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REPORTAGES INTERVIEWES VIDEOS - Page 3

  • CHUCK ET SES FANS avec FERNANDO ALONSO BARAHONA

    Publié le 12 juillet 2015. MAJ le 28 janvier 2017 - MAJ 2 avril 2017

     

     

     

    L'avocat, écrivain et réalisateur analyste de Madrid est titulaire d'un diplôme en droit, mais a développé en parallèle sa carrière littéraire.

    Il a écrit une quarantaine de livres, y compris les biographies de plusieurs grands acteurs comme John Wayne, Gary Cooper et Charlton Heston. En fait, avec ce dernier, il a entretenu une grande amitié.

    Fernando Alonso Barahona a également travaillé dans d'autres genres. Il a écrit des livres sur l'Histoire, essais politiques, romans, etc. En fait, ses trois derniers livres, tous publiés en 2013, sont les suivants : Retrato de ella (novela), El rapto de la diosa (poesía) y Tres poemas de mujer (teatro).

    L'écrivain reconnaît qu'actuellement, il a opté pour la poésie. "Changer les registres, même les mélanger est passionnant», a t-il mentionné durant l'interview en Déjate de Historias .

     

    GROUPE FANS CHARLTON HESTON 

     

     

    https://www.facebook.com/groups/171214686265814/?pnref=lhc

     

    CHARLTON HESTON ET SES FANS

     

    Depuis peu de temps, j'ai rejoint le groupe "Fans Charlton Heston".  Je ne le regrette pas. C'est tout d'abord un groupe international en majorité espagnol.  Je les remercie de m'avoir acceptée parmi eux. 

     

    J'aime ce groupe de bonne tenue. Les membres respectent l'acteur que nous aimons, aucune rivalité entre eux, c'est vraiment bon de me retrouver parmi toutes ces personnes qui n'ont en tête et au coeur, que le souvenir de notre grand acteur Charlton Heston et honorer son souvenir. 

     

    Une mention spéciale pour Fernando Alonso Barahona, qui m'a intégrée dans son groupe privé et dont je lui suis reconnaissante. 

     

    CHARLTON HESTON ET SES FANS

     

     https://es.wikipedia.org/wiki/Fernando_Alonso_Barahona

     

    Fernando Alonso Barahona: "Ma correspondance avec Charlton Heston " 

     

     

    Ajoutée le 21 oct. 2013

     

     

    Ci-dessous les ouvrages écrits par Fernando Alonso. Je viens de commander le livre " Charlton Hestonla épica de un héroe". Je n'émets qu'un souhait, c'est qu'un jour vos livres soient édités en langue française. 

     

     LIVRES PUBLIES :



      • Cecil B. De Mille (1991)

     

      • Cine, ideas y arte (1991)

     

      • King Vidor (1992)

     

      • Antropología del cine (1992)

         

     

      • Biografía del cine español (1992)CHARLTON HESTON ET SES FANS

     

                     Charlton Heston

     
      • Sean Connery (1992)

     

      • Michael Douglas (1992)

     

      • Cien películas de terror (1992)

     

      • Gary Cooper (1994)

     

      • La derecha del siglo XXI (1994)

     

      • Las obras maestras del cine (1994)

     

      • Chuck Norris (1994)

     

      • John Wayne (1995)

     

      • Las mentiras sobre el cine español (1995, en colaboración)

     

      • Asesoramiento municipal (1996)

     

      • Informes Municipales (1997)

     

      • Anthony Mann (1997)

     

      • Rafael Gil: director de cine (1997)

     

      • Paul Naschy (1997)

     

      • Informes de Administración Local (1998)

     

      • Historia del terror a través del cine (1998)

     

      • Políticamente incorrecto (1998)CHARLTON HESTON ET SES FANS

     

      • Administración Local Práctica (1999)

                    Charlton Heston, la épica de un héroe (1999)

     

     

      • El libro del concejal (1999)

     

      • John Wayne, el héroe americano (2000)

     

      • El sueño de la vida (poemas) (2000)

     

      • McCarthy o la historia ignorada del cine (2000)

     

      • Viaje hacia el amor -poemas- (2001)

     

      • Perón o el espíritu del pueblo (2003)

     

      • Rafael Gil, escritor de cine (2004)

