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CHARLTON HESTON LE MAGNIFIQUE - Page 4

  • MON COMMENTAIRE EST POUR ADRIEN par Maria Russo.

    Chère Maria, je ne pense pas que tu m'en veuilles si je publie ton commentaire ici, bien que tu l'aies adressé spécialement à Adrien. 

    Adrien ne m'en voudra pas non plus, j'en suis certaine.

    Je vous remercie tous les deux pour votre compréhension, car je pense que ce commentaire mérite d'être lu par tous les hestoniens. 

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    Il mio commento è rivolto a Adrien e alla sua ottima traduzione.

    Bravo, davvero bravo e.. commovente almeno in questa prima parte. Ho spesso scritto sul blog che la personalità, le scelte, le contraddizioni e quel fondo di tristezza che si percepiva nelle sue interpretazioni sono una conseguenza reale dei suoi primi vent'anni di vita.

    Era forse questa tristezza di fondo che Wyler ha cercato con grande abilità di portare alla luce in Ben Hur. Che non è un condottiero, nè un grande artista o una figura epica. Juda Ben Hur , nella versione che anche oggi possiamo percepire guardando il film, è un uomo comune che si trova a vivere eventi eccezionali in un momento storico eccezionale. non trascina dietro di sè la nazione ebraica, come Mosè, nè da la sua vita per l'indipendenza del suo paese, come Il Cid.

    E', a guardare con attenzione il film di Wyler , un giovane ebreo che soffre del peso dei Romani sulla sua vita e sulla sua terra. Che prova, come è umano che sia, a vendicarsi di chi ha distrutto la sua vita, ma poichè , come dice a Messala, odia la violenza non si vendicherà armi alla mano, ma attraverso l'umiliazione dei suoi oppressori guidando una quadriga nel Circo di Antiochia.

    Per ritornare poi ad essere uno come tanti, con le sue pene e la sua infelicità cercando di ricostruire una famiglia che gli era stata tolta. Juda Ben Hur non è un eroe epico. E' un uomo che resiste alle offese che la vita gli impone, agli alti e bassi e per questo lo sentiamo tanto vicino a noi. Si dice che alla fine dell'ultima ripresa Chuck non riuscì a frenare le lacrime. I motivi forse andavano aldilà del film, aldilà della tragedia del Cristo sulla via dolorosa, nel cui viso riconosce quello dell'unico uomo che gli venne incontro lungo la sua "Via dolorosa".

    In questo blog si è parlato di molti dei film di Charlton Heston , ma sembra che "Ben Hur" non ha ancora avuto l'attenzione che merita da tutti noi. Eppure mezzo secolo dopo ancora gli spettatori frenano le lagrime guardando le ultime immagini di una famiglia che miracolosamente si ricompone. In fondo era il sogno di Chuck, non creare una famiglia qualsiasi, ma miracolosamente ricreare la sua "vera" famiglia

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    Mon commentaire s'adresse à Adrien et son excellente traduction.

    Bravo, vraiment bien et ... émouvant au moins dans cette première partie. J'ai souvent écrit sur le blog que la personnalité, les choix, les contradictions et le fond de tristesse que nous percevions dans ses interprétations sont une conséquence réelle de ses vingt premières années de vie.

    C'était peut-être cette tristesse sous-jacente que Wyler cherchait avec beaucoup d'habileté à découvrir dans Ben Hur, qui n'est pas un leader, ni un grand artiste ou une figure épique. Judah Ben Hur, dans la version que nous pouvons encore voir aujourd'hui, est un homme ordinaire qui se trouve vivre des événements exceptionnels dans un moment historique exceptionnel. Il n'entraîne pas la nation juive derrière lui,  comme Moïse, ni  dans sa lutte pour l'indépendance de son pays, comme Le Cid.

    En regardant attentivement le film de Wyler, il s'agit d'un jeune Juif qui souffre du poids des Romains sur sa vie et sur sa terre. Quelle épreuve, en tant qu'être humain, de se venger de ceux qui ont détruit sa vie, mais parce que, comme il le dit à Messala, il déteste la violence,  il ne prendra pas les armes de la vengeance, mais il agira par l'humiliation de ses oppresseurs en conduisant un quadrige dans le cirque d'Antioche.

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    Puis revenir alors et vivre comme beaucoup, avec sa douleur et son malheur essayant de reconstruire une famille qui lui avait été enlevée. Judah Ben Hur n'est pas un héros épique. C'est un homme qui résiste aux offenses que la vie lui impose, les hauts et les bas, c'est pour cela que nous le sentons si près de nous. Il est dit qu'à la fin de la dernière prise, Chuck ne pouvait pas arrêter ses larmes. Les raisons sont peut-être allées au-delà du film, au-delà de la tragédie du Christ sur le douloureux chemin, dans le visage duquel il reconnaît le seul homme qui est venu à sa rencontre sur sa "Via Dolorosa".

