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FRASER HESTON - AGAMEMNON - Page 2

  • QUAND LA MER ROUGE S'EST OUVERTE, HESTON A VRAIMENT RESSEMBLE A MOÏSE PARFOIS

    Nous commençons à trouver sur des journaux américains les premières critiques du livre de Marc Eliot.

    "Critiques" n'est certainement pas le bon mot. Ici il s'agit plutôt de la découverte de l'acteur Heston et de l'homme Chuck, par la journaliste qui paraît surprise par l'humanité et le charisme du grand homme. Si ceux qui ont "craché" sur Charlton Heston pouvaient lire ce livre et découvrir de la même manière que Susan Wloszczyna le fait, nous pourrions dire que Marc Eliot a réussi.

    Il reste à nous francophones, d'attendre la traduction de ce livre pour en donner notre opinion objective.

    Voici ci-dessous, une petite présentation du livre par Fraser. Je l'ai traduit ainsi que la critique par Susan Wloszczyna.

     

    PRESENTATION DE FRASER HESTON :

     
     

    Great review of Marc Eliot's new book. There was a lot more to my father than people think!

    " Grande critique du nouveau livre de Marc Eliot. Mon Père était beaucoup plus que les gens pensent" !

     

    http://buffalonews.com/2017/03/24/red-sea-parted-heston-really-look-like-moses-sometimes/

     

     Publié le Vendredi

    BIOGRAPHY

    Charlton Heston: Hollywood’s Last Icon

    By Marc Eliot

     

    Par Susan Wloszczyna

     

    Dans le film noir de 1950 " Sunset boulevard " Norma Desmond s'est écriée " Je suis GRANDE - ce sont les photos qui sont devenues petites ". Mais Hollywood passera la majeure partie de la décennie d'après-guerre suivante, à produire des spectacles panoramiques gigantesques comme une mesure défensive contre la baisse des ventes de billets et l'invasion régulière de téléviseurs dans les foyers de banlieue.

    L'étoile qui était plus que prête pour sa première apparition dans ces épopées bibliques et historiques était Charlton Heston. Si cet acteur majestueux, à la mâchoire de granit et résolument "collet monté"  n'avait pas été là pour prêter ses tonalités stentoriennes à Moïse, Ben-Hur et El Cid, l'industrie cinématographique aurait probablement dû l'inventer. Oubliez ces dévots marmonnants  de la METHOD ACTING. Les studios avaient besoin d'un héros sérieux, plus grand que la vie, avec un air autoritaire pour diriger ces machineries trop lourdes, et ils en ont obtenu UN,  en cette montagne ciselée de 6 pieds-2 -1/2 et 180 livres de masculinité nerveuse.

    Heston, qui est décédé à l'âge de 84 ans en 2008, a fait une impression différente dans ses dernières années quand dans la controverse politique, il est devenu le plus grand défenseur du Second Amendement et du droit de porter des armes. Peu de gens oublieront quand, juste un an après le massacre de Columbine High School, au Colorado, ce président durant cinq ans de la National Rifle Association,  répliquant avec un mousquet colonial au-dessus de sa tête - tout comme son Moïse des Dix Commandements a levé son bâton en 1956 - en parlant à la convention annuelle du groupe et tonitruant : " Je renoncerai à mon fusil quand vous le sortirez de mes mains froides et mortes ".

    C'était peut-être l'une de ses performances les plus convaincantes - et la plus troublante pour ceux qui étaient toujours choqués par la perte de 13 victimes résultant d'un incident de tir qui tragiquement préfigurait de nombreux autres massacres de masse à venir. La mémoire de ce discours a été une des raisons pour lesquelles j'ai ouvert le dernier livre de Marc Eliot, célèbre biographe de célébrités, « Charlton Heston : dernière icône d'Hollywood », avec une certaine inquiétude. La personnalité d'Heston, parfois lourde à l'écran, signifiait qu'il était rarement crédible en tant que chef romantique. Trop souvent, son attitude sans humour en vieillissant me laissait impassible.

    Heston, à droite, dans" Sous le plus grand chapiteau du monde ".


    Comme il capitalise sur son accès à des journaux privés, des papiers et des lettres pour permettre aux lecteurs d'entrer dans la tête de son sujet et l'humaniser un peu, Eliot réalise en réalité un miracle et non des moindres,  qui est pratiquement la version littéraire de la séparation de la mer Rouge. En conséquence, plus j'apprenais à connaître Heston, plus je venais à l'aimer et l'admirer en tant qu'homme et interprète pour une bonne partie de ce lourd volume.

