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CHARLTON HESTON A LA TELEVISION - Page 2

  • CHARLTON HESTON : PROGRAMMATION FEVRIER 2017 (jusqu'au 28 février inclus)

    CINE CLASSIC +

    ALERTE A LA BOMBE

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    DIMANCHE 5 FEVRIER : 5H50

    MERCREDI 8 FEVRIER : 2h50

    MARDI 14 FEVRIER : 15H15

    VENDREDI 17 FEVRIER : 6H50

    JEUDI 23 FEVRIER : 3H30

     

     

     

    MAJOR DUNDEE

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    MARDI 7 FEVRIER : 20H45

    MERCREDI 8 FEVRIER : 8h30

    JEUDI 9 FEVRIER : 13H30

    LUNDI 13 FEVRIER : 14H55

    VENDREDI 17 FEVRIER : 8H30

    MARDI 21 FEVRIER : 23H

    JEUDI 23 FEVRIER : 15H45

     

    ANTOINE ET CLEOPATRE

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    SAMEDI 25 FEVRIER : 15H40

    MARDI 28 FEVRIER : 6H05

     

     

     

    ACTION

    LE SEIGNEUR DE LA GUERRE

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    MERCREDI 1er FEVRIER : 13H26

    VENDREDI 3 FEVRIER : 10H24

    LUNDI 6 FEVRIER : 9H32

    MARDI 7 FEVRIER : 22H44

    MERCREDI 8 FEVRIER : 8H37

    JEUDI 9 FEVRIER : 11h26

     

     

    LA BATAILLE DE MIDWAY

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    SAMEDI 4 FEVRIER : 13H47

    LUNDI 6 FEVRIER : 22H47

    MERCREDI 8 FEVRIER : 12H05

     

     

    PARAMOUNT CHANNEL

    QUAND LA MARABUNTA GRONDE

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    SAMEDI 4 FEVRIER : 15H42

    VENDREDI 10 FEVRIER : 10H03

    DIMANCHE 12 FEVRIER : 12H32

    MARDI 14 FEVRIER : 17H15

    JEUDI 16 FEVRIER : 13h54

    SAMEDI 18 FEVRIER : 11h05

    MARDI 21 FEVRIER : 8h06

    MERCREDI 22 FEVRIER : 9H31

     

     

    HORIZONS LOINTAINS

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    LUNDI 6 FEVRIER : 17H03

    MERCREDI 8 FEVRIER : 8H47

    LUNDI 13 FEVRIER : 9H35

    MERCREDI 15 FEVRIER : 15H30

    VENDREDI 17 FEVRIER : 11H28

    SAMEDI 18 FEVRIER : 12H38

    MERCREDI 22 FEVRIER : 16H48

     

     

    OCS GEANTS

    LE FILS DE GERONIMO

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    MERCREDI 8 FEVRIER : 20H40

    DIMANCHE 12 FEVRIER : 11H22

    MARDI 14 FEVRIER : 15H52

    JEUDI 16 FEVRIER : 11H13

    MARDI 21 FEVRIER : 8H17

    MERCREDI 22 FEVRIER : 22H45

    SAMEDI 25 FEVRIER : 19H02

     

     

    LE SORCIER DU RIO GRANDE

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    MERCREDI 8 FEVRIER : 22h18

    SAMEDI 11 FEVRIER : 18H56

    MARDI 14 FEVRIER : 14H08

     

    ARTE

    LES GRANDS ESPACES

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     LUNDI 20 FEVRIER 20H50

    JEUDI 23 FEVRIER : 13H35

    MARDI 28 FEVRIER : 13H35

     

  • CHARLTON HESTON : PROGRAMMATION JANVIER (JUSQU'AU 31 JANVIER INCLUS)

    Il faut dire que les programmes sont indigents ce mois-ci, pas de programmations nouvelles.

    Toujours les mêmes rediffusions mais en plus petit nombre .

    A croire que Chuck n'a pas suffisamment de films à son répertoire, et pourtant !!!!