     

      • Todo sobre Ingrid Bergman (2005)

     

      • ¿Quién es John McCain ? (2008)

     

      • La restauración (novela, 2008)

     

      • Círculo de mujeres (novela, 2010)




    OEUVRES COLLECTIVES




      • Razonalismo (1993)

     

      • Breve diagnóstico de la cultura española (1993)

     

      • Kim Basinger (1993)

     

      • Trece años de cine español (1993)

     

      • Mitos-Directores (1994)

     

      • El cine de Julián Marías (1994)

     

      • En torno al municipio (1996)

     

      • Comentarios al estatuto de Autonomía de Madrid (1999)

     

     

      • La marca del hombre lobo (escrito en colaboración con Luis Alberto de Cuenca, Juan Manuel de Prada, Angel Gómez Rivero y Paul Naschy) (2002)

     

     

      • Juan Pinzás un universo propio (2008) ( con Juan Manuel de Prada, Emilio C. García y Angel L.Hueso)

     

      • Todos los films del Presidente (con Carlos Flores) (2009)

     


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  • CHARLTON HESTON : INTERVIEW AUDIO 1999 expliquée par Maria billet N° 6

    Malheureusement, comme vous le savez, je ne parle ni ne comprends l'anglais. Pourtant, je publie

    ici cette interview de Chuck que notre amie Carole nous a donné à découvrir ce matin, sur la

    page de notre groupe hestonien FB. Je l'en remercie.

    Pour toutes celles et tous ceux qui sont bilingues.

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    Je remercie Maria Russo qui a déposé dans les commentaires, l'explication de cette interview de Chuck.

    Je l'ai traduite en français pour nous autres francophones qui ne comprenons pas l'anglais.

     

     

     

    il y n'a pas beaucoup de nouveautés dans l'interview de 1999 mais la partie des célébrations pour les noces d'or du couple Lydia - Chuck est arrivée 5 ans avant,  en 1995 à Hollywood avec une grande participation de la communauté hollywoodienne.

    Pour donner une autre indication, nous dirons que le mariage a eu lieu à Greensboro, Caroline du Nord, peut-être dans la même église où se sont mariés les parents de mon mari qui était né là.

    Ils ont vu apparaître une mariée vêtue de pourpre. Et chaque anniversaire de mariage voit Lydia habillée dans une nuance claire ou sombre de cette couleur.


    Un autre point essentiel c'est l'importance du principe selon lequel Chuck relie le hasard au destin, dans un mot anglais "Serendipity" (1), ouvrant la voie à la vie de chaque être humain. Parfois, le bon (mais parfois  le pire - je dirais), comme dans le cas de la carrière cinématographique réussie de Chuck, peut-être en raison du choix qu'il a fait,  lorsqu'il a terminé son premier film, de faire un dernier tour de plateau dans une Packard convertible verte ce qui a attiré l'œil de Cecil B. de Mille et lui a valu son premier contrat avec de Mille pour " Sous le plus grand chapiteau du monde". En bref, la vie est une histoire de si ..., suivie par des résultats favorables du destin.

    Chuck parle avec fierté du rôle public qu'il  a eu, à partir de sa présidence du Syndicat des Acteurs, l'émotion en se rappelant les années de lutte pour les droits civiques des Afro-Américains, aux côtés de  quelques autres stars du cinéma américain et aux côtés de Martin Luther king.

    Il parle aussi du présent controversé de sa campagne pour le deuxième amendement et en faveur de la NRA, cependant, il a commis une erreur historique grossière quand il dit que les États-Unis sont le seul pays avec une Constitution, contrairement au Royaume-Uni libre de Charte constitutive . Tous les autres pays européens ont une Constitution, au moins depuis la Seconde Guerre mondiale.

    Mais certaines chutes de style ne sont pas rares chez les Américains. Il parle enfin du cinéma contemporain, déplorant les coûts excessifs, l'abondance de la violence et, enfin, des acteurs d'aujourd'hui qui à part quelques exceptions,  sont loin des scènes de théâtres  pour peut-être trois raisons:


    1) Arrogance. Ils sont considérés comme trop célèbres pour perdre du temps sur la scène.