    Dans ce blog, nous avons parlé de nombreux films de Charlton Heston, mais il semble que "Ben Hur" n’ait pas encore reçu toute l’attention qu’il mérite de notre part. Pourtant, un demi-siècle plus tard, les spectateurs retiennent leurs larmes en regardant les dernières images d’une famille qui se recompose miraculeusement. Après tout, c'était le rêve de Chuck, non pas de créer une famille, mais de recréer miraculeusement sa "vraie" famille.

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  • " JULES CESAR " & " ANTOINE ET CLEOPATRE " - Troisième partie"

    ANTOINE ET CLEOPATRE : 2ème partie

     

     

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    BIEN QU’AYANT GLOBALEMENT structuré son film et défini la distribution des rôles principaux, CHUCK bute donc toujours, début 1971 , sur le nerf de la guerre et point de départ crucial de toute entreprise, l’argent…conscient du fait que ses deux derniers films ont été deux « flops », JULIUS CAESAR et aussi le très coûteux HAWAIIANS, tourné sans grande conviction de sa part d’ailleurs, il ne peut plus prétendre attirer producteurs ET distributeurs sur sa seule image de « star » plutôt écornée en ce début mal engagé des années 70 ; c’est donc Peter SNELL, son ami le « boy producer » qui va régler en grande partie le problème !

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    Ayant approché avec succès une société de distribution espagnole, IZARO FILMS, il parvient à les convaincre de mettre la moitié de l’argent nécessaire, en échange de tous les droits sur le territoire espagnol ; habile manœuvre car à l’époque, HESTON est toujours l’éternel CID pour le public ibérique, et le fait de s’engager à utiliser des techniciens et plusieurs comédiens espagnols, dont les fameux Fernando REY et Carmen SEVILLA, vlcsnap-00014.jpgpour le tournage va également jouer en faveur de l’artiste….ce ne sera pas suffisant, puisque CHUCK devra également emprunter à une grosse banque de LOS ANGELES en fournissant de sérieuses garanties, ce qui provoque la fureur de CITRON, l’agent de la star, en des termes qu’on peut imaginer ! «  ce n’est pas comme ça que ça fonctionne, CHUCK, tu n’es pas là pour dépenser ton argent, mais pour le gagner ! » colère, fracas, rien n’y fait, l’obsession de l’acteur pour son projet est telle qu’il se trouve prêt à prendre tous les risques, et n’oublions pas qu’à ce moment précis, il n’est pas sûr du tout que THE OMEGA MAN,qu’il vient de finir, sera un succès !

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    LE « BOOST » final pour la mise en route du projet sera donc la signature d’un accord avec rien moins que la RANK ORGANISATION britannique, qui accepte, à condition de bénéficier de tous les droits de distribution en GRANDE BRETAGNE, d’éponger la dette bancaire contractée par HESTON, ce qui parait une solution lumineuse, mais met en valeur deux choses : 1) l’acteur est sûr de ne gagner quasiment rien sur la distribution du film, les américains ayant déjà montré leur peu d’intêret pour le projet ; 2) HESTON n’est pas vraiment un homme d’affaires…

    En mai 71, après un nouveau sacrifice de taille, puisqu’il va devoir refuser le rôle principal de DELIVRANCE de John BOORMAN, HESTON peut donc s’envoler pour LONDRES et faire enfin ce qu’il aime, c’est-à-dire jouer et répéter, comme au théâtre, pendant deux semaines, dans un hangar vide à COVENT GARDEN ; il y retrouve quelques-uns de ces acteurs britanniques qu’il adore, Eric PORTER (Enobarbus) John CASTLE, qui sera Octave , Julian GLOVER dans le rôle de Proculeius , et bien sûr sa Cléo , qui dés le début, ne le rassure pas vraiment ; très belle mais peu à l’aise face à la caméra, Hildegard ne semble pas capable de «  porter » le personnage, ce qui risque par conséquent de nuire à sa propre interprétation de Marc-Antoine !

     

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    ET là, on n’est pas loin de la panique, car le départ pour l’Espagne, c’est bientôt….

    CHUCK a alors l’idée, pour pouvoir juger mieux de son jeu en tant que metteur en scène, de demander à Julian GLOVER, brillant jeune shakespearien, de jouer AUSSI le rôle d’Antony en répétitions, pour qu’il puisse mieux lui-même positionner son jeu et corriger ses erreurs ! GLOVER sera brillant dans cet exercice, et permettra à l’équipe de partir plus sereinement vers l’Espagne, ce dont CHUCK lui sera éternellement reconnaissant !

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    L’arrivée sur le sol espagnol, lieu privilégié de bien des tournages américains de la grande époque, s’avère chaotique : LYDIA refuse la résidence que CHUCK avait trouvée pour la famille, ce qui provoquera des frais supplémentaires, les figurants espagnols se montrent lymphatiques et indisciplinés sur les scènes d’action, les acteurs espagnols, malgré leurs déclarations antérieures, n’arrivent pas à dire leur texte en anglais, ce qui amènera à refaire toutes leurs voix en studio plus tard, bref une somme de complications familières à une personnalité comme WELLES, mais globalement étrangères à un acteur habitué à un grand professionnalisme à tous les niveaux...

