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BIOGRAPHIE-HOMMAGES - POEMES DIVERS - Page 5

  • CHARLTON HESTON STAMP PETITION : Immortalizing a Hollywood Icon :UN BEL HOMMAGE

    PUBLIE LE 15 MARS 2017 
    MAJ LE 25 DECEMBRE 2017 
     
     
    Le timbre a été émis en 2014. J'ai la chance d'avoir une planche qu'une amie du Massachusetts m'a offerte il y a deux ans.
     
    Autant dire que les organisateurs de cette pétition, étaient des vrais amis de Charlton Heston.  Il leur a certainement fallu de la ténacité pour aboutir à ce qu'enfin un timbre soit émis et la cérémonie de lancement de ce timbre a eu lieu le 11 avril 2014 en présence de toute la famille de Chuck

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    La Charleston Heston Stamp Petition a récemment été dévoilée lors d'un événement  à Hollywood Walk Fame à laquelle  ont participé des membres des médias, des amis et associés de longue date de Charlton Heston.

    De chaque côté de la présentation du timbre-poste Charlton Heston (G-D) Patrick Kilpatrick, Michael Levine, Bruce Herschensohn et Stephen Macht.

     

    L'événement, organisé par le Public Relation  et ami Michael Levine, PDG et fondateur de Levine Communications, et assisté par le commentateur politique Bruce Herschensohn, l'ami et acteur Stephen Macht, le réalisateur, producteur et fondateur de Hollywood International Film Fund, Patrick Kilpatrick qui ont chacun ajouté des souvenirs éloquents, sincères et personnels de leur amitié avec le regretté Charlton Heston.

     


     

     

    A l'étoile  Charlton Heston Walk of Fame : Bruce Herschensohn, Michael Levine, Patrick Kilpatrick, and Stephen Macht.

     

    Présentant l'initiative, Stephen Macht, le plus connu pour son rôle du méchant Trevor dans la série TV d'ABC, One Life To Live, a raconté sa rencontre avec M. Heston, " Merci Chuck  pour  avoir vraiment fait appel à moi quand nous nous sommes rencontrés. D'avoir ouvert les yeux et ne pas me confondre avec quelqu'un d'autre. D'avoir ouvert vos oreilles et écouter attentivement ce que j'avais à vous dire et m'ouvrir à ce que je voulais aborder dans ma propre vie. Pour votre cœur, et je pense qu'une grande majorité de gens américains qui le connaissaient individuellement ou encore qui se souviennent de l'importance de son travail soit comme  acteur ou comme humanitaire aux États-Unis et tous voudraient aussi le remercier pour l'ouverture de son cœur à tant de gens aux États-Unis et partout dans le monde. Lui rendre un bel hommage  serait pour nous tous de soutenir la pétition pour la Charlton Heston stamp petition et en même temps de garder sa mémoire indélébilement imprimée dans nos cœurs."


     

     

    Stephen Macht, actor ami de longue date de Charlton Heston.


     À la suite de M. Macht, Patrick Kilpatrick, acteur, écrivain, producteur, réalisateur a rencontré M. Heston lors du dernier événement  au Charlton Heston Celebrity Shooting Sports Invitational organisé sous la direction de M. Heston en 1992. " Charlton Heston tombe dans la catégorie des " A Gentlemen for the Ages ",  peu importe ce dont nous discutions. Il s'agit donc d'un événement tenu par un gentleman merveilleux, Michael Levine, pour honorer quelqu'un qui était un gentleman pour tous les temps. Il était un homme de tous les âges. En même temps, il incarne la Fonction Publique et la met en avant dans sa vie. Il était l'exemple complet de son dévouement à son métier, agissant pour son pays et service à l'humanité. Les gens ne savent pas que Charlton Heston a marché avec Martin Luther King pendant le Mouvement des Droits Civiques. Il était  un homme complet à plein temps. S'il y a quelqu'un dans la culture américaine qui mérite un timbre, il est l'un d'eux. C'est un privilège de le connaître et un privilège de marcher dans ses pas inspirants. "

     




    Patrick Kilpatick ami de longue date du regretté Charlton Heston.

     

    Bruce Herschensohn, le célèbre historien et commentateur politique américain, a ajouté: " Je veux mentionner certaines des choses que la plupart des gens ne connaissent pas de Charlton Heston. Durant l'administration du président Kennedy, l'administration du président de Johnson, l'administration de Nixon, et par la longueur de notre participation à la guerre de Vietnam, il est allé au Vietnam du Sud pour visiter les troupes particulièrement dans les hôpitaux; pas de publicité. Il ne demandait rien, il ne voulait pas un sou et il l'a fait plusieurs fois. Donc aujourd'hui, quand je pense à Charlton Heston ce qui prédomine pour moi, c'est ce qu'il a fait pour les États-Unis. "


     




    Bruce Herschensohn, historien américain et commentateur politique.

     

    En traversant une carrière cinématographique de quarante-trois années, Heston est apparu dans certains des films les plus connus de son temps. Une légende dans la mémoire et dans l'accomplissement, Heston est le mieux connu pour ses créations iconiques comme Moïse dans le classique "LES DIX COMMANDEMENTS" de Cecil B. de Mille, jumelé à la télévision pendant la saison de Pâques avec Judah Ben Hur dans BEN HUR  film épique de William Wyler. Heston a gagné un Oscar pour sa performance, sur onze Oscars sans précédent.

    Heston était plus qu'un comédien doué et un acteur de cinéma ; il était une voix dans une période historique sombre où la Campagne pour le Mouvement des droits civiques prenait forme partout dans le Sud. Les images terrifiantes d'oppression et la violence ont vu le jour car peu ont exprimé leur soutien pour l'intégration. Heston, a rassemblé  alors des icônes de Hollywood, Marlon Brando, Sidney Poitier, Harry Belafonte et James Baldwin sur la pelouse de la Marche sur Washington en 1963 pour montrer leur soutien pour les libertés et les droits civiques pour tous.

     


    Charlton Heston, James Baldwin, Marlon Brando et Harry Belafonte à la Marche sur Washington in 1963.

     

    Sa voix de raison et soutien pour les causes difficiles est devenue plus importante quand  il est passé d'un point de vue politique libérale à reconnaître la nécessité de maintenir nos libertés constitutionnelles,  il a appuyé avec véhémence le deuxième amendement et il a été élu Président de la National Rifle Association. Il a utilisé sa voix pour aider à la diffusion générale de questions complexes et d'information afin que tous puissent être conscients et inclus.

     




    Michael Levine, fondateur de Levine communications.

     

    Ayant eu l'occasion de parler avec M. Kilpatrick et M. Levine après la cérémonie, ils ont discuté de la raison pour laquelle cet événement est spécial pour chacun d'eux.


    Janet Walker: Qu'est-ce qui vous a amené à cette cause particulière?