     

    PARIS PREMIERE

    BEN HUR

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    DIMANCHE 1er JANVIER : 20H45

    LUNDI 23 JANVIER : 20H45 

     

    CINE+CLASSIC

    ANTOINE ET CLEOPATRE

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    DIMANCHE 8 JANVIER : 0H40

    MARDI 10 JANVIER : 18H

     

     

    PARAMOUNT CHANNEL

    QUAND LA MARABUNTA GRONDE

    vlcsnap-2015-01-10-16h58m11s129.png

    MERCREDI 4 JANVIER : 17H17

    SAMEDI 14 JANVIER : 8H39

    DIMANCHE 22 JANVIER : 14H31

    MERCREDI 25 JANVIER : 4H05

     

     

    LE SECRET DES INCAS

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    VENDREDI 6 JANVIER : 2h53

    VENDREDI 13 JANVIER : 2H53

    MERCREDI 18 JANVIER : 20H39

     

    ACTION

    LA BATAILLE DE MIDWAY

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    JEUDI 26 JANVIER 20H50 

     

     

  • CHARLTON HESTON PARLE DE LA SERIE "CHIEFS" 1983

     

    Il m'est toujours agréable de chercher sur le Net, des informations sur notre Grand Homme.

    Voici une interview de 1983 que j'ai découverte récemment, en faisant des recherches sur la mini-série "CHIEFS". Elle m'a paru très intéressante et je l'ai traduite.

    Charlton Heston y est égal à lui-même, droit dans ses idées, pragmatique, mais aussi modeste quant à ses rôles et ses interprétations.

    Et bien sûr, si nous ne le savions pas déjà, il confirme qu'il est un HOMME LIBRE !!!!

     

     

    http://www.csmonitor.com/1983/1115/111512.html

     

    Charlton Heston discusses TV - and 'Chiefs'

     

     

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    «Il s'agit d'une première télévisée», déclare Charlton Heston, au sujet de son rôle dans la minisérie de la CBS « Chiefs ». La télévision semble ne permettre que quatre catégories de grands personnages  - hommes d'affaires, banquiers, politiciens et militaires au-dessus du rang de Major. Je l'ai vu si souvent que je pensais que c'était défini par la loi. Eh bien, mon rôle dans " Chiefs " est une première télé : le personnage que je joue tombe dans trois de ces quatre catégories, et pourtant c'est un bon gars."

    L'homme qui a joué Moïse, Ben-Hur et El Cid est heureux d'être de retour à la télévision - après une absence de 15 ans - dans le rôle de Hugh Holmes, banquier et père fondateur de la petite ville du sud de Delano, où les crimes d'un tueur en série, n'ont jamais été détectés durant des décennies.

    La minisérie de six heures, un thriller psychologique fascinant ainsi qu'une étude de caractère subtile, est basée sur le roman de Stuart Woods. Le téléfilm de Robert W. Lenski, dirigé par Jerry London, a un style soigné  à la manière de «To Kill a Mockingbird». Il a commencé à être diffusé dimanche et continue ce soir et mercredi (CBS, 9-11 p.m.). 

    '' Mais s'il vous plaît ne l'appelez pas une minisérie. . . Un mot ridicule. Je déteste cette désignation. Appelez-la " forme étendue ou longue ". Dans cette forme longue, vous pouvez raconter une histoire qui prend plus de trois ou quatre heures. Quand l'adaptation de " l'Extase & l'Agonie " d'Irving Stone a été faite au cinéma, il a fallu commencer par dire : Que faut-il couper ?  Avec la forme longue, il n'y a pas eu  grand chose à faire. "

    M. Heston croit que nous entrons dans une période où la télévision se tournera vers les versions filmées de 90 minutes des classiques et décidera de les faire à nouveau. '' Les deux principaux candidats parmi les  meilleurs romans américains jamais écrits sont 'Moby Dick' et 'Huckleberry Finn'. Les deux ont été filmés. Mais vous ne pouvez pas rendre justice à un grand roman en 90 minutes. J'aimerais faire 'Moby Dick.' Mais il faut le réaliser en six ou huit heures.

    Nous déjeunons dans la salle à manger chic du " Regency Hotel ", sur l'avenue Park de New York, où réside  Mr. Heston. Il est évidemment un client privilégié du maître d'hôtel, qui prend avec compréhension sa commande  de tartare de boeuf avec le boeuf coupé en morceaux plus que de raison. Quand le plat arrive, cela ressemble un peu à un monticule d'Alpo, mais Heston se retranche derrière son plaisir. Il est vêtu de façon décontractée, mais correctement dans un pantalon de flanelle grise, un blazer bleu, une chemise chamois et une cravate rouge.

    Est-ce que " CHIEFS " donne une image fidèle de la vie du Sud dans les années 1920 à 1960 ?

