Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

LES BILLETS DE MARIA R-D.

  • VOYAGES EN AFRIQUE, MOYEN-ORIENT... Maria s'interroge

     Enfin ! Un nouveau billet de Maria. Cette fois, quelques révélations et réflexions sur les voyages de Chuck en Afrique et le Moyen-Orient... Je vous laisse découvrir. 

    8c7d80edb03720c6894494ced6e33d77.jpg

    Le notizie da Munn sono straordinarie e mi fa molto piacere che il tuo lavoro e quello di tuo nipote sia finalmente riconosciuto.

    Non mi pare grave il fraintendimento con Eliot. Però la sua biografia rimane superficiale e priva di una ricerca approfondita. Lo so che è difficile fare una biografia di un personaggio non più in vita, ma in tutte le università e dipartimenti di dottorato si fanno ricerche storiche su persone defunte da un po’ di tempo. E se Eliot decidesse di scrivere un libro su Napoleone, cosa farebbe? Consultare la bibliografia di chi ha scritto sull’Imperatore prima di lui e versare sudore sulle carte conservate negli archivi e nelle biblioteche, come ho fatto io ai miei tempi di studente anche nella Biblioteca Nazionale di Francia.

    Sono contenta quindi che non ci siano impedimenti alla trasposizione sul Blog della traduzione francese del libro di Munn, come ho già detto, la migliore delle biografie del nostro Chuck.

    Come dicevo ai miei allievi, i libri non solo bisogna leggerli, ma anche leggerli con cura. E spesso si trovano delle perle di cui nulla si sapeva. Così leggendo lentamente e con cura “In the Arena” ho trovato un periodo veramente misterioso della vita del Nostro.

    Alla fine degli anni ’60, fine anche dell’amministrazione Johnson, con cui Heston aveva strettamente collaborato, oltre ai viaggi in Vietnam Chuck scrive di una serie di viaggi in paesi dell’Africa centrale, come la Nigeria, appena usciti dal colonialismo. In quegli anni il continente africano sembrava pieno di promesse. Heston premette che non sono viaggi per elargire fondi o fare beneficienza. Sono evidentemente viaggi che hanno un fine politico, visto che viaggia con passaporto diplomatico. Né si tratta di pubblicizzare prodotti cinematografici, perché spesso tra le tappe dei viaggi ci sono località ben lontane dalle capitali di questi giovani stati africani , sicuramente prive di sale di proiezione o attrezzature cinematografiche. Bisogna dire che nei primi anni di indipendenza questi stati erano governati da un’elite di intellettuali e politici che si erano formati nelle università europee. Un buon esempio fu il poeta Leopold Sengor che divenne primo presidente del Senegal. Tra le tante mete anche Beirut, nel pieno della guerra.

    Nel 1968 Johnson dichiara di rinunciare alla seconda candidatura per il partito democratiche alle presidenziali che insedieranno infatti Nixon  il 20 gennaio del 1969. Chuck la definisce come una sventura per gli USA  ed aveva ragione. In occasione delle elezioni dei rappresentanti al Senato il partito Democratico e precisamente Jack Valenti un personaggio ben noto in ambito cinematografico, ex consigliere di John Kennedy, invita Chuck a presentarsi come candidato per la California, dove avrebbe sicuramente vinto. La risposta è nota “Ho già interpretato 3 presidenti etc….”. Ma non è la risposta vera. Chuck medita a lungo sulla proposta, parla con Lydia che non dà neanche lei un parere fondato (“Charlie fai quello che ti senti di fare”). Chuck però ha paura del futuro. Le incertezze che hanno segnato la sua infanzia si trasformano in paura dell’ignoto e dei cambiamenti. Rinuncia perché la sua vita rimanga quella che è stata fino ad allora. E poi sa che non è più sostenuto da Lyndon Johnson.

    Ecco, se avessi qui davanti Charlton Heston vivo potrei chiedergli i motivi di quei viaggi nel continente africano e quale incarico gli era stato affidato. La storia ci dice che il cambio di amministrazione negli USA fece perdere fiducia ai giovani stati africani che si buttarono più o meno nelle braccia della Unione Sovietica  tramite Cuba e più tardi della Cina. I tragici effetti di quelle scelte li vediamo oggi, quando dopo guerre e sfruttamento delle risorse naturali africane a centinaia di migliaia i giovani africani attraversano il Mediterraneo. E qui c’è da riflettere su quell’allusione nella intervista censurata del 1972. al fatto che l’aumento della popolazione diventa anche un problema di migrazioni di regioni intere.

    Non potendo chiedere a Chuck lo chiederei certamente a Mr. Munn che forse ha buona memoria di quel periodo. Magari Madame France potrebbe chiederlo lei personalmente e nell’occasione chiedere anche di quella che è la mia idea fissa. Che fine ha fatto “My Father”. Sembra anche per la famiglia un desaparecito come gli intellettuali cileni negli anni di Pinochet.

    Caro signor Munn, quante domande le farei!

     

    signature_2.gif

    Les nouvelles de Munn sont extraordinaires et je suis très heureuse que votre travail et celui de votre petit-fils soient enfin reconnus.