    Patrick Kilpatrick:  Tant de choses, vous savez. Je suis le fils de la révolution américaine. Mon père a obtenu une Star Silver à Okinawa. Charlton Heston est un défenseur passionné de la Déclaration des droits, la Constitution, il est un grand patriote américain, à mon avis. Et je pense qu'il devrait être retenu comme un exemple pour les générations futures. S'il était vivant aujourd'hui, il ferait beaucoup de choses qu'il faisait quand il était en vie, ce qui est juste de défendre ceux qui sont moins en mesure de se défendre, comme le Mouvement des Droits Civiques, un défenseur de la Déclaration des droits, il était très impliqué dans de multiples organismes de bienfaisance. Il était un acteur extraordinaire dévoué à son métier. Durant son temps de pause, il a fait des choses shakespeariennes qui sont très rigoureuses ; ayant fait la même chose, j'en connais les exigences physiques pour cela. Il a été un conférencier formidable pour des causes que je me sens extrêmement et puissamment motivé à épouser.

    J'accueille le Hollywood Celebrity Sporting Clays Invitational et nous apportons Hollywood et tout son éco et la conservation autour du tir sportif, Tir à l'arc et la pêche à la mouche, parce que les gens ne réalisent pas que les chasseurs, les pêcheurs et les archers et les vrais amateurs de plein air sont vraiment les plus grands conservateurs sur la planète. Ils fournissent 85% des dollars de conservation sur la planète et il y a une place pour les événements PETA dans notre culture et c'est un endroit pour la chasse, la pêche, la gestion des ressources la chasse et la  pêche. Il y a tellement de choses.


    S'il était en vie aujourd'hui, je pense qu'il ferait ce genre de choses que les Américains devraient faire pour défendre les soldats blessés, défendre des soins de santé appropriés pour les gens qui ne mettent pas le pays en faillite, mais qui, en même temps, en ont le plus besoin .

    Il serait le défenseur passionné de l'armée et l'exercice de la puissance américaine pour le droit. Cela remonte à l'époque arthurienne où la Pouvoir est pour le Droit.  Le pouvoir doit être utilisé pour la défense du peuple, en temps de tourment d'un gouvernement étranger, ou de son propre gouvernement. C'est ce que ça voulait dire quand il a brandi une arme à feu. Donc, il est le type même d'un Américain et un acteur pour moi.

     


    Bruce Herschensohn, Michael Levine, Patrick Kilpatrick et Stephen Macht.

     

    Janet Walker: C'est un événement intéressant cher au cœur historique de Hollywood pourquoi est-ce spécial pour vous?

     

    Michael Livine :Je l'ai représenté pendant vingt ans. J'ai été son publiciste pendant vingt ans. Quand j'étais un jeune homme j'ai signé la plus grande étoile dans le monde: Charlton Heston. J'ai donc beaucoup d'amour, d'affection et de respect pour lui parce que j'ai travaillé avec lui pendant si longtemps. Quand il est décédé, je suis allé à ses funérailles et pensé, " Ca alors, si Hollywood avait un Mt. Rushmore, il serait dessus. Et puis j'ai réalisé, bien sûr, que Hollywood n'a pas un Mt. Rushmore. Donc nous avons dû penser à quel genre d'hommage serait approprié pour Charlton Heston qui serait semblable à un Mt. Rushmore et un US Postage Stamp  m'est venu à l'esprit. J'espère que les gens du monde entier appuieront cet effort, qu'ils vont écrire à leur sénateur, leur membre du Congrès, le système postal des États-Unis, leur journal local et soutenir cet important effort.


    The Charlton Heston Stamp Petition  le Projet se poursuit. Pour appuyer cet effort, rejoignez localement votre journal et les responsables gouvernementaux.


     

  • " A SACAJAWEA " poème de Ermanno Bartoli - (Film FAR HORIZONS 1955)

    Pour mon anniversaire le 19 novembre dernier, j'ai reçu un délicat poème écrit par Ermanno Bartoli, à la gloire de Sacajawea, l'intrépide Indienne qui avait conduit Lewis et Clark dans leur expédition,  dont un film avait été fait sous le titre "FAR HORIZONS" en 1955, avec Donna Reed dans le rôle de Sacajawea, Charlton Heston dans le rôle du lieutenant William Clark et Fred Mac Murray dans celui du capitaine Meriwether Lewis. 

    Je publie donc ici, ce poème ainsi que l'esquisse dessiné par Anna, la compagne d'Ermanno.

    Je les remercie tous les deux pour leur talent et leur gentillesse. 

    Ciao France.
    Buon Compleanno e scusa il ritardo!
    (Ermanno & Anna) 

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    statue de SACAJAWEA

    Sacajawea
    (1788-1812)

    SACAJAWEA (*)

    Chi conosce la mia Sacajawea,
    colei che sospinge la barca
    e nel segreto vive...
    e in larghi ritorni d'ala
    e palme di vento
    carezza lembi di voci lontane!
    Colei del soffio che passa,
    che più dell'acqua
    della foglia e del fiore,
    del vento che smuove,
    mi respira.

    A cose meravigliose, io volo.

    Oh, felice chi può sentire
    anche un sol briciolo di quel cielo!...
    e udire le cose d'incanto
    che nel silenzio dice.
    Chi conosce la mia Sacajawea,
    lei...
    ch'è vestita come le rose (**)
    e come esse bella!

    (1 Maggio 1993)

    (*) Sacajawea (pron. "Sacageua") fu l'intrepida donna indiana che (1804-1806) guidò i capitani Lewis e Clark alla esplorazione dell'Ovest. Sacajawea significa "Donna Uccello" o, secondo un altro idioma, "Colei che spinge la barca". (**) Da un canto d’amore Chippewa.
    ---
    Su Sacajawea in Internet si possono trovare, 
    oggi, parecchie notizie.
    A Sacajawea sono stati intitolati fiumi, monti, laghi,
    statue, e pure un dollaro d'oro.

    * Questa poesia con un pensiero all'attrice che nel
    1955 interpretò Sacajawea sullo schermo:
    la splendida Donna Reed de' "I due capitani"
    e de' "La vita è meravigliosa":
    Donna Reed, (1921-1986)
    attrice di grandi doti umane e interpretative.

    * poesia contenuta nel volume di 'dedicati' "Sulla pista"
    trovabile nel sito: ilmiolibro.kataweb.it

     
    Aucun texte alternatif disponible.
     
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     foto 1: dipinto di Anna Pace. (Peinture de Anna Pace)
    foto 2: "Sacajawea Peak" mt 2999 (Oregon). ( Sacajawea Peak (2999 m) dans l'Oregon
    foto 3: Charlton Heston (Capt. Clark) 
    e Donna Reed (Sacajawea) nel film "I due capitani" (1955)
     
     
    TRADUCTION 

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    Bonjour France.
    Joyeux anniversaire et excuse le retard !
    (Ermanno  & Anna)
     
    Sacajawea
    (1788-1812)


    Qui connait ma Sacajawea ,
    celle qui pousse la barque et qui vit dans le secret ...
    et qui en de grands battements d'ailes
    comme des palmes de vent
    caresse les bords des voix lointaines !
    Celle qui d'un souffle qui passe ,
    plus de l'eau , des feuilles et de la fleur ,
    du vent qui remue , me respire .
     
     
    Vers ces choses merveilleuses , je vole .
    Oh, heureux celui qui peut ressentir une seule miette de ce ciel ! ...
    et entendre l'enchantement qui brise le silence .
    Qui connait ma Sacajawea ;
    elle ... Qui est vêtue comme les roses
    et comme elle est belle !
    E.B.


