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  • LETTERA A UN FIGLIO - LETTRE A UN FILS

    Cara France,

    questo è il commento che mi hai suggerito di scrivere. Decidi tu se tradurlo in francese o no. Forse per Fray non ci sarebbe bisogno, ma per i lettori del blog forse è necessario

    con tanto affetto (e tanto dolore per tua sorella, per mio padre e per Chuck)

    Maria

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    Scrivo questo mio commento in italiano e spero che Fraser Heston non abbia dimenticato la mia lingua.

    Anzi spero che Fray , come lo chiamavano in famiglia, non abbia dimenticato troppe cose della sua infanzia e della sua adolescenza.

    In una intervista, non ricordo quale, Fray diceva che la sua più grande fortuna era stata quella di avere avuto genitori come i suoi.

    E’ vero: è una grande fortuna avere un padre intelligente, colto e pieno di talento. Pieno anche di affetto per suo figlio. Ed uno dei Comandamenti è quello di onorare il padre. Nonostante il mio personale agnosticismo, è quello che ho fatto alla morte di mio padre, senza trasformare quel dovuto senso di rispetto in un’opportunità di aumentare quel poco o molto di benefici economici lasciatimi da lui.

    Ad esempio, se mio padre mi avesse lasciato un “In Folio” originale di Shakespeare, conoscendo il valore non economico che quel libro aveva per lui non lo avrei abbandonato nelle mani di un battitore d’asta. E così i tanti ricordi, perfino gli abiti e le cose che in vita ha maneggiato. Naturalmente parlo di mio padre. Ma un padre è un padre e anche a mio padre io devo molto. Il farmi scoprire la bellezza dell’arte e della letteratura. Il mostrarmi le tante infinite bellezze del mondo in cui viviamo. Aprire la mia mente alla molteplicità della razza umana. Anzi al fatto che come disse Einstein di razza ce n’è solo una.

    Se poi, e parlo sempre di mio padre, mi avesse addirittura lasciato un suo testamento  in un film che racconta lo straziante rapporto che pure può esservi tra un padre e un figlio, non lo avrei volutamente ignorato. Non avrei ignorato lo sforzo fisico e la difficoltà spirituale di continuare ad esercitare la sua arte mentre era consapevole di quanto poco gli rimaneva da vivere. Se, e parlo di mio padre, avessi ora in mano quel testamento, rivolto a me e al resto della famiglia lo mostrerei a tutti con orgoglio, dicendo : “Guardate mio padre negli ultimi momenti della sua vita. Guardatelo mentre, malfermo sulle gambe, mi parla nascondendo il suo dolore. “

    L’avrà capito che ora parlo di suo padre. E tra le tante cose che ha permesso si perdessero nel mondo ⌊ 1 ⌋, senza rendersi conto che quelle cose erano parte della memoria di suo padre ma forse pensando solo ai benefici economici che ne poteva trarre, come ha potuto permettere che anche una parte significativa dell’arte di suo padre , un racconto doloroso intitolato, guarda il caso, proprio “My Father” fosse nascosto, sepolto per sempre ?

    Questa è la realtà più dolorosa e che mai mi sarei aspettato dalla sua “pietas”, quel sentimento di rispetto e di nostalgia, che i Romani provavano per coloro che avevano perduto per sempre. Cercavano per quanto potevano di mantenerne la memoria per sé e per le generazioni future. Forse nei mesi da lei trascorsi a Roma avrà avuto modo di vedere la Via Appia Antica e le tante tombe che i sopravvissuti dedicavano alla “pietas” che sempre bisogna conservare per chi non c’è più.

    Quest’anno saranno dieci anni che suo padre ha lasciato questo mondo e ha lasciato un figlio che considerava la sua garanzia per l’immortalità. Ci pensi un momento. Non sente nascere anche in lei quell’antico senso di “pietas”?

    Non sente la necessità di richiamare con una piccola offerta, come facevano i Romani, attraverso un foro che si supponeva raggiungesse l’Ade, la memoria di suo padre e riportarla in vita?

    Io semplicemente le chiedo di farlo. Potrebbe non perdonarselo mai

    MARIA RUSSO DIXON

    MIEI CONSIGLI PERSONALI

    ⌊1⌋ A questo proposito, penso che sia stata una decisione collettiva della famiglia dover decidere sulla vendita della proprietà, non solo sulla decisione di Fraser.

    Noi Ammiratori del Grande Uomo non ammettiamo questa scelta, avremmo voluto che "la Casa di Ben Hur" fosse trasformata in un luogo culturale dedicato a Charlton Heston, alla cultura letteraria, al teatro e al cinema. Era diverso e ce ne siamo pentiti.