    A l’énoncé de ces difficultés, on pourrait logiquement penser que le film va comme JULIUS un an avant, s’écrouler avant d’être fini, mais c’est là que HESTON va montrer sa force de caractère !

    IL manque de moyens ? il va limiter les grands plans et les panoramiques coûteux, en créant des décors abordables mais parlants, comme la barge où il rencontre POMPEE ou l’arène de gladiateurs où Antoine se partage l'Empire avec Octave à ROME !

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    Il s’aperçoit dès le début du tournage que le chef-op Rafael PACHECO n’est pas loin de se prendre pour la star du film, cite constamment BUNUEL comme référence et met trois heures à éclairer un plan,  il encaisse, reste courtois, mais lui fait vite comprendre qu’il a aussi travaillé avec Russel METTY, le plus doué et rapide des directeurs de la photo américains, et que c’est son argent qui est en jeu, pas le sien !

    Il n’a pas l’expérience pour diriger les scènes de bataille ? il fait appel à son copain Joe CANUTT, qui va pour un cachet d’ami, s’occuper des combats terrestres et remuer tous ses figurants à sa manière ( rude) ce qui donnera de très bonnes séquences…

    Il n’a pas les fonds pour que la bataille d’ACTIUM soit le sommet voulu ? il va mélanger des plans moyens et rapprochés, filmés sur deux petites galères qui feront illusion de grosse flotte de combat, en compensant le manque de moyens par un montage nerveux, et en ajoutant des »stock-shots » empruntés à BEN-HUR avec l’autorisation du nouveau boss de la MGM, croyant d’ailleurs au début à un « geste de courtoisie » de la part de Kirk KERKORIAN !

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    EN gros, sans doute instruit par le savoir-faire de son ami WELLES, capable de faire beaucoup avec très peu, il va donner à son film un aspect artistique affirmé, mettre en valeur les sentiments plus que l’action, en aucun cas faire un « epic » dont il n’a pas les moyens, et donner en ce qui le concerne, une de ses plus belles interprétations ; désireux de donner du rythme à l’ouvrage, il va aussi procéder à quelques coupes dans le texte, mais sans jamais en trahir l’essence, cette histoire de passion déraisonnable qui contrarie le sens de l’Histoire !

    Au moment ou le tournage touche à peu près à sa fin, CHUCK se trouve rassuré par les bonnes nouvelles venues des States : THE OMEGA MAN est bien le triomphe espéré, parti sur la même lancée que PLANET OF THE APES, et c’est un résultat qu’il accueille avec soulagement, car il signifie qu’il va pouvoir absorber, quoi qu’il arrive, les coûts financiers de sa si belle entreprise…

    Concernant, par contre, le coût artistique et les «  coups au moral » que son énorme travail, son « labour of love » va lui procurer au moment de la sortie de SON film , son bébé , c’est une autre histoire…

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    A SUIVRE …

    A Cécile...

     

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  • " JULES CESAR " & " ANTOINE ET CLEOPATRE " - Deuxième partie

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    ANTOINE ET CLEOPATRE : 1ère partie 

     

    "ANTONY, ou la solitude de l'artiste HESTON"...

     

    «  Qu’allons nous faire, Enobarbus ? »

    « Penser , et puis mourir… »

    La question que pose la reine Cléopâtre à son conseiller, tout comme sa réponse désabusée et réaliste, après le désastre de la bataille d’ACTIUM, reflètent bien la précision et la vivacité de la langue shakespearienne, et expliquent en grande partie la fascination que le « barde » comme disent les Britanniques, a pu exercer sur l’artiste Charlton HESTON …

    Amoureux du texte et du langage de SHAKESPEARE depuis son enfance, HESTON était aussi bien sûr homme de cinéma, et c’est très tôt dans sa carrière qu’il a su déceler le potentiel cinématographique de cette œuvre, pour lui une des trois plus belles tragédies de l’auteur. Ce potentiel résidait pour lui dans deux aspects, disons « points forts » majeurs :

    La valeur purement dramatique de la pièce, contenant à elle seule tous les grands thèmes shakespeariens : la quête du pouvoir, le combat entre la raison et la passion, l’absurdité de l’existence, la toute-puissance du sentiment amoureux poussé à l’extrême.

    La valeur «  cinégénique » de l’ouvrage, car son action ne se situe pas dans un lieu unique, ou dans un décor sans importance dramatique, mais va des palais égyptiens jusqu'à ROME, pour se poursuivre en GRECE et s’achever dans le mausolée dédié aux pharaons, parfait point de départ pour une création cinématographique…

    C’est donc armé de sa seule conviction que HESTON se lance, début 1970, dans la préparation de ce film, car si ses actions ont remonté dans le milieu hollywoodien du fait de ses récents succès, l’équilibre de ses finances reste fragile, et il ne se sent pas le droit d’engager sa fortune, fût-elle modeste, dans un pari artistique dont sa famille pourrait subir les conséquences ; il est d’ailleurs très clair à ce sujet dans ses « Journals » ; c’est grâce aux encouragements de son épouse Lydia, persuadée qu’il en va de son équilibre, qu’il se lancera finalement  dans un projet que son bon sens et sa prudence naturelle ( traits de caractère peu connus de son personnage) auraient pu lui interdire !