    (*) Sacajawea (pron). "Sacajeua") fut l'intrépide femme indienne qui de 1804 à 1806, a conduit les capitaines Lewis et Clark à l'exploration de l'Ouest. Sacajawea signifie " femme oiseau " ou, selon une autre langue, " celle qui pousse le bateau ". (**) d'un chant d'amour Chippewa.
    ---
    Sur Sacajawea sur internet, vous pouvez trouver, aujourd'hui, beaucoup de nouvelles.
    A Sacajawea ont été dédiés rivières, montagnes, lacs, Des statues, et un dollar d'or.

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    (dollar or dédié à Sacajawea)



    * ce poème avec une pensée à l'actrice qui , dans le courant de l'année
    1955 interpréta à l'écran la belle femme  de  " Horizons lointains "
    Et de " la vie est belle ": Donna Reed, (1921-1986). Actrice de grandes qualités humaines et d'interprétation.

    * poésie contenue dans le volume de " Dedicati " Sulla pista "
     figurant sur le site : Ilmiolibro. Sénat. Fr

    Photo 1 : peinture d'Anna Pace.
    Photo 2 : "Sacajawea Peak" MT 2999 (Oregon)
    Photo 3 : Charlton Heston (Capt. Clark)Et Donna Reed (Sacagawea) dans le film "Horizons Lointains " (1955)
     
     

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    12 Novembre : AUTRE POST  D'ERMANNO
    sur le page FB de notre groupe FANS DE CHARLTON HESTON

    Oggi desidero fare la mia dedica al grande Charlton Heston, postando e dedicandogli (e offrendo a voi) uno dei brani musicali che per me più si addice alla sontuosità umana di questo grande attore...
    Kitaro: "Silk Road Fantasy", dal disco e cd "Silk Road Suite" per la London Symphony Orchestra, dir: Paul Buckmaster - 1980. Non ci sono immagini, quindi l'ascolto di questo splendore è ancora più profondo. Ciao Chuck!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=8vqGuM_nNPI

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    Aujourd'hui, je souhaite faire ma dédicace au grand Charlton Heston, en postant et lui consacrant (et en offrant à vous) l'un des morceaux de musique qui pour moi est le plus approprié à la somptuosité humaine de ce grand acteur...
    Kitaro : " Silk Road Fantasy ", à partir du disque et CD " Silk Road suite " par le London Symphony Orchestra, dir : Paul Buckmaster-1980. Il n'y a pas d'images, donc l'écoute de cette splendeur est encore plus profonde. Salut, Chuck.

    https://www.youtube.com/watch?v=8vqGuM_nNPI

    L’image contient peut-être : texte

  • CHARLTON HESTON " THE EPIC PRESENCE " par Bruce Crowther (édition 1986)

     Ma bibliothèque dédiée à Charlton Heston, s'enrichit encore ! Nous pourrons au moins faire un constat, c'est que Charlton Heston n'aura laissé personne indifférent à l'Homme et l'Acteur qu'il fût, que nous l'ayons aimé ou que certains mauvais coucheurs l'aient détesté. 

    Je ne connaissais pas ce livre dont notre amie Maria m'a parlé il y a quelques temps. J'ai pu le trouver sur Ebay et le voici donc entre mes mains et je le présente pour ceux qui ne le connaissent pas. 

    Malheureusement une fois encore, pas de traduction française. Il va falloir que je m'attèle à la traduction de pages marquantes pour en connaître la teneur et comment Chuck est perçu par cet auteur.

    Je vous offre aujourd'hui, la préface du livre. Elle me paraît encourageante et je peux penser que tout n'est pas négatif dans ce livre. Est-ce que je peux croire qu'un biographe digne de ce nom, aura l'objectivité nécessaire pour parler de  la richesse intellectuelle et humaine de Charlton Heston et nous le présenter sans flagornerie mais avec justesse et équité ? THAT IS THE QUESTION ...

    CE LIVRE EST SORTI LE 21 AOÛT 1986

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    D'innombrables acteurs de l'écran ont été stéréotypés à la suite de la gestion souvent sans imagination de leur carrière par Hollywood. Même les acteurs qui ont été en mesure d'exercer un certain contrôle personnel, ont toujours rencontré des problèmes, lorsque le soutien financier était refusé pour tout ce qui suggérait un abandon d'une formule éprouvée, bien souvent excessivement utilisée. Il y a aussi des acteurs qui ont été catalogués non pas par Hollywood,  mais par la critique et le public et,  au sein de ce groupe, il y en a une toute petite poignée dont le stéréotype est totalement injustifié. Parmi ceux-là, Charlton Heston est sans doute l'exemple le plus visible.

    La catégorisation d'Heston en tant qu '«acteur épique» vole en éclats  en face des faits. Dans l'ensemble de sa carrière cinématographique, moins du dixième de ses rôles, maintenant proches de 60, peuvent peut-être vraiment être appelés des épopées. Encore plus trompeuse dans ses implications,  est la suggestion qu'il est un acteur «biblique», mais cela est encore moins précis car il a joué seulement dans deux de ces films. Comment ces erreurs de jugement ont pu avoir lieu ?  Il se peut bien qu'elles soient un effet secondaire à l'air sérieux qui l'entoure, de la dignité physique et de l'impression de probité, des idéaux élevés et des principes que sa présence véhicule. Il y a aussi son approche studieuse des rôles qu'il joue, même lorsque les films eux-mêmes se sont parfois révélés indignes d'un tel soin

    Le travail d'Heston, son attitude envers ce travail et son comportement public extérieurement solennel, tout contribue à la vision erronée qu'il est un homme sombre,  jouant éternellement des rôles impressionnants dans des films massifs et pesants.

    Ses performances ont rarement été acclamées par la critique, sans doute à cause de son étiquette injustifiée : «épique seulement», car les épopées sont un genre que peu de critiques sont capables de prendre au sérieux, et encore moins d'accommoder d'une manière favorable. Le fait que lui, un simple acteur, prenne son travail et lui-même au sérieux, peut également être mal ressenti par les nombreux critiques qui se prennent trop au sérieux dans leur propre intérêt. En conséquence, ces critiques se sont enlisés avec la critique de cinéma, dans un tas de jugements intellectuels, au sein desquels l'acteur est simultanément le contributeur le moins considéré et le plus vilipendé.

    L'attitude du public envers Heston est quelque peu ambivalente. Sans doute sa présence aide-t-elle au box-office et, comme il est démontré chaque fois qu'il apparaît en public, les gens l'aiment et l'admirent clairement. Pourtant, contrairement à de nombreux acteurs auxquels les critiques se sont attaqués (jusqu'à ce qu'ils atteignent des proportions presque mythiques), Heston n'a jamais atteint le même type de popularité que John Wayne ou Clint Eastwood ou Robert Redford. La cause de ceci pourrait bien être, en partie, les rôles avec lesquels le public l'associe le plus étroitement et une timidité surprenante et un désir profond de protéger sa vie privée.