    Je ne pense pas que le malentendu (1 NDT) avec Eliot soit sérieux. Cependant, sa biographie reste superficielle et manque de recherches approfondies. Je sais qu'il est difficile de faire une biographie d'un personnage qui n'est plus en vie, mais dans toutes les universités et les départements de doctorat, la recherche historique est faite sur des personnes qui sont mortes depuis un certain temps. Et si Eliot décidait d'écrire un livre sur Napoléon, que ferait-il ? Consulter la bibliographie de ceux qui ont écrit sur l'Empereur avant lui et transpirer sur les papiers conservés dans les archives et les bibliothèques, comme je l'ai fait dans mes années d'étudiante aussi à la Bibliothèque nationale de France.

    (1) NDT : J'avais fait une erreur d'interprétation d'un message que m'avait envoyé Marc.

     

     
    Je suis donc heureuse qu'il n'y ait pas d'obstacles à la transposition sur le blog de la traduction française du livre de Munn, comme je l'ai dit, la meilleure de nos biographies.

    Comme je l'ai dit à mes étudiants, les livres ne doivent pas seulement être lus, mais aussi lus attentivement. Et souvent il y a des pépites dont on ne savait rien. Alors, en lisant lentement et avec soin "In the Arena" j'ai trouvé une période vraiment mystérieuse de la vie de Notre acteur .
     
    À la fin des années 1960, la fin de l'administration Johnson, avec laquelle Heston avait étroitement collaboré, en plus de voyager au Vietnam, Chuck a écrit une série de voyages dans des pays d'Afrique centrale, comme le Nigeria, juste à la sortie du colonialisme. Dans ces années, le continent africain semblait plein de promesses. Heston souligne qu'ils ne sont pas des voyages pour donner de l'argent ou pour leur offrir la charité. Ce sont évidemment des voyages qui ont un but politique, puisqu'il voyage avec un passeport diplomatique. Il ne s'agit pas non plus de faire de la publicité pour les films, car souvent, entre les étapes du voyage, il y a des endroits éloignés des capitales de ces jeunes États africains, certainement sans salles de projection ni équipement cinématographique. Il faut dire que dans les premières années de l'indépendance, ces États étaient gouvernés par une élite d'intellectuels et de politiciens formés dans les universités européennes. Un bon exemple était le poète Léopold Sengor qui devint le premier président du Sénégal. Parmi les nombreuses destinations il y a eu aussi Beyrouth, au plus fort de la guerre.

    En 1968, Johnson déclare qu'il renoncera à sa deuxième candidature pour le parti présidentiel démocrate, qui mettra en fait Nixon au pouvoir le 20 janvier 1969. Chuck l'appelle un malheur pour les Etats-Unis et il avait raison. À l'occasion de l'élection des représentants au Sénat, le parti démocrate, à savoir Jack Valenti, un cinéaste connu, ancien conseiller de John Kennedy, a invité Chuck à se présenter comme candidat pour la Californie, où il aurait sûrement gagné. La réponse est connue : "j'ai déjà interprété 3 présidents etc ....". Mais ce n'est pas la vraie réponse. Chuck réfléchit longuement à la proposition, s'entretient avec Lydia qui ne lui donne même pas une opinion ferme ("Charlie fais ce que tu as envie de faire"). Mais Chuck a peur du futur. Les incertitudes qui ont marqué son enfance se transforment en peur de l'inconnu et des changements. Pourquoi renoncerait-il à la vie qu'il avait jusque là. Et puis il sait qu'il n'est plus soutenu par Lyndon Johnson.

    Aujourd'hui, si Charlton Heston était encore vivant, je pourrais lui demander les raisons de ses voyages sur le continent africain et la tâche qui lui avait été confiée. L'histoire nous apprend que le changement d'administration aux États-Unis a causé la perte de confiance dans les jeunes États africains qui se sont jetés plus ou moins dans les bras de l'Union soviétique à travers Cuba et plus tard la Chine. Nous voyons aujourd'hui les effets tragiques de ces choix lorsque, après les guerres et l'exploitation des ressources naturelles africaines, des centaines de milliers de jeunes Africains traversent la Méditerranée. Et nous devons aujourd'hui réfléchir à cette allusion dans l'interview censurée de 1972, que l'augmentation de la population devient aussi un problème de migrations de régions entières.

     

    N'ayant pas la capacité de demander à Chuck, je demanderais certainement à M. Munn, qui a peut-être un bon souvenir de cette période. Peut-être que Madame France pourrait lui demander personnellement et à l'occasion lui faire part de mon idée fixe  :  qu'est-il arrivé à "My Father" ?. Il semble aussi avoir été pour la famille un desaparecido (2) comme les intellectuels chiliens dans les années de Pinochet.

    Cher Monsieur Munn, combien de questions puis-je vous poser ?

    (2) disparu en français. 

     

     

     
     

     

  • LETTERA A UN FIGLIO - LETTRE A UN FILS

    Cara France,

    questo è il commento che mi hai suggerito di scrivere. Decidi tu se tradurlo in francese o no. Forse per Fray non ci sarebbe bisogno, ma per i lettori del blog forse è necessario

    con tanto affetto (e tanto dolore per tua sorella, per mio padre e per Chuck)

    Maria

    32c5fd5c5bcc6a1b718f99bd4ada195c.jpg

    Scrivo questo mio commento in italiano e spero che Fraser Heston non abbia dimenticato la mia lingua.

    Anzi spero che Fray , come lo chiamavano in famiglia, non abbia dimenticato troppe cose della sua infanzia e della sua adolescenza.

