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LES BILLETS DE MARIA R-D. - Page 4

  • THE OMEGA MAN : SYMBOLE ET REALITE

     

    Maria m'a transmis ce billet hier, suite à la rubrique que j'ai faite succinctement sur le film.

    Merci Chère Maria pour cette analyse et le parallèle que tu fais entre un film et une époque

    symbolique des années cruciales 68/73 et qui marquaient un tournant dans la carrière de notre

    grand Homme. 

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    "Perfetta analisi di uno di quei film che io definisco come "i film degli anni della lucidità" o meglio della maturità di un grande attore e un grande uomo di cinema. Perché i tre film che segnano un momento di profondo pessimismo dell'uomo Heston e della sua riflessione sul momento storico derivano da un incontro dell'intellettuale con dei romanzi che prospettano il degrado di un mondo che solo dieci anni prima, nell'era di Kennedy e dei diritti civili, sembrava aprirsi ad un futuro di pace e di serenità. "The omega man" raccoglie una fitta simbologia di stati d'animo riportati non solo dal film come arte visiva ma anche dalla tormentata colonna sonora. Nella prima parte l'estrema solitudine dell'ultimo uomo sopravvissuto all'apocalisse inizia con una struggente nostalgia della gioventù. il vagabondaggio in un mondo desertificato è accompagnato dalla colonna sonora di "A Summer Place" del 1959. Un film che ai suoi tempi scandalizzò gli americani insistendo sul versante sessuale dell'amore nelle nuove generazioni. Trohy Donahue e Sandra Dee impersonano la forza del desiderio e della passione tra i teenager del finire degli anni Cinquanta. A sottolineare la solitudine di Robert Neville ecco l'ingresso in una sala cinematografica completamente vuota che da due anni mostra l'evoluzione della generazione successiva raccolta a migliaia in quello che oltre ad un evento musicale, il raduno di Woodstock, è anche il simbolo di un cambiamento radicale della società americana. Neville ripete a memoria le battute provenienti dallo schermo. Ritroviamo la dimensione simbolica in un'altra forte contrapposizione, quella tra la luce e l'oscurità, che è parte stessa della trama. Neville non è esattamente l'uomo Omega, cioè l'ultimo uomo sulla terra, il Sopravvissuto, come vuole il titolo stesso del film . Altri esseri si muovono nella notte, fasciati e protetti dalla privazione della luce. La famiglia di Mathias diventa il contraltare di Neville, uomo della scienza , anche se non mostra di aver fatto buon uso della conoscenza scientifica. Per Mathias e i suoi il male è nato dall'uso quotidiano della scienza, dalla tecnologia che ha condotto la razza umana all'autodistruzione. E per questo l'ultimo uomo "delle Macchine" deve essere eliminato. Magari con un processo che imita i riti della inquisizione. L'imputato Neville si trasforma in un novello Galileo o Giordano Bruno e per lui si innalza di nuovo il rogo sul quale si distruggerà con il fuoco il corpo dell'eretico. E invece le "macchine" in senso letterale e simbolico si ripropongono continuamente, sino a che Neville incontrerà l'ultima comunità umana, a confermargli che non è lui l'ultimo sopravvissuto. Splendida la fuga in motocicletta tra dense ombre e improvvise lame di luce in uno stadio, luogo di tortura e di morte. Ambientazione profetica di quello che è già avvenuto in Grecia e sta per avvenire in Sud America. Anche in questo film il senso della storia è legato in modo impressionante al protagonista. E' una storia che si legge sui giornali o si vede in televisione. Ma noi ce ne accorgiamo solo ora, come solo ora speriamo insieme al morente Neville, che il suo sangue possa riportare alla civiltà quello sparuto gruppo di bambini e di giovani che vivono al di là della città desertificata. Ritorna ancora una volta la musica. Dobbiamo credere ad un "Happy End" quando le voci dei bambini si uniscono in un coro infantile. E' il coro dei bambini ancora non attaccati dal morbo che distrugge gli esseri umani a sfrecciare su una jeep guidata da un giovane vestito come i ragazzi di Woodstock? Forse dobbiamo fare un passo indietro e ricordare la raccomandazione con cui il Taylor del "Pianeta delle scimmie" saluta il giovane scimpanzé Lucius: " Non fidarti di chi ha più di trent'anni!". La salvezza pensa Heston/Neville arriverà dai giovani, dalle future generazioni che vivranno nella luce e fuggiranno il buio."

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    Analyse parfaite de l'un de ces films que j'appelle " les films des années de lucidité » ou plutôt de la maturité d'un grand acteur et un grand homme du cinéma. Parce que les trois films marquent un moment de profond pessimisme de l'homme Heston et sa réflexion sur la période  historique venue d'une rencontre intellectuelle avec les romans qui font face à la dégradation d'un monde qu'il y a seulement dix ans auparavant, à l'époque de Kennedy et les droits civils, semblait ouvert à un avenir de paix et de sérénité.

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    "The Omega Man " recueille un symbolisme dense des états d'âme montrés non seulement par le film comme un art visuel, mais aussi par la bande sonore tourmentée. Dans la première partie,  l'extrême solitude du dernier homme survivant à l'apocalypse errant dans un monde désertifié,  commence avec une nostalgie poignante de la jeunesse, il est accompagné par la BO du film "A Summer Place " (1959) (titre français "Ils n'ont que 20 ans".) Un film qui en son temps a choqué les Américains car il insistait sur le côté sexuel de l'amour dans les nouvelles générations, Trohy Donahue et Sandra Dee personnifiant la puissance du désir et de la passion chez les adolescents de la fin des années cinquante.