    Le financement du projet, contrairement à ce qu’on aurait pu penser, va en effet être un véritable chemin de croix ; suite au désastre financier de « JULIUS CAESAR » évoqué dans une précédente chronique, personne, absolument personne, n’est chaud pour appuyer un projet encore plus coûteux, si ce n’est le jeune Peter SNELL, qui demande d’ailleurs à HESTON, vu son implication dans JULIUS, s’il ne souhaite pas carrément mettre en scène le film !

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    Peter Snell avec Charlton Heston sur le plateau de "Antony and Cleopatra" ¹

    Réponse catégorique de l’artiste : NO ! Il est vrai qu’il pense exercer déjà assez de contrôle créatif sur un projet pour ne pas avoir en plus à le diriger, mais surtout, sa modestie et son sens des réalités lui suggèrent qu’il n’est pas prêt, et que seuls deux grands « metteurs » peuvent faire le job : Larry OLIVIER et bien sûr Orson WELLES !

    Ces deux amis de longue date restent cependant prudents, et refusent de s’engager tant qu’il n’a pas trouvé la bonne CLEOPATRE… La pièce tournant essentiellement autour de la reine d’EGYPTE, on peut les comprendre aussi…Orson dira même au Chuck lors d’un déjeuner à LONDRES : «  dear boy, si tu n’as pas une «  grande » Cléo, tu ne peux pas faire cette pièce » !

    Encouragé et refroidi en même temps, Chuck va donc partir dans d’épuisants meetings avec diverses ladies susceptibles d’incarner le mythe en question, le tout sans aucun « backing » financier digne du nom, ce qui en dit long sur sa détermination ! on passera donc de l’invraisemblable ( Sophia LOREN, sous prétexte que son mari le producteur PONTI aurait pu mettre un peu d’argent) aux plausibles ( Irene PAPPAS, Glenda JACKSON , et même Ann BANCROFT) avec toujours un refus poli, ce qui le mettra dans tous ses états ! comment en effet peut-on refuser un tel rôle ?

    L’explication tient sans doute dans le fait que le Chuck de l’époque n’était pas très facile avec ses « leading ladies » et que donc il valait mieux ne pas passer six mois avec lui sur un tournage… éternel revers de la médaille, tout comme DOUGLAS, LANCASTER et consorts, Chuck avait la réputation d’un gars très difficile, et cela a joué en sa défaveur …

    En tous cas, voilà notre héros privé d’une co-star pour porter le projet, et amené à se rabattre sur une actrice sud-africaine d’une beauté fulgurante, certes, mais sans vraie expérience cinématographique : Hildegard NEIL, en effet, a beaucoup joué au thêatre, et c’est d’ailleurs là que Chuck l’a d’abord vue. Il va donc arranger une rencontre à LONDRES, prévue pour durer dix minutes et qui va s’étendre sur deux heures , la passion commune des deux acteurs pour le sujet va achever de convaincre HESTON que, non, il ne trouvera pas une meilleure Cléo pour le moment, et c’est maintenant que ça se passe !

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    Hildegard Neil et Charlton Heston au Dorchester Hôtel 5 mars 1971²

    A ce stade du projet, le Chuck se retrouve aussi dans l’obligation de mettre en scène le film lui-même : il connaît parfaitement la pièce, et sait qu’avec un bon directeur de la photo et l’aide de son producteur, il peut mettre à bien le projet, malgré ses compétences modestes question caméra et montage, mais il croit aux vertus du « team work » ce en quoi l’avenir lui donnera, en partie, raison.

    Par contre, le soutien financier des banques et même l’amorce d’une future distribution étant plus qu’aléatoires,  il se voit obligé de tourner en tant qu’acteur pour montrer qu’il est, justement, toujours «  bankable » ! ce sera THE OMEGA MAN, projet qui lui est cher, et le très gros succès de ce futur classique SF ne sera pas pour rien dans la réalisation de son cher ANTONY !

    Son ami Walter SELTZER s’étant prudemment écarté du projet, HESTON va donc investir une grande partie de ses deniers personnels dans l’affaire, car il n’a pas le choix, et comme c’est largement insuffisant, ne percevoir aucun salaire de metteur, ou d’acteur, sur le tournage ; c’est là qu’on réalise à quel point l’artiste, immergé dans une quête aussi importante pour lui, est prêt à quasiment tous les sacrifices, qualité que l’on trouve naturelle chez un homme comme WELLES habitué à ce genre de situation, mais moins chez une « superstar » qui aurait pu s’épargner tout cet effort en se contentant de rester une vedette pour films grand public.