    2) Avidité. Avec le cinéma beaucoup plus de gains (et moins de fatigue).


    3) La peur. L'acteur de théâtre est plus exposé aux critiques négatives et la réponse est immédiate.


    Peut-être, mais les films que Chuck aime le plus sont ceux qu'ils a tournés avec de grands acteurs et de grands réalisateurs. Et bien sûr de jouer les grandes pièces avec de grands personnages. Il les appelle ses "films shakespeariens"

     

    (1) "serendipity", (mot anglais) créé au 18ème siècle, est utilisé pour désigner une découverte inattendue, faites grâce au hasard, la découverte d'une chose de valeur ou agréable sans l'avoir cherchée.

  • CHARLTON HESTON : sa dernière interview expliquée par Maria - Billet N° 5

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    Cette fois, Maria nous explique et traduit l'essentiel de la dernière interview de Chuck et Lydia. 

    Maria a déposé ce texte dans les commentaires de l'article "SOUVENIR D'UNE INTERVIEW".

    Moments pathétiques dont je désirais connaître la teneur en français.

    Merci à toi Chère Maria. Tu apportes un éclairage nouveau pour ma compréhension. Je dois te dire que cela ajoute à ma tristesse de constater comment un être humain, quel qu'il soit, célèbre ou anonyme, grand ou petit, peut voir son destin basculer dans le "néant" à cause d'une horrible maladie.

    Maria s'exprimant en italien, j'ai donc fait la traduction moi-même, en espérant chère Maria, que j'ai été fidèle à ce que tu exprimes dans ta merveilleuse langue qu'est l'italien.

    Anche per me vedere quella ultima intervista è un'autentica sofferenza, non solo perché è come la estrema comunicazione di un condannato a morte, un morto che cammina e come può parla, ma anche perché ho purtroppo conosciuto da vicino l'Alzheimer, malattia di cui è morta mia madre. Torniamo all'intervista.
    Inizia con un commento un po' crudele di Jennings che accompagna Heston in una incerta passeggiata, forse fuori della sua casa o forse già nel giardino di una clinica. Jennings nota i segni della malattia già evidenti : il passo incerto, la ripetizione di cose già dette. "Si vedono già i primi segni della malattia"
    All'interno la camera si fissa sul volto di Charlton per il momento da solo e Jennings ricorda a tutti l'annuncio pubblico della malattia fatta dall'attore nel 2002. "Posso separare le acque del Mar Rosso, ma non posso separarmi da voi" . Il giornalista fa un breve riassunto della vita di Heston e sottolinea l'importanza di Lydia nella sua esistenza. La donna che lo ha in qualche modo fatto uomo, come Heston stesso ammette. Lydia entra nel salotto dove i due hanno scambiato le prime parole. E' evidentemente commossa e imbarazzata e Chuck si alza per abbracciarla ma sente una certa rigidità in lei quindi chiede di abbracciarlo meglio, con più calore. Lydia si stringe a lui e Chuck ammette di riconoscere in quell'abbraccio la ragazza che era. "That's my girl". Da qui la scena è dominata da Lydia. Con poca immaginazione Jennings le chiede quale è stata la sua reazione dopo la diagnosi medica. Lydia dice di essersi sentita annientata "I was appalled" Jennings torna a Charlton con una domanda piuttosto dura. "Sa che questa malattia più che sull'ammalato pesa sui familiari?" . Charlton assente. Jennings insiste" La cosa più difficile è non poter più condividere i ricordi" L'amico di anni prima , Ronald Reaan, afflitto dallo stesso male, è in uno stadio terminale e il giornalista chiede a Lydia se Nancy Reagan si è fatta sentire. Lydia dice che più volte si sono sentite e Nancy ha offerto la sua comprensione e partecipazione. Lydia dice di aver chiesto a Nancy se in quel momento Ronald Reagan era in grado di riconoscere sua moglie. La risposta è un secco e doloroso "No". In cui si sente tutto il dolore del mondo. La camera ritorna su Chuck , forse sperando di cogliere un barlume di partecipazione a quello che è discusso in quel momento. Ma purtroppo Heston appare perso nei suoi pensieri o come ha scritto un giornalista " nei demoni della sua mente". Jennings gli rivolge un'ultima cruciale domanda su come pensa di affrontare il futuro. Heston risponde che sino a che si troverà in uno stato mentale simile a quello di quel momento, cercherà di continuare la vita come sempre. " E dopo?" Chiede Jennings. Non c'è una risposta diretta ma
    Chuck conclude l'intervista con una frase coraggiosa e patetica al tempo stesso "What can't be cured must be endured. " Quello che non si può curare deve essere sopportato. Ma "endure" non è la sopportazione cristiana, è la fermezza e la resistenza dell'uomo di fronte alla sofferenza che la morte si porta con sè.
    Nell'offrirvi questa traduzione, purtroppo, non ho avuto bisogno di rivedere l'originale. L'ho stampato nella mente e la prima volta che l'ho visto ne sono stata sconvolta. "Appalled", come dice Lydia.
    C'è anche una domanda veramente stupida di Jennings, il quale chiede a Lydia come è venuta a sapere del coinvolgimento di suo marito nella direzione dell'NRA (National Rifle Association) . Rispetto alla situazione la risposta non può essere che altrettanto banale: " Ero in cucina con la radio accesa e ho sentito il suo nome. Ho capito, ma d'altra parte è tipico di mio marito imbarcarsi in una crociata ( sottinteso " giusta o sbagliata che sia")."