    In una intervista, non ricordo quale, Fray diceva che la sua più grande fortuna era stata quella di avere avuto genitori come i suoi.

    E’ vero: è una grande fortuna avere un padre intelligente, colto e pieno di talento. Pieno anche di affetto per suo figlio. Ed uno dei Comandamenti è quello di onorare il padre. Nonostante il mio personale agnosticismo, è quello che ho fatto alla morte di mio padre, senza trasformare quel dovuto senso di rispetto in un’opportunità di aumentare quel poco o molto di benefici economici lasciatimi da lui.

    Ad esempio, se mio padre mi avesse lasciato un “In Folio” originale di Shakespeare, conoscendo il valore non economico che quel libro aveva per lui non lo avrei abbandonato nelle mani di un battitore d’asta. E così i tanti ricordi, perfino gli abiti e le cose che in vita ha maneggiato. Naturalmente parlo di mio padre. Ma un padre è un padre e anche a mio padre io devo molto. Il farmi scoprire la bellezza dell’arte e della letteratura. Il mostrarmi le tante infinite bellezze del mondo in cui viviamo. Aprire la mia mente alla molteplicità della razza umana. Anzi al fatto che come disse Einstein di razza ce n’è solo una.

    Se poi, e parlo sempre di mio padre, mi avesse addirittura lasciato un suo testamento  in un film che racconta lo straziante rapporto che pure può esservi tra un padre e un figlio, non lo avrei volutamente ignorato. Non avrei ignorato lo sforzo fisico e la difficoltà spirituale di continuare ad esercitare la sua arte mentre era consapevole di quanto poco gli rimaneva da vivere. Se, e parlo di mio padre, avessi ora in mano quel testamento, rivolto a me e al resto della famiglia lo mostrerei a tutti con orgoglio, dicendo : “Guardate mio padre negli ultimi momenti della sua vita. Guardatelo mentre, malfermo sulle gambe, mi parla nascondendo il suo dolore. “

    L’avrà capito che ora parlo di suo padre. E tra le tante cose che ha permesso si perdessero nel mondo ⌊ 1 ⌋, senza rendersi conto che quelle cose erano parte della memoria di suo padre ma forse pensando solo ai benefici economici che ne poteva trarre, come ha potuto permettere che anche una parte significativa dell’arte di suo padre , un racconto doloroso intitolato, guarda il caso, proprio “My Father” fosse nascosto, sepolto per sempre ?

    Questa è la realtà più dolorosa e che mai mi sarei aspettato dalla sua “pietas”, quel sentimento di rispetto e di nostalgia, che i Romani provavano per coloro che avevano perduto per sempre. Cercavano per quanto potevano di mantenerne la memoria per sé e per le generazioni future. Forse nei mesi da lei trascorsi a Roma avrà avuto modo di vedere la Via Appia Antica e le tante tombe che i sopravvissuti dedicavano alla “pietas” che sempre bisogna conservare per chi non c’è più.

    Quest’anno saranno dieci anni che suo padre ha lasciato questo mondo e ha lasciato un figlio che considerava la sua garanzia per l’immortalità. Ci pensi un momento. Non sente nascere anche in lei quell’antico senso di “pietas”?

    Non sente la necessità di richiamare con una piccola offerta, come facevano i Romani, attraverso un foro che si supponeva raggiungesse l’Ade, la memoria di suo padre e riportarla in vita?

    Io semplicemente le chiedo di farlo. Potrebbe non perdonarselo mai

    MARIA RUSSO DIXON

    MIEI CONSIGLI PERSONALI

    ⌊1⌋ A questo proposito, penso che sia stata una decisione collettiva della famiglia dover decidere sulla vendita della proprietà, non solo sulla decisione di Fraser.

    Noi Ammiratori del Grande Uomo non ammettiamo questa scelta, avremmo voluto che "la Casa di Ben Hur" fosse trasformata in un luogo culturale dedicato a Charlton Heston, alla cultura letteraria, al teatro e al cinema. Era diverso e ce ne siamo pentiti.

    Mi prendo la libertà di pensare che la Famiglia abbia immaginato la delusione degli Hestoniani e degli Hestoniani e che probabilmente sarebbe stato straziante per loro dover separarsi da tutto quello che era stato CHARLTON E LYDIA. Ingenuamente, è quello che voglio credere.

    FRANCE ...

     

    Chère France,

    ceci est le commentaire qui m'a été suggéré d'écrire. Tu décides si tu le traduis en français ou non. Peut-être que pour Fray il y n'aurait pas besoin, mais pour les lecteurs du blog il est nécessaire peut-être de le faire. 

    avec beaucoup d'affection et beaucoup de peine pour ta soeur, pour mon père et pour Chuck,

    Maria

    11846712_10205989481069463_8950549305592664952_n.jpg

     

    J'écris ce commentaire en italien et j'espère que Fraser Heston n'a pas oublié ma langue.

    En fait, j'espère que Fray, comme on l'appelait dans la famille, n'a pas trop oublié son enfance et son adolescence.

    Dans une interview, je ne me souviens pas laquelle, Fray a dit que sa plus grande chance avait été d'avoir des parents comme les siens.