    Mi prendo la libertà di pensare che la Famiglia abbia immaginato la delusione degli Hestoniani e degli Hestoniani e che probabilmente sarebbe stato straziante per loro dover separarsi da tutto quello che era stato CHARLTON E LYDIA. Ingenuamente, è quello che voglio credere.

    FRANCE ...

     

    Chère France,

    ceci est le commentaire qui m'a été suggéré d'écrire. Tu décides si tu le traduis en français ou non. Peut-être que pour Fray il y n'aurait pas besoin, mais pour les lecteurs du blog il est nécessaire peut-être de le faire. 

    avec beaucoup d'affection et beaucoup de peine pour ta soeur, pour mon père et pour Chuck,

    Maria

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    J'écris ce commentaire en italien et j'espère que Fraser Heston n'a pas oublié ma langue.

    En fait, j'espère que Fray, comme on l'appelait dans la famille, n'a pas trop oublié son enfance et son adolescence.

    Dans une interview, je ne me souviens pas laquelle, Fray a dit que sa plus grande chance avait été d'avoir des parents comme les siens.

    C'est vrai : c'est une grande fortune d'avoir un père intelligent, cultivé et talentueux. Aussi plein d'affection pour son fils. Et l'un des commandements est d'honorer le père. En dépit de mon agnosticisme personnel, c'est ce que j'ai fait à la mort de mon père, sans transformer ce sens du respect en une occasion d'augmenter le peu ou beaucoup de l'héritage qu'il m'a laissé.

    Par exemple, si mon père m'avait laissé un original «In Folio» de Shakespeare, sachant la valeur sentimentale que le livre avait pour lui, je ne l'aurais pas abandonné entre les mains d'un commissaire-priseur de ventes aux enchères. Et donc les nombreux souvenirs, même les vêtements et les objets qui étaient la réussite de sa vie. Bien sûr, je parle de mon père. Mais un père est un père et je dois beaucoup à mon père aussi. Il m'a fait découvrir la beauté de l'art et de la littérature. Il m'a montré les nombreuses beautés infinies du monde dans lequel nous vivons. Ouvert mon esprit à la multiplicité de la race humaine. Effectivement, comme l'a dit Einstein " il n'y a qu'une seule race."

    Si alors, et — je parle toujours de mon père — il avait même laissé son testament dans un film qui raconte la relation déchirante qu'il peut y avoir entre un père et un fils,  je ne l'aurais pas ignoré intentionnellement. Je n'aurais pas ignoré l'effort physique et la difficulté spirituelle de continuer à exercer son art alors qu'il était conscient du peu qu'il lui restait à vivre. Si, — et je parle de mon père — j'avais maintenant ce testament entre mes mains, je le montrerais à la famille et au reste du Monde avec fierté, en disant : « Regardez mon père dans les derniers moments de sa vie. Regardez-le tandis que, instable sur ses jambes, il me parle, cachant sa douleur. »

    Il aura compris que maintenant je parle de son père. Et parmi les nombreux objets qu'il s'est permis de disperser dans le monde ⌊ 1 ⌋, sans se rendre compte que ces objets faisaient partie de la mémoire de son père, mais peut-être ne pensait-il qu'aux avantages économiques qui pouvaient en découler. Regarde le cas vraiment : comment a t'il pu permettre que, même une partie significative de l'art de son père, juste une histoire douloureuse appelée "MY FATHER " soit cachée, enterrée pour toujours ?

    C'est la réalité la plus douloureuse et que je n'aurais jamais imaginée de ses «pietas»,  ce sentiment de respect et de nostalgie que ressentaient les Romains pour ceux qu'ils avaient perdus pour toujours. Ils ont essayé autant que possible de garder leurs souvenirs pour eux-mêmes et pour les générations futures. Peut-être que durant les mois qu'il a passés à Rome, il a eu l'occasion de voir la Via Appia Antica et les nombreuses tombes que les survivants ont consacrées aux "pietas" qui doivent toujours être conservées pour ceux qui n'existent plus.

     
    Cette année, il y aura dix ans que son père a quitté ce monde et a laissé un fils qu'il considérait comme sa garantie d'immortalité. Y pense t'il un instant. Ne ressent-il pas naître en lui aussi,  ce sens ancien de "pietas" ?
     
    Ne ressent-il pas le besoin de rappeler avec une petite offre, comme les Romains faisaient, à travers un trou qu'on supposait atteindre l'Ade, la mémoire de son père et le ramener à la vie ?
     
    Je lui demande simplement de le faire. Il pourrait ne jamais lui pardonner.
     

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    MON AVIS PERSONNEL

    ⌊ 1⌋ Sur ce sujet, je pense que ce fut une décision collective de la famille que d'avoir à décider de la vente des biens, pas uniquement la décision de Fraser. 

