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Maria Russo-Dixon : les billets - Page 5

  • CE N'ETAIT PAS LA COLLECTION D'ARMES DE... Maria nous en dit plus !

    CE N'EST PAS LA COLLECTION D'ARMES DE CHARLTON HESTON 

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    Le 23 mars 2017, j'avais publié un article "CE N'ETAIT PAS LA COLLECTION D'ARMES DE CHARLTON HESTON", à la suite duquel notre amie Maria avait laissé un long commentaire qui a le mérite de pouvoir faire l'objet d'un billet supplémentaire. 

    J'ai un peu tardé à le traduire et je prie Maria de m'en excuser. Comme d'habitude, j'ai fait du mieux de mes possibilités pour traduire ses mots afin d'être au plus près de sa pensée sans la trahir. 

     

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    E' vero. Anche a me era giunta la notizia che le foto di una ricca collezione di armi non si riferissero affatto a quelle possedute in realtà da Charlton Heston. In molte case americane armi da fuoco, spesso fucili, rappresentano una realtà che a noi Europei appare strana, se non pericolosa o segno di una forma di paranoia.

    In effetti spesso si tratta di un investimento o di una collezione, come per noi può essere un certo numero di libri o di quadri, che ha principio nella prima gioventù del capofamiglia iniziato alla caccia dal padre, come fu per Heston . Come la toga pretexta segnava il passaggio all'età adulta dei giovani Romani, così possedere un fucile da caccia e accompagnare il genitore in una battuta era il simbolo dell'ingresso nella comunità dei maschi adulti.

    E non solo maschi. Anche le donne si dedicavano e credo si dedichino ancora in alcuni stati, soprattutto nel Sud, dove in ampi territori sono ancora liberi da insediamenti al tiro a segno con armi da fuoco. Non è una tradizione che personalmente io ami o condivida, ma negli anni possono accumularsi nella stessa famiglia numerose e diverse armi.
    Altra cosa la questione del Secondo Emendamento. Qualcuno si chiedeva qualche giorno fa, se oggi Heston avrebbe votato per Trump. No, è la mia opinione. Perché la sua lotta fu per la liberà di espressione, il Secondo Emendamento (il Primo fu la liberà di pensiero, ma a che serve essere liberi di pensare se poi si deve tacere la propria opinione?).

    Giusto o sbagliato che sia, con tutta la passionalità che Heston metteva nelle sue "guerre private", il suo obbiettivo era combattere il principio del "politically correct" ampiamente diffuso nell'epoca Clinton. Cioè la lotta al danno che può venire da definizioni che implicano in sé condanna o senso di negatività per chi si ritrova addosso una espressione linguistica negativa. Per esempio usare un termine come "cieco" per chi non ha il dono della vista nella lingua comune può esprimere un concetto di per sé negativo. Si può dire forse "non vedente" e dire la stessa cosa, ma in modo non offensivo. 
    Heston era convinto che , sancito nella Costituzione americana, vecchia di più di 200 anni (promulgata nel 1789, l'anno della rivoluzione francese) sostenere per tutti il diritto di acquistare, portare e usare per difesa personale armi fosse un concetto da difendere e sul quale non poteva essere posta alcuna censura. 
    Non sempre è stato di questa idea, tanto che dopo la morte di Kennedy, ha spesso sostenuto l'opposto. D'altra parte bisogna ricordare che gli USA sono un paese in cui la pena di morte, non in tutti gli Stati, fa parte della giurisprudenza corrente. 
    A volte bisogna ammettere che ha esagerato, come quando combatteva la definizione di "Native American " per gli Indiani, sostenendo che tutti i nati in America sono nativi americani. E qui nascono due incomprensioni. E' anacronistico continuare a chiamare Indiani i discendenti dei Pellerossa del nuovo mondo, perpetrando un errore geografico di Cristoforo Colombo che all'inizio credeva davvero di essere arrivato nel continente asiatico.L'altro problema è che in fondo  la situazione del nato in America finiva con l'estremizzarsi in un White Anglo-Saxon Protestant , cioè "Wasp". E qui si minaccia di cadere in una forma di razzismo che è proprio della ideologia di Trump e di altri estremisti nazionalisti che forse ricordano troppo da vicino il concetto di Razza Superiore, supportata non solo da Hitler, ma anche da altri pensatori europei che lo precedono nel XIX secolo, perfino da Madame De Stael, che definiva capaci di creatività solo gli uomini del Nord-Europa .
    In "Vincitori e vinti", Maximilian Schell avvocato alla difesa nel processo di Norimberga da inizio alla sua arringa leggendo brani da un testo di uno studioso americano che raccomandava la selezione dei nati in rispetto alla Eugenetica, la "buona" discendenza da tutelare contro chi avesse apportato geni degradati nella Razza umana. 
    Non è questo il caso di Heston, non intendeva gettare dalla rupe Tarpea i bambini nati con qualche "difetto". Forse per amor di polemica si è fatto sfuggire qualche parola di troppo e qualche eccesso "filosofico". Ma noi siamo adulti e vaccinati, si direbbe dalle mie parti, e tutto va giudicato, come fa Renaud - che ringrazio per le gentili parole che mi ha dedicato - "cum grano salis" e con la necessaria moderazione.

     

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     (dans le film "LE TRESOR DES INCAS" 1954 - Scène durant laquelle il casse le fusil )

     

    << C'est vrai. Moi aussi j'avais vu ces photos d'un riche collectionneur d'armes, mais elles ne ressemblent pas du tout à celles qui ont été détenues en réalité par Charlton Heston. Dans les foyers américains, il y a de nombreuses armes à feu,  les fusils représentent souvent une réalité qui semble étrange à nous Européens, sinon dangereuse ou, signe d'une forme de paranoïa.

    En fait, c'est souvent un investissement ou une collection, comme pour nous peut être un certain nombre de livres ou de tableaux, qui a débuté dans la première jeunesse du chef de famille, initié à la chasse par son père, comme ce fut le cas pour Heston. Comme la toge pretexta marquait le passage à l'âge adulte des jeunes Romains, ainsi, posséder un fusil de chasse et accompagner le père dans une battue, était le symbole de l'entrée dans la communauté des adultes masculins. 

    Et pas seulement les hommes. Les femmes étaient aussi concernées et je pense qu'elles s'y consacrent encore dans certains États, surtout dans le Sud, où elles disposent encore de champs de tir dans de vastes territoires. Ce n'est pas une tradition que j'aime ou partage personnellement, mais au fil des années, de nombreuses armes différentes peuvent s'accumuler dans la même famille.