    ''Oui. Je n'ai pas été élevé dans le Sud (il est né à Chicago, a grandi au Michigan), mais j'ai passé un peu de temps dans une petite ville de Géorgie pour rendre visite à mon oncle, un homme pas comme Hugh Holmes, le personnage que je joue. J'ai été également assez actif dans le mouvement des droits civiques."

    A un certain niveau " Chiefs " est l'histoire d'une série de meurtres sur une période de 40 ans. Mais, à un autre niveau, c'est l'histoire du changement social dans une petite ville de Géorgie au cours de la même période, ce qui reflète un développement très important dans l'histoire américaine de ce siècle - la réalisation des mêmes droits civiques par les Noirs américains.

    M. Heston souligne qu'il n'est pas inattendu que tant d'intellectuels du Sud, comme William Faulkner, aient du mal à accepter l'activisme noir. «Bien que les grands philosophes grecs soient généralement considérés comme parmi les esprits les plus profonds de l'histoire du genre humain, il n'y a pas un seul exemple dans les écrits de l'un d'eux où ils considèrent la condition de l'esclavage humain. L'esclavage était endémique dans le monde classique : si vous aviez perdu une guerre, vous étiez susceptible d'être asservi.

    " Cela vous dit quelque chose sur la capacité des hommes de sensibilité, d'intelligence et de bonté fondamentale mais qui restent aveugles à un mal au milieu d'eux. . . .

    "Je pense que le changement permanent dans la société arrive presque toujours très lentement,. . . Et c'est approprié. C'était une démonstration remarquable de la force de cette république, lorsque nous avons pu réaliser le transfert pacifique du pouvoir de la génération révolutionnaire à la génération suivante. Aucune autre révolution enregistrée dans l'histoire n'a fait cela. L'autre changement révolutionnaire - le mouvement pour les droits civiques - a été réalisé par des moyens pacifiques dans la structure de la société, sans violence".

    Heston croit-il que «Chiefs» réussit à cerner ce changement évolutif pour l'auditoire de la télévision?

    " Il serait arrogant de ma part,  de dire qu'une émission de télévision va accomplir une telle chose. Si elle le rappelle aux gens, c'est au moins une observation précise. Mais cela m'ennuie un peu que des acteurs attribuent des valeurs d'importance sociologique à chaque pièce qu'ils font, et je ne ferai pas une telle affirmation. Je dirai, cependant, que «Chiefs» est historiquement exact à mon avis. Si, en le regardant, on nous rappelle que nous avons fait ce changement important - et c'est un honneur pour toutes les couches de notre société - je pense que c'est bien. Mais je ne dis pas que c'est la raison pour laquelle CBS l'a mis en place.

    Pourquoi Heston n'a-t-il pas été vu à la télévision depuis son rôle dans '' Elizabeth the Queen '' en 1968 ?

    '' En toute honnêteté, il ne m'a pas été offert de rôle à la télévision  parce qu'il avait été compris que je n'en faisais pas. Les raisons n'avaient rien à voir avec la condescendance envers ce média. C'est uniquement parce que je savais qu'ils ne donnaient pas suffisamment de temps à la  production à cause des coûts.

    '' J'étais un spectateur  enthousiaste de la télévision dans les années 1960 - Mary Tyler Moore, Bob Newhart,  " Police Story ". Mais je ne peux pas dire que je la regarde beaucoup maintenant.

    '' Je pense que le format de la série a été exploré totalement. Dans un certain sens, il est bloqué, car - si charismatiques que soient les personnages, le concept intriguant, aussi qualifiés que soient les acteurs et les écrivains - ils doivent apprendre 15 pages par jour. En plus de cela, vous devez constamment re-explorer la même histoire - à quelques exceptions près comme «The Waltons».

    '' Dans la série TV, vous êtes dans une situation raccourcie. Dans  "MASH", la guerre de Corée a duré 15 ans ; Ca n'a jamais changé. . . . Ils combattaient la guerre du Vietnam ; Leurs valeurs étaient celles du Vietnam, et non de la Corée. C'est la limitation du format. Ce n'est pas le  talent des gens qui est mis en cause.

    Malgré le fait qu'il ait joué beaucoup de personnages importants dans l'histoire, Mr. Heston refuse de se moquer de sa participation dans '' La planète des singes. ''

    '' J'ai beaucoup aimé ce rôle. Après avoir fait tellement de rôles biographiques, spécifiques, dans lesquels je me sentais responsable quelque soit qui je jouais, pour le représenter tel qu'il était.