    Nous les Admirateurs du Grand Homme n'admettons pas ce choix, nous aurions souhaiter que " la Maison de Ben Hur " soit transformée en lieu culturel dédié à Charlton Heston, à la culture littéraire, au théâtre et au cinéma. Il en a été autrement et nous le regrettons.

    Je me permets de penser que la Famille a envisagé la déception des Hestoniens et Hestoniennes et que probablement, ce fut un déchirement pour eux d'avoir à se séparer de tout ce qui avait été CHARLTON ET LYDIA. Naïvement, c'est ce que je veux croire.

    FRANCE...

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  • TOUCH OF EVIL - Extrait de THE ACTOR'S LIFE de Charlton Heston -1957 (partie 5)

    Cet extrait m'a donné un peu plus de fil à retordre pour traduire correctement, heureusement, j'ai mon Dr. ès langue anglo-américaine qui me prête main forte... Merci Renaud pour votre aide.

    Chuck arrive à la fin du tournage de TOUCH OF EVIL. Nous sommes en 1957. Le film "LES DIX COMMANDEMENTS" couronné de succès, d'Oscars etc... a fait de Chuck une star. Les offres de scénarios affluent. Chuck toujours prudent, joue la valse hésitation ... Lequel choisira t'il ? 

    Je vous souhaite bonne lecture de ces extraits qui nous apprennent beaucoup de choses sur Charlton Heston et sa relation au métier d'acteur.

     

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     .../... SUITE

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    5 juin. Une autre journée étouffante, bonne pour le tennis et me faire suer à la muscu, c'est tout ce que j'ai fait. Les producteurs italiens demandent toujours une réponse sur les droits de propriété intellectuelle de De Sica, mais nous sommes toujours prudents. J'ai reçu de CBS un script intéressant d'Andersonville Court-Martial. Je l'aime beaucoup.

     

    6 juin. J'ai décidé de faire Andersonville Court-Martial ; des scripts comme celui-ci sont assez rares pour ne pas être ignorés. Orson part à New York pour faire le Steve Allen Show, donc il ne peut presque rien commencer avant que j'en aie fini avec ça. Je suis de retour au travail, ou le serai bientôt.

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    17 juin. La journée a commencé par conduire ma Mère à l'aéroport. Elle semble avoir passé un bon moment ici. J'ai presque terminé mon doublage de TOUCH OF EVIL avec une longue session aujourd'hui. Orson continue à me surprendre avec l'idée qu'il a. Il a créé un dénouement pour moi dans la scène du bar qui n'était pas dans les séquences tournées, me faisant simplement doubler un speech en quatre petits morceaux. Quoi qu'il arrive, je lui suis redevable. 

    19 juin. Une longue journée épuisante à répéter et à se battre avec McCann-Erickson. Ils veulent faire quelques coupures dans le script par déférence pour la Confédération, et je ne suis pas disposé à le faire, à la fois pour le script et par principe.

    25 juin. Nous avons commencé à travailler les petits rôles aujourd'hui, mais le niveau de l'émission n'a pas autant baissé que je l'imaginais. Je pense que nous sommes près du niveau de la performance ; on aura souffert, mais ce sera un très bon show". On pourrait faire une pièce avec cela. En tout cas, c'est l'un des meilleurs moments que j'ai eus depuis longtemps. 

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    27 juin. Eh bien, ça s'est merveilleusement passé, à l'exception d'une légère mésaventure à propos de la moustache qui j'espère sera indétectable durant mon discours de clôture. ⌊Celle-ci était collée ... posant certains risques.⌋ Je pense que c'est peut-être mon meilleur travail télévisuel depuis quelques années. A la réception, les gens semblaient enclins à être d'accord. Ralph Nelson m'a dit qu'il avait une option pour la scène et qu'il voulait que je le fasse. A ce sujet je ne sais pas, mais c'est bien d'avoir l'offre.

    La télévision en direct a été une ère glorieuse, mais très courte. À ce moment-là, ils commençaient déjà à filmer les séries, et un an après, le théâtre télévisé en direct était mort. Dans une vingtaine d'années, personne ne se souviendra comment nous l'avons fait. En direct d'abord.  Au début, on commençait sitôt la lumière rouge allumée, vous vous trompiez dans votre texte, ou le metteur en scène dans un plan,  quarante millions de personnes l'avaient vu. Nous débutions en direct  à 17h30 pour l'Est et le Midwest. La côte Ouest voyait ce que l'on appelait  un " différé " du spectacle enregistré en direct, deux heures plus tard.