    C'est vrai : c'est une grande fortune d'avoir un père intelligent, cultivé et talentueux. Aussi plein d'affection pour son fils. Et l'un des commandements est d'honorer le père. En dépit de mon agnosticisme personnel, c'est ce que j'ai fait à la mort de mon père, sans transformer ce sens du respect en une occasion d'augmenter le peu ou beaucoup de l'héritage qu'il m'a laissé.

    Par exemple, si mon père m'avait laissé un original «In Folio» de Shakespeare, sachant la valeur sentimentale que le livre avait pour lui, je ne l'aurais pas abandonné entre les mains d'un commissaire-priseur de ventes aux enchères. Et donc les nombreux souvenirs, même les vêtements et les objets qui étaient la réussite de sa vie. Bien sûr, je parle de mon père. Mais un père est un père et je dois beaucoup à mon père aussi. Il m'a fait découvrir la beauté de l'art et de la littérature. Il m'a montré les nombreuses beautés infinies du monde dans lequel nous vivons. Ouvert mon esprit à la multiplicité de la race humaine. Effectivement, comme l'a dit Einstein " il n'y a qu'une seule race."

    Si alors, et — je parle toujours de mon père — il avait même laissé son testament dans un film qui raconte la relation déchirante qu'il peut y avoir entre un père et un fils,  je ne l'aurais pas ignoré intentionnellement. Je n'aurais pas ignoré l'effort physique et la difficulté spirituelle de continuer à exercer son art alors qu'il était conscient du peu qu'il lui restait à vivre. Si, — et je parle de mon père — j'avais maintenant ce testament entre mes mains, je le montrerais à la famille et au reste du Monde avec fierté, en disant : « Regardez mon père dans les derniers moments de sa vie. Regardez-le tandis que, instable sur ses jambes, il me parle, cachant sa douleur. »

    Il aura compris que maintenant je parle de son père. Et parmi les nombreux objets qu'il s'est permis de disperser dans le monde ⌊ 1 ⌋, sans se rendre compte que ces objets faisaient partie de la mémoire de son père, mais peut-être ne pensait-il qu'aux avantages économiques qui pouvaient en découler. Regarde le cas vraiment : comment a t'il pu permettre que, même une partie significative de l'art de son père, juste une histoire douloureuse appelée "MY FATHER " soit cachée, enterrée pour toujours ?

    C'est la réalité la plus douloureuse et que je n'aurais jamais imaginée de ses «pietas»,  ce sentiment de respect et de nostalgie que ressentaient les Romains pour ceux qu'ils avaient perdus pour toujours. Ils ont essayé autant que possible de garder leurs souvenirs pour eux-mêmes et pour les générations futures. Peut-être que durant les mois qu'il a passés à Rome, il a eu l'occasion de voir la Via Appia Antica et les nombreuses tombes que les survivants ont consacrées aux "pietas" qui doivent toujours être conservées pour ceux qui n'existent plus.

     
    Cette année, il y aura dix ans que son père a quitté ce monde et a laissé un fils qu'il considérait comme sa garantie d'immortalité. Y pense t'il un instant. Ne ressent-il pas naître en lui aussi,  ce sens ancien de "pietas" ?
     
    Ne ressent-il pas le besoin de rappeler avec une petite offre, comme les Romains faisaient, à travers un trou qu'on supposait atteindre l'Ade, la mémoire de son père et le ramener à la vie ?
     
    Je lui demande simplement de le faire. Il pourrait ne jamais lui pardonner.
     

    signature_2.gif

    MON AVIS PERSONNEL

    ⌊ 1⌋ Sur ce sujet, je pense que ce fut une décision collective de la famille que d'avoir à décider de la vente des biens, pas uniquement la décision de Fraser. 

    Nous les Admirateurs du Grand Homme n'admettons pas ce choix, nous aurions souhaiter que " la Maison de Ben Hur " soit transformée en lieu culturel dédié à Charlton Heston, à la culture littéraire, au théâtre et au cinéma. Il en a été autrement et nous le regrettons.

    Je me permets de penser que la Famille a envisagé la déception des Hestoniens et Hestoniennes et que probablement, ce fut un déchirement pour eux d'avoir à se séparer de tout ce qui avait été CHARLTON ET LYDIA. Naïvement, c'est ce que je veux croire.

    FRANCE...

    11885344_10206033984462020_971825381158194573_n.jpg

     
     
  • ESSAI D'UN COSTUME avec le tailleur Cifonelli à l'aéroport de Fiumicino 27 juin 1961

    spero ti sia arrivata la precedente mail con esclusiva  foto di chuck mentre prova un frac con il sarto Cifonnelli, di Roma. Siamo a Fiumicino nel 1961. Per ordine di  Kennedy Chuck rappresenta gli USA al festival di Berlino, poche settimane prima della costruzione del muro. Chuck era a Roma per la postproduzione del Cid e aveva urgente bisogno di un abito da sera (almeno credeva) . Convocato all’aeroporto con il completo già tagliato nel giro di 24 ore Cifonnelli cuce sul corpo del nostro l’abito di rappresentanza.

    Le foto sono conservate nell’archivio Luce, di proprietà statale. La scheda dell’archivio contiene anche le foto più piccole di tutto l’evento.

    Dolce vita di una volta. Insomma a Roma si sa sempre tutto di tutti. Anche del passato di tutti.