    Ces caractéristiques, qui reflètent l'ambivalence du public, apparaissent dans sa vie professionnelle et personnelle, où elles sont parfois contradictoires et contrastantes. En tant qu'acteur, il ne révèle que rarement l'homme intime, mais sa réticence apparente, ou son incapacité à montrer ses émotions en public, contraste avec sa décision de publier ses journaux intimes, dans lesquels certaines déclarations révèlent plus de lui-même,  que ces acteurs qui ont écrit des biographies. Ses premières ruptures contractuelles,  révolutionnaires à Hollywood, permirent à beaucoup d'acteurs qui suivirent, de prendre le contrôle de leur carrière, contrastent avec son association de dernière heure avec l'establishment parfois moribond du monde du cinéma. Ses récentes batailles publiques avec la direction de la Screen Actors 'Guild au sujet des réactions aux révoltes du Salvador, contrastent avec son alignement sur le mouvement des droits civiques dans les années où ce n'était pas encore à la mode.

    puis il y a sa vie privée sans scandale et son mariage de plus de 40 ans avec seulement de rares indices de discorde, qui contrastent avec la plupart des relations dans le cinéma mondiale. 

    Heston diffère également de beaucoup d'autres acteurs en ce sens qu'il n'a jamais perdu ni son amour ni son dévouement légitime au théâtre. Ce contact continu avec le théâtre a ajouté aux difficultés que certains ont eu à l'évaluer en tant qu'acteur de l'écran, d'autant qu'il a toujours montré un amour pour les grands rôles les plus exigeants de Shakespeare et les classiques américains modernes. Une telle attitude de la part d'un acteur le rend mal à l'aise avec ceux qui préfèrent garder les vedettes de cinéma dans des catégories, même dans la mesure où elles fabriquent minutieusement les catégories elles-mêmes.

    Les retours réguliers d'Heston sur scène sont souvent faits à des coûts financiers personnels et cette détermination à agir au théâtre - qu'il décrit comme le renouvellement de sa personnalité - est parfois atteinte en acceptant ouvertement des rôles au cinéma,  juste pour de l'argent. Des actions comme celles-ci, peuvent bien expliquer le fait qu'il soit apparu dans quelques ratés remarquables, qui auraient attiré difficilement ces autres acteurs qui prennent l'argent pour des raisons un peu moins nobles. Charlton Heston est alors un homme de contrastes et de courants contradictoires, qui le rendent beaucoup plus intéressant à la fois en tant qu'acteur et en tant qu'homme, bien plus qu'une vision superficielle de sa vie et de sa carrière pourrait le suggérer.

    Maintenant qu'il est revenu à la télévision, où il avait attiré l'attention nationale pour la première fois à l'époque durant laquelle le théâtre était diffusé en direct en Amérique, il est plus que jamais sous les yeux du public. Parce que son retour est au centre de DYNASTY II : " The Colbys ", l'acmé du soap-opera américain, il attire inévitablement une grande partie de cette réponse critique négative qui l'a harcelé dans le passé.

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    C'est donc un moment idéal pour réexaminer une carrière d'un acteur qui entre dans sa cinquième décennie et découvrir comment et pourquoi il a prospéré alors que tant d'autres sont tombés en chemin, et aussi pour explorer les raisons pour lesquelles il a simultanément échoué à obtenir le niveau d'approbation critique souvent accordé à des acteurs qui ont considérablement moins de mérite et de distinction que lui.

    BRUCE CROWTHER

    Bruce Crowther, The FIG Tree Fair Trade Visitor Centre and Café

    PRESENTATION DU LIVRE EN QUATRIEME DE COUVERTURE 

     

    "Heston - c'est la présence épique", écrivait récemment un critique, le comparant à Olivier dans la mesure où " il joue chaque rôle jusqu'au bout ", donnant au film en question sa conviction et son intégrité essentielles.


    Toujours connu surtout pour ses rôles dans des blockbusters : "LES DIX COMMANDEMENTS ", " BEN HUR ", et "LE CID ", Heston contrairement à beaucoup de stars de cinéma américaines, s'est toujours revitalisé en tant qu'acteur en revenant sur scène pour les rôles qui l'attirent vraiment, notamment Macbeth et Thomas More (A MAN FOR ALL SEASONS) et il a récemment marqué dans le rôle du major, en partageant le succès sur la scène londonienne dans " THE CAINE MUTINY COURT-MARTIAL " . Mais son premier amour est, et a toujours été, Shakespeare ;  à plusieurs reprises il a interprété Antoine dans les films " JULES CESAR "  et " ANTOINE ET CLEOPÂTRE ". Pour son plus grand avantage financier, il a été vu sauver Ava Gardner d'une tombe aquatique et instruire une hôtesse de l'air en pilotant un avion sans pilote.  Des millions de personnes l'ont également regardé sur le petit écran dans Dynasty II - "The Colbys", dans lequel il joue le magnat des affaires, Jason Colby.


    Dans cet aperçu illustré de la carrière d'Heston, Bruce Crowther discute de toute la gamme des interprétations d'Heston et examine la catégorisation quelque peu injuste de cet acteur toujours irrésistible dans l'esprit de certains critiques et d'une grande partie du public comme «acteur épique» ; Il se penche également sur la personnalité, les méthodes de travail et les intérêts de l'homme qui a quitté la mer Rouge.

  • UN HOMME POUR UNE SAISON...vous ne serez pas au bout de vos surprises !

    Publié le 27 octobre 2017
    MAJ le 1er novembre 2017
     
    Je ne sais pas si vous serez tentés de lire cette longue critique du livre de Marc Eliot. Moi-même, je me suis sentie découragée devant l'entreprise de traduction que je devais faire. J'ai hésité, mais la curiosité étant un de mes traits dominants, je me suis attelée à cette traduction.
     
    Ce travail a été ardu, car certaines expressions et certains mots m'ont donné du fil à retordre ; je n'ai pas trouvé forcément la corrélation en français et j'ai dû adapter sans pour autant trahir ce qu'a voulu dire Graham Daseler. J'espère que vous me pardonnerez. 
    Maintenant que la traduction est faite, je me suis trouvée face à un dilemme : " dois-je publier ou ne pas le faire?". 
     
    J'ai décidé de publier malgré que Graham Daseler ait la dent dure envers Charlton Heston. J'ai l'impression que l'hôpital se moque de la charité. 
    Je ne décolère pas, malgré que mon honnêteté me force à relever une certaine objectivité de sa part, mais je pense qu'il aurait pu s'abstenir de beaucoup de remarques désobligeantes envers Charlton Heston surtout quand il prétend qu'il était dénué de talent et de beaucoup d'autres choses.  
     
    Graham Daseler n'aime pas Charlton Heston, c'est évident....
     
    Mais je compte sur vos réactions et c'est pour cela que je publie ces critiques acerbes.
     
    A la réflexion, pour moi, le seul critique honnête et objectif sur Charlton Heston, était Chuck himself, il suffit de le lire pour en être convaincu.  
     
    Merci spécial à Clarisse qui m'a transmis le lien de ces critiques et son éclairage pour la NDT.

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    Marc Eliot

    Man for one season

    https://www.the-tls.co.uk/articles/public/charlton-heston-daseler/

    (Article du 11 octobre 2017 )

     

     

     

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    Charlton Heston n'était pas un comédien protéiforme, comme Marlon Brando ou Paul Newman se renouvelant dans chaque film : voir une performance d'Heston, c'est plus ou moins les voir toutes. Il n'a pas joué particulièrement bien. L'humour semblait lui échapper complètement (un déficit qui, étrangement, le rendait parfait pour le rôle du Cardinal de Richelieu dans l'adaptation de Richard Lester : " TheThree Musketeers "). Comme John Wayne, il y a quelque chose de félin chez lui. Pourtant, alors que Wayne est toujours à l'aise - un lion traque sans partage à travers la savane - Heston est le contraire, toujours tendu, comme un tigre en cage qui attend de se libérer. C'est pourquoi on peut soupçonner les réalisateurs de l'avoir si souvent enchaîné, prisonnier à la cour de Ramsès dans Les dix commandements (1956), galérien dans Ben-Hur (1959), un humain pris dans un zoo inversé dans Planet of the Apes (1968), ou le captif des zombies albinos dans The Omega Man (1971).