    Autre chose : La question du deuxième amendement. Quelqu'un se demandait il y a quelques jours si Heston voterait pour Trump aujourd'hui. Non, c'est mon opinion. Parce que sa lutte était pour la liberté d'expression et le deuxième amendement (le premier étant la liberté d'expression, mais  qu'est-ce que cela signifie d'être libre de penser si vous devez faire taire votre propre opinion?).

    " Bien ou mal ", avec toute la passion qu'Heston a mise dans ses « guerres privées », son but était de combattre le principe du « politiquement correct » largement diffusé à l'époque de Clinton. C'est-à-dire, la lutte contre les dommages qui peuvent provenir de définitions qui impliquent en elles-mêmes la condamnation ou le sentiment de négativité pour ceux qui se trouvent dans une expression linguistique négative.

    Par exemple, utiliser un terme comme « aveugle » pour ceux qui n'ont pas la chance de voir,  dans la langue commune cela peut exprimer un concept en soi négatif. On peut peut-être dire "non voyant" et dire la même chose, mais d'une manière non offensive.
    Heston était convaincu que le droit pour toute personne d'acheter, de transporter et d'utiliser des armes de défense était un concept à défendre, comme le stipule la Constitution américaine depuis plus de 200 ans (promulguée en 1789, année de la Révolution française) et ne peut pas être censuré. Pourtant,  ce ne fut pas toujours cette idée qu'il défendit après la mort de Kennedy, il a souvent soutenu  le contraire. D'autre part, nous devons nous rappeler que les États-Unis sont un pays où la peine de mort, pas dans tous les États, fait partie de la jurisprudence actuelle.

    Parfois, nous devons admettre qu'il a exagéré, comme quand il a combattu la définition «Amérindien» pour les Indiens, soutenant que tous les Américains nés en Amérique sont des Amérindiens. Et il y a deux malentendus ici. Il est anachronique de continuer à appeler  <Indiens> les descendants des Peaux-rouges du nouveau monde, perpétuant une erreur géographique de Christophe Colomb qui au début croyait vraiment être arrivé sur le continent asiatique. L'autre problème est qu'en fin de compte, la situation des personnes nées en Amérique finit dans l'extrème d'un Protestantisme Anglo-Saxon Blanc, c'est-à-dire  "Wasp(1 NDT) et ici, menace de tomber dans une forme de racisme qui est précisément l'idéologie Trump et d'autres extrémistes nationalistes qui se souviennent peut-être trop du concept de race supérieure, soutenu non seulement par Hitler mais aussi par d'autres penseurs européens qui le précèdèrent au XIXe siècle, même par Mme De Stael, qui ne reconnaissait qu'aux hommes de l'Europe du Nord, le pouvoir de créativité. 

     

    Dans "Winners and losers", Maximilian Schell avocat de la défense dans le procès de Nuremberg, au début de sa harangue, lit le texte d'un savant américain qui recommandait de sélectionner les naissances selon « l'eugénisme »(2 NDT), la «bonne» progéniture pour protéger contre ceux qui avaient des gènes dégénérés dans la race humaine.

    Ce n'est pas le cas avec Heston. Il ne voulait pas nécessairement  jeter  du haut de la Roche Tarpéienne, les enfants nés avec un "défaut". Peut-être, par amour de la polémique et quelques mots de trop, il s'est laissé aller à quelques excès "philosophiques". Mais nous sommes adultes et vaccinés, et pour ma part,  tout doit être jugé, — comme Renaud fait — que je remercie pour les paroles aimables qu'il m'a consacrées - "cum grano salis" (3 NDT) et avec la modération nécessaire. >>

    AUTEURE : MARIA RUSSO DIXON

     

    1 - (NDT) WASP. Nom donné, aux États-Unis, aux citoyens de race blanche, d'origine anglo-saxonne et de religion protestante, constituant les couches dirigeantes du pays.

    2 - (NDT) EUGENISME. Ensemble des recherches (biologiques, génétiques) et des pratiques (morales, sociales) qui ont pour but de déterminer les conditions les plus favorables à la procréation de sujets sains et, par là même, d'améliorer la race humaine.

    3 - (NDT)  CUM  GRANO SALIS  (latin)  : Avec un grain de sel

  • PREAMBULE par MARIA, à : " The Long Lost Interview de Charlton Heston "

     

    Présentation de : William Brougham sur YOU TUBE 
     
    Ajoutée le 14 déc. 2016
     

    En 1972, le journaliste britannique Keith Howes et son ami Carl sont allés aux studios MGM et sur le tournage de Soylent Green à Hollywood pour interviewer Charlton Heston, pour le magazine britannique SHE. Ici, Keith rappelle l'interview, comment il a eu l'entrevue et ses souvenirs de rencontrer et d'interviewer Charlton Heston.

    L'entrevue a été interdite et n'a jamais été publiée car elle a été considérée comme trop «déprimante» et «effrayante». Keith explique pourquoi. Il discute également de la façon dont l'interview a mené également à une rencontre avec le bon ami d'Heston et co-star, Edward G Robinson.

      

      

    Vous pouvez entendre l'interview complète de Keith en 1972 avec Charlton Heston ici  

     

    Mon billet était parti comme promis, pour toute la traduction. J'en suis environ aux deux tiers du texte et après une semaine de pause, il sera terminé.

     Le problème est la longueur, mais il est tellement beau que nous résoudrons aussi ce problème, d'une façon ou d'une autre.

     Un baiser et un câlin et l'espoir qu'enfin la commémoration des dix ans du décès se passe sans polémiques inutiles.

    Antoine dit amèrement,  dans l'oraison funèbre sur le corps de César : " Le mal que les hommes ont fait, vit après eux. Le bien est souvent enterré avec leurs os."  Mais Antoine est vainqueur sur Brutus. 

    Auteure : Maria Russo Dixon

    ΩΩΩΩΩΩΩΩΩ

     

    "Une longue et extraordinaire interview de Charlton Heston censurée par la presse en 1972. Deux jeunes journalistes britanniques, en octobre 1972, ont eu la chance de frapper à la porte de la loge de Heston pendant les jours où le tournage de Soylent Green se terminait. La porte s'ouvrit et leur aventure commença.

    L'année 1972 n'est pas une année quelconque. Peu de mois avant à Stockholm,  s'était tenue la première conférence sur les conditions climatiques et sur la pollution qui était en train de mettre en danger la planète terre.

    La Terre-Mère souffrait  des attaques humaines de plus en plus nombreuses et d'activités qui  menaçaient sa propre survie en tant que planète dans laquelle la vie évoluait et qui avait créé cette merveilleuse variété de genres que nous connaissons aujourd'hui.