    A proposito il titolo “una vita non basta” è anche quello di un bellissimo film di Lelouch, lo so e lo avevo in VHS. Ma anche una specie di esempio della vita di tutti i giorni del nostro Chuck e della sua vita quasi privata

    Baci Da domani riprendo e finisco l’intervista. Ero a corto di alimenti e mi sono presa una giornata per la spesa

    J'espère que mon courrier précédent est arrivé avec des photos exclusives de Chuck lorsqu'il essaie un costume queue-de-pie avec le tailleur Cifonnelli, à Rome. Nous sommes à Fiumicino en 1961. Par ordre de Kennedy Chuck représente les Etats-Unis au Festival de Berlin quelques semaines avant la construction du mur. Chuck était à Rome pour la post-production de Cid et avait urgemment besoin d'une tenue de soirée (du moins il le croyait). Convoqué à l'aéroport, Cifonnelli arrive à l'aéroport avec le complet déjà coupé depuis 24 heures Cifonnelli ajuste à la taille de  Chuck, le vêtement de cérémonie.
    Les photos sont stockées dans les archives LUCE appartenant à l'État. L'onglet archive contient également les plus petites photos de l'événement.
    Douce vie pour une fois. A Rome, tout le monde sait tout. Même le passé de tous.
    D'ailleurs, le titre "itinéraire d'un enfant gâté" est aussi un beau film de Lelouch, je le sais et je l'ai vu en VHS. Mais aussi une sorte d'exemple de la vie quotidienne de notre Chuck et de sa vie presque privée
    Bisous Demain je reprends et finis l'interview. J'étais à court d'idées et j'ai pris une journée de congé

    FV00123461.JPG

    Charlton Heston descend d'un avion TWA 

    FV00123459.JPG

    Charlton Heston vient de descendre d'un avion américain de la TWA à l'aéroport de Fiumicino 


    Charlton Heston essaie son costume, avec le tailleur Arturo Cifonelli 

    FV00123457.JPG

    Charlton Heston accueilli par le tailleur Cifonelli à l'aéroport de Fiumicino

    FV00123477.JPG

    FV00123481.JPG

    Charlton Heston essaie son costume, avec le tailleur Arturo Cifonelli 

    FV00123485.JPG


    Le monstre sacré, Charlton Heston et le  tailleur Cifonelli 

    FV00123505.JPG

  • "THE TEN COMMANDMENTS" : BAD OR GOOD ?

    Je n'en attendais pas moins de mon amie Maria, un billet quelque peu "NO POLITICALLY CORRECT" que je cautionne complètement et dont nous n'avons pas à douter de l'objectivité. 

    Je partage sa vision du film "THE TEN COMMANDMENTS". Je n'ajoute rien à ce qu'elle exprime, je préfère vous laisser découvrir par vous-mêmes et n'hésitez pas à apporter votre propre commentaire. 

    23621322_2074749332753380_2643870740595614197_n.jpg

     

    Questo billet non ti piacerà, come non piacerà a un buon numero di frequentatori del blog, ma è esattamente quello che penso: I Dieci Comandamenti è un film veramente brutto, la performance di Chuck è infelice e la regia di De Mille risente troppo del clima politico e storico della prima metà degli anni ’50 e dell’età avanzata che teneva  il regista ancora legato a un tipo di cinema oramai datato. A te la decisione se inserirlo nel Blog o lasciar perdere.

     

    << lavorando al mio dottorato di ricerca mi è capitato tra le mani un bel libro sul rapporto tra politica e cinema tra gli anni 30 e 50 del secolo passato “ Seeing is believing” , (vedere per credere) che sottolinea i vari momenti in cui il cinema americano era forse inconsciamente (ma non lo credo) tenuto a sostenere la politica americana in determinati momenti storici. Così il cinema dell’Happy End di Frank Capra, durante la Grande Depressione e le fantascientifiche invasioni della Terra da parte di mostri intenti a modificare le coscienze durante i primi anni 50 quando il maccartismo infuriava durante la Guerra Fredda.

    The Ten Comandaments entra in quest’ultimo filone sostenendo attraverso il mito fondante di Mosè la legittimità dello Stato d’Israele, appena nato e già minacciato da più parti. Remake di un film sempre di De Mille ma di 30 anni prima narra su una  sceneggiatura traballante la vita del presunto autore del Pentateuco, i cinque libri detti anche dell’Esodo.

    De Mille si espone di persona nel film stesso comparendo in una presentazione dal sapore teatrale del film, affermando che nulla si sa della prima parte della vita di Mosè e che comunque alcuni scritti, oramai persi, accennano ad una sua vita alla corte del Faraone d’Egitto (forse un certo Seti). Nelle Scritture troviamo un fortunoso avvicinamento del bambino ebreo salvato dalle acque da un membro della famiglia reale con l’ambiente del faraone regnante. E basta. La sorellina del bambino viene convocata per trovare una balia al neonato. La bambina decenne torna a casa e invia a corte la madre naturale del bambino. Nella seconda parte del film troveremo la stessa bambina ringiovanita come sorella minore del profeta.

    Niente altro riferimento al Mosè principe d’Egitto. D’altra parte costumisti e truccatori avevano fatto fortuna con De Mille. Necessaria quindi almeno per la prima metà del film una messa in scena grandiosa e soprattutto lussuosa per solleticare con nuvole di trasparenti veli in nylon la metà maschile del numerosissimo pubblico di spettatori. Per le signore una altrettanto improbabile storia d’amore.