     

    28 juin. Mon travail à Universal consistait simplement en quelques lignes hors écran au profit de Joe Cotten, mais c'était agréable d'être dans le coup. Au déjeuner Orson a avancé encore une autre idée ... un télé-film de DON-QUICHOTTE , avec moi,  l'excentrique Don. Le cas échéant, il en sortira quelque chose. Je n'imagine pas. L'argument d'Orson est original et révélateur cependant. "Tous les grands acteurs", dit-il, "sont des vrais acteurs de composition". Aussi, Will Wyler veut que je fasse le méchant dans THE BIG COUNTRY avec Gregory Peck.

     

    29 juin. Une journée de détente générale, évitant de faire les bagages, lecture de scénarios. Mon principal problème maintenant est de décider quel travail choisir. Le film de Wyler, le projet italien, ou la version scénique d'ANDERSONVILLE,  le dernier d'Orson  m'a plus ou moins convaincu,  ce serait une erreur.

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    30 juin. J'ai passé une demi-heure peu concluante et pas trop efficace à expliquer à Wyler et Peck pourquoi je ne pensais pas que le rôle dans THE BIG COUNTRY était assez bon. Cependant, c'est une opportunité à ne pas laisser passer. J'ai finalement dû partir pour attraper mon avion.

     

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     A SUIVRE...
     
     
     
     
  • THE OMEGA MAN : chapitre 2 : DERRIERE LE MIROIR

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     A première vue," THE OMEGA MAN" de Boris SAGAL, tel qu'on le perçoit maintenant près d'un demi-siècle aprés sa sortie, pourrait apparaitre, comme l'écrivait le critique anglais B Mac CABE en 1994 comme un " film hors de son temps"... IL est vrai que l'histoire de ce chercheur devenu par la force des choses le seul survivant d'un monde décimé par une guerre bactériologique, et livré à lui-même dans un LOS ANGELES désert, a quelque chose d'irréel, d'onirique, comme un cauchemar éveillé où le spectateur, fasciné, aurait tendance à s'identifier à ce héros. D'autant plus qu'il est joué par Charlton HESTON, icône rassurante pour le public de l'époque ; et pourtant, ce sujet apparemment "hors du temps" est au contraire bien ancré dans la réalité des années 70, grâce à l'habileté du scénario des époux CORRINGTON !

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    CERTES, la fin du film nous montre ce Christ moderne sacrifier sa vie et offrir son sang pour sauver ses frères repentis, et c'est d'ailleurs cette vision symbolique qui est restée dans bien des mémoires à la sortie du film, et l'a rendu impopulaire dans les médias bien-pensants, notamment européens, contrairement à "PLANET OF THE APES" et "SOYLENT GREEN" dont le discours écologique et libéral était limpide et cohérent, le discours du "SURVIVANT" parut nauséabond et HESTON fut,bien malgré lui, assimilé à un "Homo Americanus" sûr de son droit et toujours prêt à user de ses flingues pour éliminer les "sous-hommes" qui hantent les rues de la ville...Gérard LENNE parla de "Superman militaire" et même récemment, une critique de TELERAMA dont je tairai l'identité vit une relation évidente entre le personnage de NEVILLE et le président de la NRA dans ses vieux jours !
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    ON ne peut nier que le film fut conçu pour un large public par le staff de la WARNER pour être un "big money maker" et qu'ils n'avaient pas lésiné sur les moyens pour en faire un "blockbuster" de l'été 71, loin de toute considération intellectuelle ! mais comme toujours dans le cas des grosses productions de l'époque, il faut pouvoir se promener derrière le miroir, et distinguer, au- delà de l'apparence du film ; a priori un "thriller horrifique", les nombreux symboles et éléments contre-culturels qui sont présents dans son scénario et sa narration, et ne sont, à notre avis, aucunement le fruit du hasard !

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    Quand on voit HESTON-NEVILLE parcourir les rues dans sa décapotable en écoutant de la musique légère, et tirer sur tout ce qui bouge à l'occasion, on peut bien sûr en tant que spectateur procéder à une sorte d'identification à ce héros froid, méthodique et apparemment très à l'aise dans son environnement, mais on est en fait très vite confronté aux failles et aux doutes du personnage, à sa vraie nature : c'est en fait un angoissé, traumatisé par le souvenir d'une guerre impitoyable,tourmenté par sa frustration sexuelle (sous-entendue par certaines images) rongé par l'alcoolisme, et surtout désespérément seul, ne va t'il pas, dans une séquence mythique, visionner pour la énième fois WOODSTOCK, symbole d'une contre-culture à laquelle son passé de scientifique de l'armée devrait le rendre insensible ? petit à petit, l'image positive de ce héros fait place à de nombreuses zones d'ombre, la moindre n'étant pas la motivation haineuse qu'il éprouve pour la "famille", de prime abord un ramassis de mutants fanatiques, mais au fond surtout un groupe d'individus meurtris par "la peste" et rendus quasiment aveugles, et dont on peut comprendre le refus de tout ce que NEVILLE représente ! guidés par l'ancien journaliste MATHIAS, pour qui NEVILLE représente " le dernier des morts, symbole d'un passé ou la science offrait moins qu'elle détruisait " et surtout "un scientifique, un homme qui n'a jamais rien compris, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien à comprendre ",  ils ne peuvent qu'obéir à la logique que le destin leur a tracé....
     