    Heston a accueilli les deux jeunes hommes et a commencé une analyse sincère de ce que, à ce moment-là, il ressentait comme une menace et qu'il était nécessaire qu'elle soit perçue par ses semblables également. En fait, cela ressemble à un long monologue, parce que comme Neville d'Omega Man, Chuck semble se parler le plus souvent à lui-même.

    Il semble que, malgré sa discrétion personnelle en octobre 1972, le temps était venu qu'il ouvre son cœur. La conversation, presque un monologue, commence par un épisode presque banal, d'un entretien qu'Heston, père comme de nombreux autres pères, a avec un professeur de l'école fréquentée par son fils. D'où une analyse approfondie de problèmes tels que la surpopulation qui menace non seulement le bien-être mais même la survie de l'espèce humaine. La condition d'insensibilité et d'aliénation que cela implique chez les hommes. Le danger d'un changement climatique jusqu'à ce que nous atteignions ce que nous connaissons maintenant comme l'effet de serre.

    Et bien sûr, Heston parle de son monde et de son expérience en tant qu'homme et surtout comme acteur. De ses illusions artistiques, l'hostilité que certains critiques ont manifestée envers lui.  Jusqu'à ce qu'il arrive au sexe et à sa représentation cinématographique, ce qui influence souvent l'érotisme suscité par la vision d'un corps humain nu.

    Les jeunes journalistes sont retournés en Angleterre convaincus d'apporter avec eux un véritable trésor, vraiment grâce à l'ouverture et la sincérité exceptionnelles avec lesquelles l'acteur les avait fascinés pendant plus d'une heure. Malheureusement, la direction de l'hebdomadaire "She" pour lequel l'un d'eux a travaillé n'a pas partagé son enthousiasme.  En fait, elle trouva le contenu de cette interview complètement négatif. Il a été censuré, avec le motif qu'il était trop pessimiste et aurait fait peur aux lecteurs de l'hebdomadaire. L'enregistrement a fini dans un tiroir.

    Mais plus de 40 ans après, l'un des deux jeunes journalistes a décidé de la porter à la connaissance de tous,  grâce aux nouvelles technologies de l'information. Téléchargé sur " You Tube " – The Long Lost Interview de Charlton Heston – nous atteint maintenant avec ses vérités et ses hésitations.

    "Je suis convaincue personnellement qu'il est temps de le traduire dans ma langue et avec l'aide de madame Darnell en français et, bien sûr, transporté sur le blog avec la voix incontournable de Charlton Heston, car, comme le dit l'un des deux journalistes, le monde d'aujourd'hui a besoin de mentalité, d'intelligence et de culture d'une personne, comme Charlton Heston. Il n'est pas surprenant pour moi que la décennie de sa mort soit aussi une redécouverte de sa personnalité et, en toute modestie, je suggère à son fils de considérer les mots prononcés par son père en 1972. "

    AUTEURE : Maria Russo Dixon 

    un mio biglietto è partito come premessa per l'intera traduzione. Sono arrivata circa ai due terzi del testo e dopo una settimana di pausa sarà terminata.
    Il problema è la lunghezza, ma è talmente bella che in qualche modo risolveremo anche quel problema.
    Un bacio e un abbraccio e la soddisfazione che il decennale della morte porterà finalmente ad una celebrazione senza polemiche inutili. Dice amaramente Antonio nell’orazione funebre sul corpo di Cesare
    “The evil that men do lives after them, the good is oft interred with their bones” - Il male fatto dagli uomini vive dopo di loro, il bene è spesso seppellito con le loro ossa. Ma è Antonio il vincitore su Bruto.

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    "una lunga e straordinaria intervista di Charlton Heston censurata dalla stampa nel 1972. Due giovani giornalisti inglesi nell'ottobre del 1972 ebbero la fortuna di bussare alla porta del camerino di Heston nei giorni in cui terminavano le riprese di Soylent Green. la porta si aprì e cominciò la loro avventura. Il 1972 non è un anno qualsiasi. Pochi mesi prima a Stoccolma si era tenuta la prima conferenza sulle condizioni climatiche e sull'inquinamento che stava mettendo in pericolo il pianeta terra. La Madre Terra soffriva degli attacchi della specie umana, aumentata nel numero e nelle attività che mettevano a rischio la sua stessa sopravvivenza come pianeta in cui la vita aveva potuto evolversi e creare quella splendida varietà di generi che oggi conosciamo. Heston dette il benvenuto ai due giovani e dette inizio ad una sincera analisi di quanto in quel momento sentiva come una minaccia che era necessario fosse percepita anche dai suoi simili. In realtà appare come unl lungo monologo , perchè come il Neville di Omega Man, Chuck sembra parlare soprattutto a se stesso. Sembra che nonostante la sua personale riservatezza in quell'ottobre del 1972 fosse venuto il momento di aprire il suo cuore. La conversazione quasi ad una voce prende l'inizio da un episodio quasi banale, da un colloquio che Heston, padre come tanti altri padri, ha con un insegnante della scuola frequentata da suo figlio. Da qui parte un'analisi approfondita di problemi come la sovrappopolazione che minaccia non solo il benessere ma addirittura la sopravvivenza della razza umana. La condizione di insensibilità e alienazione che essa comporta tra gli uomini. Il pericolo di una variazione del clima sino a raggiungere quello che oggi conosciamo come effetto serra. E naturalmente Heston parla del suo mondo e della sua esperienza come uomo e soprattutto come attore. Delle sue delusioni artistiche, dell'ostilità che certa critica ha dimostrato nei suoi confronti. Sino ad arrivare al sesso e alla sua rappresentazione cinematografica, che spesso inficia l'erotismo suscitato dalla visione di un corpo umano nudo. I giovani giornalisti tornarono in Inghilterra convinti di portare con sé un autentico tesoro, proprio per la eccezionale apertura e sincerità con cui l'attore li aveva affascinati per più di un' ora. Purtroppo la direzione del settimanale "She" per cui uno di loro lavorava non condivideva il loro entusiasmo. Anzi trovò del tutto negativo il contenuto di quella intervista. Fu censurata, con la motivazione che era troppo pessimista e avrebbe spaventato le lettrici del settimanale. La registrazione finì in un cassetto. Ma oltre 40 anni dopo uno dei due non più giovani giornalisti decise di portarla a conoscenza di tutti grazie alle nuove tecnologie dell'informazione. Scaricata su You Tube "The long lost interview of Charlton Heston" ci raggiunge ora con le sue verità e le sue esitazioni. E' mia personale convinzione che sia venuto il momento di tradurla nella mia lingua e con l'aiuto di Madame Darnell in francese e naturalmente trasportata sul blog con la inconfondibile voce di Charlton Heston, perchè come suggerisce uno dei due giornalisti il mondo di oggi ha bisogno dell'apertura mentale, della intelligenza e della cultura di una persona come Charlton Heston. Non mi meraviglia affatto che il decennale della sua morte sia anche una riscoperta della sua personalità e in tutta modestia suggerirei a suo figlio di tenere in considerazione le parole che suo padre pronunciò nel lontano 1972."