     

    Pour souligner la solitude de Robert Neville, voilà l'entrée d'une salle cinématographique  complètement vide depuis deux ans, montrant ce qui en plus d'être un événement musical, le rassemblement de Woodstock, l'évolution des générations à venir par milliers, c'est aussi le symbole d'un changement radical dans la société américaine.

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    Neville répète par cœur les propos venant de l'écran. Nous trouvons la dimension symbolique dans un autre fort contraste, celui entre la lumière et l'obscurité, qui fait partie de la même trame. Neville n'est pas exactement l'homme Omega, qui est le dernier homme sur terre, le survivant, comme indiqué par le titre même du film. D'autres êtres se déplacent dans la nuit, enveloppés et protégés contre la privation de lumière.

    La Famille de Mathias devient l'antithèse de Neville, un homme de science, même s'il ne montre pas qu'il a fait bon usage de ses connaissances scientifiques. Pour Mathias et les siens, le mal est né de l'usage quotidien de la science, de la technologie ce qui a mené la race humaine à l'autodestruction. Et pour cela, le dernier homme "des machines" doit être éliminé. Peut-être avec un processus qui imite les rites de l'Inquisition. Neville accusé, se transforme en un nouveau Galilée ou Giordano Bruno et nous voyons se lever à nouveau un bûcher sur lequel sera détruit par le feu,  le corps de l'hérétique. Mais les «machines» dans un sens littéral et symbolique se reproduisent sans cesse, jusqu'à ce que Neville rencontre la dernière communauté humaine, pour lui confirmer qu'il n'est pas le dernier survivant.

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    Merveilleuse évasion sur une moto entre les ombres denses et les projections brusques de lumière dans un stade, un lieu de torture et de mort. Décor prophétique de ce qui a déjà eu lieu en Grèce et est sur le point d'avoir lieu en Amérique du Sud. Dans ce film, le sens de l'Histoire est impressionnant, lié au protagoniste. C'est une histoire que nous lisons dans les journaux ou voyons à la télévision. A présent, nous nous rendons compte qu'il est seul maintenant, mais nous espérons uniquement avec Neville mourant, ce que son sang pourra apporter à la civilisation, ce petit groupe d'enfants et de jeunes vivant au-delà de la ville désertifiée.

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    La musique revient encore une fois. Nous devons croire en un "Happy End" lorsque les voix des enfants sont unies dans un choeur enfantin. Et " le chœur "des enfants pas encore attaqué par la maladie qui détruit les êtres humains, file sur une jeep conduite par un jeune homme vêtu comme les gars de Woodstock.

    Nous devrions peut-être prendre un peu de recul et nous rappeler la recommandation avec laquelle Taylor de Planet of the Apes " salue le jeune chimpanzé Lucius : " Ne fais pas confiance à ceux qui ont plus de trente ans. "

    Le salut, pense Heston/Neville, arrivera des jeunes, des générations futures qui vivront dans la lumière et qui fuiront l'obscurité."

    AUTEURE : Maria Russo Dixon

  • QUI FUT CHARLTON HESTON ? BILLET N° 14

     

    Merci Maria, pour ton commentaire que je place une fois de plus, dans la rubrique "LES BILLETS DE MARIA". Cela se justifie.

     

    Je ne pensais pas qu'en écrivant à la chaîne ARTE,  je te ferai réagir positivement en apportant une fois de plus, un éclairage qui confirme que la complexité de Chuck  n'a pas fini de nous intriguer et notre besoin d'en savoir plus est bien légitime, car il était un homme à la personnalité fascinante.

     

    Je souhaite, après que nous ayons consolidé nos arguments,  envoyer notre courrier à ARTE afin que leurs services concernés par le sujet,  puissent vraiment étudier notre proposition pour une thématique "CHARLTON HESTON ".

     

    La sortie du livre de Marc Eliot pourrait être un plus pour appuyer notre demande.