    Ancora vincolato alla tradizione delle riprese negli Studi di Hollywood, questa prima metà, abbondante di strutture architettoniche e nylon svolazzante diventa leggermente claustrofobico per gli spettatori.

    Ma l’attesa è per la seconda parte, piena degli effetti speciali consentiti all’epoca e di distese di deserto NON sconfinato (mancano solo 6 anni per le scene desertiche di Lawrence D’Arabia).  E la seconda parte arriva  con il Mar Rosso e il fuoco divino.

    E Chuck? Per trovarlo dopo il breve idillio iniziale occorrerebbe un bel bagno in acqua e sapone per liberarlo degli strati di fondotinta abbronzante e delle fitte barbe accuratamente colorate e pettinate.

    La sua voce si leva urlante e allo stesso tempo monocorde. Chi ha visto il film con l’originale audio inglese, inoltre, si sarà accorto della impostazione fortemente teatrale con il raddoppio delle consonanti all’inizio e al centro delle parole, come era uso sulla scena dei paesi anglofoni. Eppure solo pochi anni prima e sempre diretto da De Mille in “The Greatest show on hearth” la sua recitazione era così espressiva e realistica da far pensare ad un ignoto spettatore che si trattava davvero di un manager circense, “preso dalla strada” come si diceva in quei tempi, quando la cinematografia europea inseriva tra gli attori uomini e donne che facevano nella vita tutt’altro che recitare.

    So di esprimere un parere di minoranza e d’altra parte un attore di soli 32 anni, all’inizio della carriera, avrebbe mai osato rifiutare un’offerta di Cecil B. De Mille per una parte che, non facciamo trarci in inganno, non è quella principale. Il protagonista, contate i minuti di apparizione sullo schermo e quello delle battute, è invece il bravissimo Yul Brinner.

    Insomma per amor di logica, perché il potente Faraone non  si libera del petulante profeta? Forse perché come riportano le scritture Mosè non si presentò da solo alla corte del faraone, ma accompagnato dai capi delle varie tribù del popolo ebraico. Cresciuto a dismisura in numero in terra d’Egitto, un caso di sovrappopolazione, come per “Soylent Green” che avrebbe potuto dar luogo ad una feroce insubordinazione. Perché gli ebrei non erano schiavi. Erano migranti nei secoli filtrati in Egitto a seguito della fortunata carriera di uno di loro: Giuseppe, il casto Giuseppe e i suoi laboriosi fratelli. Come accade ancora oggi i migranti dovevano adattarsi ai lavori più umili e meno retribuiti. Ma alla schiavitù , no! >>      

      Maria Russo Dixon

    PDVD_341.jpg

    Ce billet ne te plaira pas, comme ne l'aimeront pas un bon nombre d'habitués du blog, mais c'est exactement ce que je pense : "The Ten Commandments" est un film vraiment mauvais, la performance de Chuck est malheureuse et la direction de De Mille souffre trop du climat politique et historique de la première moitié des années 50 et de l'âge avancé qui maintenait le directeur encore attaché à un type de cinéma maintenant daté. La décision est de l'entrer dans le blog ou de l'oublier.

    << travaillant à mon doctorat de recherche, j'ai eu entre les mains un bon livre sur la relation entre la politique et le cinéma entre les années 30 et 50 du siècle dernier : "Seeing is believing" (Voir pour croire), qui souligne les différents moments dans lesquels le cinéma américain était peut-être inconsciemment (mais je ne le crois pas) tenu à soutenir la politique américaine dans certains moments historiques. C'est le film " Happy End " de Frank Capra, pendant la Grande Dépression et les invasions de la terre dans la science-fiction par des monstres déterminés à changer les consciences au début des années 1950 lorsque le maccarthysme faisait rage pendant la guerre froide.

    The Ten Commandments " entrent dans cette dernière veine, soutenant la légitimité de l'état d'Israël nouvellement créé et déjà menacé,  à travers le mythe fondateur de Moïse. Le remake d'un film de De Mille, mais 30 ans plus tôt, raconte sur un scénario bancal la vie de l'auteur supposé du Pentateuque, les cinq livres aussi appelés L'Exode.

    De Mille s'expose en personne dans le film en apparaissant dans une présentation d'un goût théâtral, en affirmant que rien n'est connu de la première partie de la vie de Moïse et de toute façon certains écrits perdus laissent supposer sa vie à la cour du Pharaon d'Egypte (peut-être un certain Séthi). Dans les Écritures, nous trouvons une approche chanceuse de l'enfant juif sauvé des eaux par un membre de la famille royale de l'environnement du pharaon au pouvoir. Et c'est tout. La petite soeur est convoquée pour trouver une nourrice. La fillette de dix ans rentre à la maison et la mère naturelle de l'enfant est envoyée à la Cour. Dans la deuxième partie du film, nous retrouverons la même fille rajeunie comme sœur cadette du prophète.

    Aucune autre référence à Moïse prince d'Egypte. D'un autre côté, les créateurs de costumes et les maquilleurs avaient fait fortune avec De Mille. Ainsi, au moins pour la première moitié du film, une mise en scène grandiose et surtout luxueuse est nécessaire pour émoustiller la moitié masculine de l'immense public de spectateurs avec des nuages de voiles de nylon transparents. Pour les dames, une histoire d'amour également improbable.