  • NUMBER ONE ou une autre vision par Maria

    A la suite de mon article sur la critique du journal "NEW YORK TIMES" au sujet du film "NUMBER ONE", Maria m'a envoyé son analyse personnelle sur ce que l'on pourrait appeler " LE MOI EXTERIEUR & LE MOI INTERIEUR " de Charlton Heston. 

    Je vous laisse en juger par vous-mêmes, mais je dois dire que Maria met l'accent sur une partie de la personnalité de Chuck, qui m'intrigue au plus haut point. Depuis toujours, j'ai le sentiment que le regard de Chuck est empreint d'une profonde tristesse et, je peux dire que l'article de Maria ne fait que d'accroître ma curiosité et je voudrais pouvoir avoir Chuck face à moi pour pouvoir lui poser la question qui me taraude  : " Chuck qui êtes-vous, au fond de vous-même ? ". Malheureusement, jamais je ne pourrai le questionner et entrer dans sa problématique qu'était son enfance. 

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    (CHARLTON HESTON EN ETHIOPIE EN 1984)

    "Carissima France, complimenti per il ritrovamento e la traduzione di questo articolo in lode di quello che Chuck chiamava, sbagliando, il suo peggiore film purtroppo non sono riuscita a trovare un DVD o un Blu Ray con l'intero film. Ne ho visto brani diversi attraverso U Tube e ho letto che si intende riproporre il film nella versione blue ray. Aspettiamo Ma che il film sia un contributo importante nella vita e nella carriera di Heston ne sono più che certa. Per cominciare dall'anno di produzione, quel 1967, che ho già definito come uno degli "anni difficili". Il personaggio di Cat Catlan, come altri da lui interpretati, porta note autobiografiche che spiegano l'insistenza con cui Chuck ha voluto realizzare questo film e il peso che la sua sensibilità e la sua arte hanno avuto sulla mano di Tom Gries, regista ufficiale del film. Come ho già detto le delusioni per lo scarso successo economico per film come "The War Lord" e "The Agony and the Ecstasy" colpiscono profondamente Chuck nella sua abilità di scegliere la parte migliore e il film migliore non solo per la sua carriera ma anche e soprattutto per la sua crescita personale. Ansie e incertezze che l'attore e l'uomo confessa nel suo diario. Certo è un film difficile per una platea che cerca soprattutto l'happy end. E quelle scene di nudo, contrariamente a quanto pensa il critico del giornale, non sono affatto eccessive o fuori posto in quel film. Cat vede diminuire il suo vigore fisico e lontano dal continuo sostegno morale dell'acquiescente moglie cerca in un'altra donna la conferma del suo vigore virile. E' forse il primo film americano in cui l'adulterio non rimane solo un'allusione, ma un evento concreto e trascinante. Un anno dopo velato di umorismo, Dustin Hoffman rappresenterà nel "Laureato" un altro tipo di adulterio, privo della drammaticità di quello tra il quarterback in crisi e l'avvenente ammiratrice. Il 1967 è anche l'anno per una perdita dolorosa per Chuck, la morte del padre ritrovato. A questo proposito proprio ieri ho trovato un ritaglio interessante che riporta alla infelice infanzia del Nostro. Ci sono in giro nella rete due foto di un giovane e giovanissimo Charlton Heston,: quella di un adolescente dai tratti delicati e dall'aria sognante, artisticamente sfumata, e quella di uno scolaretto dal muso simpatico nell'ultima fila di una foto di fine anno scolastico. Non è Chuck né nella prima né nella seconda. Per la prima c'è sulla rete una catalogazione che la definisce come quella di un giovane gay. Per la seconda un articolo del 2001 del giornale "Alliance Report" rende nota una lettera personale di Heston che afferma di non essere lui quel ragazzino e fa il nome di un altro studente della Freedom School da lui frequentata nel secondo semestre del 1933, mentre la foto riporta la data del maggio 1934. Il giornalista che scrive nel 2001 cerca di collegare i legami dello sperduto ragazzino John Carter, divenuto improvvisamente Charlton Heston, attraverso la memoria dei possibili Heston viventi ad Alliance, arrivando alla conclusione che Charles Heston, secondo marito della madre di Chuck non ha probabilmente mai adottato il primogenito della moglie. e che comunque la coppia Lilla Charlton e Charles Heston, per quanto ricordino gli abitanti del paese, prima dell'estate di quel 1933 abbandonarono precipitosamente la loro casa portandosi dietro il bambino che si era appena ambientato nella nuova scuola, dove per altro aveva fatto il suo debutto teatrale in una recita scolastica. Non è dato sapere perché, ma sempre più patetica appare la figura di questo bambino rifiutato non da un solo padre, ma da due. Quello naturale che non si è dato la pena di seguire il suo primogenito, e quelllo acquisito che forse solo formalmente gli ha dato il suo nome. Di ricordi amari Cat Catlan ne ha abbastanza per vivere sullo schermo il ruolo del giocatore abbandonato dalla fortuna. Anche altre figure entreranno sullo schermo e nella sensibilità di Chuck ricordandogli la solitudine e il senso di distacco vissuto da ragazzo. In una intervista rilasciata alla BBC nel 1983 in occasione del lancio di "The Actor's Life" in Gran Bretagna la giornalista sottolinea l'interesse delle pagine introduttive dove Chuck per la prima volta ricorda questi avvenimenti. Cerca di approfondire il tema parlando della sua dichiarata timidezza e pone una domanda molto secca "Lei parla sempre dell' Outer-me riferendosi alla sua vita artistica e di relazione , mai dell'Inner-me (dei suoi sentimenti più profondi ed intimi)". Chuck appare imbarazzato e cerca di sottrarsi all'acuto rilievo della giornalista con una citazione di un cartoon in cui un coccodrillo e un uccello parlano appunto di outer-me e inner-me. Il coccodrillo, nel quale Chuck evidentemente si riconosce dice che c'è troppo dell'outer-me nel suo essere coccodrillo per permettergli di occuparsi anche dell'inner-me. Forse quell'inner-me va ricercato in un certo numero di personaggi, Amos Dundee, Cat Catlan e perché no anche Michelangelo, pronti a riabbracciare la loro pena segreta dopo essere sfuggiti alle luci di un momento di gloria."