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    "Brava, brava France, la tua è stata un'idea davvero geniale e importantissima. La risposta su quale importanza abbia avuto la partecipazione di Charlton Heston ad un progetto come "My Father" avrebbe dovuta essere stata fornita dalla famiglia, soprattutto da Fraser beneficiato da suo padre di una casa di produzione tutta sua. O da Holly , i cui rapporti con un padre importante e forse difficile allo stesso tempo sono sicuramente segnati da un grande affetto e da una reciproca comprensione. Nel presentarmi a te e agli amici del blog ho cercato di spiegare come la ricerca della personalità vera di un attore non sia cosa semplice. Quando un attore smette di recitare? Quando sullo schermo o a teatro vive la vita di un altro essere umano, al contrario di quello che può apparire, soprattutto se la sua scelta artistica è nata da un rifiuto di memorie tormentate? Oppure quando davanti ad una pagina di un diario cala la maschera, sicuro che è in suo potere conservare o distruggere quella pagina? In tutta sincerità, ricostruendo la vita dell'uomo e dell'attore mi sono trovata di fronte a tante contraddizioni da farmi perdere molte delle sicurezze che avevo. Certo un gran signore, un uomo generoso e sostenuto dall'affetto di coloro che gli erano vicini. Ma è stato un uomo felice? Non lo so davvero.Nell'annuncio della malattia che lo aveva colpito afferma di avere vissuto una vita piena e a suo modo , "fortunata". Ma non si può sottovalutare la scelta di impersonare per la sua ultima recita Joseph Mengele, l'"Angelo della Morte" nella solitudine dell' esilio brasiliano, attorniato Nel presentarmi a te e agli amici del blog ho cercato di spiegare come la ricerca della personalità vera di un attore non sia cosa semplice.da persone spinte più da interesse personale che da un senso di comprensione per un uomo che sta vivendo gli ultimi giorni della sua vita. Già con la vicenda di Edward G. Robinson Chuck ha vissuto una esperienza analoga, in cui realtà e finzione si univano in attimi di profonda sofferenza, evidentissima in quell'ultima scena dell'addio alla vita o, come viene ben definita, di "ritorno a casa". Ho letto con attenzione e partecipazione, e a momenti con sofferenza, le pagine di "The Actor' Life".  Ho visât momenti di gioia e di dolore. Posso dire di aver risolto il "mistero" Charlton Heston? No e non so nemmeno se nel suo intimo l'autore di quel diario era Charlton Heston il divo o John Carter , il ragazzino di 13 anni a cui è stato imposto , non lo ha scelto di sua volontà, di cambiare la sua identità per adeguarsi a una comunità di benpensanti. Bisogna dire che l'inizio e la fine della sua vita sono decisamente avvolte da domande a cui è difficile trovare una risposta. Almeno, io di risposte non ne ho trovate."

    Maria Russo Dixon.

     

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    Bravo, bravo France, ton idée est vraiment brillante et très importante.

     

    La réponse sur  la participation de Charlton Heston à un projet comme " My Father ", quel qu'en soit l'importance,  aurait dû être fournie par la famille, surtout par Fraser qui a bénéficié de la part de son père de sa propre maison de production,  ou par Holly, dont les relations avec un père important, ont été sûrement marquées par une compréhension mutuelle et difficiles en même temps.

     

    En me présentant à toi et les amis du blog, j'ai essayé d'expliquer comment la recherche de la vraie personnalité d'un acteur n'est pas facile.

     

    Quand un acteur cesse t'il de jouer ? Lorsque sur l'écran ou sur la scène il vit  la vie d'un autre être humain,  contrairement à ce qu'il peut laisser paraître,  surtout si son choix artistique découle d'un rejet de souvenirs tourmentés ? Ou, quand devant une page de " son journal " il tombe le masque, assuré qu'il est en son pouvoir de conserver ou détruire cette page ?

     

    En toute sincérité, en reconstruisant la vie de l'homme et de l'acteur, je me suis trouvée devant beaucoup de contradictions à me faire perdre beaucoup des certitudes que j'avais. Certes, un grand monsieur, un homme généreux et soutenu par l'affection de ceux qui étaient près de lui. Mais était-il un homme heureux ? Je ne sais pas vraiment.

     

    Dans l'annonce de la maladie qui l'a frappé, il prétendait avoir vécu une vie pleine et à sa manière, "chanceuse". Mais tu ne peux pas sous-estimer le choix qu'il a fait d'interpréter pour sa dernière performance Joseph Mengele, l ' «Ange de la Mort",  entouré de la «solitude brésilienne" de l'exil.  En le présentant moi-même pour toi et les amis du blog, j'ai essayé d'expliquer  comment la recherche de la vraie personnalité d'un acteur n'est pas facile, cela n'intéresse pas des gens plus animés par des soucis d'intérêts personnels que par un sentiment de compréhension pour un homme qui vit les derniers jours de sa vie.

     

    Déjà avec l'histoire d'Edward G. Robinson, Chuck avait vécu une expérience similaire dans laquelle réalité et fiction sont liées dans les moments de souffrance profonde, évidente dans cette dernière scène d'adieu à la vie, ou " retour à la maison ", comme c'est bien défini dans le film. J'ai lu avec attention et participation, et parfois douloureusement, les pages de  "Actor's Life ". 

     

    J'ai vécu des moments de joie et de tristesse. Est-ce que je peux dire que j'ai  résolu le " mystère " Charlton Heston ? Non, et je ne sais pas si dans son cœur l'auteur du journal a été la vedette Charlton Heston ou John Carter le gamin de 13 ans auquel il a été imposé de changer son identité pour s'adapter à une communauté de bien-pensants, il ne l'avait pas choisi de sa propre volonté. Il faut dire que le début et la fin de sa vie sont définitivement enveloppés de questions auxquelles il est difficile de trouver une réponse. Au moins, je ne réponds pas, je n'en ai pas trouvé.

     

    AUTEURE : Maria Russo Dixon.

  • CACHER CHARLTON HESTON.... BILLET N° 13B - partie 2

     

    Maria a envoyé un supplément à son billet N°13. En voici donc la teneur.

    Si certains doutaient encore de la générosité de Charlton Heston, ils en seront pour leurs frais ! Et oui ! Charlton Heston était un humaniste.

    Merci une fois encore Chère Maria.