    Toujours attachée à la tradition du tournage dans les studios hollywoodiens, cette première moitié, riche en structures architecturales et en nylon flottant, devient légèrement claustrophobique pour les spectateurs.

    Mais l'attente est pour la deuxième partie, pleine d'effets spéciaux autorisés à l'époque et d'étendues désertiques sans limite (il ne manque que 6 ans avant les scènes de désert de Lawrence D'Arabie). Et la deuxième partie vient avec la Mer Rouge et le feu divin.

    PDVD_669.jpg

    Et Chuck ? Pour le trouver après la petite romance initiale, il faudra un bon bain d'eau et de savon pour le libérer des couches de fond de teint bronzé et des barbes soigneusement colorées et peignées.

    Sa voix s'élève en hurlant et en même temps monotone. Ceux qui ont vu le film avec le son original anglais,  auront d'ailleurs remarqué le cadre fortement théâtral avec le doublement des consonnes au début et au centre des mots, comme cela étaient utilisé sur la scène des pays anglophones. Pourtant, quelques années auparavant et toujours dirigé par De Mille dans " The Greatest show on hearth " son jeu était si expressif et réaliste qu'il laissait penser à un spectateur lambda qu'il était vraiment un directeur de cirque "pris dans la rue" comme cela se faisait à cette époque, quand la cinématographie européenne incluait parmi les acteurs, des hommes et des femmes qui faisaient tout autre chose dans la vie, que d'être des comédiens. 

    vlcsnap-00924.jpg

    Je sais que je donne une opinion minoritaire et d'autre part,  un acteur âgé de seulement 32 ans, au début de sa carrière, n'aurait jamais osé refuser une offre de Cecil B. De Mille pour un rôle qui, ne soyons pas dupe, n'est pas le principal. Le protagoniste, en comptant les minutes d'apparition sur l'écran et des moments de battement, est à la place, le bon Yul Brynner.

    PDVD_306.jpg

    En bref, pour des raisons de logique, pourquoi le puissant pharaon ne se débarrasse-t-il pas du prophète irritable ? Peut-être parce que, comme l'ont rapporté les Écritures, Moïse ne s'est pas présenté seul à la cour du Pharaon, mais accompagné des chefs des différentes tribus du peuple juif. Ils ont grandi en nombre sur la terre d'Egypte, un cas de surpopulation, comme dans " Soylent Green " qui aurait pu donner lieu à une insubordination féroce. Parce que les Juifs n'étaient pas des esclaves. Ils ont été des migrants dans les siècles passés en Egypte à la suite de la carrière réussie de l'un d'eux : Joseph, le chaste Joseph et ses frères travailleurs. Comme toujours aujourd'hui, les migrants doivent s'adapter aux emplois les plus humbles et les moins rémunérés. Mais à l'esclavage, non! >>

    signature_2.gif

  • " YES, ACTUALLY DADDY YOU ARE A SEX-SYMBOL" - N° 4

    Publié le 29 novembre 2016

    M.A.J. le 29 novembre 2017

     

    Pour ce billet N° 4, Maria analyse le jeu de Chuck et l'importance que notre grand acteur a donné à ses interprétations et à l'utilisation de son corps dans ses rôles. Nous savons qu'il ne s'est pas ménagé et qu'il a "martyrisé" son corps magnifique,  jusqu'au paroxysme, tout au long de sa prodigieuse carrière.

    Photo de Chuck, lors du tournage de JULES CESAR (1970)

    10956060_350658898454435_904854845_n.jpg

    "Bravo Renaud. La sua narrazione e la sua analisi rafforzano la mia convinzione che Charlton Heston possa essere definito come un attore prevalentemente teatrale, più che cinematografico. In una intervista da me già citata in occasione della presentazione del suo libro-diario alla domanda relativa all'importanza che l'attore dava alla sua fisicità ( e chi lo potrebbe negare?) , Chuck risponde che il corpo dell'attore è lo strumento principe della sua arte. Iniziato all'arte teatrale alla fine degli anni '30 Chuck si trova in un momento in cui il teatro americano riceve gli impulsi delle sperimentazioni europee derivate, tra l'altro, dalle novità introdotte in Europa anche dalla Rivoluzione russa. Siamo in quelli che un testo fondamentale per la storia del teatro negli USA chiama "The Fervent Years", quando l'arte scenica viene diffusa attraverso rappresentazioni vicine al popolo dei piccoli centri , facendo uso di spazi non specificatamente teatrali, come granai, fabbriche o siti dove le comunità cittadine sono use radunarsi. In questi anni Orson Wells gira le campagne e le città con il suo "Mercury Theatre" che nel 1939 terrorizzerà gli ascoltatori americani con la messa in onda radiofonica della "Guerra dei Mondi " di H. G. Welles. E noi sappiamo quale sarà in seguito il rapporto tra Heston e Wells. Comunque queste sperimentazioni teatrali danno molto rilievo alla fisicità del corpo dell'attore e alla sua personalità. Già Stanislavskji, nei primi anni del XX secolo, aveva accentuato il valore della persona fisica e spirituale dell'attore con la teoria della "perez jivanje" cioè la teoria dell' "immedesimazione" grazie alla quale la creatività dell'attore consiste nell'interpretare, al di là del testo, un sottotesto del personaggio che nasca, momento per momento, portando in scena i suoi sentimenti più nascosti, le sue proprie esperienze di vita, ricreandole ogni sera davanti agli spettatori, mettendosi cioè a nudo. "The War lord" rappresenta un'ottima occasione per trasportare nel cinema le teorie teatrali della prima parte del Novecento, teorie con le quali Heston ha familiarizzato nel suo apprendistato di attore, come ci mostra la visione del suo stupendo "Peer Gynt ", frutto degli anni della Northwestern University. Peccato solo che accanto a lui Rosemary Forsythe, pur bella di una bellezza angelica (o forse proprio per questo eccesso di spiritualità) , non riesce a corrispondere alla sensualità e al calore della passione che investe l'infelice Cavaliere. Come sempre, Heston è in anticipo sui tempi. Entro qualche anno grandi successi teatrali, non necessariamente spettacolari, saranno ripresi dal cinema. E peccato ancora che oggi noi non abbiamo nessun documento di una performance teatrale di Chuck. Sarebbe meraviglioso averla. Forse esiste, nascosta in qualche archivio o in casa di qualche ammiratore o amico fedele. Se esiste ne faccia parte a tutti, perché tutti quelli che vogliono conoscere il lato più vero e più nascosto di John Carter possano goderne. Per ulteriori valutazioni sulla fisicità di Heston ci risentiamo con "Planet of the Apes" . Non a caso Holly Heston alla Premiere del film rivelò al suo imbarazzatissimo genitore che "sì, effettivamente Daddy you are a sex-symbol"."