     Auteure : MARIA RUSSO DIXON

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    Très chère France , Je te complimente pour la découverte et la traduction de cet article élogieux de ce que Chuck appelait, en se trompant, son pire film , malheureusement , je n'ai pas réussi à trouver un DVD ou un blu-ray du film en entier. J'en ai vu divers extraits via You tube et j'ai lu que le film pourrait être proposé en blu-ray . Attendons . Mais je ne doute pas un seul instant que le film soit un élément important dans la vie et la carrière d'Heston.

    Commençons par l'année de production , cette année 1967, que j'ai déjà définie comme une des années les plus difficiles. Le personnage de Cat Catlan, comme les autres qu'il a interprétés, porte en lui des caractéristiques autobiographiques qui expliquent l'insistance avec laquelle Chuck a voulu réaliser ce film et le poids qu'a eu entre ses mains Tom Gries metteur en scène officiel du film. Comme je l'ai déjà souligné , les déceptions face au faible succès commercial du film, comme pour " The War Lord "  et  " The Agony and the Ecstasy " , marquèrent profondément Chuck dans son habileté de choisir le meilleur rôle et le meilleur film non seulement pour sa carrière mais aussi et surtout pour son ambition personnelle. Angoisses et incertitudes que l'acteur et l'homme confessa dans son journal intime. Il est certain que c'est un film difficile pour un parterre qui cherche surtout le " happy end " . Et ces scènes de nu , contrairement à ce qu'en pense le critique du journal , ne sont en rien excessives et hors contexte dans ce film . Cat se rend compte de la diminution de sa vigueur physique et loin du soutien moral constant de la femme consentante, il cherche chez une autre femme la confirmation de sa vigueur virile. C'est peut-être le premier film américain dans lequel l'adultère ne reste pas seulement une allusion, mais un fait concret et captivant.

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    Une année après , teinté d'humour, Dustin Hoffman, représentera dans " Le lauréat " , un autre type d'adultère , privé du drame qui se situe entre le quart-arrière en crise  et l'admiratrice avenante.

    1967 est aussi l'année d'une perte douloureuse pour Chuck , celle de la mort du père retrouvé . A ce sujet, hier, j'ai trouvé une coupure de journal interessante qui se réfère à l'enfance malheureuse de Notre Chuck . Deux photos y sont imprimées où l'on peut voir Charlton Heston adolescent et très jeune ; celle d'un adolescent aux traits délicats et à l'air rêveur, artistiquement floue et celle d'un écolier, à la trombine sympathique, se trouvant au dernier rang sur une photo de classe de fin d'année scolaire. Ce n'est pas Chuck , ni dans la première ni dans la deuxième photo. Sur la première , il y a sur la toile, un commentaire qui le définit comme un jeune gay . Dans la seconde, un article du journal " Alliance Report " et en date de 2001, rend publique une lettre personnelle de Heston qui affirme de ne pas être ce petit garçon et donne le nom d'un autre écolier de la Freedom school qu'il a fréquentée pendant le deuxième trimestre de l'année 1933 alors que sur la photo est inscrit la date de mai 1934. Le journaliste d'Alliance qui écrit en 2001 cherche à relier les liens du petit garçon John Carter devenu à l'improviste Charlton Heston au travers des souvenirs des membres encore vivants de la famille Heston et arrive à cette conclusion que Charles Heston, second mari de la mère de Chuck , n'a probablement jamais adopté le premier fils de sa femme et que de toute façon, le couple Lilla Charlton et Charles Heston , pour ce dont se souviennent les habitants du village, avant l'été de l'année 1933, abandonnèrent précipitamment leur maison emmenant avec eux l'enfant qui s'était à peine familiarisé dans la nouvelle école, où par ailleurs, il avait fait ses débuts théâtraux dans un spectacle scolaire.

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    Il n'est pas bon de savoir tout cela,  car la vision de cet enfant rejeté non d'un seul père mais de deux,  apparaît de façon toujours plus pathétique. Le père biologique qui ne s'est  pas donné la peine d'élever son premier fils et le père adoptif qui n'a fait que lui donner officiellement son nom . Des souvenirs amers, Cat Catlan en a suffisamment  pour alimenter son rôle sur l'écran de joueur abandonné par la chance. Même d'autres aspects du personnage entre en jeu et dans la sensibilité de Chuck, cela lui rappelle la solitude et l'isolement vécus pendant son enfance .

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    Dans une interview donnée à la BBC en 1983 à l'occasion de la sortie de " The Actor's life " en Grande-Bretagne , la journaliste souligne l'intérêt des pages introductives où Chuck , pour la première fois, se souvient de ces évènements. Elle cherche à approfondir le sujet en parlant de sa timidité maladive et pose sèchement cette question :" Vous parlez toujours du moi extérieur vous référant à votre vie artistique et relationnelle, jamais du moi intérieur (de vos relations plus profondes et intimes) ". Chuck apparut embarrassé et chercha à se soustraire au propos aigü soulevé par la journaliste par le biais d'une citation tirée d'un dessin animé dans lequel un crocodile et un oiseau parlent en effet du moi extérieur et du moi intérieur. Le crocodile , dans lequel Chuck se reconnait évidemment, dit qu'il y a trop de moi extérieur dans le fait d'être un crocodile pour lui permettre de s'occuper aussi du moi intérieur. Peut-être que le moi intérieur se trouve dans d'autres personnages comme Amos Dundee, Cat Catlan et pourquoi pas également chez Michelangelo, prêts à se réconcilier avec leurs peines secrètes après avoir voulu leur échapper sous la lumière d'un moment de gloire .

    Auteure : Maria Russo Dixon

     

  • NOTES PERSONNELLES DE MARIA - Hors billet habituel

    Aujourd'hui, je suis très touchée par cette lettre que m'a envoyée notre Amie Maria. Elle m'autorise à la publier entièrement.

    Elle nous explique pourquoi ces derniers temps, nous n'avons pas eu son billet à lire.  Elle sait que nous ses amis hestoniens la comprendront.

    Merci chère Maria pour ta confiance. Nous pensons tous à toi et  ton mari à qui nous souhaitons une meilleure santé. 

    Bisous à toi. 

    FRANCE 

    Cara France,

    purtroppo non ho buone notizie da darti. Lo scorso finesettimana l’ho trascorso alla Emergency dell’ospedale universitario fiorentino, per un malore molto serio di mio marito. All’inizio sembrava un attacco di cuore o un ictus cerebrale. Dopo 24 ore di analisi approfondite, per fortuna niente di negativo è risultato da cuore o circolazione del sangue. Ma la diagnosi finale, dopo due approfondite analisi dello stato cerebrale, è stata molto sorprendente. Alla bella età di 76 anni si è scoperto che mio marito soffre di epilessia. Come Giulio Cesare, si può dire, per confortarsi. Eppure Cesare  ha fatto una bella carriera e non è morto di malattia. Ma io ho avuto molta paura e sono ancora sotto stress. Oggi l’epilessia non può essere curata ma certamente tenuta sotto controllo con un’ attenta osservazione del malato e una accurata terapia medicinale.