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    Grazie France,

    da aggiungere una cosa. La partecipazione di Chuck al movimento per i diritti civili non cominciò nel 1963 ma un anno prima. In Alabama nel 1962, quando sollecitato dal suo amico di sempre Jolly West un medico che in quei tempi lavorava appunto in Alabama. Puoi ritrovare la foto che lo ritrae con il cartello “All men are created  equal” davanti all’insegna di una caffetteria . Era un luogo pubblico segregato, limitato ai soli bianchi. Un uomo di colore sfidò il principio di discriminazione ed entrò nella caffetteria. Fu trascinato via dalla polizia . Il caso fece un po’ di rumore e Jolly West organizzò una piccola dimostrazione a favore dei neri d’America. Chiese a Chuck di parteciparvi per attirare l’attenzione di stampa e televisione. Con la generosità che lo distingueva Chuck accettò, in un momento in cui la presenza di un attore in una pubblica protesta non era affatto di moda. La storia è raccontata nel “Diario” e spero che Marc Elliot abbia letto quel libro con attenzione. La vicenda della piccola caffetteria è riprodotto proprio in Mississipi Burning , ma al contrario, se ricordo bene. I due agenti federali bianchi vanno a sedersi nella parte riservata ai clienti di colore.

    Ordinato attraverso Kindle anche io dovrei ricevere la biografia a metà marzo. Come ogni essere umano Chuck ha avuto i suoi alti e bassi nella vita, ma tutti dovrebbero ricordarlo nella sua interpretazione di “Rua Algulem” , ancora un esempio della sua generosità affidandosi per l’ultimo film della sua vita , e ne era cosciente, ad un giovane e sconosciuto regista italiano. Rivedo quel film e spesso mi chiedo cosa voleva dirci. La disperazione di un uomo che sa di essere alla fine dei suoi giorni? Di un padre che sa di non poter contare sull’ultimo abbraccio di suo figlio? Mengele era definito “L’Angelo della morte “ e in “The omega man” questo è il nome che Mathias e la sua famiglia da a Neville, l’ultimo uomo sulla terra.

    Per quanto riguarda coloro che si autodefiniscono “intellettuali “, bisogna dire che Heston ha attirato l’attenzione di numerosi intellettuali, soprattutto in Francia . Un libro di Edgard Morin dedicato agli attori come figure iconiche ha in copertina proprio Chuck. Per gli imbecilli è inutile lottare. Guerra persa. Un proverbio di Firenze dice che la madre dei cretini è sempre incinta. Il cretino è inguaribile purtroppo indistruttibile.

    Qui ancora niente primavera e stiamo tutti “quasi” bene.

    Un bacio e un abbraccio

    Maria 

     

     

    Merci France,
    J'ajouterai  une chose. La participation de Chuck dans le mouvement pour les droits civiques n'a pas commencé en 1963, mais un an auparavant.

    En Alabama, en 1962, lorsque poussé par son ami de toujours, Jolly West un médecin qui, justement à cette époque travaillait en Alabama. Tu peux trouver la photo qui le montre avec le signe "ALL MEN ARE CREATED EQUAL"  à l'extérieur d'un café. C'était un lieu public distinct, réservé aux seuls blancs.

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    Un homme noir a contesté le principe de la discrimination et est entré dans le café. Il a été emmené de force par la police. L'affaire a fait un peu de bruit et le Dr Jolly West a organisé une petite manifestation en faveur des Noirs en Amérique. Il a demandé à Chuck de participer afin d'attirer l'attention de la presse et de  la télévision. Avec la générosité qui distinguait Chuck, il accepta, à un moment où la présence d'un acteur dans une manifestation publique n'était pas du tout à la mode.

    L'histoire est racontée dans le "Journal" et j'espère que Marc Elliot a lu le livre attentivement. L'évènement de la petite cafétéria est vraiment reproduit  dans  Mississippi Burning, mais à l'inverse, si je me souviens bien, les deux agents fédéraux  blancs, vont s'asseoir dans l'espace réservé aux clients de couleurs.


    J'ai commandé par le biais de Kindle la biographie que je  devrais recevoir à la mi-Mars. Comme tout être humain Chuck a connu des hauts et des bas dans la vie, mais tout le monde devrait se rappeler de son interprétation dans  "Rua Algulem", un autre exemple de sa générosité en plaçant sa confiance pour le dernier film de sa vie, et il en était conscient, en un jeune et inconnu réalisateur italien. Je revois le film et je me demande souvent ce qu'il voulait nous dire. Le désespoir d'un homme qui sait qu'il est à la fin de ses jours ? D'un père qui sait qu'il ne peut pas compter sur la dernière étreinte de son fils ? Mengele a été appelé  "l'Ange de la mort» et  dans «The Omega Man" c'est le nom que Mathias et sa famille donnent à Neville, le dernier homme sur terre.


    Quant à ceux qui se disent «intellectuels», il faut dire que Heston a attiré l'attention de nombreux intellectuels, en particulier en France. Un livre  écrit par Edgard Morin dédié aux acteurs comme des figures emblématiques, a Chuck sur sa propre couverture. Pour les imbéciles il est inutile de lutter, la guerre est perdue d'avance. Un proverbe de Florence dit que la mère de crétins  est toujours enceinte. La crétinerie est incurable et malheureusement indestructible.

    Auteure : Maria Russo Dixon

    Traductrice : France Darnell

  • CACHER CHARLTON HESTON.... BILLET N° 13A - partie 1

     

    Maria Russo Dixon, fait suite à ma publication de l'article "CACHER CHARLTON HESTON, C'EST NIER MARTIN LUTHER KING".

    Merci Chère Marta pour ce complément d'information qui nous donne ce billet N° 13.    Je dois te dire que j'ai été très émue par la fin de ton billet. Je ne te cacherai pas que les larmes me sont montées aux yeux en lisant ces quelques lignes sur la personnalité de ce grand homme.