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    C'est aussi là que le scénario des CORRINGTON devient très intéressant, car il renvoie en quelque sorte dos-à -dos NEVILLE et MATHIAS, chacun représentant une vision destructive de son prochain, l'un par son entêtement à éliminer tout ce qui lui rappelle la faillite de l'humanité, l'autre par son acharnement presque désoeuvré, à détruire la famille, soi-disant parce qu'elle le menace, mais surtout pour préserver à tout prix, son "habitat social", car NEVILLE , et c'est très bien souligné par le jeune DUTCH quand il se moque de son refus de changer de lieu d'habitation, tient avant tout à ne rien changer, conserver sa maison, ses objets, ses"gadgets"; tout ce qui le rattache à son passé, alors qu'il aurait pu depuis longtemps partir et trouver un nouveau sens à sa vie," c'est là que j'ai toujours vécu, et aucun fils de p...ne me fera jamais partir " ce que le film explique clairement, c'est que, tout comme MATHIAS, NEVILLE est une victime de son histoire et porte un fardeau bien trop lourd pour ses (même larges) épaules....c'est un aspect du film dont HESTON était très fier, et on ne peut que rendre hommage à la manière avec laquelle, par petites touches,  il est parvenu à mettre en lumière la détresse de son personnage.

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    C'est la rencontre de NEVILLE avec LISA, jeune femme noire déterminée, libre dans sa féminité et parfaitement capable de lui tenir tête, qui constitue le tournant du film, non pour aménager une happy-end de circonstances, mais pour provoquer en lui l'ouverture vers un monde nouveau, à fabriquer de toutes pièces puisque le précédent n'est plus que ruines... EN cela, le propos du film n'est nullement réactionnaire mais purement rousseauiste, puisqu'il prend en compte que seul un "nouveau monde" pourra effacer les torts de l'ancien ! "ou va t'on aller?"  demande un DUTCH un peu incrédule à NEVILLE  " loin, très loin de tout ce qui a déja été construit, là ou nous serons les premiers à faire quelque chose de nouveau" ce à quoi DUTCH répond : " un jardin d'EDEN ,mais nous nous méfierons du Serpent " à cet instant du film, NEVILLE semble avoir renoncé à ses démons, tout comme TAYLOR le misanthrope finissait par défendre ce qui reste de l'humanité dans APES....on est donc très loin, à ce stade de symbolique pas lourdingue grâce à l'écriture intelligente des époux CORRINGTON, d'une quelconque célébration de "l'homo americanus!"

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    Lorsque NEVILLE meurt, les bras en croix dans la fontaine au petit matin,il apparait effectivement comme un CHRIST rédempteur versant son sang pour permettre à ce qui reste de l'humanité de reprendre sa route, par son allusion à une religion unique, le propos peut paraitre outré , voire réactionnaire, mais on ne saurait l'éloigner du contexte : NEVILLE mort, DUTCH le jeune savant pacifique, qui représente la jeunesse et l'espérance, emmène avec lui LISA et quelques enfants que le sérum pourra sauver, et tourne ainsi le dos à la famille, symbole d'un passé promis à une mort prochaine, et aussi à NEVILLE, l'homme réformé, certes, mais néanmoins sacrifié pour que les survivants, en se libérant de tout ce qui est lié au vieux monde disparu, puissent tenter de ne pas en répéter les erreurs et donc en construire un autre....

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    De NOS JOURS, beaucoup d'amateurs de SF préfèrent APES ou SOYLENT à cet OMEGA MAN pas si facile à décrypter, mais je ne me range pas de cet avis, en dehors des qualités visuelles et de l'imagination certaine qui embellissent l'ouvrage à chaque vision, sans même évoquer l'excellente interprétation des trois principaux comédiens, la richesse et l'ambiguité du propos, justement, me semblent toujours captivantes et résistent plus que bien à l'usure du temps ; parce que, justement la question du devenir de notre humanité,traitée ici avec intelligence, reste un sujet intemporel et indémodable.
     