     

    La polyvalence qui lui manquait, Heston la compensait par son statut d'icône. Thomas Jefferson, William Clark (de Lewis et Clark), Andrew Jackson, Moïse, Michel-Ange et Gordon de Khartoum - c'était le genre d'hommes qu'il représentait. La raison pour laquelle il ne pouvait pas, comme Brando ou Newman, jouer n'importe qui, c'est qu'il ne semblait pas être n'importe qui. Il était trop grand pour ça. " Si Dieu est venu sur la terre ", a plaisanté un journaliste, " la plupart des cinéphiles ne le croiraient pas à moins qu'il ait ressemblé à Charlton Heston. " Même dans sa forme la plus modérée, sa voix gronde. Au cours de la réalisation des Dix Commandements, Cecil B. DeMille ne savait d'abord pas  à qui s'adresser pour la voix de Dieu, jusqu'à ce qu'il lui semble que le bon interprète était déjà sur le plateau. Quand Moïse parle au Tout-Puissant, dans la scène du buisson ardent, c'est la voix d'Heston qui répond.

     

    Heston est né John Charles Carter le 4 octobre 1923. (Charlton est le nom de jeune fille de sa mère qui lui donna le nom de son nouveau mari, Heston, qu'il gardera plus tard ). Il a grandi dans le Michigan, où son père travaillait dans une scierie. C'était une enfance ressemblant à celle de Nick Adams, pleine de chasse, de pêche et de marche à travers les bois. Toute sa vie, Heston idéalisera sa jeunesse, écrivant, plus de soixante ans plus tard : «les grandes cathédrales moussues de pins centenaires» près de chez lui et, fendant des bûches en «piles de petits bois odorants» pour que sa mère puisse cuisiner le dîner. Puis, quand il eut dix ans, ses parents ont divorcé. Sa mère s'est remariée et, après une série de déménagements, ils se sont retrouvés à Chicago, où Heston, un paysan différent des autres enfants, se sentant mal à l'aise et déplacé. Il n'a plus revu son père pendant dix ans. Marc Eliot, dans sa biographie : Charlton Heston: la dernière icône d'Hollywood, fait valoir que ce divorce était l'événement central dans la vie d'Heston. "Le petit garçon a tout perdu", écrit Eliot, "son chien, ses bois bien-aimés, son vrai père, même son nom".

     

    Il est probable qu'à la suite de ce divorce, il résultera qu'Heston se cramponnera étroitement à sa propre femme et à ses enfants. Il a été marié à la même femme pendant soixante-quatre ans, a presque toujours emmené sa famille avec lui quand il était en déplacement, et a préféré les soirées à la maison avec ses enfants aux fêtes d'Hollywood.  Il suffit de se tourner vers ses journaux intimes pour voir à quel point il était un mari et un père aimants, même s'il pouvait parfois être plutôt autosuffisant à ce sujet. "Je doute que je puisse être à la fois, un père de famille et un artiste totalement dévoué ", a-t-il dit dans un article. «Je préférerais être le premier.» Et pourtant, c'est le divorce de ses parents qui l'a poussé à devenir acteur : «Ce que le jeu m'offrait était la chance d'être beaucoup d'autres personnes. A cette époque, je n'étais pas satisfait d'être moi. . .  Les enfants de parents divorcés le ressentent toujours, c'est-à-dire que, au niveau du  subconscient, ils se sentent responsables ».

     

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    Pas particulièrement populaire à l'école — « timide, maigre, petit, boutonneux et mal habillé » c'est ainsi qu'il se décrira lui-même plus tard  — il était, de son propre aveu, un adolescent solitaire et détestable. Puis un jour, pour rigoler, il a marqué avec un ami, un essai pour un jeu scolaire. Heston écrira plus tard —  cela était quand "j'ai commencé ma vie" —. Il a rencontré sa femme Lydia, lors d'une classe de théâtre pendant sa première année à Northwestern. Ils se sont mariés trois ans plus tard, juste au moment où Heston était sur le point d'embarquer pour les Aléoutiennes dans l'Army Air Corps. (Il s'est enrôlé après Pearl Harbor mais n'a été appelé qu'en 1944.) Lydia était aussi une actrice, et au début de leur mariage, on devinait que l'un d'entre eux aurait la carrière la plus réussie. Elle a eu la première, un agent après avoir déménagé à New York, mais il a pris une plus longue pause, quand il a été engagé dans une production télévisée en direct de Jules César, menant à une série de rôles sur Studio One,  une série d'anthologie de la CBS qui s'était engagée à apporter dans les salons américains, des dramatiques de haut niveau - depuis Shakespeare aux adaptations de Turgenev et George Orwell - . Au cours des années suivantes, alors que la carrière d'acteur d'Heston s'accélérait, Lydia laissa ralentir la sienne.  

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    Bien qu'il se soit vu comme un acteur new-yorkais engagé, il est allé à Hollywood pour apparaître dans Dark City (1951), un film noir sur un arnaqueur qui est menacé de mort après avoir démasqué le mauvais gars au cours d'une partie de cartes. Il s'est effondré au box-office. Il est parti en Californie pour les essais d'un rôle qu'il n'a pas obtenu quand, en sortant du parking Paramount, il a vu Cecil B. DeMille debout sur les marches du bâtiment qui portait son nom. Bien qu'il n'ait jamais rencontré DeMille auparavant, Heston sourit et salua de sa main pendant qu'il passait. "Qui était-ce?" Demanda DeMille à sa secrétaire. Elle rappela à DeMille qu'il avait vu Dark City la semaine précédente mais qu'il n'avait pas aimé. "Ummm, j'ai aimé tout de suite la façon dont il a salué d'un signe de la main", a répondu DeMille. Il était, en l'occurrence, en train de monter The Greatest Show on Earth (1952), mais n'avait pas été capable de trouver le rôle du directeur du cirque, Brad Braden, un personnage basé sur celui de DeMille lui-même. Aucun acteur, jusqu'ici, n'avait été assez beau ou viril ou assez autoritaire pour satisfaire ses goûts - jusqu'à ce que, DeMille ait vu passer Heston. "Nous ferions mieux de le rencontrer pour parler", a déclaré le directeur.