     

    Pour moi aussi, voir cette dernière interview est une souffrance authentique, non seulement parce qu'elle est comme l'extrême communication d'un condamné à la peine capitale, un mort qui marche et qui parle comme il peut, mais aussi parce que j'ai connu de près malheureusement l'Alzheimer, maladie dont ma mère est morte.

    Nous revenons à l'interview.


     
    Elle commence par un examen un peu cruel par Jennings accompagnant Heston dans une marche incertaine, peut-être hors de sa maison ou peut-être déjà dans le jardin d'une clinique.

    Jennings remarque les signes déjà évidents de la maladie :  le pas incertain, la répétition des choses dites. " On peut déjà voir les premiers signes de la maladie ". A l'intérieur, la caméra est fixée sur le visage de Charlton tout seul pour le moment et Jennings rappelle à tous, l'annonce publique de la maladie qu'a faite l'acteur en 2002 : " Je peux séparer les eaux de la Mer Rouge, mais je ne peux pas me séparer de vous ". Le journaliste fait un bref résumé de la vie d'Heston et il souligne l'importance de Lydia dans son existence, la femme qui l'a fait d'une façon ou d'une autre, comme Heston l'admet lui-même. Lydia entre dans le salon où tous les deux échangent les premiers mots. Elle est évidemment embarrassée et Chuck se lève pour l'enlacer mais il ressent une certaine rigidité en elle donc,  il lui demande de l'enlacer mieux, avec plus de chaleur. Lydia se serre contre lui et Chuck admet  reconnaître dans cette étreinte,  la jeune fille qu'elle avait été : "That's my girl ".

    A partir de là, la scène est dominée par Lydia. Avec peu d'imagination,  Jennings lui demande quelle était sa réaction après le diagnostic médical. Lydia dit qu'elle s'est sentie écrasée " J'étais  consternée ",  Jennings revient à Charlton avec une question assez difficile :  " Sait-il  que cette maladie pèse plus sur la famille que sur le malade lui-même ? ", Charlton acquiesce. Jennings insiste : " La chose la plus difficile est de ne pas pouvoir partager les souvenirs ".  L'ami de tant d'années, Ronald Reagan, affligé par la même maladie, est à un stade terminal et le journaliste demande à Lydia si elle a été contactée par Nancy Reagan.

    Lydia dit qu'elles se sont vues plusieurs fois et Nancy a offert sa compréhension et son aide. Lydia dit avoir demandé à Nancy si Ronald Reagan était apte à reconnaître sa femme à ce moment-là. La réponse est sèche et douloureuse "Non !" dans laquelle se sent toute le douleur du monde. La caméra revient sur Chuck, peut-être en espérant recueillir une lueur de participation à ce qui est discuté à ce moment-là, Mais Heston apparaît perdu malheureusement dans ses pensées ou comme l'a écrit un journaliste, " dans les démons de son esprit. " Jennings lui pose une dernière question cruciale sur comment il pense affronter l'avenir. Heston répond que même s'il se trouve dans un état mental semblable à celui de ce moment, il tâchera de continuer la vie comme toujours. " Et après?" lui demande  Jennings. Il y n'a pas une réponse directe mais Chuck conclut l'entrevue avec une phrase courageuse et pathétique à la fois : "What can't be cured must be endured " : " Ce qui ne peut être guéri doit être enduré ", mais "endurer" n'est pas la patience chrétienne, c'est la fermeté et la résistance humaine face à la  la souffrance qui apporte la mort.