    Quindi puoi capire perché in questo momento io non sia nello stato d’animo giusto.

    Il difetto della biografia di Eliot è che non ha fatto molta fatica per entrare nella vita privata di Chuck, né la famiglia ha collaborato molto. Pagine e pagine sulla questione dell’NRA e delle polemiche politiche e degli scontri personali e soprattutto pubblici che comunque si possono ricostruire facilmente attraverso Internet. Ma dove sono le lettere di Chuck? Per anni ha mantenuto aperto il rapporto con un suo Fans Club attraverso Newsletters scritte di persona su una comune macchina da scrivere che portava con sé dappertutto. Anche sui set e ne rimangono le fotografie.

    Quando si cerca di ricostruire la vita di un personaggio famoso si deve fare una attenta ricerca della documentazione più personale e intima. Non bastano di sicuro le interviste con giornalisti della pagina stampata o della televisione. E Heston ci dice che oramai aveva messo insieme una specie di standard delle risposte tipo da dare nelle interviste. I giornalisti ponevano sempre le stesse domande e lui forniva sempre le stesse risposte. Il bellissimo “Beejing Diary” in cui racconta le prove, i rapporti umani e la messa in scena  cinese dello spettacolo “The Cain Mutiny Trial” non viene affatto citato ed è un peccato. Capisco che non è un libro facile da trovare, ma io l’ho trovato attraverso Amazon e la parte americana della famiglia. Mentre le contrapposizioni politiche sin dall’inizio della carriera si trovano in un altro libro “From my cold, dead hands. Charlton Heston  and American Politics” tesi di dottorato di Emilie Raymond, pubblicato dalla University Press of Kentucky. Anche questo in mio possesso e comprato attraverso Amazon. Per quanto riguarda “Rua Algulem” Eliot non si è sforzato nemmeno di vedere il film su You Tube, visto che ne parla solo in una nota, definendo la partecipazione di Chuck come una specie di “cameo”.

    Certo, quando ho fatte le mie ricerche per ricostruire la vita artistica a personale di tre attori italiani Adelaide Ristori, Tommaso Salvini e Ernesto Rossi nelle loro performances  negli USA nella seconda metà del XIX secolo ho girato le maggiori città americane e scavato in molte biblioteche ed archivi. Qui Chuck e la sua “serendipità” mi sono state d’aiuto, anche se l’ho scoperto solo da poco, da quando i beni di Chuck sono stati messi all’asta. Nell’agosto del 1984, dopo i teatri e le biblioteche di San Francisco, ho pensato che anche a Los Angeles avrei potuto trovare qualcosa. Come membro sottoscrittore dell’AFI , anche se era tempo di ferie mi rivolsi alla gentile segretaria dell’AFI , jean Firstemberg, spiegando di cosa avevo bisogno. MRS Firstenberg mi invitò a visitare la sede dell’AFI , visto che venivo da tanto lontano. Il giorno seguente mi telefonò in albergo per dirmi che avrebbe messo a mia disposizione un pezzo davvero raro. Un copione per Lady Macbeth trascritto da Adelaide Ristori con interessanti appunti in margine. Spediti marito e figlio a Disneyland passai una intera giornata ricopiando, con molta cura, le pagine ingiallite di quel vecchio copione, in cui l’attrice italiana aveva trascritto anche la pronuncia inglese delle battute della Lady di Shakespeare. Ne fui molto grata ed ero convinta che quel copione fosse parte della raccolta dell’AFI, collegato a Los Angeles con i fondi dell’Ahmason Theater. Non era così. Quel copione faceva parte della raccolta di copioni shakespeariani del nostro Chuck, eccezionalmente inviato per un solo giorno alla biblioteca dell’AFI. Dove sarà oggi quel copione? Venduto come il resto delle proprietà personali dell’attore? Chissà… se lo avessi saputo lo avrei acquistato come ricordo di un grande attore e di una grande attrice a cui in Italia sono state intitolate strade e scuole.

    Io di mio padre ho conservato molti ricordi, perfino i compassi e gli altri strumenti che usava alla facoltà di Ingegneria.

    Forse passato questo momento difficile tornerò a inviare i miei “biglietti”, magari proprio offrendo un accurato resoconto della impresa cinese di Charlton Heston, nel 1989 quando il mondo seguiva con apprensione la rivolta

    dei giovani in Piazza Tien-An-Men. Per ora ti saluto con un abbraccio e un grande bacio, sapendo che tu capisci il mio attuale stato d’animo e sarai in grado di spiegare perché per un po’ gli amici del Blog non leggeranno i miei biglietti.

    Ma queste righe, anche della mia vita privata, sei libera di trasferirla sul blog. Grazie

    Maria Russo Dixon

     

     
     
     
     
    Chère France,

    Malheureusement, je n'ai pas de bonnes nouvelles à te donner. J'ai passé ce week-end, aux Urgences de l'hôpital Universitaire Florentin, pour un malaise très sérieux de mon mari.
     
    Au début il semblait que ce soit une attaque cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. Après 24 heures d'examens  approfondis, rien de négatif venant du coeur ou de la circulation sanguine,  heureusement. Mais le diagnostic final, après deux examens en profondeur de l'état du cerveau, a été très surprenant. À l'âge vénérable de 76 ans, ils ont découvert que mon mari souffre d'épilepsie. Comme Jules César, on peut dire, pour se consoler. Pourtant, César a eu une belle carrière et n'est pas mort de la maladie. Mais j'avais très peur et suis encore stressée. Aujourd'hui, l'épilepsie ne peut pas être guérie mais certainement tenue sous contrôle, avec  observation attentive du patient et avec la thérapie médicamenteuse précise.
     
    Donc tu peux comprendre pourquoi en ce moment, je n'ai pas un bon moral. 
     
    Le défaut de la biographie d'Eliot est qu'il ne s'est pas donné beaucoup de mal pour  entrer dans la vie privée de Chuck, et  la famille n'a pas beaucoup contribué. Il y a des pages et des pages sur la question NRA, des polémiques politiques, des affrontements personnels et des controverses surtout publiques, qui peuvent encore être facilement reconstitués grâce à Internet.
     