     

    Pourtant, Heston n'était pas le premier choix de DeMille pour jouer Moïse quatre ans plus tard. Il n'a pas non plus été le premier choix de William Wyler pour jouer Ben-Hur trois ans plus tard. Wyler, ainsi que tout le monde au studio, voulait Marlon Brando pour le rôle. Mais Heston les a eus tous les deux, et ils restent les films déterminants de sa carrière. Les dix commandements jouaient sur les atouts d'Heston — sa voix profonde et stentorienne et son aura d'autorité naturelle — tout en faisant de ses limites en tant qu'acteur, une force. Moïse n'est pas un personnage complexe, et il devient moins compliqué au long du film. Dans la première partie du film, il est animé par des désirs simples et compréhensibles : son amour pour une femme, Nefertiti (Anne Baxter), et son désir de réussir son travail, en construisant une ville égyptienne. Dans la seconde, il est poussé uniquement par sa dévotion à Dieu. Ses autres motivations tombent, et avec elles disparaissent toutes les manifestations extérieures de l'émotion autre que la détermination puissante. L'une des raisons pour lesquelles il est si difficile aujourd'hui d'imaginer quelqu'un d'autre dans le rôle de Moïse est qu'un acteur plus polyvalent - un Brando, un Burt Lancaster, un Kirk Douglas - aurait essayé d'en faire trop, le rendant plus nuancé, plus humain. Moïse n'est pas un personnage nuancé. Il est une icône religieuse rendue sur pellicule.

     

    Ben-Hur était plus malléable. Wyler était un réalisateur difficile à satisfaire, notoirement pour reprendre et repasser même les plans les plus simples, parfois des dizaines de fois, jusqu'à ce que les acteurs réalisent ce qu'il voulait. Ce que c'était, Wyler lui-même ne pouvait pas toujours le dire. Pour une scène, il avait fait répéter à Heston, la phrase  "Je suis un Juif !" seize fois avant qu'il ne soit satisfait. Heston n'était pas le moins découragé. "Willy est le réalisateur le plus dur pour lequel j'ai travaillé", écrit-il dans son journal pendant le tournage, "mais je pense qu'il est le meilleur."  Wyler a exploité l'intensité d'Heston mieux que n'importe quel metteur en scène avant ou après,  gardant l'angoisse de son personnage  - sauf pour les scènes idiotes avec Jésus -  le laissant se transformer.

    Ben-Hur a fait gagner à Heston un Oscar du me)illeur acteur, et il a assuré sa réputation en tant qu'une des stars principales d'Hollywood. Il a également établi une norme périlleuse à suivre. Après s'être imposé avec un tel engouement cinématographique, Heston a eu du mal à accepter des projets moins intéressants, ce qui l'a amené à apparaître dans toute une série d'épopées : El Cid (1961), 55 Days at Peking (1963), The War Lord (1965) , Khartoum (1966).

     

    Il est également devenu la proie de l'un des vices les plus pernicieux de l'action : le besoin d'être aimé par son public. Sympathiser avec son caractère est une chose ; l'admirer entièrement en est une autre. Et insister pour que le public admire votre personnage - pas seulement en tant que création dramatique mais en tant qu'être humain - est une forme de vanité particulièrement auto-destructrice. Un bon acteur doit être prêt à jouer des canailles, des crétins et des lâches. Cet Heston n'était pas disposé à le faire. Plutôt l'inverse, en fait. "J'ai toujours été fier de la chance que j'ai eue de jouer de vrais grands hommes", se vantait-il dans son autobiographie.

     

    Qu'Heston n'ait jamais atteint le niveau de superstar de Wayne,  a moins à voir avec le talent qu'avec l'époque. Wayne et ses collègues - Spencer Tracy, Gary Cooper et Clark Gable, entre autres - ont eu la chance de poursuivre leur carrière grâce au système des studios, ils étaient assurés d'avoir de bons scripts, ainsi que de bons directeurs pour les diriger. Ce n'est pas par hasard que la décennie la plus fructueuse de la carrière d'Heston a été celle des années 1950 : la fin de l'ère des studios. Au cours de cette période, il a été dirigé par DeMille (deux fois), Wyler (deux fois) et Orson Welles - pour ne nommer que les géants - ainsi que King Vidor, Rudolph Maté et William Dieterle. Au cours des décennies suivantes, les noms des réalisateurs devinrent considérablement moins augustes - Heston travailla avec Sam Peckinpah avant sa première consécration (NDT) et avec Carol Reed bien après la sienne.(NDT)  

    NDTla première consécration de Peckinpah fut le film "La Horde sauvage " (1969) et celle de Carol Reed pour le film "Le troisième homme" (1949)

    Pourtant, Heston a pris le jeu très au sérieux. Comme le rappelle Eliot, Heston a construit ses personnages de l'extérieur, passant des semaines à chercher les types de vêtements et les accessoires qu'il pourrait porter avant de monter sur un plateau. En se préparant à jouer des personnages historiques, comme il le faisait si souvent, Heston se documentait à travers la bibliothèque. Avant d'apparaître dans les dix commandements, il a lu vingt-deux livres sur Moïse, en plus de l'Ancien Testament. Et il cherchait activement des réalisateurs dont, pensait-il, il pourrait apprendre, y compris sur scène à laquelle il s'est inhabituellement consacré " Je dois d'une manière ou d'une autre aller voir Olivier, ou le faire venir", confiait-il à son journal, pendant les répétitions pour The Tumbler. "Il ne doit pas être satisfait de ma compétence. Si je dois atteindre quelque chose de créatif de façon exceptionnelle, cela doit sûrement arriver avec cette pièce, et ce metteur en scène ". La pièce a fermé à Broadway après cinq représentations.

     

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    Heston s'est mesuré aux côtés d'Olivier et Brando, pas Tracy et Wayne. En conséquence, il a souvent choisi des rôles pour lesquels il n'était pas idéalement adapté. Quand les critiques négatives sur The Agony et The Ecstasy (1965) ont commencé à arriver, Heston était incapable de comprendre ce qui s'était passé. " Cela commence à me déranger un peu ", écrit-il dans son journal. " Je suis bon dans ce film. Si ce n'est pas remarqué, il y a quelque chose de sanglant quelque part ". Le truc sur lequel Heston ne peut pas tout à fait mettre le doigt, est lui-même. Son Michelangelo est aussi sans vie qu'un bloc de marbre de Carrare, exempts tous les deux de la mélancolie célèbre de l'artiste, aussi bien que la sorte de soif créative qui permettait à un homme de passer quatre ans à chanceler 65 pieds au-dessus de la terre avec la peinture dégoulinant dans ses yeux, pour décorer un plafond.

     

    Un an plus tard, Heston a été découragé lorsque Paul Scofield a été choisi pour A Man for all saisons : « C'est trop mauvais ; Je sais que je pourrais le faire mieux. Vraiment je le ferais ". Malheureusement pour lui, il finit par apparaître dans une adaptation télévisée de la pièce, provoquant ainsi des comparaisons entre son Thomas More et celui de Scofield ce qui était non seulement possible mais inévitable. Extérieurement, au moins, Heston est la plus grande performance - tout est plus grand : sa voix, ses mouvements, les expressions sur son visage. Scofield joue More avec une sérénité semblable à celle d'un moine, à l'exception d'une seule, brève ouverture de son caractère, quand More réprouve la cour qui vient de finir de le juger. On pourrait aussi bien comparer un Vermeer au dessin d'un enfant. Après que Richard Rich ait témoigné contre lui, More questionne Rich à propos du pendentif autour de son cou. En apprenant qu'il s'agit de la chaîne du procureur général du pays de Galles, More dit à Rich : «Pourquoi Richard, il ne profite à aucun homme de donner son âme pour le monde entier, mais pour le Pays de Galles? ". Heston livre la réprimande comme une doublure d'un club de comédie, arrachant le pendentif de la poitrine de Rich et le jetant à terre avec dégoût. Scofield le dit tristement, à la manière d'un docteur pronostiquant un mauvais diagnostic, méprisant Rich et le plaignant en même temps.