     

    Bien sûr, de nombreuses pages sont consacrées aux expériences de l'acteur dans plus de 100 films sur 60 ans. Cela inclut Heston étant guidé par le réalisateur préféré de Norma Desmond, Cecil B. DeMille, dans son rôle décisif en tant que directeur de cirque dans "The Greatest Show sur Terre ", gagnant de l'Oscar 1952 pour la meilleure image et,  comme le porteur barbu des tablettes de pierre en 1956 dans l'éternel film TV de Pâques : "Les Dix Commandements." Un autre point saillant a été l'entraînement fatigant qu'il a subi pour faire la plupart de ses propres cascades pour la séquence de course de 9 minutes dans le Ben-Hur de 1959. " Ses efforts le mèneront à son seul  Oscar - encore l'un des records avec  11 trophées gagnés par le blockbuster tentaculaire.

    Autant j'ai apprécié l'apprentissage d'un tel drame en coulisse, j'ai été également attiré par les perspicacités personnelles qui aident à expliquer comment ce démocrate libéral, qui était l'un des organisateurs derrière Martin Luther King de la Marche sur Washington en 1963, finirait par être un copain GOP De Ronald Reagan et un partisan de Richard Nixon pendant la guerre du Vietnam. Selon Eliot, une grande partie de la vision du monde par Heston a été causée par le traumatisme qu'il a subi lorsque ses parents ont divorcé, alors qu'il n'avait que dix ans. Il aurait été rudement déraciné d'une région rurale boisée du Michigan, où son père Russell menuisier, lui apprenait à pêcher dans le lac voisin et prendre le chien de la famille lors d'expéditions de chasse tout en lui enseignant comment tirer  avec un fusil. Il n'avait d'autre choix que d'accompagner sa mère et son nouveau mari à Chicago, où, au lycée, il s'est dirigé vers le théâtre. Il était dans une classe de théâtre à Northwestern où il a rencontré Lydia, la première femme qu'il ait jamais eue,  qui était destinée à être sa femme pendant 64 ans.

    Par conséquent, il n'est pas surprenant qu'Heston soit devenu un mari inébranlable et père de deux enfants, celui qui chérissait durant son temps libre ses enfants et sa conjointe dans une maison impressionnante du milieu de siècle à Coldwater Canyon. C'était une maison construite sur une crête dont la construction a été supervisée par son père et a été surnommée " la maison que Ben-Hur a construite ".  Il a souvent emmené Lydia et son fils Fraser (et, plus tard, sa fille adoptive  Holly) sur place pour de longs tournages . En fait, le nouveau-né (Fraser) a fait ses débuts au cinéma comme Moïse bébé, flottant dans le panier dans "Les Dix Commandements".

    Mais d'autres révélations sont moins attendues. Le fan de "Citizen Kane " a poussé Orson Welles, sa co-star en 1958 dans  "Touch of Evil ", à diriger aussi le drame criminel et a pris un salaire réduit pour y arriver - même si cela a eu pour conséquence que Welles revoie son propre cachet.

    Lors du tournage des "55 jours de Pékin " en 1963, le film a été arrêté  après que le réalisateur  Nicolas Ray eut un accident  coronarien, Heston a appris que le producteur n'avait pas assez d'argent pour payer les figurants. L'acteur a mis à disposition son propre argent pour les rembourser. Quand le studio a refusé de tourner des scènes supplémentaires nécessaires pour finir le film de Peckinpah «Major Dundee » en 1965, il a sacrifié une partie de son propre salaire pour couvrir la  dépense.

    Le vétéran de la Seconde Guerre mondiale a décidé de rendre visite aux troupes américaines au Vietnam parce qu'il pensait que c'était son devoir. Il a recueilli des centaines de noms et de numéros de téléphone afin de contacter personnellement à son retour chez lui, les membres de chaque famille, un service qu'il a fourni plus d'une fois.

    Au cours de sa carrière, il a rendu de grands services à l'Industrie du cinéma en tant que président durant six ans de la Screen Actors Guild, servant plus longtemps que tout autre président. Et il est crédité d'avoir sauvé l'American Film Institute quand le président Reagan a menacé de couper le financement des arts en 1980.

    Si cela ne vous convainc pas que, pendant une grande partie de sa vie, Heston a été l'un des bons, considérez ceci : Sans sa participation au succès de  " la Planète des singes " de 20th Century Fox, qui a contribué à relancer la science-fiction comme un genre respecté, les studios n'auraient probablement pas pris un pari sur un film similaire connu sous le nom de "Star Wars".