    Mais où sont les lettres de Chuck ? Pendant des années, il a maintenu une relation ouverte avec son fan club à travers des Newsletters personnellement écrites sur une machine à écrire commune qu'il emportait partout avec lui, aussi sur les plateaux et il reste des photographies.
     
     
     
    Lorsque vous essayez de reconstruire la vie d'une personnalité célèbre, que vous avez à faire une recherche minutieuse de la documentation la plus personnelle et intime, il ne suffit pas d'obtenir des interviews avec des journalistes de la presse écrite ou de la télévision.
     
    Et il nous dit maintenant, qu'Heston avait mis en place une sorte de réponses standards à donner dans les interviews. Les journalistes lui posaient  les mêmes questions et il donnait toujours les mêmes réponses. Le beau "Beejing Diary " dans lequel il raconte les essais, les relations humaines et la mise en scène chinoise du spectacle "Le Cain Mutiny Trial " n'est pas mentionné et c'est regrettable. Je comprends que ce n'est pas un livre facile à trouver, mais je l'ai trouvé à travers Amazon et la partie américaine de la famille. Alors que les affrontements  politiques depuis le début de sa carrière se trouvent dans un autre livre " From my cold, dead hands : Charlton Heston and American Politics " : thèse de doctorat d'Emilie Raymond, publié par l'University Press of Kentucky. Cela est également en ma possession et acheté sur Amazon. Quant à "Rua Alguem " Eliot n'a même pas essayé de voir le film sur You Tube, car il en parle dans une note, en définissant la participation de Chuck comme une sorte de "cameo".
     
    ( NDT: CAMEO : est l'apparition fugace dans un récit,  d'un acteur, d'une actrice, du réalisateur ou d'une personnalité, déjà célèbre.)

    From My Cold, Dead Hands: Charlton Heston and American Politics by [Raymond, Emilie]
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Bien sûr, quand je faisais mes recherches pour reconstituer la vie artistique personnelle de trois acteurs italiens :  Adelaïde Ristori, Tommaso Salvini, et Ernesto Rossi dans leurs performances aux Etats-Unis dans la seconde moitié du XIXe siècle, j'ai traversé les plus grandes villes américaines et fouillé dans de nombreuses bibliothèques et archives. Ici, Chuck et son "serendipity" m'ont été utiles, bien que je ne l'ai découvert que récemment, puisque les biens de Chuck ont été vendus aux enchères. En Août 1984, après les théâtres et les bibliothèques à San Francisco, je pensais que même à Los Angeles, je pouvais trouver quelque chose.
     
    En tant que membre souscripteur de l'AFI, même si c'était le temps des congés, je m'adressais à la gentille secrétaire de l'AFI,  Jean Firstenberg, expliquant ce qu'il me fallait. Mrs Firstenberg m'a invitée à visiter le siège de l'AFI, vu que je venais de si loin. Le lendemain, elle m'a appelée à  l'hôtel pour me dire qu'elle allait mettre à ma disposition une pièce très rare. Un script pour Lady Macbeth transcrit à partir d'Adelaïde Ristori avec des notes intéressantes dans la marge. Après avoir expédié mon mari et mon fils à Disneyland, j'ai passé une journée complète à recopier soigneusement, les pages jaunies de ce vieux scénario, dans lequel l'actrice italienne avait également transcrit la prononciation anglaise de la Lady Macbeth de Shakespeare.
     
    Je fus très reconnaissante et j'étais convaincue que ce script faisait partie de la collection AFI rattachée à Los Angeles avec des fonds de l'Ahmason Theater. Ce n'était pas le cas. Ce script a été une partie de la collection de scripts shakespeariens de notre Chuck, exceptionnellement envoyé pour une seule journée à la bibliothèque AFI. Qu'est devenu ce script aujourd'hui ? Vendu comme le reste de la propriété personnelle de l'acteur ? Je me demande ... Si je l'avais su, je l'aurais acheté en souvenir d'un grand acteur et d'une grande actrice qui en Italie a son nom donné à des rues et des écoles.
     
    De mon père, j'ai gardé beaucoup de souvenirs, même les compas et autres outils utilisés dans la Faculté d'ingénierie.
     
    Peut-être quand ce moment difficile sera passé,  je reviendrai à mes "billets" et les enverrai, peut-être même en offrant un compte rendu soigné de l'entreprise chinoise de Charlton Heston, en 1989 quand le monde suivait avec appréhension la révolte des jeunes à Tien-An-Men.
     
    Pour l'instant, je te salue avec une étreinte et un gros bisou, sachant que tu comprends  mon état d'esprit actuel et tu es en mesure d'expliquer pourquoi pendant un certain temps les amis du blog ne pourront pas lire mes billets.
     
    Même  ces lignes, même ma vie privée, tu es libre de les transférer sur ton blog. merci

    AUTEURE : Maria Russo Dixon
  • THE OMEGA MAN : SYMBOLE ET REALITE

     

    Maria m'a transmis ce billet hier, suite à la rubrique que j'ai faite succinctement sur le film.

    Merci Chère Maria pour cette analyse et le parallèle que tu fais entre un film et une époque

    symbolique des années cruciales 68/73 et qui marquaient un tournant dans la carrière de notre

    grand Homme. 