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  • THE OMEGA MAN : chapitre 1 " La genèse d’un diamant noir "

    PUBLIE LE 6 MARS 2017

    MAJ LE 5 JANVIER 2018

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    Affiche française du film sorti à Paris en octobre 1971

     

    Quand on évoque un film comme « the Omega Man » (le survivant), on a naturellement tendance à penser à son principal interprète, à l’auteur du roman qui l’a inspiré, ou aux comédiens qu’il a pu révéler, mais rarement à Orson WELLES. Pourtant, c’est au gargantuesque réalisateur et acteur, ami de longue date de CHUCK, que l’on doit certainement, sinon l’existence, du moins l’origine de cette œuvre !

    En effet, c’est peu de temps après le tournage de « Touch of evil » (la soif du mal) que le génial Orson, jamais à cours de projets qui ne verront jamais le jour, y compris avec CHUCK, lui met dans les mains un roman de Richard MATHESON paru quelques temps avant, en lui suggérant qu’il y a là matière à faire du bon travail, « quelque chose de différent ». Car, déjà à l’époque, star montante du cinéma, HESTON s’intéresse à des projets, sinon décalés, du moins différents de la moyenne des scénarii qu’on lui propose. Il lit le roman en quelques heures dans l’avion et est fasciné par le potentiel dramatique de cette histoire qui raconte la lutte pour la survie d’un homme, dernier représentant de son espèce détruite par une guerre bactériologique, à l’issue de laquelle les rares survivants, sauf lui, sont devenus des vampires. Le roman reste présent dans l’esprit de CHUCK, mais comme il se retrouve impliqué dans d’autres projets plus importants, notamment « Ben Hur », le sujet reste en stand-by pendant plusieurs années. C’est en travaillant avec son producteur et ami Walter SELTZER, à l’élaboration de nouvelles idées, que CHUCK se souvient du roman que WELLES lui avait fait découvrir. Mais impossible d’en retrouver le titre, ni même son propre exemplaire perdu dans son immense bibliothèque. Finalement, CHUCK suggère à SELTZER le titre « I am legion » et même « my name is legion », mais non « I am legend » (je suis une légende) qui n’est pas encore devenu une œuvre culte de la littérature SF. En voyage à Londres, SELTZER va trouver « I am legion » et douter un peu de la santé mentale de son poulain, car il s’agit d’un épais volume de statistiques sur la démographie mondiale (on est loin du sujet !).

     

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    Walter SELTZER (1914-2011) producteur, ami de CHUCK avec qui il fera quelques-uns de ses meilleurs films

    Ayant fini par trouver le bon livre, les deux hommes se rendent vite compte du potentiel cinématographique de l’ouvrage, mais aussi de ses limites : raconter la solitude d’un individu entouré de zombies dans une immense ville déserte leur parait un projet fascinant et parfaitement réalisable, d’autant que CHUCK sort du triomphe de « la planète des singes » et peut s’imposer comme un héros de SF plausible. Mais mettre en images les laborieuses recherches du héros pour déterminer le pourquoi du vampirisme leur parait délicat : à l’écran, ça ne passe pas ! Leurs doutes sont renforcés par la vision d’un sombre nanar réalisé par Sydney SALKOW en 1964, où Vincent PRICE joue le rôle de Robert NEVILLE, et y combat les vampires, ce qui est fidèle à la trame du roman, mais leur semble plus que frôler le ridicule à l’écran. HESTON dira du film : « c’est incroyablement mauvais, mal joué et mal dirigé, je ne comprends pas comment une pièce aussi prometteuse peut générer un navet pareil ! » Jugement sévère, mais qui n’entachera pas son amitié avec Vincent PRICE.

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    Vincent PRICE dans « The last man on earth » de Sydney SALKOW, où il interprète assez lourdement le personnage de NEVILLE…

     

    C’est à partir de cette vision du premier film que les choses vont s’améliorer, et un vrai scénario, indispensable pour obtenir l’accord de la WARNER, se mettre en place. On a beaucoup critiqué, à tort selon nous, le fait que les vampires de l’original aient fait place à des zombies, rendus incapables de supporter la lumière du jour, du fait des radiations provoquées par la guerre bactériologique qui a précédé ; mais il faut comprendre qu’en 1970, les fantômes de la guerre froide et de la peur atomique étaient plus que présents dans l’inconscient collectif, et qu’il était déterminant de les évoquer pour captiver le public. Par ailleurs, les films utilisant la mythologie vampirique (comme la série des « Dracula » avec Christopher LEE), étaient encore très en vogue à l’époque, et le souhait de CHUCK et SELTZER était de proposer un récit plus actuel, une sorte de « thriller horrifique », selon les propres termes de l’artiste.