     

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    (2 juillet 1964 Lindon Johnson signant l'acte des Droits civiques)

    Brava France,
    brava per la perfetta traduzione di quell'articolo che mi sembrò davvero importante per dare risalto alla figura di Charlton Heston. E' vero, non mi risulta che ci siano fotografie di Heston e Martin Luther King insieme in quella storica giornata. Ma in quel giorno dell'agosto 1963 i due, insieme a tanti altri partecipanti, riuscirono a conquistare i cuori di tanti americani. Nella testimonianza del "Diario" Heston dice che Lydia percorse il lungo cammino del viale che costeggia il Potomac accanto ad un vecchio negro ( in italiano la parola "negro" non ha niente di offensivo o discriminatorio) con i piedi gonfi e i vestiti malandati e che comunque anche lei si sentì parte di un unico popolo. Era questo il sogno di King e di Heston e gli era stato ispirato da un giovane presidente che diceva "non chiedete che cosa il Paese può fare per voi, ma cosa voi potete fare per il Paese". Chuck era stato un fervente sostenitore di Kennedy e sarà poi un utile strumento per l'applicazione delle politiche contro la povertà e la discriminazione del successore di Kennedy, Lyndon Johnson. Ricordato erroneamente più per l'impegno militare in Vietnam , che anche Chuck criticava, Johnson mise in pratica una solida legislazione per dare un'opportunità agli ultimi per prima cosa di esprimersi politicamente in un sistema complesso come la legge elettorale americana. Uno dei miei film preferiti è appunto "MIssissipi burning", tratto da un bellissimo libro "The summer that never ended" e per le mie conoscenze della civiltà americana posso dire che le cose erano esattamente come il film le descrive.
    Oggi gli USA stanno attraversando un periodo buio. Spero che ne vengano presto fuori, ma la nebbia avvolge tutto il mondo, purtroppo. Ma ti lascio con una bella pagina che chiarisce che uomo era veramente Charlton Heston . Nel "Diario", lamentando la difficoltà di trovare brave attrici anglofone che recitino in teatro Chuck riporta con animo pacifico alla memoria la tradizione delle Black Lists del maccartismo nella loro versione aggiornata . Sa di essere discriminato per le sue idee conservatrici contro il "politically correct"i, ma prende le difese di una grande attrice , Vanessa Redgrave, di idee completamente opposte alle sue e decisamente radicali, anzi fortemente trotskiste, anche lei soggetta alla discriminazione da parte del mondo dello spettacolo americano. lamenta che le cose siano sempre esaminate attraverso un lente fitta di pregiudizi.
    Nell'agosto del 1963 la sua fu una presa di posizione politica contro tutte le discriminazioni. Ma molti lo hanno dimenticato. E tuttavia continua a commuovermi quel breve filmato di You Tube in cui Chuck cerca da bravo attivista di coordinare stelle del cinema di allora perché lasciando da parte ogni individualismo marcino insieme per dare forza alle loro idee. Bravo Chuck. Una bella lezione di vita. Non la dimenticherò mai.

    Auteure : Maria Russo Dixon

     

    Bravo France,
     Bien pour la traduction parfaite de cet article. Cela semblait vraiment important pour souligner la personnalité de Charlton Heston. Il est vrai, je comprends cela, qu'il n'y a pas eu de photographies prises ensemble de Heston et Martin Luther King, en ce jour historique. Mais ce jour-là en Août 1963, tous les deux, ainsi que de nombreux autres participants, ont réussi à conquérir le cœur de beaucoup d'Américains.

    Dans le témoignage du «Journal»,  Heston dit que Lydia a marché sur la longue route de l'avenue qui longe le Potomac près d'un vieux nègre (en italien le mot "nigger" n'a rien d'offensant ou discriminatoire) avec les pieds enflés et vêtements usés et cependant, elle se sentait faire partie d'un peuple.

    C'était le rêve de King et Heston inspiré par un jeune président qui avait  dit : «ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour le pays." Chuck avait été un fervent partisan de Kennedy et deviendra un intermédiaire utile auprès du successeur de Kennedy, Lindon Johnson,  pour l'application des politiques de lutte contre la pauvreté et la discrimination. A tort, on se souvient plus de l'engagement militaire au Vietnam que Chuck critiquait également.  Johnson mit en place une législation solide pour donner une opportunité de la dernière chance et en premier, permettre de s'exprimer politiquement dans un système complexe comme la loi électorale américaine.

    Un de mes films préférés est précisément "Mississippi Burning", tiré du livre merveilleux "L'été qui n'a jamais pris fin» et ma connaissance de la civilisation américaine me permet de dire que les choses étaient exactement comme le film les décrit.


     Aujourd'hui, les États-Unis sont dans une période sombre. J'espère qu'ils vont bientôt en sortir, mais le brouillard enveloppe le monde, malheureusement. Mais je te laisse avec une belle page qui explique quel homme était vraiment Charlton Heston.

    Dans le "Journal", en déplorant la difficulté de trouver de bonnes actrices anglophones capables de jouer dans les pièces de théâtre, l'âme paisible Chuck rapporte le souvenir de la tradition des listes noires du maccarthysme dans une version mise à jour. Il sait qu'il est victime de discrimination à cause de ses idées contre le conservatisme «politiquement correct», mais il prend la défense d'une grande actrice, Vanessa Redgrave, complètement opposée à ses idées et franchement radicale, en effet fortement trotskyste, elle faisait également l'objet d'une discrimination par l'industrie américaine du divertissement. Il se plaint que les choses sont toujours examinées à travers une lentille épaisse de préjugés.


