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  • 44 - MARDI 25 OCTOBRE 7ème jour - Visite USIA à Xi'an

     

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    Mes responsabilités étaient limitées aujourd'hui... une série d'interviews à l'hôtel. Ceci fait, nous avons visité une soierie, avec possibilité d'acheter de la soie, une usine de jade, avec les mêmes opportunités, et une usine de panneaux peints, etc, etc. On avance vers la démocratie. Les Chinois ont un avantage sur les Soviétiques. Ils sont des capitalistes instinctifs, avec une expérience qui remonte à quelques millénaires. Dans toute son histoire, la Russie n'a connu que des régimes autocratiques. 

    Nous sommes revenus en ville à temps pour visiter le Musée Militaire, un complexe poussiéreux où Mao-Tse-Tung et Chou En-Laï se sont assis pendant les premières années de la guerre, attendant que le fer devienne suffisamment chaud pour frapper. J'ai eu le sentiment, en regardant toutes les photographies et les objets, que Chou était le meilleur des deux.  Ont-ils déifié la mauvaise personne ? 

    Nous avons eu le temps, dans le crépuscule de l'hiver, de nous promener sur le vieux mur de la ville. Je l'ai fait de nombreuses fois, dans des endroits du monde entier où les hommes ont d'abord construit des murs pour se protéger des viols, des pillages et de l'obscurité barbare de l'extérieur. Il y a seulement quelques semaines, nous nous sommes tenus sur le plus grand : la Grande Muraille à l'extérieur de Pékin. Avant cela, les forts pictes de la Grande-Bretagne préromaine, le mur d'Hadrien à la frontière écossaise, les murs médiévaux autour des villes espagnoles que le Cid a assaillies et défendues, les murs romains de Sagunto et d'Afrique du Nord, les murs mayas de Cozumel, le Parthénon en Grèce... tous construits, des millénaires auparavant, pour protéger la fragile fleur de la civilisation.   Je n'ai jamais marché sur l'un d'eux sans ressentir les siècles durant lesquels des hommes  veillaient comme des sentinelles,

    "....Quand les fondations de la terre tremblaient.

    Qui se sont levés et ont pris le coup d'épée et sont morts." (1)

     

    De nos jours, il n'y a que l'obscène mur de Berlin, construit par les Russes comme une prison pour garder les gens à l'intérieur, pas à l'extérieur. J'étais là, en tant que représentant du Département d'Etat au Festival du Film de Berlin l'été 61, le jour où ils l'ont commencé, alors qu'un char Sherman aurait pu l'abattre. Ah, mais nous n'avons jamais envoyé le char. (Maintenant le mur est tombé, Dieu soit loué... une génération en retard, mais quand-même, une heureuse conclusion bienvenue.)

    Nous avons dîné ce soir à l'hôtel avec Barbara Zigli et Mme Xie, deux femmes extraordinaires. Barbara me semble typique des meilleurs jeunes gens que le Foreign Service recherche. Intelligente, qualifiée et motivée... une version plus jeune de Pat Corcoran, son patron. Nous avons beaucoup d'Américains convenables... dans les fermes et les usines, dans l'armée. C'est juste que les crétins et les ordures ont beaucoup d'espace médiatique. La prochaine affectation de Barbara est Taiwan. Ils la méritent. 

     

    Mme Xie est remarquable. La dignité gracieuse avec laquelle elle a survécu à son expérience grossièrement avilissante de la Révolution culturelle, y compris la mort de son mari, témoigne de la dimension de son esprit. Nous avons discuté d'une histoire horrible de l'époque concernant un comptable du People's Art Theatre où nous avons monté Caine. En équilibrant ses comptes, il a remarqué une erreur dans le transfert de certains fonds en dollars américains et a rayé une somme dans la colonne des cents. Il semble que l'idéogramme en mandarin écrit pour "Cents" soit presque identique au signe pour "Mao". Un bureaucrate diligent a noté que cet homme avait ainsi rayé le président Mao. Ils l'ont donc tué. 