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    "Perfetta analisi di uno di quei film che io definisco come "i film degli anni della lucidità" o meglio della maturità di un grande attore e un grande uomo di cinema. Perché i tre film che segnano un momento di profondo pessimismo dell'uomo Heston e della sua riflessione sul momento storico derivano da un incontro dell'intellettuale con dei romanzi che prospettano il degrado di un mondo che solo dieci anni prima, nell'era di Kennedy e dei diritti civili, sembrava aprirsi ad un futuro di pace e di serenità. "The omega man" raccoglie una fitta simbologia di stati d'animo riportati non solo dal film come arte visiva ma anche dalla tormentata colonna sonora. Nella prima parte l'estrema solitudine dell'ultimo uomo sopravvissuto all'apocalisse inizia con una struggente nostalgia della gioventù. il vagabondaggio in un mondo desertificato è accompagnato dalla colonna sonora di "A Summer Place" del 1959. Un film che ai suoi tempi scandalizzò gli americani insistendo sul versante sessuale dell'amore nelle nuove generazioni. Trohy Donahue e Sandra Dee impersonano la forza del desiderio e della passione tra i teenager del finire degli anni Cinquanta. A sottolineare la solitudine di Robert Neville ecco l'ingresso in una sala cinematografica completamente vuota che da due anni mostra l'evoluzione della generazione successiva raccolta a migliaia in quello che oltre ad un evento musicale, il raduno di Woodstock, è anche il simbolo di un cambiamento radicale della società americana. Neville ripete a memoria le battute provenienti dallo schermo. Ritroviamo la dimensione simbolica in un'altra forte contrapposizione, quella tra la luce e l'oscurità, che è parte stessa della trama. Neville non è esattamente l'uomo Omega, cioè l'ultimo uomo sulla terra, il Sopravvissuto, come vuole il titolo stesso del film . Altri esseri si muovono nella notte, fasciati e protetti dalla privazione della luce. La famiglia di Mathias diventa il contraltare di Neville, uomo della scienza , anche se non mostra di aver fatto buon uso della conoscenza scientifica. Per Mathias e i suoi il male è nato dall'uso quotidiano della scienza, dalla tecnologia che ha condotto la razza umana all'autodistruzione. E per questo l'ultimo uomo "delle Macchine" deve essere eliminato. Magari con un processo che imita i riti della inquisizione. L'imputato Neville si trasforma in un novello Galileo o Giordano Bruno e per lui si innalza di nuovo il rogo sul quale si distruggerà con il fuoco il corpo dell'eretico. E invece le "macchine" in senso letterale e simbolico si ripropongono continuamente, sino a che Neville incontrerà l'ultima comunità umana, a confermargli che non è lui l'ultimo sopravvissuto. Splendida la fuga in motocicletta tra dense ombre e improvvise lame di luce in uno stadio, luogo di tortura e di morte. Ambientazione profetica di quello che è già avvenuto in Grecia e sta per avvenire in Sud America. Anche in questo film il senso della storia è legato in modo impressionante al protagonista. E' una storia che si legge sui giornali o si vede in televisione. Ma noi ce ne accorgiamo solo ora, come solo ora speriamo insieme al morente Neville, che il suo sangue possa riportare alla civiltà quello sparuto gruppo di bambini e di giovani che vivono al di là della città desertificata. Ritorna ancora una volta la musica. Dobbiamo credere ad un "Happy End" quando le voci dei bambini si uniscono in un coro infantile. E' il coro dei bambini ancora non attaccati dal morbo che distrugge gli esseri umani a sfrecciare su una jeep guidata da un giovane vestito come i ragazzi di Woodstock? Forse dobbiamo fare un passo indietro e ricordare la raccomandazione con cui il Taylor del "Pianeta delle scimmie" saluta il giovane scimpanzé Lucius: " Non fidarti di chi ha più di trent'anni!". La salvezza pensa Heston/Neville arriverà dai giovani, dalle future generazioni che vivranno nella luce e fuggiranno il buio."

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    Analyse parfaite de l'un de ces films que j'appelle " les films des années de lucidité » ou plutôt de la maturité d'un grand acteur et un grand homme du cinéma. Parce que les trois films marquent un moment de profond pessimisme de l'homme Heston et sa réflexion sur la période  historique venue d'une rencontre intellectuelle avec les romans qui font face à la dégradation d'un monde qu'il y a seulement dix ans auparavant, à l'époque de Kennedy et les droits civils, semblait ouvert à un avenir de paix et de sérénité.

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    "The Omega Man " recueille un symbolisme dense des états d'âme montrés non seulement par le film comme un art visuel, mais aussi par la bande sonore tourmentée. Dans la première partie,  l'extrême solitude du dernier homme survivant à l'apocalypse errant dans un monde désertifié,  commence avec une nostalgie poignante de la jeunesse, il est accompagné par la BO du film "A Summer Place " (1959) (titre français "Ils n'ont que 20 ans".) Un film qui en son temps a choqué les Américains car il insistait sur le côté sexuel de l'amour dans les nouvelles générations, Trohy Donahue et Sandra Dee personnifiant la puissance du désir et de la passion chez les adolescents de la fin des années cinquante.

     

    Pour souligner la solitude de Robert Neville, voilà l'entrée d'une salle cinématographique  complètement vide depuis deux ans, montrant ce qui en plus d'être un événement musical, le rassemblement de Woodstock, l'évolution des générations à venir par milliers, c'est aussi le symbole d'un changement radical dans la société américaine.

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    Neville répète par cœur les propos venant de l'écran. Nous trouvons la dimension symbolique dans un autre fort contraste, celui entre la lumière et l'obscurité, qui fait partie de la même trame. Neville n'est pas exactement l'homme Omega, qui est le dernier homme sur terre, le survivant, comme indiqué par le titre même du film. D'autres êtres se déplacent dans la nuit, enveloppés et protégés contre la privation de lumière.

    La Famille de Mathias devient l'antithèse de Neville, un homme de science, même s'il ne montre pas qu'il a fait bon usage de ses connaissances scientifiques. Pour Mathias et les siens, le mal est né de l'usage quotidien de la science, de la technologie ce qui a mené la race humaine à l'autodestruction. Et pour cela, le dernier homme "des machines" doit être éliminé. Peut-être avec un processus qui imite les rites de l'Inquisition. Neville accusé, se transforme en un nouveau Galilée ou Giordano Bruno et nous voyons se lever à nouveau un bûcher sur lequel sera détruit par le feu,  le corps de l'hérétique. Mais les «machines» dans un sens littéral et symbolique se reproduisent sans cesse, jusqu'à ce que Neville rencontre la dernière communauté humaine, pour lui confirmer qu'il n'est pas le dernier survivant.

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    Merveilleuse évasion sur une moto entre les ombres denses et les projections brusques de lumière dans un stade, un lieu de torture et de mort. Décor prophétique de ce qui a déjà eu lieu en Grèce et est sur le point d'avoir lieu en Amérique du Sud. Dans ce film, le sens de l'Histoire est impressionnant, lié au protagoniste. C'est une histoire que nous lisons dans les journaux ou voyons à la télévision. A présent, nous nous rendons compte qu'il est seul maintenant, mais nous espérons uniquement avec Neville mourant, ce que son sang pourra apporter à la civilisation, ce petit groupe d'enfants et de jeunes vivant au-delà de la ville désertifiée.

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    La musique revient encore une fois. Nous devons croire en un "Happy End" lorsque les voix des enfants sont unies dans un choeur enfantin. Et " le chœur "des enfants pas encore attaqué par la maladie qui détruit les êtres humains, file sur une jeep conduite par un jeune homme vêtu comme les gars de Woodstock.

    Nous devrions peut-être prendre un peu de recul et nous rappeler la recommandation avec laquelle Taylor de Planet of the Apes " salue le jeune chimpanzé Lucius : " Ne fais pas confiance à ceux qui ont plus de trente ans. "

    Le salut, pense Heston/Neville, arrivera des jeunes, des générations futures qui vivront dans la lumière et qui fuiront l'obscurité."

    AUTEURE : Maria Russo Dixon