    En tant qu'acteur, Heston a été mieux servi par des films comme The Big CountryThe Wreck of the Mary Deare  (1959), Will Penny (1968) et Midway (1976), capitalisant sur sa présence imposante à l'écran tout en appelant à l'émotion. La meilleure performance d'Heston, ainsi que celle qu'il admirait le plus, était son interprétation du cow-boy Will Penny dans le film du même nom. Penny est un homme peu bavard, avec peu d'amis et encore moins de biens, un cow-boy qui rebondit d'un emploi à l'autre, ses meilleures années déjà derrière lui. Contrairement à d'autres personnages d'Heston, cependant, Penny semble à l'aise avec sa vie. La tension qui est habituellement si marquée dans ses performances est, dans Penny, introuvable. À un moment donné, un jeune cow-boy se bat avec Penny, pour finir dans la poussière. Quand il se plaint que Penny ne se bat pas correctement, Heston répond: " tu es celui qui est en panne ". Un autre acteur aurait peut-être franchi cette ligne en menaçant ou l'aurait joué comme une provocation, mais Heston le dit d'un ton neutre, pas impressionné. Il est là depuis trop longtemps pour s'énerver sur un tel jeu de mains.

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    Quand il est venu à la politique, Heston aimait citer son ami Ronald Reagan, déclarant qu'il n'avait pas quitté le Parti démocrate, le Parti démocrate l'avait quitté. Ce genre d'explication d'autocollant  de voiture, n'était pas plus crédible venant d'Heston que de Reagan. Au début de sa vie, Heston n'était pas seulement un libéral mais, en fait, plus libéral que la plupart des démocrates de l'époque. En 1961, contre la volonté du service de publicité de MGM, il a accroché un panneau publicitaire sur ses épaules sur lequel on pouvait lire :  "TOUS LES HOMMES SONT CRÉÉS ÉGAUX" et, avec un vieux copain de New York, il a défilé dans les rues d'Oklahoma City pour protester contre la ségrégation des restaurants de la ville. Deux ans plus tard, quand Martin Luther King Jr a conduit sa marche sur Washington pour l'emploi et la liberté, Heston a marché dans la première rangée, directement derrière King. Alors que Marlon Brando invitait le contingent hollywoodien, qui comprenait Sidney Poitier, Paul Newman, Harry Belafonte et Burt Lancaster, à faire une sorte de démonstration provocante (comme s'enchaîner au Jefferson Memorial), Heston a soutenu qu'une telle action ne ferait que détourner le message de King, les faisant ressembler à un groupe capricieux, venant grossir les radicaux. Le groupe, sensiblement, a écouté Heston plutôt que Brando. Le plus surprenant - du moins pour ceux qui s'en souviennent, des années plus tard, en tant que président de la National Rifle Association -, il a fait pression pour l'adoption de la Loi de 1968 sur le contrôle des armes à feu, qui reste l'une des lois sur les armes à feu les plus strictes adoptées aux États-Unis.

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    Qu'est ce qui avait changé ? À la fin des années 1960 et au début des années 70, Heston a été découragé par les bouffonneries les plus folles de la gauche, et clairement,  il n'était pas complètement à l'aise avec les moeurs sociales et sexuelles changeantes du pays. Ses entrées dans le journal de cette période commencent à être entâchées de mesquineries à propos de Gloria Steinem (1), de «ball-cutting» Barbara Walters (2) et du grand nombre de films anti-gouvernementaux en cours de réalisation. De même, il ne fut jamais capable de renoncer à son soutien à la guerre du Vietnam - dans ce cas, cependant, il avait raison sur le paysage politique changeant de l'Amérique. Le Parti démocrate s'est éloigné de lui au Vietnam. En 1960 et 1964, il a voté pour Kennedy et Lyndon Johnson, respectivement démocrates pro-guerre. Quand, en 1972, il eut le choix entre Richard Nixon et George McGovern, qui s'engagèrent à mettre immédiatement fin à la guerre, il choisit le guerrier Nixon. Mais il y avait toujours quelque chose de fondamentalement conservateur au cœur d'Heston, comme l'a montré son dégoût pour l'action radicale pendant la marche de King sur Washington. William Wyler l'a capté dans The Big Country dans lequel Heston joue le rôle de l'adversaire de l'idéaliste Gregory Peck. Le film, bien que ostensiblement un western sur deux familles rivales et l'outsider qui se trouve entre eux, est vraiment une parabole sur les deux côtés opposés de la pensée politique américaine, avec le conservatisme d'Heston d'un côté et le libéralisme de Peck de l'autre. Peck joue un capitaine de bateau de l'Est, venant à l'Ouest pour épouser son amour. Bien qu'il n'ait personnellement pas peur de la violence, il s'est engagé à l'utiliser en dernier recours, préférant négocier un accord qui profitera aux deux familles. Heston incarne Steve Leech, le contremaître dur et rusé du ranch Terrill, qui insiste sur le fait que la violence doit être brutale - que, dans un pays sans lois ni policiers, l'ordre ne peut être maintenu que par la force. Depuis que le film a été réalisé par Wyler et produit par Peck, les deux Démocrates perpétuels, le libéralisme gagne naturellement sur l'argument idéologique. Fait révélateur, cependant, Peck et Heston s'en sont finalement sortis, quand dans une bataille épique à coups de poings au clair de lune, ni l'un ni l'autre ne gagne, se battant jusqu'à ce qu'ils puissent à peine se tenir debout mais ne jamais marquer un knock-out.

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    Il a été approché à plus d'une occasion, à la fois par les démocrates et les républicains, pour se présenter à l'un des sièges au Sénat californien. Il a sérieusement réfléchi à la question en 1969, mais a fini par trouver impossible d'abandonner sa véritable passion : L'idée de ne jamais pouvoir agir à nouveau, de monter sur scène ou d'attendre la première prise lui était simplement insupportable. Au cours des années 1980, cependant, alors que sa carrière d'acteur diminuait, il servait de plus en plus de porte-parole pour diverses causes politiques, pour la plupart conservatrices. Comme beaucoup de ceux qui font la lumière en politique, il était parfois plus passionné qu'informé. Dans un débat de CNN avec Christopher Hitchens en 1991, Heston, plaidant en faveur d'une intervention militaire contre l'Irak, a révélé qu'il ne connaissait quasiment que l'endroit où se trouvait le pays. (Il a nommé la Russie et Bahreïn comme pays contigus.) Après le massacre à Columbine High School, où douze étudiants et un enseignant ont été tués, Heston, qui était alors président de la National Rifle Association, a déclaré : "S'il y avait eu même un garde armé à l'école on aurait pu sauver beaucoup de vies et peut-être mettre fin à tout ça instantanément ". Il y avait un garde armé à l'école.