    Une scientifique de renom, Joyce CORRINGTON, et son mari William, professeur de littérature, vont donc s’atteler à la tâche de modifier certains aspect du roman, sans lui retirer son noir pessimisme, l’absurdité de ses situations et le thème essentiel de l’homme seul qui se rattache à son habitat et ses références pour ne pas sombrer, aspects sur lesquels nous reviendrons plus tard. Truffé de références littéraires et de symboles gothiques, ce scénario déjanté échappera totalement aux décideurs de la WARNER qui ne veulent qu’un film de SF percutant, une sorte de « Ben-Hur contre les vampires » et vont rapidement, fin 1970, permettre au film de se faire, alors que l’industrie du cinéma US connaît une crise sans précédent !

    La recherche d’un metteur en scène sera courte, car Sam PECKINPAH refuse l’offre généreuse de CHUCK (qui lui propose le « director’s cut ») et SCHAFFNER n’est pas libre. On confie donc le travail au metteur en scène d’origine russe Boris SAGAL, remarquable spécialiste de la SF à la télévision, mais garçon un brin caractériel. Loin d’être un « yes man », il va s’impliquer dans le processus créatif et jouer un rôle essentiel dans l’intégration des jeunes comédiens, notamment Rosalind CASH et Paul KOSLO. CHUCK passera une grande partie du tournage à lui éviter d’en venir aux mains avec son directeur de la photo, Russel METTY, figure légendaire d’Hollywood qui se targue de donner des leçons de mise en scène au nerveux Boris. Mais la préparation et la réalisation se passeront globalement sans accrocs, hormis la nécessité absolue de tourner beaucoup la nuit et très tôt le matin pour que les rues désertes d’un quartier de Los Angeles, bouclé pour l’occasion, ne laissent pas apparaître des figurants imprévus. Et CHUCK imposera Antony ZERBE, dont il pense qu’il est le seul à pouvoir jouer MATTHIAS, le fanatique leader de la « famille », cette secte de survivants qui pourchassent Neville quand la nuit tombe…

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    Boris SAGAL (1923-1981), metteur en scène talentueux mais tourmenté, disparu accidentellement pendant le tournage d’un épisode de « Twilight zone »

     

    « The Omega Man », sorti à l’été 1971, va être un grand succès public aux USA, ce qui aidera CHUCK à produire cet « Antony and Cleopatra » dont il rêve depuis longtemps. En partie démoli par la critique à sa sortie, traité de film fasciste par ceux qui n’en comprennent pas le message, il va devenir, au fil du temps, une œuvre culte, un film-référence, et, finalement, un intemporel classique de la science-fiction.

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    Anthony Zerbe dans le rôle de Matthias

    La richesse de son propos et la densité de son contenu justifient pleinement ce statut, et c’est ce dont nous traiterons prochainement…

    Auteur : Renaud
    Script-girl : Cécile

     

     

     

  • TOUCH OF EVIL - Extrait de THE ACTOR'S LIFE de Charlton Heston - 1957 (partie 4)

     

    Chuck nous embarque cette fois dans ses démêlés avec Jack Warner dont il sortira honorablement, dans ses hésitations quant au choix d'un film, ses doutes... mais aussi sa satisfaction du travail bien fait. Bref ! plus j'avance dans ce Journal, plus je trouve l'homme et l'acteur attachants. 

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     2 avril. Nous avons terminé le travail avec une dernière prise de la mort d'Orson à l'aube, dans une chaise renversée sur une décharge d'ordures, puis nous avons bu un cocktail ou deux dans la caravane. Orson et moi avons emporté le dernier magnum de champagne et avons trouvé un endroit encore ouvert pour nous donner du bacon et des œufs pour l'accompagner. Un film d'enfer sur lequel nous avons travaillé ... Je ne peux pas croire que ce ne sera pas bien. Tout de même c'était merveilleux de flâner ce soir. Nous avons mangé un steak et avons vu  LADY FROM SHANGHAI d'Orson à la TV.  Il est bon, mais je pense qu'il n'est pas aussi bon que le nôtre.

     
    3 avril. Après mon bout d'essai pour  Wellman, j'ai eu une conférence douteuse sur la campagne de promotion planifiée par Universal pour TOUCH OF EVIL. J'ai reconduit Orson à la maison, après lui avoir donné une copie de WASTREL. Je l'ai relue et je pense toujours que c'est sacrément bon.
     
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    4 avril. Herman semblait enthousiasmé par le partenariat de Welles : Orson était enthousiaste à propos de WASTREL. Je n'étais pas enthousiaste à propos de WRITTEN ON THE WIND  ce soir. J'avais raison de le refuser.
     