    L'honnête Irlandais Richard Harris, qui n'a jamais vraiment vu Heston d'un bon œil, quand ils étaient co-vedettes dans « Major Dundee », a dit une fois : " Heston est le seul homme qui pourrait être sorti d'un utérus cubique - il est si carré. . Mais à Hollywood il occupe une place inestimable dans l'univers cinématographique ".

     

    Susan Wloszczyna est une ancienne rédactrice pour USA Today et critique du site de Roger Ebert.

     

    HOLLY HESTON ROCHELL EN INTERVIEW A L'OCCASION DU 60ème ANNIVERSAIRE DE " THE TEN COMMANDMENTS "

    http://collectpostmarks.com/gallery/category/music-and-film-postmarks/omaha-classic-film-event-ten-commandments/

     

    C'était à l'occasion du festival du Cinéma Classique organisé par le critique de cinéma américain Bruce Crawford à Omaha en 2016

    Voici l'enveloppe premier jour émise le 27 mai 2016.

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  • HAPPY BIRTHDAY Madame LYDIA CLARKE HESTON

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    Aujourd'hui, j'ai une pensée pour Lydia Clarke Heston, épouse de Charlton. Elle est née le 14 avril 1923. Elle fut l'épouse du grand acteur durant 64 ans. Belle longévité pour un couple exceptionnel et que nous aimons.

    Au nom de mes amis Hestoniens et moi-même, Madame, nous vous souhaitons un heureux anniversaire et surtout une bonne santé et longévité.

     

     

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  • MARC ELIOT EN PROMOTION AVEC FRASER HESTON....

     

     

    Ce soir, j'ai reçu un message privé sympathique,  de Marc Eliot. Je veux le partager avec vous.

     

    I appreciate all that you do to promote the book, and to keep the memory of Charlton Heston alive.  Later, I will post some photos of the American book tour, with Fraser and Holly.  Thanks!  Merci beaucoup!

    TRADUCTION

    J'apprécie tout ce que vous faites pour promouvoir le livre, et pour garder le souvenir de Charlton Heston vivant. Plus tard, je vais poster quelques photos de la tournée américaine du livre, avec Fraser et Holly. Merci beaucoup !

     

     

    QUELQUES PHOTOS PUBLIEES PAR MARC ELIOT SUR SA PAGE FB. TOURNEE PROMOTIONNELLE

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    Here are a few more - at Vroman's, in Pasadena: at the storied Egyptian Theater (Cinematheque), with Larry Mante of KPCC, with Fraser just after shooting "Good Day LA" (the clip of the show is posted elsewhere on FB).

    Voici quelques autres - à Vroman's, à Pasadena: au théâtre égyptien (Cinémathèque), avec Larry Mante de KPCC, avec Fraser juste après avoir tourné pour  "Good Day LA" (le clip du spectacle est publié ailleurs sur FB). 

     

    https://www.facebook.com/GoodDayLA/videos/1864401407164391/ 

     
  • ELOGE DE CHARLTON HESTON par Fraser C. Heston

     Il y a quelques jours, j'ai découvert ce site dédié à la mémoire de Charlton Heston.

    J'ai vu l'éloge que Fraser a fait pour son père le jour des obsèques.

    J'ai fait la traduction, en respectant ce qu'exprime Fraser avec tant de retenu, de respect, de sensibilité mais aussi avec un peu d'humour.

    J'espère avoir été au plus près de ce que déclare Fraser à son père bienaimé, car pour certaines expressions, je n'ai pas vraiment trouvé d'équivalent en français, donc j'ai adapté au mieux, afin de ne pas trahir l'essentiel de ce beau texte.

     

     THE EPISOCOPAL PARISH OF ST. MATTHEW'S CHURCH THE EPISOCOPAL PARISH OF ST. MATTHEW'S CHURCH-DURING A REGULAR SUNDAY SERVICETHE EPISOCOPAL PARISH OF ST. MATTHEW'S CHURCH-ALTARFLOWERS SENT TO THE HESTON FAMILY FROM MONA-K

     

    http://charltonhestonworld.homestead.com/MemorialToMrCharltonHeston.html#anchor_245

      

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    Mon père a demandé que nous lisions ce poème à sa mémoire, "CROSSING THE BAR" d'Alfred Lord Tennyson :

    Sunset and evening star,
    And one clear call for me!
    And may there be no moaning of the bar,
    When I put out to sea,
    But such a tide as moving seems asleep,
    Too full for sound and foam,
    When that which drew from out the boundless deep
    Turns again home.
    Twilight and evening bell,
    And after that the dark!
    And may there be no sadness of farewell,
    When I embark;
    For tho' from out our bourne of Time and Place
    The flood may bear me far,
    I hope to see my Pilot face to face
    When I have crossed the bar.
     