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    Walter Seltzer³

    C’est pourquoi on peut dire qu’il y a, chez Charlton HESTON, un « avant » et un « après » ANTONY, dans le sens ou l’avant correspond à un idéal artistique très affirmé, et l’après, malheureusement, à une période de doute et de déception qui se retrouvera dans son travail, comme dans ses choix humains ou politiques…

    Mais nous n’en sommes pas là, car pour le moment, notre héros, en panne de financement et n’ayant convaincu personne quant à la validité commerciale du «  project » est toujours dans les starting-blocks, contraint d’attendre et espérer ….

     

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    A SUIVRE ….

    A Cécile toujours...

     

     

    1 photo Peter Snell et Charlton Heston  http://www.britishlion.com/mobile/peter-snell-producer.shtml

    2 - photo Hildegard Neil et Charlton Heston https://www.google.fr/search?q=hildegard+neil+et++charlton+heston&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwi4w-zllYzcAhXCNxQKHcMIASYQ_AUICigB&biw=1366&bih=635#imgrc=ZiosxmVmeUNXyM:

    3 - photo Waltez Seltzer : https://www.google.fr/search?biw=1366&bih=586&tbm=isch&sa=1&ei=Y0ZAW6iRLYPbUZbrhPgN&q=walter+seltzer+&oq=walter+seltzer+&gs_l=img.12..0i8i30k1.36338.36338.0.41034.1.1.0.0.0.0.66.66.1.1.0....0...1c.1.64.img..0.1.66....0.VD0_Z0p_7BE#imgrc=ejKOW-ckafx7sM:

     

     

  • « JULES CESAR » & «  ANTOINE ET CLEOPATRE » Première partie

    publié le 19 juin 2018

    MAJ le 3 juillet 2018

    DEUX « ECHECS » DONT L’ARTISTE SORT GRANDI …

     1 - JULES CESAR

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    A DEUX ANS D’INTERVALLE, CHARLTON HESTON, certainement un des acteurs américains les plus sincèrement passionnés par l’œuvre de SHAKESPEARE, trouve enfin l’opportunité, à l’âge de 46 ans, de réaliser un rêve d’adolescent et de tenter d’exprimer une idée qui lui a toujours été chère, selon laquelle SHAKESPEARE est le plus merveilleux « scénariste  potentiel » pour des projets artistiques à la fois créatifs, et proches du grand public.

    Malheureusement pour lui, le public américain et les financiers d’HOLLYWOOD en général ont visiblement une opinion différente sur ce sujet, car la plupart des projets conçus autour de SHAKESPEARE sur le sol des Etats-Unis ont jusque- là été des fours notoires, ou des productions montées à la va-vite, comme par exemple les tentatives d’Orson WELLES, obligé de faire son OTHELLO en EUROPE avec trois bouts de ficelle et son génie créatif pour compenser un budget de misère…

    C’est donc dans un contexte de méfiance absolue à l’encontre de toute entreprise « shakespearisante » que HESTON, revenu au sommet de sa valeur commerciale grâce au triomphe inattendu de « PLANET OF THE APES », et mû par sa passion plus que par une logique financière, se retrouve impliqué dans deux projets «  à risques » !

    On peut donc imaginer sans peine la tête que dut faire son agent Herman « iceman » CITRON quand CHUCK lui annonça qu’il acceptait la proposition du jeune producteur canadien SNELL de jouer dans son projet JULIUS CAESAR, pour un cachet modeste, en comparaison de son statut de superstar retrouvée…

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    JULIUS CAESAR n’était aucunement une nouveauté pour HESTON, puisqu’il avait déjà joué le rôle de Marc-Antoine dans une production sans gros moyens de David BRADLEY en 1950 ; Marlon BRANDO, avec sa modestie coutumière, avait déclaré, avant de jouer sa propre version du personnage en 1953 sous la direction de MANCIEWIZ, qu’il suffirait de jouer le rôle à l’opposé de l’interprétation d’HESTON pour être «  just right » , on verra plus tard ce qu’on peut penser de ce «  duel à distance »…

    SNELL bénéficiant d’un budget important ( 1,6 million de dollars, quand même) HESTON vit donc dans sa proposition l’occasion de pouvoir enfin faire une digne adaptation de ce qui pour lui, n’était aucunement un chef-d’œuvre de SHAKESPEARE, mais une bonne pièce à gros potentiel cinégénique.

    Sa préférence, on le sait, allait bien sûr à trois splendeurs dont il avait bien l’intention, un jour ou l’autre, d’affronter les pièges : MACBETH, KING LEAR et ANTONY AND CLEOPATRA, sa préférée, que nous évoquerons plus tard…

    Dans la préparation de JULIUS CAESAR, on note dés le début une tendance bien établie chez le HESTON de l’époque, celle de s’impliquer artistiquement au maximum dans la conception de l’ouvrage ; non seulement il est l’acteur principal et celui grâce auquel le film peut se monter ( SNELL a toujours déclaré que le seul moyen pour lui de faire ce film était de lui faire appel) mais il dispose également du droit de choisir les interprètes, et d’approuver ou pas le script, avec possibilité pour lui de couper dans le texte original si nécessaire ! en fait, la seule chose qu’HESTON ne fera pas dans ce projet, c’est de le mettre en scène, et encore….