     9 avril. Déjeuner avec Herman et Orson qui pense maintenant que WASTREL prendra trop de temps d'écriture pour être prêt d'ici l'été, alors il veut aller de l'avant soit sur ce truc de science-fiction ou autre chose d'abord. Je suis déçu, mais prêt à jouer à sa façon. Je pense toujours que cette voie me convient.
     
     12 avril. Une journée compliquée aujourd'hui ... depuis le montage d'un prêt pour un ami jusqu'à la lecture du Manifeste Communiste pour discuter intelligemment ce soir, avec the Great Books group. Je suis content que nous nous soyons finalement tournés vers ce groupe ... si nous continuons, je ne deviendrai peut-être pas un homme complètement partial. Au déjeuner, Orson a expliqué les raisons pour lesquelles il estime que WASTREL ne devrait pas être le premier projet.
     
    14 avril. Fray a chanté «Happy Birthday» d'une manière charmante,  quand nous avons apporté les cadeaux pour Lydia ce matin. Toute la journée a été merveilleuse et consacrée seulement à nous. Orson a envoyé sur LORD JIM et THE SINGER NOT THE SONG, mais je n'ai pas craqué sur  l'un ou l'autre. Joe Field et les Baurs sont venus au dîner d'anniversaire chez Perino et une visite aux Beaux-Arts pour voir THE BACHELOR PARTY. La direction des acteurs de Del Mann est meilleure que le film lui-même.
     
     

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     15 avril. J'ai eu ce que j'espérais être la dernière conférence d'essai pour DARBY'S RANGERS et j'ai également rencontré certains de ses camarades d'armes. Ce sera la première fois que je jouerai un personnage historique dont les contemporains sont encore vivants. Ils m'ont donné beaucoup de matériel de référence et une possibilité de rechercher un peu plus à Washington jeudi. Orson pense que nous pourrions être bien avisés de trouver quelque chose à faire chez Universal, pour combler le vide jusqu'à ce que nous puissions avoir un script sur WASTREL.
     
    22 avril. À ce moment, Jack Warner a découvert que par «pourcentage du brut», nous voulions dire exactement cela. Il m'a renvoyé rapidement. J'ai passé une matinée très occupé à revoir les détails des charges que nous allions porter contre Warner. Maurice Meyer va le gérer, sur une base à pourcentage. Il semble non seulement très capable, mais très confiant aussi. Au moins maintenant, je n'aurai plus à m'inquiéter de savoir si DARBY'S RANGERS sera bon pour moi.
      
    23 avril. Après une rencontre rituelle avec la presse, nous avons formellement déposé aujourd'hui contre Warner's pour deux cent cinquante mille dollars. Écrit comme ça, cela semble être une énorme somme d'argent. Ca l'est. 
     

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    25 avril, San Diego. Le voyage à San Diego a été un grand succès. Mon acceptation de la récompense était de routine, mais Fray a reçu sa première avec un aplomb remarquable et une adresse très efficace, si brève, à savoir: "Merci, mesdames" dit-il . (Applaudissements). «C'était amusant d'être BABY MOSES!» Bien sûr, il les a seulement fatigués, debout sur la table de banquet, serrant avec confiance les bords du pupitre.
     
    A deux ans , Fray était déjà dans la pénombre de la célébrité qui s'était accumulée à la suite de sa performance mémorable, flottant sur le Nil dans ce panier. Il était superbement équipé pour jouer l'enfant Moïse (pour lequel de Mille l'avait engagé le matin de sa naissance), il s'est comporté avec assurance et a retiré promptement son salaire investi dans les actions de Paramount. Une carrière idéale d'acteur. 
     
    29 avril. Il y a de l'agitation dans le camp Warner, ce qui peut indiquer une tentative rapide de règlement. Herman a beaucoup de doutes sur le partenariat avec Welles, mais je pense toujours qu'il a tort. Je suis pleinement conscient de la nature caméléon d'Orson, mais je suis plus conscient de ses talents, et je suis impatient de les utiliser.

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    28 mai. J'ai passé la matinée dans le bureau de l'avocat, discutant de la déposition que je dois faire vendredi pour le procès contre Warner.
    Je me souviens qu'après la déposition, la première fois que j'avais témoigné sous serment, j'ai demandé à mes avocats comment je m'en étais sorti. "Pas mal, Chuck," ont-ils dit. "Mais, vous savez, vous pourrez répondre à quelques questions par un simple oui ou non."  Ça ne fait rien. Quand Jack Warner a fait sa déposition, il a répondu à une question : «Ah, ces fichus  acteurs méritent qu'il leur arrive quelque chose de moche  de toute façon», perdant son procès effectivement. 
     

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