    Maria Russo Dixon

    Chuck lisant son scenario durant le tournage "LA PLANETE DES SINGES"

    1-Heston 1973-1.jpg

    "Bravo Renaud. Votre narration et votre analyse renforcent ma conviction que Charlton Heston peut être défini comme un acteur essentiellement de théâtre  plus que de cinéma. .

    Dans une interview que j'ai déjà citée à l'occasion de la présentation de son journal intime,  à la question relative à l'importance que l'acteur portait à sa matérialité physique (et qui peut le nier?) Chuck a répondu que le corps de l'acteur est l'instrument principal de son art .

    Initié à l'art théâtral à la fin des années 30, Chuck se trouve dans une période durant laquelle le théâtre américain reçoit les pulsions des expériences venant d'Europe entre autres, des nouveautés introduites en Europe, et  même de la Révolution russe.

    Nous sommes dans ce que l'on nomme un texte fondamental pour l'histoire du théâtre aux USA : "Les Années Ferventes", quand l'art scénique était  diffusé par le biais d'espaces - pas forcément des théâtres - comme des granges , des usines, des lieux où les communautés citadines ont tendance à se réunir.

    Durant ces années, Orson Welles fait le tour des campagnes et des villes avec son «Mercury Theater».  En 1939 il va terroriser les auditeurs américains avec cette émission de radio  "La guerre des mondes" d'après  H. G. Wells. Et nous savons ce que sera plus tard la relation d'Heston avec Orson Welles.   De toute façon, ces expériences théâtrales mettent en valeur la matérialité du corps de l'acteur et sa personnalité.

    11781770_675608369236724_11188185511218931_n.jpg

    Déjà Stanislavski , durant les premières années du XXème siècle, mettait l'accent sur la valeur du physique et de la spiritualité de l'acteur avec la théorie de " Perez Jivanji", c'est-à-dire la théorie de " l'identification" grâce à laquelle la créativité de l'acteur consiste à interpréter au delà du texte, un sous-texte du personnage qui nait moment par moment , mettant en scène ses sentiments les plus cachés,  ses expériences de vie, les recréant chaque soir devant les spectateurs, se mettant ainsi à nu.

     

    "The War lord" représente une excellente occasion pour reproduire au cinéma,  les théories théâtrales de la première moitié du XXème siècle, théories avec lesquelles, Heston s'est familiarisé dans son apprentissage d'acteur, comme nous le montre la vision de son splendide "Peer Gynt", fruit des années de la " Northwestern University".

    1-téléchargement (4).jpg

    Dommage seulement qu'à ses côtés, Rosemary Forsythe, pourtant belle d'une beauté angélique  (ou peut-être à cause de cet excès de spiritualité), ne réussit pas à correspondre à la sensualité et à la chaleur de la passion que dégage le malheureux chevalier. Comme toujours, Heston est en avance sur son temps. Et ainsi, quelques années plus tard, de grands succès théâtraux, qui ne sont pas nécessairement spectaculaires, seront repris par le cinéma. Il est dommage encore aujourd'hui que nous n'ayons aucun document d'une performance théâtrale de Chuck. Ce serait magnifique d'en avoir une .Peut-être existe t'elle , cachée dans quelques archives ou dans une maison de quelque admirateur ou ami fidèle. Si elle existe , elle devrait appartenir à tous , car tous ceux qui veulent connaître le côté le plus vrai et le plus caché de John Carter pourraient en jouir.

    vlcsnap-2015-02-01-06h25m32s199.png

    Pour d'ultérieures évaluations sur le physique de Heston , nous en reparlerons avec la "Planète des singes". Ce n'est pas par hasard si Holly Heston, à la première du film, révéla à son père très embarrassé que " oui, effectivement, Papa , tu es un sex-symbol ".

    vlcsnap-00065.jpg

    1017119_324653337665564_164408298_n.jpg

    8545b0e3a5e23362c6139acd0337bfd0.jpg

     

    577698_313991752065056_1540656015_n.jpg