    On imagine donc, dans ce contexte de totale suprématie d’une personne sur un projet aussi important, la somme de jalousies et d’inimitiés diverses que la situation a pu très vite provoquer, jouant d’ailleurs un rôle non négligeable dans son « semi-échec » final !

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    Les affaires commencent en fait plutôt bien, car le casting défini par HESTON (surtout) et SNELL ( un peu) parait au début parfaitement adapté au projet : le grand GIELGUD doit jouer Jules, Richard JOHNSON sera Cassius, Richard CHAMBERLAIN Octave, Robert VAUGHN Casca , et surtout, Orson WELLES doit jouer Brutus, rôle capital s’il en est…

    Le seul « hic » et de taille, c’est le metteur en scène.

    SNELL , faute de pouvoir engager OLIVIER qui fait la sourde oreille, s’est rabattu sur Stuart BURGE, un" director" de théatre, dont l’expérience filmique est des plus modestes, si ce n’est une adaptation d’OTHELLO en 65, dont on murmure que c’est surtout OLIVIER qui l’a dirigée…les choses s’engagent donc plutôt mal, car à part HESTON, qui accepte ce choix, tous les autres acteurs ne font aucune confiance à BURGE, et pensent que c’est davantage CHUCK qui tire les ficelles ! à commencer par Orson, très remonté dès le début contre BURGE qu’il juge «  nul » ( toujours en finesse, le grand WELLES) et fait très vite comprendre à la compagnie que soit on vire BURGE, soit c’est lui qui s’en va.

    A la stupeur de tous, et contre toute logique artistique, c’est lui qui s’en va.

    Le projet se trouve alors privé d’un moteur essentiel, car non seulement il perd un comédien de poids ( dans tous les sens du terme) mais il perd aussi celui qui aurait pu être son metteur en scène, car il s’était proposé pour remplacer BURGE !

    On peut donc considérer, en toute objectivité, que si HESTON avait, contre l’avis de SNELL, opté pour conserver WELLES dans l’équipe, le film aurait eu l’allure, l’éclat et aussi les défauts que BURGE, malgré ses qualités, ne pouvait aucunement apporter.

    C’est un peu ce que l’on peut reprocher à HESTON à cette époque, non pas son implication artistique, qui est férocement sincère de bout en bout, mais peut-être sa tendance à jouer la sécurité et se contenter de « metteurs » parfois un peu ternes, comme le furent DEARDEN ou NELSON quelques années avant BURGE … 

    L’aspect bancal et insatisfaisant de cette situation va, dés lors, scinder le groupe en deux factions, celle qui fait confiance à HESTON , notamment JOHNSON et GIELGUD qui sont ses amis, et celle qui dés le début semble se réjouir du four en prévision, VAUGHN,CHAMBERLAIN, et surtout le nouveau venu , Jason ROBARDS !

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    Formidable comédien contemporain et acteur de thêatre renommé, ROBARDS est pourtant à peu près aussi adapté au rôle de Brutus que Sylvester STALLONE le serait à celui du roi LEAR ; incapable de monter à cheval, mal à l’aise en armure, visiblement infoutu de donner quelque substance à ce qui est le plus beau personnage de la pièce, il passe complétement à côté du rôle, entraînant dans sa morosité les autres américains de la bande ( dont VAUGHN qui ne cessera de se gausser de la superstar HESTON) et surtout, plombant toutes les scènes ou il apparaît, c’est-à-dire la moitié de la pièce... même HESTON, peu connu pour dire du mal de ses collègues, ne pourra s’empêcher d’écrire à son sujet : «  Je dois dire que j’ai rarement vu un bon acteur jouer aussi mal dans un bon rôle que Jason en Brutus ; il semble n’avoir aucun vrai sens de la langue, ses mots tombent de sa bouche, soit totalement verbeux, soit totalement plats » ((journals,1970) ; il faut dire que Robards ne s'était pas donné la peine de lire la pièce avant le tournage, ce qui ne pouvait certainement pas l'aider à capter son personnage! Pour l'aider à s'en sortir, Johnson prit sur lui de lui consacrer quelques séances de "prose Shakespearienne, sans trop de succès, cependant"

    Privée d’un atout crucial, la compagnie va se rabattre sur trois éléments importants pour, disons, sauver les meubles, à savoir GIELGUD (impérial en César, mais on ne pouvait en attendre moins) JOHNSON,( réellement formidable pour camper le noir et amer Cassius) , et surtout un CHUCK totalement inspiré en Marc-Antoine, pour ce que lui-même définit comme un rôle facile, un de ceux qui, si on les loupe, doit vous donner envie d’arrêter SHAKESPEARE !