    " Avec un rôle fictif, vous pouvez faire ce que vous voulez. Avec «Planète des singes», je pouvais simplement dire: Si je suis là, c'est ce que je dois le faire. Donc, je l'apprécie pour cela.

    « Mais je n'ai jamais fait un rôle dont je sois pleinement satisfait.  Si vous voulez que je choisisse un rôle  dont je veux me souvenir, le meilleur serait celui que je n'ai pas encore interprété.

    Bien qu'Heston soit perçu politiquement comme un conservateur - récemment en raison de ses désaccords très médiatisés avec Ed Asner, le président de Screen Actors Guild - il dit qu'il est ce qu'il a toujours été : un indépendant.

    '' Je n'ai aucune idée si mes activités politiques ont affecté ma carrière. Mais je ne voudrais certainement pas rejoindre Ed Asner, qui a affirmé quand son spectacle a été annulé, que le président des États-Unis était responsable.

    «Je n'ai jamais appartenu à aucun parti politique, et j'ai soutenu tant les démocrates que les républicains pour chaque mandat, du conseiller municipal au président.

    '' Dans les films et la télévision, j'ai été président des États-Unis à trois reprises - Jackson, Jefferson et F.D. Roosevelt. Et j'ai été réellement approché par les deux parties pour me présenter à un poste politique.

    "Mais je préfère jouer un politicien que d'en être un."

     

     

  • CHARLTON HESTON : PROGRAMMATION DECEMBRE (JUSQU'AU 31 DECEMBRE INCLUS)

    CINE+PLUS CLASSIC

    ALERTE A LA BOMBE

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    DIMANCHE 11 DECEMBRE : 4H20

    MARDI 13 DECEMBRE : 11H

     

    ANTOINE ET CLEOPATRE

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    LUNDI 26 DECEMBRE 2016 8H30

     

     

    PARAMOUNT CHANNEL

    SOUS LE PLUS GRAND CHAPITEAU DU MONDE

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    DIMANCHE 4 DECEMBRE : 2H

    MARDI 6 DECEMBRE : 12H35

    MARDI 13 DECEMBRE : 16H16

    DIMANCHE 18 DECEMBRE : 10H14

    VENDREDI 23 DECEMBRE :16H16

     

    QUAND LA MARABUNTA GRONDE

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    JEUDI 1er DECEMBRE : 2H13

    SAMEDI 3 DECEMBRE : 10H43

    JEUDI 8 DECEMBRE : 18H58

    DIMANCHE 11 DECEMBRE : 13H31

    VENDREDI 16 DECEMBRE : 17H20

    MERCREDI 21 DECEMBRE : 2H56

    LUNDI 26 DECEMBRE : 15H23

     

     

     

    LE SECRET DES INCAS

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    LUNDI 5 DECEMBRE : 11H26

    SAMEDI 10 DECEMBRE : 10H21

    JEUDI 15 DECEMBRE : 17H05

    SAMEDI 24 DECEMBRE : 2H03

     

     

    HORIZONS LOINTAINS

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    JEUDI 8 DECEMBRE : 20H40

    MERCREDI 14 DECEMBRE : 15H25

    MARDI 20 DECEMBRE : 10H26

    JEUDI 22 DECEMBRE : 22H13

     

  • TCM - LA BALLADE DE SAM PECKINPAH extrait de l'émission PASSION ET POESIE

    MARDI 1er NOVEMBRE 2016 A 7H30

    DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2016 A 6H25

    JEUDI 10 NOVEMBRE  A 1H45

    SAMEDI 12 NOVEMBRE A 8H

    MERCREDI 16 NOVEMBRE : 3H10

    JEUDI 17 NOVEMBRE : 18H50

    LUNDI 21 NOVEMBRE : 6H55

    MERCREDI 23 NOVEMBRE : 3H55

    LUNDI 28 NOVEMBRE : 7H

     

     

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    http://www.telerama.fr/cinema/major-dundee-ou-l-

    autoportrait-de-peckinpah-en-borracho-enrage,120982.php

     

    “Major Dundee”, ou l'autoportrait de Peckinpah en “borracho” enragé

     

     

    Sam Peckinpah et Senta Berger sur le tournage de Major Dundee.

 

     

    Curieux destin que celui du major Dundee, qui se confond avec celui du cinéaste infernal. Où il est question d'argent, de crasse et d'alcool… un fameux bordel à la Peckinpah.

