de St Helen qui l'ont connu dans ses moments les plus intimes se souviendront de lui avec affection. «Je le considérais comme un gentleman», a déclaré JoAn Becker.