    ( NOTE PERSONNELLE : j'ai utilisé le traducteur REVERSO pour traduire ce poème,
    n'ayant pas trouvé sa version en français. )
     
     
    Coucher de soleil et étoile du soir, m'ont lancé clairement un appel !
    Que personne ne gémisse lorsque je prendrai la mer,
    Mais la marée ne semble pas vouloir s'agiter, figée par l'écume,
    En plus, nous n'avons pas le temps pour ça.
    Lorsque ce qui l'avait attirée vers le fond, la renvoie vers le rivage
     Jusqu'à ce que la roue tourne,  je suis revenu.
    Crépuscule et cloche du soir, et après ça le noir !
    Et il n'y aura  aucune tristesse d'adieu, quand j'embarquerai ;
    Depuis l'heure de notre naissance et le lieu,
    Le flot peut me porter loin,
    J'espère voir mon pilote face à face
    Quand j'aurai traversé la barre.
     

    ELOGE

     

    Dans l'Acte 3, Scène 2 de Julius Ceasar de Shakespeare,  Marc Antoine se tient debout devant la foule assemblée et ne la console que dans l'audition de son célèbre panégyrique pour son grand ami maintenant défunt. J'espère que le Barde et mon père me pardonneront quand je reprends  leurs mots à mon propre compte, je vous prie tous, amis, famille et concitoyens de me prêter vos oreilles, car je viens pour louer Marc Antoine et non pas l'enterrer.

    Je vous remercie tous d'être venus. L'élan de sympathie et vos gracieuses prières ont  été tout, sauf écrasants ces derniers jours, nos cœurs sont pleins à craquer.

    Si la mesure d'un homme peut être prise non seulement par l'ampleur de ses réalisations, mais d'une manière plus significative, par la qualité de ses amis, laissons mon père être jugé  aux yeux de Dieu, en la présence de ceux qui sont ici aujourd'hui.

    Vous enrichissiez sa vie au-delà de toute mesure, et je sais qu'il voudrait que je vous remercie de votre indéfectible amitié, l'amour et la dévotion, en ce jour  comme tous les autres jours.

    Charlton Heston est né, en 1923, dans une petite ville au nord de Chicago, qu'il a appelé le No Man's Land, Illinois, au coeur de ce grand pays. 84 ans, une dépression, une guerre mondiale, une demi-douzaine de conflits régionaux, environ 80 films, des dizaines de pièces de théâtre, des programmes de télévision innombrables, des centaines de discours, une poignée d'acronymes (de AFI à NRA et à SAG), des campagnes présidentielles, six millions de parties de tennis, cinq livres, deux enfants, trois petits-enfants et un mariage plus tard, il quitte ce monde après une lutte de six ans avec une maladie mortelle, un soir de printemps calme, dans les bras de sa famille, dans sa maison sur une crête à Los Angeles.

    Tout compte fait, c'est un assez bon parcours, pour un enfant timide qui a grandi dans la région inexploitée du Michigan.

    Sa vie d'artiste, soldat, acteur, scénariste, réalisateur, sportif, homme d'État, avocat et patriote sur la scène du monde sont bien documentés. Ce n'est pas mon but d'élargir l'héritage durable d'une carrière qui enfourcha l'Amérique de Hollywood à Washington, de Cecil B. DeMille et William Wyler au Dr Martin Luther King et le président Ronald Reagan.

    Au contraire, je voudrais parler de lui, de l'homme qu'il était. Ceux d'entre nous qui le connaissaient, se souviendront de lui, non pas comme un de ces personnages bibliques de l'Ancien Testament, mais plutôt comme un homme aimant du Nouveau Testament, le père, grand-père, mari, collègue et ami, avec un sourire facile et un sens de l'humour contagieux.