    Faisons au plus simple : sur l'écran, on voit l'histoire d'un type qui désobéit presque systématiquement à ses supérieurs, complique inlassablement la mission qu'on lui a assignée, use de violence contre ses propres troupes, échoue complètement bourré dans les bordels mexicains ; derrière la caméra, c'est… pareil, merci ! Le destin du major Amos Charles Dundee, interprété parCharlton Heston, et celui de Sam Peckinpah, cinéaste aux commandes d'un des plus gros bordels que Hollywood ait produits, se confondent.

    Au terme de ce troisième film, qui devait l'installer à Hollywood, Peckinpah traversera une sérieuse période d'inactivité. Un peu comme Dundee après Gettysburg – on ne sait pas précisément ce qu'il y a fait – s'était retrouvé muté dans un fort pourri du Nouveau Mexique, prison à ciel ouvert pour des Confédérés qui le méprisent. Triste destin des entêtés, qu'ils aient raison ou non.

    James Coburn, qui joue derrière une barbe épaisse l'éclaireur manchot – à la place de Lee Marvin qui avait refusé… – avait demandé au réalisateur : « Sam, qu'y a-t-il dans le personnage de Dundee qui te donne envie de faire ce film ? Je savais que j'aurais une réponse à cette question [à toutes les autres, notamment s'il s'agit d'obtenir une piste pour interpréter un personnage, Peckinpah répond par monosyllabes]. Et Sam lâcha : "Parce qu'il continue. A travers toute la merde, tous les mensonges, toute l'ivresse et le n'importe quoi que traverse le major Dundee, il survit et il continue." »

    Un devis qui explose

    On ne saurait mieux résumer l'attitude de Peckinpah lui-même. Notamment face à son producteur Jerry Bresler, avec qui il est vite en bisbille. Le perfectionnisme et l'ambition visuelle du cinéaste retardent le bon déroulé du plan de travail, faisant exploser le devis prévu (un million de dollars en plus sur un budget prévisionnel de trois…).

    Outre son talent, Peckinpah a des excuses. A l'été 1963, sur la foi de Coups de feu dans la Sierra, qui a signalé l'émergence d'un cinéaste à suivre, Bresler l'a approché avec un trairement signé Harry Julian Fink (qui plus tard écrira L'Inspecteur Harry…). Une trentaine de pages qui racontent l'histoire, à la fin de la guerre de Sécession, d'un major yankee à la poursuite d'un Apache sanguinaire, Sierra Charriba. Dans son escarcelle, le producteur détient aussi une star : Ben-Hur, pardon Charlton Heston.

    Peckinpah passe plusieurs semaines à compléter le casting – jusqu'à traverser l'Atlantique pour convaincre Richard Harris qui tourne à Ravenne Le Désert rouge – et à rédiger le script avec Oscar Saul. Quand le film commence, en février 1964, le scénario n'est pas prêt. « Une leçon que j'ai apprise sur ce film, dira plus tard Charlton Heston – et je pense que Sam l'a apprise aussi, même si travailler ainsi ne le dérange peut-être pas tant que ça –, est de ne jamais commencer un film sans script complet. Sam est un scénariste très doué, et il devait finir l'écriture tout en dirigeant le film. Sur la base de notre expérience au Mexique, je dirais que c'est impossible. »

     

    Urgence et pagaille

    Peckinpah n'aimait tourner que dans l'urgence et la pagaille. Une scène du film l'illustre de façon amusante : pour constituer une escouade susceptible de poursuivre l'Apache et ses hommes, Dundee se résout à recruter tous azimuts : des cow-boys sans foi ni loi, des alcoolos, des voleurs de chevaux et même quelques sudistes prisonniers, dont son rival mimétique, le capitaine Tyreen (Richard Harris).

    C'est le bordel : le lieutenant qui le seconde est un pauvre artilleur inexpérimenté (on se moque régulièrement de lui, et du fait qu'il ne soit pas dans la cavalerie) qu'une séquence montre, tel l'agent Longtarin face à Gaston, jouant en vain des bras (et pas du sifflet) pour organiser l'inorganisable, le camp en folie, les uniformes désaccordés, les chevaux en liberté, etc. De fait, le retard que prend l'armée de bras cassés du major Dundee, qui finit par camper quelque part au Mexique en attendant que son chef panse ses plaies et dessaoûle, fait écho au retard que prend le film.