     En Août 1963, sa position politique était contre toutes les formes de discrimination. Mais beaucoup l'ont oublié. Et pourtant, je continue à m'émouvoir devant cette courte vidéo You Tube dans laquelle Chuck en bon militant,  essaie de coordonner des  stars de cinéma de cette époque,  car alors en laissant de côté chaque individualisme, ils marchent ensemble pour donner de la force à leurs idées. Bravo Chuck. Une leçon de vie. Je ne l'oublierai jamais.

    Auteure : Maria Russo Dixon

    Traductrice : France Darnell

  • ANTOINE ET CLEOPATRE : REVE OU CAUCHEMAR D'UN GRAND ACTEUR ? - Billet N° 12

     

    Merci chère Maria, pour ce nouveau billet. Belle analyse d'un film que j'aime particulièrement. Comme tu le dis, il est à conserver dans la vidéothèque et à regarder avec le texte de Shakespeare devant soi.

     

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    "Si può dire che le vicende della realizzazione di "Antonio e Cleopatra" (distribuito in Italia con l'infelice titolo di "All'ombra delle Piramidi") si colleghino inevitabilmente agli eventi che per Chuck concludono gli anni '60, gli anni migliori per quanto riguarda la sua carriera di star di primo piano nel mondo di Hollywood. Tuttavia l'inizio della successiva decade vede il realizzarsi di un sogno che aveva coltivato forse dal suo debutto teatrale, quando a Broadway si era affacciato alle scene con un ruolo minore, quello di Proculeio, in una compagnia teatrale di tutto rispetto segnata dalla presenza di una grande attrice come Kathrine Cornell e in una delle ultime tragedie di William Shakespeare. Anthony and Cleopatra. Il personaggio di Antonio è un cavallo di battaglia per il nostro attore. Nel 1950 David Bradley, il regista che lo aveva scoperto nel 1941 chiamandolo ad essere il protagonista di una realizzazione cinematografica di "Peer Gynt", si rivolge di nuovo a lui prossimo a debuttare anche sullo schermo con "Dark City", affidandogli il personaggio del giovane e spavaldo Antonio in una versione cinematografica del "Giulio Cesare" basato sulla tragedia shakespeariana omonima. Di nuovo si tratta di un film sperimentale, girato anche questo "en plein air" fuori dagli studi cinematografici o "sound stages", come vengono definiti. Le architetture pseudo-classiche di Chicago vengono trasformate nella Roma degli ultimi anni della Repubblica. Anche questo tentativo ha un suo pubblico, limitato, di fans, ma ha anche una certa fama. Lo si può ritrovare per intero oggi su "YouTube". Il pezzo forte della tragedia, il monologo "Friends, Romans, countrymen", secondo per fama solo al "to be or not to be" di Amleto, è recitato con grande forza da Chuck, cercando di limitare gli eccessi retorici. Tuttavia il sogno di Chuck rimane il sequel, potremmo chiamarlo oggi, del "Giulio Cesare" in cui Antonio da accorto e carismatico politico che trascina i cittadini romani a schierarsi contro Bruto si trasforma in un declinante Antonio, condotto alla rovina da un amore disperato per una donna che è già un mito per i suoi contemporanei, Cleopatra, regina di un magico Egitto. Certo, Chuck avrebbe potuto soddisfare il suo desiderio con una messa in scena teatrale della tragedia, ma lui è convinto che il testo sia una sorta di sceneggiatura cinematografica, scritta secoli prima dell'avvento del cinema. Si mette all'opera quindi per trarre dalle pagine di Shakespeare uno script adatto al mezzo cinematografico, senza variare nemmeno un verso, solo accorpando alcune scene e limando la lunghezza di altre. Quale attore anglosassone avrebbe l'animo di mettere le mani sulle parole del poeta di Stratford? Il cinema però è fatto anche e soprattutto di immagini e nel lungo periodo di pre-produzione, quando Chuck cerca finanziamenti per l'impresa e location non troppo dispendiose per girare il "suo" film, a Roma ha l'occasione di vedere il "Satyricon" di Federico Fellini. Di nuovo lo stile cinematografico europeo lo seduce: da The Actor's life 2 marzo 1970 " Abbiamo visto stasera quello che io penso possa essere considerato come un film importante (SATYRICON). Fellini è qualcosa pari ad un genio, appare chiaro... l'unico uomo nel cinema che ho pensato potesse essere definito in questo modo dai tempi di Welles, il film è come un sogno, un sogno sgradito, ma con una componente onirica davvero emozionante, sia per la geografia che per la cronologia, come anche per l'atmosfera e il ritmo della messa-in-scena. Inoltre la componente scenica e l'uso della macchina da presa sono qualcosa da tenere a mente". Siamo nel 1970 e il sogno dovrà attendere ancora due anni per potersi realizzare. Difficile il periodo di pre-produzione con la ricerca dei capitali, ma difficile anche per la ricerca del cast perfetto. Chuck vuole che il film sia una resa cinematografica fedele e quindi sceglie di riportare il testo nella forma in versi, il "blank verse" elisabettiano, che può essere apprezzato solo in lingua inglese e che per questo stesso motivo limita la platea ai solo spettatori anglofoni. Per gli altri, doppiato nelle varie lingue nazionali, sarà una delle tante edizioni del dramma di amore e morte tra l'Egiziana e il Romano. Un paragone debole rispetto alla ricchissima "Cleopatra " con Liz Taylor. E comunque quando Chuck si era rivolto proprio a Welles per chiederne la disponibilità, aveva ricevuto una risposta dura ma onesta. " Senza una Cleopatra eccezionale , non ci può essere un "Antonio e Cleopatra" eccezionale". Chuck pensa prima ad Ann Bancroft, che ben conosce dai suoi debutti televisivi e reduce da un gran successo con "IL Laureato", ma la definisce "Troppo Americana". Poi rivolge la sua attenzione ad Irene Papas, professionalmente un'ottima scelta , ma la Papas è impegnata e comunque non è bellissima, non per i criteri estetici di Hollywood. Tuttavia la Cleopatra del testo è una donna di 40 anni e per due volte viene riportata questa annotazione nel dramma di Shakespeare. Infine, molti dei finanziatori e dei possibili registi non si entusiasmano per il progetto. Bene, dopo aver personalmente cercato i fondi per un film a budget medio (è molto probabile che una parte di quei fondi venga dalle sue tasche) il nostro eroe si tuffa nell'avventura, decidendo di essere regista di se stesso. Non raggiungerà la bellezza del Satyricon se non in alcuni momenti, come nelle due scene che vedono insieme i membri del triumvirato, Antonio, Ottaviano e Lepido, quella del combattimento gladiatorio e l'altra sul galeone di Pompeo. Soprattutto quest'ultima risente dell'influenza felliniana e specificatamente dell'ispirazione per una dimensione onirica suggerita dalla la visione del Satyricon. Chi l'avrebbe mai detto che Charlton Heston si sarebbe tanto avvicinato ad una visione surrealista dell'arte cinematografica come quella di Fellini? Purtroppo il film, anche nella sua versione in lingua originale, pecca per una scelta non oculata di una Cleopatra per niente eccezionale, né per bellezza né per bravura. Il budget limitato porta inoltre a qualche compromesso, come l'uso per la battaglia di Azio di spezzoni di pellicola della battaglia navale di "Ben Hur", ben riconoscibili, nonostante i miracoli del montaggio. Rimane comunque una gran prova di coraggio per Chuck. Solo vent'anni dopo Kenneth Branagh avrà la determinazione di credere in una versione cinematografica di alcuni testi shakespeariani, aprendosi la strada prima con le commedie, poi gettandosi nell' "Amleto" in cui Chuck darà l'ennesima prova della sua arte nei panni del Capocomico della compagnia di attori chiamata ad Elsinore. Certo nel "suo" film risulterà un Antonio strepitoso, ma il film avrà una circolazione molto limitata e sarà sfigurato dai doppiaggi nelle varie lingue nazionali. E' comunque un film da tenere nella propria cineteca e magari vederlo con davanti la traduzione del dramma che William Shakespeare dedicò ai disperati amanti del mondo antico."