    En effet sa capacité d'amour était presque illimitée. Il a aimé sa femme à partir du moment où il a d'abord remarqué en un clin d'œil,  la beauté aux cheveux de jais, Lydia Clarke, dans une salle de classe Universitaire du Nord-Ouest et le lui a démontré en tirant ses cheveux (comme on fait) jusqu'au moment où il a quitté tranquillement ce monde dans ses bras, plus de soixante-quatre ans plus tard. Il a aimé son fils et sa fille douée, la magnifique Holly, comme un homme aime la vie elle-même, jusqu'à ce qu'il nous ait laissés, tenant nos mains toujours serrées. Il a aimé et s'est consacré à ses petits-enfants, Ridley, Charlie et Jack, qui ont  enrichi sa vie au-delà de ma capacité à décrire. Ses amitiés avec des hommes comme Walter Seltzer, Joe Canutt, Leo Ziffren, Joe Field et Jolly West ont fait l'homme qu'il était et a formé toute notre vie.

    Il avait aussi un amour constant et un respect du mot écrit qui vient après le parlé, quoique ce soit par le dernier qu'il a gagné sa vie. Sa maison est littéralement bourrée à craquer de livres, des folios de Shakespeare, des concordances Bibliques, la première édition d'Hemingway, de Ray Bradburys signés et des piles de journaux et des périodiques.

    Il ne se passait pas une soirée sans que quelqu'un court hors de la table pour aller chercher un de ces tomes pour prouver un point totalement obscur, mais extrêmement crucial. De même, il ne se passait pas un jour  sans  que ma sœur ou moi-même ne reçoive une lettre (souvent tapée sur une machine à écrire manuelle), ou une coupure de presse ou un dessin animé, et cela avant le courrier électronique.

    Il ne se passait pas une semaine sans un journal ou une revue majeure qui reçoive le poids de son intelligence et de son esprit ~ cinglant parfois, mais toujours chaleureux.

    Il était un sportif avide et a réussi à m'apprendre  à conduire, tirer droit et dire la vérité. Comme n'importe quel bon pionnier, il était ingénieux et trouvait toujours un moyen à la plupart de n'importe quelle panne, en utilisant ce qu'il pouvait trouver sous la main. Il a démontré son ingéniosité un jour de vacances à la Grande Barrière de corail, quand lui et moi avons échoué sur une île déserte à marée basse. N'ayant quoi que ce soit pour fabriquer une sorte de signal de détresse, à mon éternel embarras,  il fit des signaux à un bateau de touristes passant, avec, accroché à un aviron son seul vêtement, une paire de pantalons de pêcheur rouge brillant.

    "Arma virumque Cano" commence l'Enéide de Virgile: «Je chante les armes et l'homme "

    Beaucoup a été dit sur la défense passionnée de mon père pour la Constitution, et ce qui est peut-être aussi ses compétences pour toutes sortes d'armes en effet, mais je suis ici pour vous dire, que l'arc n'a pas été l'une d'entre elles.

    Vous pouvez vous rappeler le jour où il m'a donné mon premier arc et flèche et nous installons une cible derrière la maison sur l'arête. Affrontement à la maison … Papa a soigneusement expliqué le Zen de Tir à l'arc, comment placer la flèche dans l'entaille, tirer la corde en arrière de votre joue, l'arc imprégné de la force du bras de l'archer, avec attention, tremblant, il a laissé voler la flèche en tenant compte de la dérive et de la montée prodigieuse .

    Inutile de dire que la flèche arquée haut dans le ciel, lancée loin, loin au-dessus de la cible, à disparu dans la direction générale de notre terrasse arrière, où nous avons couru à perdre haleine jusqu'au lieu du carnage pour trouver la flèche encore légèrement frémissante, plantée en plein milieu de la fenêtre de notre salle à manger...

    Non, l'arc n'était pas son arme.

    La raquette de tennis était plus son style, et le sport était son plus grand plaisir dans la vie après sa famille et l'action. Son enthousiasme nous a tous contaminés ; Martin Shafer et moi avons eu le plaisir de grandir avec les plus grands joueurs de tennis comme Sam Match et Don Budge pour nos mentors, et quelques gars d'en-bas avec des surnoms cools comme Rocket, Emmo et Muscles pour modèles.

    Papa a gardé un court ouvert tous les week-ends pendant plus de quarante ans et finalement il a développé un jeu respectable, y compris une motion de service que Roy Emerson a décrite comme "ressemblant à une malle sanglante qui tombe en bas !" Cependant, le pinacle de la carrière de tennis de Chuck est venu quand, grâce à certains de ces Australiens, et un Kiwi nommé John Macdonald, il a finalement été admis comme membre à part entière d'un petit club pittoresque dans le sud de Londres connu sous le nom de la All England Lawn Tennis & Croquet Club que la plupart d'entre nous connaissent comme Wimbledon, Et il put enfin porter avec orgueil la cravate la plus laide de la chrétienté.