    Charlton Heston respecte son metteur en scène, il se saoûle même tous les soirs avec lui au mauvais cognac mexicain, laisse la crasse et la sueur modeler son personnage – sur le modèle de Peckinpah qui lui, s'enorgueillira de n'avoir jamais changé de pantalon pendant les soixante-quatorze jours du tournage. Quand débarquent les envoyés du studio, en complet cravate, exaltant la paranoïa de l'équipe, Heston est agacé :

    « Cela devenait particulièrement difficile. Les types en costards brillants déjeunaient avec nous, évoquaient les problèmes du film, puis repartaient faire la sieste dans leur motel avec air conditionné. On débarquait le soir, crasseux, après 50 kilomètres de route, avec nos habits de tournage, et ils étaient là, tout frais : "Et cette scène, on peut pas la faire comme ça ?" Ils vous parlaient du film pendant les rushs, puis en fin de soirée quand vous preniez un verre ou pusieurs, ou que vous essayiez d'attraper un bout de sandwich. A la fin, on leur disait, excédés  : "Ecoutez, les gars, vous êtes gentils, on doit se lever à six heures." »

    Richard Harris et Jerry Bresler sur le tournage de Major Dundee de Sam Peckinpah.

     

     

     

    Réconciliation au cognac

    Bien sûr, Sam Peckinpah n'est pas blanc-bleu. Il vire et/ou martyrise les faibles de son équipe, manque de se fâcher avec sa star. Traité de « menteur » pour une broutille devant toute l'équipe, Heston lance son cheval contre lui, manque de le décapiter d'un coup de sabre. Un cognac les réconcilie. Mais quand Bresler, excédé, menace de virer le cinéaste, l'acteur est grand seigneur.

    « Je n'aimais pas ce que je faisais, mais je pensais que je devais le faire. J'ai dit au studio que ce n'était pas une bonne idée et que j'étais prêt à laisser mon salaire pour garder Sam. Ils ont répondu : "Oh non, Chuck, c'est ridicule, c'est très gentil à toi, mais de toute façon ça ne couvrira pas le dépassement de budget…" Assez content de moi, j'appelle mon agent et lui raconte.  "Tu es trop con, il vont te prendre ton cachet. – Non, non, ils m'ont dit que c'était insuffisant, qu'ils ne le feraient pas". On raccroche. Deux jours après, il me rappelle :  "Chuck, ils ont changé d'avis." Voilà comment j'ai fait Major Dundee pour rien… »

    Le film fini, la bagarre continuera en salle de montage. Le producteur impose sa version, qui n'est pas très différente de celle que l'on voit aujourd'hui : la « restauration » de 2005 n'apporte au film que douze minutes supplémentaires. Le vrai « director's cut » n'existera jamais : il devait durer un peu moins de trois heures (Bresler a longtemps agité une version de 4h32, un bout-à-bout que Peckinpah n'aurait jamais validé). S'il y a des incohérences (notamment entre ce qu'annonce le déroulant du générique début sur le nombre de survivants et le dénouement), le film reste passionnant.

    Du chaos au chaos

    La manière dont Peckinpah fait vivre la petite troupe, y compris l'antagonisme entre Heston et Harris, est éminemment fordien : il y a, en fond, un western classique. Mais la spirale d'autodestruction dans laquelle plonge le héros, cet assemblage de mauvaises décisions, d'entêtement frénétique, de sens de l'honneur mal placé et de complaisance dans le dégoût de soi font de Dundee un personnage hors du commun. Il est le héros moderne, presque beckettien, d'un western picaresque. L'Indien pourchassé devient une sorte de Moby Dick qui ne pourra être détruit qu'après avoir détruit tout le reste, le passé qui nous entrave, la loi, l'armée française d'opérette envoyée par Napoléon III pour soutenir Maximilien que la troupe dépenaillée croise au Mexique, etc.

    Ce fantasme de destruction massive n'appartient qu'au cinéaste. Lequel était aussi un jouisseur : à 39 ans, il ramène du Mexique une petite actrice de 23 ans – qui en fait bien cinq de moins. Au lendemain du tournage, il épouse Begonia Palacios, puis divorce d'elle quatre mois plus tard, puis l'épouse à nouveau puis divorce encore : trois cérémonies, deux à la mairie, une à l'église. Pour Sam Peckinpah, le chaos du plateau n'avait d'égal que le chaos de sa vie.