    AUTEURE : Maria Russo Dixon

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    "On peut dire que les événements de la création de" Antoine et Cléopâtre "(distribué en Italie avec le titre malheureux de " A l'ombre des Pyramides ") étaient  connectés à ceux qui, inévitablement pour Chuck, concluent les années 60, les meilleures années en ce qui concerne sa carrière comme star de premier plan à Hollywood.

    Cependant, le début de la décade suivante voit la réalisation d'un rêve qu'il avait peut-être cultivé dès son début théâtral, quand à Broadway il s'était montré sur scène avec un rôle plus petit, celui de Proculeio, dans une compagnie théâtrale respectable surtout marquée par la présence d'une grande actrice comme Katharine Cornell et en une des dernières tragédies de William Shakespeare " Antoine et Cléopâtre ".

    Le personnage d'Antoine est un cheval de bataille pour notre acteur. En 1950, David Bradley, le réalisateur qui l'avait découvert en 1941 en l'appelant pour être le protagoniste d'une production cinématographique de " Peer Gynt ", se tourne vers lui de nouveau au moment où il débute à l'écran dans "Dark City", et lui confie le personnage du jeune et audacieux Antoine dans une version cinématographique de "Jules César" basée sur la tragédie homonyme de Shakespeare.

    Encore une fois cela est un film expérimental, tourné en "plein air"  en dehors des studios de cinémas ou "sound stages " comme ils sont définis. L'architecture pseudo-classique de Chicago est transformée en ville de Rome au cours des dernières années de la République. Cette tentative a  son propre public de fans, limité,  mais a aussi une certaine réputation.

    On peut aujourd'hui le retrouver entièrement sur "YouTube". Le point fort de la tragédie, le monologue " Friends, Romans, countrymen ", deuxième pour la réputation face au " to be or not to be " de " Hamlet, " est récité avec grande force par Chuck, qui tente de limiter les excès de rhétorique.

    (Charlton Heston speech de Marc Antoine dans  " JULES CESAR " 1950 film de David Bradley)

     

    Cependant reste la suite du rêve de Chuck, aujourd'hui nous pourrions l'appeler le "Jules César" dans lequel Marc Antoine homme politique avisé et charismatique entraîne les Romains citadins à se ranger contre Brutus et se transforme en un Marc Antoine déclinant, qui est conduit à la ruine par un amour désespéré pour une femme qui est déjà une légende pour ses contemporains, Cléopâtre, reine d'une Egypte magique.