    Il a aimé son pays comme un vrai patriote, et malgré qu'il ait servi durant  la Seconde Guerre mondiale, dans un coin désolé, glacial, brutal et oublié du Pacifique connu comme les îles Aléoutiennes, qui devrait vous donner un "Get-Out-of- Public-Service-Free " (1)  pour la vie, il a donné à son pays sa pleine mesure de dévotion. Car, il croyait à la notion que la tyrannie triomphe quand les hommes bons ne font rien.

    Son Credo était simple: «Faites de votre mieux. Respectez vos promesses. "Il était un homme de  parole. S'il disait qu'il ferait quelque chose, il le faisait. Parfois, il ajoutait deux lignes de plus, volées à son ami de longue date, le patriote texan Jack Valenti: «Assister à toutes les guerres, et  ne jamais tirer sur les cailles sur le terrain».

    Alors qu'il attendait les mêmes normes de ceux avec lesquels il était en relation, il a été souvent déçu au cours de sa vie.  Il était également lent à juger et prompt à pardonner. Étant lui-même un humain, il avait beaucoup de défauts, bien que je ne puisse pas penser à cela juste maintenant.

    En tant que leader, il est allé de l'avant, en disant simplement «suivez-moi, les gars» et il ne se retournait pas pour voir s'il ne manquait personne. En tant que disciple d'hommes dont il respectait les idéaux, il remplissait leurs demandes avec une loyauté inébranlable et sans équivoque, comme les chevaliers d'autrefois, et les exécutait avec un oubli volontaire de soi.

    Car il avait une autre vertu précieuse : le courage. Pour Chuck, le courage n'était pas seulement la capacité d'agir avec grâce sous la pression, mais d'exécuter des actes ordinaires dans des circonstances extraordinaires. Par exemple, quand on lui a dit qu'il avait une maladie incurable appelée Alzheimer, sa première et unique pensée a été pour le bien-être de sa femme et de sa famille, et pas une seule fois, pas une fois en six ans de vaillante lutte, il a dit " Oh, mon Dieu, pourquoi moi? "

    Il pouvait rencontrer, comme Kipling l'a dit, le triomphe et le désastre et traiter ces deux imposteurs de la même manière. Il était, en somme, un homme.

    Il était aussi mon collègue de plus d'une trentaine d'années. En tant qu'acteur, il était le rêve d'un réalisateur, un collaborateur dispos, acceptant le compromis et un professionnel consommé. Demandez à quelqu'un ici et il vous dira la même chose. Je n'oublierai jamais les temps brillants que nous avons passés ensemble sur des lieux, certains accidentés, sauvages et durs, certains aussi luxueux que les appartements adjacents que nous avons partagés pour deux films à Londres, où nous avons vécu dans la splendeur Edwardienne comme Holmes et Watson, partageant les toasts de fromage grillé, et des sandwiches au beurre d'arachide tout en se préparant pour le tournage du lendemain.

    Mais à tout, «Il y a une saison», comme nous dit l'Ecclésiaste : «Un temps pour naître et un temps pour mourir». C'était son temps. Chuck a quitté ce monde pour un «lointain endroit, bien meilleur », où j'aime à penser qu'il joue au tennis en ce moment avec ses vieux potes Jolly West et Joe Field. J'imagine qu'ils ont guetté il y a quelques jours pour le voir arriver, en tenue et chaussures de tennis, un couple de raquettes sous son bras et une misérable boîte de balles de tennis, qui sont difficiles à trouver dans le ciel. Ils lèvent un verre glacé, et disent: «Hey Chuck, c'est bon de te voir. Qu'est-ce qui t'a amené? ». Il sourit et dit : « Eh bien, j'avais fait des promesses », et commencent à faire des exercices d'assouplissement avant son service.

    Il était mon père et mon ami et il était le meilleur homme que je connaisse. Il était le meilleur homme que je ne connaîtrai plus jamais.

    Que Dieu te bénisse Papa, et te tienne dans le creux de sa main, pour toujours et à jamais. Tu as fait de ton mieux. Tu as respecté tes promesses.

     

    ( 1 ) Get-Out-of- Public-Service-Free : que l'on pourrait traduire par sorte de " laisser-passer"

     

     

    ~Delivered by Fraser C. Heston~

    At St. Mathews Parish, Pacific Palisades, CA April 12, 2008

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