    Facile ou pas, il faut admettre que la prestation hestonienne dans le rôle est excellente, et que son interprétation du fameux monologue devant la dépouille mortelle de César est digne d’éloge ; tout y est : la fourberie du politicien, le coté manipulateur, et en même temps la colère et l’émotion sincère, portés par une voix puissante et expressive, musicale et grondante, bien plus shakespearienne, finalement, que la version maniérée et pseudo-moderne de BRANDO, qui, sur ce coup –là, a manqué le coche !

    Après un tournage difficile en Espagne, du fait du manque de moyens pour la bataille finale bien réglée par Joe CANUTT à qui CHUCK a fait appel, le film se termine sans accroc à LONDRES, pour être montré en ANGLETERRE en juillet 70, et faire un tel flop critique et public qu’il ne sera quasiment pas distribué en EUROPE, et très peu aux USA ou de toute façon, aucun film shakespearien ne fait recette en général.. Beaucoup d’efforts pour un résultat décevant, mais comme nous le savons, cela n’empêchera pas HESTON et SNELL de repartir très vite sur un projet analogue, dont nous reparlerons bientôt.

    Pourtant, malgré les défauts et les manques que l’on peut constater dans ce film, très sévèrement critiqué par HESTON himself, on y trouve des qualités qui n’en font certainement pas, comme on a pu l’écrire, «  le pire film shakespearien de tous les temps » ! je ne saurais souscrire à ce point de vue, car, malgré tout, on y perçoit la passion et l’engagement d’une personne pour son projet, il est seulement regrettable qu’il ait été presque le seul, à y croire vraiment.

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    A CECILE, bien sûr...

  • 11 - "Charlton Heston une biographie " de Michael Munn - (traduction par Adrien P.)

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    ...SUITE

    Les films de jeunesse

     8 ans avant de décrocher son Oscar, Charlton Heston était pris entre deux mondes. D'un côté, il y avait la scène à New-York où il pensait que n'importe quel acteur devait être – la scène, comme il le disait souvent, est « le pays de l'acteur » après tout, et le théâtre semblait ancré à jamais à New-York. D'un autre côté, il y avait Hollywood, les films et beaucoup plus d'argent – et la chance de devenir un acteur de renommée internationale. Il était déterminé à ne pas trahir la scène pour le grand écran mais il aspirait aussi à ce que l'écran avait à offrir, à savoir du travail, probablement plus de sécurité, et - s'il était vraiment chanceux – la célébrité, ou au moins du respect et de l'estime1 .

    La seule solution semblait être de garder un pied-à-terre à New York et d'avoir un appartement à Los Angeles. Au moins, ils pouvaient s'offrir un logement meilleur que celui sans eau chaude dans la "Cuisine de l'Enfer"², et ils s'achetèrent donc un appartement "plus classe" à New York en 1952. Ils ne le virent cependant pas beaucoup cette année-là - Heston étant toujours occupé à Hollywood. 

    L'idée de déménager à Hollywood ne réjouissait pas beaucoup Lydia. Elle était inquiète à propos du changement de style de vie et ne voulait pas sacrifier leur propre monde privé pour une vie clinquante et sans vie privée à Hollywood3. Elle raconte : « au début, je détestais Hollywood mais maintenant, je réalise que la moitié de cette haine venait de mon propre sentiment d'insécurité. Face à l'insécurité, on a tendance à rejeter un lieu et à dire que c'est un lieu horrible. En gagnant plus de confiance en moi, je me suis rendu compte que je ne détestais pas cet endroit tant que ça. » La plus grande partie de ses inquiétudes se calma quand elle devint amie avec la femme de Walter Seltzer, Lickey. Les Heston et les Seltzer sont restés des amis proches depuis cette époque.

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    Paramount était zélé quand il s'agissait de promouvoir Charlton Heston en tant qu'acteur de rôle héroïque et prépara une série de westerns pour lui dont le premier serait Le Fils de Géronimo4. Il jouait un homme blanc élevé par les Sioux dont la loyauté est déchirée entre les peaux-rouges et les hommes blancs. Si ça ne lui offrait pas vraiment un rôle exigeant, ça lui apportait une expérience professionnelle bienvenue en tant qu'acteur de cinéma. Il était surveillé par le regard vigilant du réalisateur Georges Marshall qui, même s'il n'était pas de la même trempe que John Ford, était une valeur sûre pour faire un western bourré d'action, et il amena l'équipe de tournage et les acteurs dans les belles Black Hills du Dakota du Sud pour tourner Le Fils de Géronimo.

    Le printemps de cette année-là, en 1952, les Heston firent un tour en Europe, une initiative de Paramount qui voulait qu'ils fassent la promotion du film de De Mille. Ils allèrent à Londres et découvrirent le Dorchester Hotel sous le charme duquel ils tombèrent et où ils célébrèrent leur huitième anniversaire de mariage. Ils étaient à Rome quelques semaines plus tard, découvrant pour la première fois les merveilles de la Ville Éternelle, parmi lesquelles le restaurant d'Alfredo où ils célébrèrent l'anniversaire de Lydia.