      En offrant cette traduction, malheureusement, je n'avais pas besoin de revoir l'original.
    Je l'ai imprimé dans l'esprit, et la première fois que je l'ai vu, j'ai été choquée, "Consternée" comme le dit Lydia.


      Il y a aussi une question vraiment stupide de Jennings, qui a demandé à Lydia comment  elle avait  appris l'implication de son mari dans la direction de la NRA (National Rifle Association). Par rapport à la situation, la réponse ne peut pas être autrement que banale : «J'étais dans la cuisine avec la radio et j'ai entendu son nom, j'ai compris, mais d'autre part c'est typique de mon mari,  se lancer dans une croisade (implicitement : " qu'elle soit bonne ou mauvaise ").

    Maria Russo Dixon

  • TCM - LA BALLADE DE SAM PECKINPAH extrait de l'émission PASSION ET POESIE

    MARDI 1er NOVEMBRE 2016 A 7H30

    DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2016 A 6H25

    JEUDI 10 NOVEMBRE  A 1H45

    SAMEDI 12 NOVEMBRE A 8H

    MERCREDI 16 NOVEMBRE : 3H10

    JEUDI 17 NOVEMBRE : 18H50

    LUNDI 21 NOVEMBRE : 6H55

    MERCREDI 23 NOVEMBRE : 3H55

    LUNDI 28 NOVEMBRE : 7H

     

     

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    http://www.telerama.fr/cinema/major-dundee-ou-l-

    autoportrait-de-peckinpah-en-borracho-enrage,120982.php

     

    “Major Dundee”, ou l'autoportrait de Peckinpah en “borracho” enragé

     

     

    Sam Peckinpah et Senta Berger sur le tournage de Major Dundee.

 

     

    Curieux destin que celui du major Dundee, qui se confond avec celui du cinéaste infernal. Où il est question d'argent, de crasse et d'alcool… un fameux bordel à la Peckinpah.

    Faisons au plus simple : sur l'écran, on voit l'histoire d'un type qui désobéit presque systématiquement à ses supérieurs, complique inlassablement la mission qu'on lui a assignée, use de violence contre ses propres troupes, échoue complètement bourré dans les bordels mexicains ; derrière la caméra, c'est… pareil, merci ! Le destin du major Amos Charles Dundee, interprété parCharlton Heston, et celui de Sam Peckinpah, cinéaste aux commandes d'un des plus gros bordels que Hollywood ait produits, se confondent.

    Au terme de ce troisième film, qui devait l'installer à Hollywood, Peckinpah traversera une sérieuse période d'inactivité. Un peu comme Dundee après Gettysburg – on ne sait pas précisément ce qu'il y a fait – s'était retrouvé muté dans un fort pourri du Nouveau Mexique, prison à ciel ouvert pour des Confédérés qui le méprisent. Triste destin des entêtés, qu'ils aient raison ou non.

    James Coburn, qui joue derrière une barbe épaisse l'éclaireur manchot – à la place de Lee Marvin qui avait refusé… – avait demandé au réalisateur : « Sam, qu'y a-t-il dans le personnage de Dundee qui te donne envie de faire ce film ? Je savais que j'aurais une réponse à cette question [à toutes les autres, notamment s'il s'agit d'obtenir une piste pour interpréter un personnage, Peckinpah répond par monosyllabes]. Et Sam lâcha : "Parce qu'il continue. A travers toute la merde, tous les mensonges, toute l'ivresse et le n'importe quoi que traverse le major Dundee, il survit et il continue." »

    Un devis qui explose

    On ne saurait mieux résumer l'attitude de Peckinpah lui-même. Notamment face à son producteur Jerry Bresler, avec qui il est vite en bisbille. Le perfectionnisme et l'ambition visuelle du cinéaste retardent le bon déroulé du plan de travail, faisant exploser le devis prévu (un million de dollars en plus sur un budget prévisionnel de trois…).