     

    C'est ce rôle, en tant que président de la NRA, qui définit maintenant la vie politique d'Heston, tout en jetant une ombre sur sa carrière d'acteur. Rares sont ceux qui se souviennent aujourd'hui de son plaidoyer en faveur des droits civiques ou du National Endowment for the Arts, mais presque tout le monde se souvient de lui brandissant un mousquet au-dessus de la tête et grognant : «De mes mains froides et mortes! ". A la lumière du massacre de masse de Las Vegas, le pire de l'histoire américaine récente, c'est particulièrement dommageable. La voix d'Heston, sa formation sur scène et son personnage à l'écran en ont fait un excellent porte-parole de l'organisation et lui ont donné l'occasion de se présenter à nouveau devant une foule rugissante.

     

    Pour toute sa passion pour la politique et l'affection évidente pour sa famille, Heston était un homme complètement impliqué. Ses journaux intimes, ainsi que son autobiographie, In the Arena (1995), rayonnent d'admiration. L'absence d'Eliot à commenter un trait aussi définitif, dans une biographie de près de 500 pages, est regrettable, sinon inhabituelle. Eliot préfère décrire plutôt que disséquer, laissant l'exégèse critique aux autres et, malheureusement, faisant de nombreuses erreurs factuelles. La plupart de ces erreurs sont ce que vous pourriez appeler des erreurs non forcées, des inexactitudes mineures qui sont tangentielles à l'histoire de la vie d'Heston. Dans la première page du prologue Eliot déclare : Heston était le président au plus long mandat à la Screen Actors Guild, oubliant que Barry Gordon a servi un an de plus. Plus tard, en discutant la collaboration d'Heston avec Orson Welles sur Touch of Evil (1958), il écrit que le  précédent film de Welles, Man in the Shadow  (1958), a donné à Welles sa « première apparition dans un film hollywoodien depuis près de dix ans après le désastreux La Dame de Shanghai (1948). Qu'en est-il de Prince of Foxes (1949), de The Black Rose (1950) et de Moby Dick (1956)?

     

    Les erreurs qu'Eliot commet à propos de la vie de son sujet sont d'autant moins pardonnables,  que bon nombre d'entre elles peuvent être vérifiées simplement en consultant les journaux intermédiaires d'Heston, publiés en 1976. Ceux-ci permettent de ne pas se tromper de dates (Eliot écrit que Gore Vidal est arrivé sur le plateau de Ben-Hur le 29 avril 1958, quand il est arrivé le 23 avril) ensuite, sur la prise de poids d'Heston, déclarant que personne, pas même Heston, pensait que Planet of the Apes allait bien se placer au box-office.  En fait, dans un article du 31 octobre 1967, trois mois avant la première du film, Heston écrivait : " Nous avons vu APES aujourd'hui, sans partition, sans dialogue en boucle et avec un tournage déséquilibré. Je l'ai aimé énormément. Je pense que ça peut être pour un public plus large que tout ce que j'ai fait depuis BEN-HUR ". (Il avait raison à ce sujet.)

     

    Eliot va de travers quand il raconte l'histoire de ce qui était probablement la plus grande crise dans le long mariage d'Heston. C'est arrivé au printemps de 1973, alors qu'Heston se préparait à aller en Espagne pour apparaître dans Les Trois Mousquetaires. Lydia souffrait de migraines de plus en plus sévères depuis plusieurs années, ce qui la rendait irritable, conduisant le couple à se quereller. Cela a abouti à une explosion le 27 avril qu'Heston décrit avec émotion dans son journal de bord ce jour-là :

    ‹‹ Cela s'est avéré être l'un des pires jours de ma vie. Tout a été arraché de notre union. Pour la première fois de ma vie, je pensais que Lydia me quitterait. J'ai passé quelques heures mornes à essayer de trouver un ajustement. Elle ne l'a pas fait à la fin et je ne pense pas qu'elle le fera, mais ce n'est pas encore fini, et peut-être pas pour un certain temps. Je ne peux pas vivre sans elle, comme je le sais, et elle ne semble pas pouvoir vivre sans moi. Nous devons faire avec cela. . . et finir avec, aussi, je suppose.››

    Le commentaire d'Eliot sur ceci : " Heston a dû attraper un avion, qui était probablement une bénédiction ". Mais Heston n'est parti pour l'Europe que le 18 mai, trois semaines plus tard. Avant son départ, Lydia a subi une opération thyroïdienne, espérant que cela soulagerait ses migraines. Après, Heston s'est assis à son chevet à l'hôpital, enregistrant ses appréhensions dans son journal intime. Pourtant, Eliot donne l'impression qu'il était en Espagne pendant tout cet épisode. C'est à la fois une confusion inexplicable des faits et un compte rendu injuste du mariage d'Heston. Heston n'est arrivé à Madrid que bien après l'opération de Lydia, mais Eliot donne l'impression qu'il lève le coude avec Oliver Reed pendant que sa femme était seule à Los Angeles, se faisant opérer. 

    Eliot a aussi tendance à affirmer plus qu'il ne pourra jamais connaître son sujet. "Il a été secoué de sa chaise et, rougi par la rage, il a décidé qu'il devait s'enrôler." "Il l'a serrée dans ses bras et l'a tirée si près qu'il pouvait sentir son ventre se presser contre lui." Et peut-être le pire de tout :  " Heston a dû se pincer pour s'assurer qu'il ne rêvait pas".  L'impression donnée par tout cela - à la fois les erreurs de faits et les projections non fondées de l'émotion - est qu'Eliot préfère écrire un roman plutôt qu'une biographie.

     

    Heston a vécu une vie extraordinairement riche et passionnante, sans avoir besoin de travestir. Il a servi pendant la Seconde Guerre mondiale ; joué dans son premier film avant l'âge de trente ans ; marcha avec Martin Luther King ; joué au tennis avec Rod Laver ; discuté de politique avec Dwight Macdonald sur la pelouse de la Maison Blanche ; voyagé en Asie du Sud-Est au plus fort de la guerre du Vietnam ; servi comme émissaire en Chine et à Berlin-Est ; a eu une carrière d'acteur qui a duré plus de cinq décennies combinée avec un mariage qui a duré plus de six décennies ; et a gagné un Oscar. " J'ai du travail, la santé, le bonheur, l'amour ", notait Heston dans son journal en 1965. " Que vouloir de plus ? "

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    Le talent. C'était le seul cadeau refusé à Heston, et c'était le cadeau dont il avait le plus envie. Ce que la carrière d'Heston révèle avant la caméra, c'est que la capacité d'agir - au moins de la façon qu'Heston aurait voulu si désespérément - ne peut pas être atteinte par le seul travail dur. Si c'était le cas, Heston aurait été le plus grand acteur de sa génération. Il avait toutes les qualités évidemment essentielles : un beau visage; un corps athlétique ; une voix riche et résonnante ; l'intelligence ; disciplines  et l'ambition. Il a également travaillé sans relâche, au mépris de ses limites. Quand Stephen Macht, qui a joué sur scène avec Heston dans A Man for all seasons, lui a demandé pourquoi il continuait à venir soir après soir, en dépit du fait que les critiques l'ont  flagellé si impitoyablement, Heston a souri. " Parce que, " dit-il, " un jour, je ferai bien les choses ".

     

    (1) Gloria Steinem : journaliste et féministe des années 1970. Elle a fait pression pour une législation visant à assurer l'égalité des races et des sexes et a contribué à forger les plates-formes démocratiques de plusieurs élections en tant que membre du Comité national démocrate.

    (2) Barbara Walters : autre journaliste et animatrice de télévision de la même période.