    Bien sûr, Chuck pourrait satisfaire son désir avec une mise en scène théâtrale de la tragédie, mais il est convaincu que le texte est une sorte de scénario, écrit des siècles avant l'avènement du cinéma. Puis il se met au travail pour tirer des pages de Shakespeare, un script adapté au milieu du cinéma, sans changer même un verset, seulement en combinant certaines scènes et en limant  la longueur des autres.

    Quel acteur anglo-saxon aurait eu l'âme de mettre les mains sur les mots du poète de Stratford ? Le cinéma cependant est aussi fait surtout d'images et dans la longue période de pré-production, quand Chuck cherche les financements pour l'entreprise et un lieu pas trop dispendieux pour tourner "son" film, à Rome il a l'occasion de voir le "Satyricon" de Federico Fellini.

    Le style cinématographique européen le séduit de nouveau : Extrait de "The Actor's life "  : "ce soir 2 mars 1970 - Nous avons vu ce que je suppose doit être considéré comme un film important  (satyricon). Fellini est quelque chose comme un génie, il semble clair ... Le seul homme dans le cinéma  que j'ai pensé appeler comme cela depuis Welles. Son film est comme un rêve ... plutôt  un peu désagréable, mais avec une qualité mêlée de rêve, à la fois en géographie et en chronologie, ainsi que la sensation et le tempo de la pièce. Sur la conception et le travail de la caméra, c'est quelque chose à retenir."

    Nous sommes en 1970 et il faudra encore attendre deux ans pour que le rêve puisse se réaliser. Période difficile de pré-production avec la recherche de capitaux, mais aussi difficile pour la recherche du casting parfait. Chuck veut que le film soit un rendu fidèle cinématographique et il choisit ensuite de reporter le texte dans la forme en vers, le "verset blank" (1) elisabethain, qui peut être apprécié seulement en langue anglaise et que pour ce même motif, limite l'audience aux seuls  spectateurs anglophones. Pour les autres, doublé dans les langues nationales différentes, il sera une des nombreuses éditions du drame d'amour et mort entre l'Egyptienne et le Romain.

    Une comparaison faible par rapport au riche " Cléopâtre " avec Liz Taylor. Et de toute façon quand Chuck s'était adressé vraiment à Welles pour en demander la disponibilité,  il avait reçu une réponse difficile, mais honnête : "Sans une Cléopâtre exceptionnelle, il ne peut y avoir un" Antoine et Cléopâtre "exceptionnel".

    Chuck pense en premier à Ann Bancroft, qu'il connaît bien depuis  ses débuts à la télévision et rescapée d'un grand succès avec " Le Lauréat ", mais il la définit "Trop Américaine."  Puis il tourne son attention vers Irène Papas, professionnellement un excellent choix, mais la Papas est engagée et elle n'est pas très belle de toute façon, pas pour les critères esthétiques de Hollywood.

    Cependant la Cléopâtre du texte est une femme de 40 ans et par deux fois cette annotation est rapportée dans le drame de Shakespeare. Finalement, beaucoup de bailleurs de fonds et des réalisateurs possibles ne s'enthousiasment pas pour le projet.

    Eh bien, après le financement personnellement recherché pour un film à budget moyen (il est très probable que certains de ces fonds proviennent de ses poches) notre héros plonge, en décidant d'être le réalisateur lui-même. Il ne réalisera pas  la beauté de Satyricon, sauf dans certains moments, comme dans les deux scènes où l'on voit ensemble les membres du triumvirat, Antoine, Octave et Lépido, celle des combats de gladiateurs et l'autre sur le galion de Pompée. Cette dernière affectée de l'influence surtout fellinienne et spécifiquement de l'inspiration pour une dimension onirique suggérée par la vision du Satyricon.

    Qui aurait pensé que Charlton Heston serait beaucoup plus proche d'une vision surréaliste de l'art cinématographique comme celle de Fellini ? Malheureusement, le film, même dans sa version en langue originale, pèche  par le choix pas malin d'une Cléopâtre en rien exceptionnelle, que ce soit pour la beauté ou la bravoure.

    Le budget conduit également à un compromis, comme l'utilisation de la bataille d'Actium et des extraits de films de la bataille navale de "Ben Hur", facilement reconnaissables, malgré les miracles du montage. C'est encore beaucoup de courage pour Chuck. Seulement,  vingt ans plus tard, Kenneth Branagh a la volonté de croire en une version cinématographique de certains textes de Shakespeare, ouvrant la voie d'abord avec des comédies, puis en les jetant dans '' Hamlet », où Chuck donnera une énième preuve de son art en endossant le rôle du directeur de la troupe  d'acteurs appelés à  Elseneur.

    Certes, dans "son" film, il restera un Antoine retentissant, mais le film aura un tirage très limité et sera défiguré par les doublages dans les différentes langues nationales. C'est encore un film pour garder dans sa vidéothèque et peut-être le voir avec devant soi, la traduction du drame que William Shakespeare dédia aux amoureux désespérés du monde antique. "

    AUTEURE : Maria Russo Dixon

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    1 - "verset blank" : est la poésie écrite avec des lignes métriques mais non rimés régulières, presque toujours en pentamètre iambique . Il a été décrit comme «probablement la forme la plus courante et influente que la poésie anglaise a pris depuis le 16ème siècle"  et Paul Fussell a estimé que "environ les trois quarts de toute la poésie anglaise est en vers blancs. (REF : WIKIPEDIA)