    Outre son talent, Peckinpah a des excuses. A l'été 1963, sur la foi de Coups de feu dans la Sierra, qui a signalé l'émergence d'un cinéaste à suivre, Bresler l'a approché avec un trairement signé Harry Julian Fink (qui plus tard écrira L'Inspecteur Harry…). Une trentaine de pages qui racontent l'histoire, à la fin de la guerre de Sécession, d'un major yankee à la poursuite d'un Apache sanguinaire, Sierra Charriba. Dans son escarcelle, le producteur détient aussi une star : Ben-Hur, pardon Charlton Heston.

    Peckinpah passe plusieurs semaines à compléter le casting – jusqu'à traverser l'Atlantique pour convaincre Richard Harris qui tourne à Ravenne Le Désert rouge – et à rédiger le script avec Oscar Saul. Quand le film commence, en février 1964, le scénario n'est pas prêt. « Une leçon que j'ai apprise sur ce film, dira plus tard Charlton Heston – et je pense que Sam l'a apprise aussi, même si travailler ainsi ne le dérange peut-être pas tant que ça –, est de ne jamais commencer un film sans script complet. Sam est un scénariste très doué, et il devait finir l'écriture tout en dirigeant le film. Sur la base de notre expérience au Mexique, je dirais que c'est impossible. »

     

    Urgence et pagaille

    Peckinpah n'aimait tourner que dans l'urgence et la pagaille. Une scène du film l'illustre de façon amusante : pour constituer une escouade susceptible de poursuivre l'Apache et ses hommes, Dundee se résout à recruter tous azimuts : des cow-boys sans foi ni loi, des alcoolos, des voleurs de chevaux et même quelques sudistes prisonniers, dont son rival mimétique, le capitaine Tyreen (Richard Harris).

    C'est le bordel : le lieutenant qui le seconde est un pauvre artilleur inexpérimenté (on se moque régulièrement de lui, et du fait qu'il ne soit pas dans la cavalerie) qu'une séquence montre, tel l'agent Longtarin face à Gaston, jouant en vain des bras (et pas du sifflet) pour organiser l'inorganisable, le camp en folie, les uniformes désaccordés, les chevaux en liberté, etc. De fait, le retard que prend l'armée de bras cassés du major Dundee, qui finit par camper quelque part au Mexique en attendant que son chef panse ses plaies et dessaoûle, fait écho au retard que prend le film.

    Charlton Heston respecte son metteur en scène, il se saoûle même tous les soirs avec lui au mauvais cognac mexicain, laisse la crasse et la sueur modeler son personnage – sur le modèle de Peckinpah qui lui, s'enorgueillira de n'avoir jamais changé de pantalon pendant les soixante-quatorze jours du tournage. Quand débarquent les envoyés du studio, en complet cravate, exaltant la paranoïa de l'équipe, Heston est agacé :

    « Cela devenait particulièrement difficile. Les types en costards brillants déjeunaient avec nous, évoquaient les problèmes du film, puis repartaient faire la sieste dans leur motel avec air conditionné. On débarquait le soir, crasseux, après 50 kilomètres de route, avec nos habits de tournage, et ils étaient là, tout frais : "Et cette scène, on peut pas la faire comme ça ?" Ils vous parlaient du film pendant les rushs, puis en fin de soirée quand vous preniez un verre ou pusieurs, ou que vous essayiez d'attraper un bout de sandwich. A la fin, on leur disait, excédés  : "Ecoutez, les gars, vous êtes gentils, on doit se lever à six heures." »

    Richard Harris et Jerry Bresler sur le tournage de Major Dundee de Sam Peckinpah.

     

     

     

    Réconciliation au cognac

    Bien sûr, Sam Peckinpah n'est pas blanc-bleu. Il vire et/ou martyrise les faibles de son équipe, manque de se fâcher avec sa star. Traité de « menteur » pour une broutille devant toute l'équipe, Heston lance son cheval contre lui, manque de le décapiter d'un coup de sabre. Un cognac les réconcilie. Mais quand Bresler, excédé, menace de virer le cinéaste, l'acteur est grand seigneur.