    Ils n'auraient jamais cru à ce moment-là qu'ils reviendraient à Rome, chez Alfredo, seulement quelques années plus tard pour l'un des rôles les plus prestigieux de Charlton Heston.

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    De retour à Hollywood, Heston accepta une offre de King Vidor : être l'acteur principal au côté de Jennifer Jones dans La Furie du désir5 à la Twentieth Century-Fox. Vidor coproduisit et réalisa cette œuvre torride dans les marais du Sud. Vidor remplit le film de sexualité à travers la délicieuse Miss Jones, qui jouait une jeune fille qui décide de se venger quand Charlton Heston la plaque pour épouser une fille riche. Ceci dit, il n'est intéressé que par son argent, et espère pouvoir avoir droit aux terres de sa famille. Vidor avait auparavant dirigé le torride Duel au soleil6 et inclus dans son film beaucoup d'éléments mal vus qui firent de ce grand western un si gros succès. Quand Jones inonde les terres d'Heston, il se venge en la violant, réveillant étrangement leur relation amoureuse. Heston n'est pas tant héroïque que fier et sournois, bien assorti avec la super-sirène  Jones, créant une atmosphère électrique.

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    Lydia tournait également dans des films. En 1952, elle apparut avec Gene Barry dans Le Vol du secret de l'atome7, réalisé par Jerry Hopper. Pendant ce temps, Charlton Heston sentit qu'il était temps de « refaire son passeport pour le « pays des acteurs » et alla aux Bermudes pour jouer Macbeth. La pièce était dirigée par l'acteur Burgess Meredith qui venait de réaliser le film L'Homme de la tour Eiffel8 et un certain nombre d'autres pièces. Heston trouva sa direction « pleine d'imagination » et adora ce rôle qu'il décrivit comme « tueur d'homme. » En effet, à part Marc-Antoine peut-être, Macbeth est le rôle Shakespearien préféré de Charlton, voire même son rôle préféré tout court. En jouant Macbeth, il a cependant été témoin de la malédiction redoutée supposée frapper à chaque fois que cette pièce est jouée. Il y eut surtout cette fois où un motard le percuta, mais ses blessures n'étaient pas suffisantes pour l'empêcher de jouer. En fait, il n'a jamais été absent à une représentation ou une journée de travail de sa vie, que ce soit pour mauvaise santé ou pour une quelconque autre raison. Il n'aurait pas laissé quelque chose comme un coup de mou l'empêcher de travailler.

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    Heureusement, Charlton était rarement malade, et quand il l'était, c'était rarement plus grave qu'un rhume. Il restait en bonne santé grâce à un entraînement régulier, un match de tennis par jour, et si la grippe le frappait pendant qu'il travaillait, ça avait tendance à l'énerver et à le mettre de mauvaise humeur. Il ne supportait pas d'être interrompu dans son travail par quoi que ce soit, il vivait et travaillait avec beaucoup d'exigence pour tout, lui donnant la réputation d'être une des personnalités les plus professionnelles du milieu [du cinéma]. Cependant, tandis que certains louaient son attitude, d'autres prenaient la vie avec plus de légèreté et échouaient à correspondre à des exigences qu'il n'imposait pas seulement à lui-même, mais qu'il espérait voir respectées également chez les autres. Des problèmes similaires se reproduiront un peu plus tard dans sa carrière, mais à ses tout débuts, Charlton Heston était connu pour être à cheval sur le professionnalisme.

     

    Dans l'ensemble, en 1952, Charlton Heston n'était pas le genre d'acteur recherché avec enthousiasme par les grands studios comme garantie de faire un carton pour leurs plus prestigieuses et plus ambitieuses productions. De ce fait, il n'y avait pas grand-chose d'autre à choisir que des mélodrames ou des films d'action mais il ne pouvait pas se satisfaire d'être à peine plus qu'un homme de tête apportant une alchimie au film. Il était à la recherche de quelque chose de plus difficile pour lui en tant qu'acteur et trouva une mine d'or quand Fox le reprit dans ses studios pour incarner son premier rôle historique pour un film – Andrew Jackson dans Le Général Invincible, inspiré du beau roman d'Irving Stone.

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     A SUIVRE...

     

     

    (Lydia Clarke Heston avec Gene Barry dans "ATOMIC CITY" 1952)

      

    Le texte dit « respect and recognition », respect et reconnaissance [de la qualité de son travail]

    Hell's Kitchen, Clinton, ou encore Midtown West sont les différents noms qu'on donne à un quartier de l'arrondissement de Manhattan à New-York. Différentes étymologies ont été proposées, mais il suffit de retenir que le quartier avait la réputation d'être malfamé et dangereux.

    Le texte original dit « the open-book razzamatazz of tinsel town », difficile à traduire.

    « open-book » = qui ne laisse pas place à la vie privée

    « razzamatazz » = une mise en scène impressionnante

    « tinsel town » (orthographe moderne tinseltown) = (jargon) Hollywood

    The Savage 

    5 Ruby Gentry

    Duel in the Sun 

    The Atomic City

    The man on the Eiffel Tower