    « Je n'aimais pas ce que je faisais, mais je pensais que je devais le faire. J'ai dit au studio que ce n'était pas une bonne idée et que j'étais prêt à laisser mon salaire pour garder Sam. Ils ont répondu : "Oh non, Chuck, c'est ridicule, c'est très gentil à toi, mais de toute façon ça ne couvrira pas le dépassement de budget…" Assez content de moi, j'appelle mon agent et lui raconte.  "Tu es trop con, il vont te prendre ton cachet. – Non, non, ils m'ont dit que c'était insuffisant, qu'ils ne le feraient pas". On raccroche. Deux jours après, il me rappelle :  "Chuck, ils ont changé d'avis." Voilà comment j'ai fait Major Dundee pour rien… »

    Le film fini, la bagarre continuera en salle de montage. Le producteur impose sa version, qui n'est pas très différente de celle que l'on voit aujourd'hui : la « restauration » de 2005 n'apporte au film que douze minutes supplémentaires. Le vrai « director's cut » n'existera jamais : il devait durer un peu moins de trois heures (Bresler a longtemps agité une version de 4h32, un bout-à-bout que Peckinpah n'aurait jamais validé). S'il y a des incohérences (notamment entre ce qu'annonce le déroulant du générique début sur le nombre de survivants et le dénouement), le film reste passionnant.

    Du chaos au chaos

    La manière dont Peckinpah fait vivre la petite troupe, y compris l'antagonisme entre Heston et Harris, est éminemment fordien : il y a, en fond, un western classique. Mais la spirale d'autodestruction dans laquelle plonge le héros, cet assemblage de mauvaises décisions, d'entêtement frénétique, de sens de l'honneur mal placé et de complaisance dans le dégoût de soi font de Dundee un personnage hors du commun. Il est le héros moderne, presque beckettien, d'un western picaresque. L'Indien pourchassé devient une sorte de Moby Dick qui ne pourra être détruit qu'après avoir détruit tout le reste, le passé qui nous entrave, la loi, l'armée française d'opérette envoyée par Napoléon III pour soutenir Maximilien que la troupe dépenaillée croise au Mexique, etc.

    Ce fantasme de destruction massive n'appartient qu'au cinéaste. Lequel était aussi un jouisseur : à 39 ans, il ramène du Mexique une petite actrice de 23 ans – qui en fait bien cinq de moins. Au lendemain du tournage, il épouse Begonia Palacios, puis divorce d'elle quatre mois plus tard, puis l'épouse à nouveau puis divorce encore : trois cérémonies, deux à la mairie, une à l'église. Pour Sam Peckinpah, le chaos du plateau n'avait d'égal que le chaos de sa vie.

     

     

     

     

  • MON HOMMAGE A CHARLTON HESTON à St-Matthiew's Church 28 septembre 2016

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    J'ai longtemps souhaité et espéré me rendre un jour à Los Angeles et, pouvoir faire un pèlerinage sur les lieux où vécut Charlton Heston.

    Malheureusement, jusqu'à présent je n'en ai pas eu la possibilité et, je ne suis pas certaine que je puisse y aller un jour.

    Cette année la chance est avec moi, en la personne de ma très chère amie Martine, qui est actuellement à Los Angeles.

    Hier, elle est allée déposer un message de gratitude de ma part, sur la plaque marquant l'emplacement où est déposée l'urne funéraire de Chuck.

    Je voudrais que Fraser et Holly en prennent connaissance et en fassent part à Lydia leur mère.

    Voici quelques photos que Martine a faites sur les lieux.

    Nous pouvons constater la simplicité et la modestie de l'emplacement où les cendres du grand Homme sont déposées. Je veux croire que c'était sa volonté qu'il en soit ainsi, à l'image de l'homme simple et humble qu'il fut tout au long de sa vie et sa carrière.

    Merci du fond du cœur à Martine qui a réalisé mon souhait le plus cher.

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    (Traduction du message qu'a déposé Martine, de ma part)

    Ce grand homme a une place spéciale dans mon cœur pour toute sa richesse d'esprit.
    J'ai un grand respect pour l'homme qu'il était et ce qu'il a fait.

    France Darnell

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