    Chinese characters  ( mao / máo ) with pronunciation (English translation: hair )

    (ci-dessus, ideogramme signifiant "Mao" et presque identique à celui signifiant "cents")

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    Dans l'élégante cour de la Grande Mosquée de Xi'an, Chuck avec Mme Xie ; Barbara Zigli de l'USIA (maintenant à Chegdu) est au premier plan. Parlant aussi couramment le mandarin, Barbara nous a aidés à nous sortir de bien des mauvais pas et a partagé notre dernière aventure, l'interminable vol vers Shanghai. 
    Mme Xie, en grande forme au sommet de l'immense mur de Xi'an. Quelle grande femme elle est !

     

    (1) Je pense que Chuck cite la Bible par ces deux lignes extraites de psaumes .

    A SUIVRE⇒

     

     

     

  • UN GRAND PROJET ...

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    Mes chères Amies et Chers Amis,

    Ce petit message pour vous informer que je me mets en congé du blog et de notre groupe, pour au moins une quinzaine de jours.

    Surtout pas d'inquiétude, je reviendrai.....

    La raison est très claire. Renaud, Adrien et moi avons un grand projet que nous pensons concrétiser d'ici quelques mois (certainement avant l'été. )

    Seulement, pour arriver à mener jusqu'au bout ce beau projet, il me reste pas mal de travail à faire et je crois qu'il en est de même pour Renaud.

    Quelques mots sur ce projet. Nous avons contacté une maison d'édition pour faire imprimer, éditer et distribuer la traduction par Adrien de la biographie de Chuck par Michael Munn, les Grains de sel de Renaud et ma traduction du livre de Charlton Heston : "Beijing Diary", le tout en un seul volume. Nous avons l'accord de la maison d'édition.

    Vous pouvez vous imaginer le travail de relecture, corrections éventuelles, mise en page, illustration avant de déposer notre "Oeuvre", sans compter que je n'ai pas fini la traduction du livre, mais j'approche de la fin.

    Je crois que Renaud a encore un beau Grain à nous offrir. Ensuite, je pense que nous serons fin prêts pour l'édition sans vouloir mettre la charrue avant les boeufs !

    Demain, Adrien vient travailler avec moi sur la mise en page.

    D'ores et déjà, nous aimerions savoir si vous serez intéressés par cette future édition et pour l'acheter.

    Enfin un livre en français concernant Charlton !!!!

    Si le projet aboutit, les livres seront distribués sur les sites marchands habituels (AMAZON - FNAC etc...)

    Je compte sur vous pour que le groupe continue sans moi pendant quelques temps, ce qui ne m'empêchera pas de venir vous faire un petit coucou....

    Votre avis nous intéresse..... Merci et bisous à tout le monde

  • 45 - Mercredi 26 OCTOBRE 8e jour de la visite USIA

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    Vol pour SHANGHAI

    Voyager pour le plaisir (et cette fin de voyage l'est en partie), n'a commencé qu'il y a un peu plus d'un siècle. Avant cela, il n'y avait pas de touristes.  On ne sortait de chez soi que si les Vandales se montraient sur les collines ou si les drakkars vikings s'échouaient sur la plage, avec l'intention de violer et de piller.  Il y avait, bien sûr, ces bourlingueurs qui avaient la bougeotte et qui voulaient découvrir le Nouveau Monde ou conquérir la France, ainsi que quelques aventuriers comme Hérodote et Gibbon... et Marco Polo. A part cela, les gens restaient largement chez eux. 

    Au milieu des années 1900, les Anglais qui pouvaient se le permettre, ainsi que quelques Américains, entreprenaient le "Grand Tour", carnet de croquis à la main, afin de mémoriser les pyramides, le Forum romain et le Grand Canal. Les touristes prévoyaient le luxe, mais s'accommodaient souvent de conditions de vie déplorables. Aujourd'hui, bien sûr, la planète tourne sous nos pieds, tant nous sommes avides de destinations lointaines. 

    Dieu sait que j'ai fait plus que ma part de voyages, presque tous pour gagner ma vie ou assister aux guerres auxquelles on m'a demandé d'aller. Au fil des ans, j'ai enduré les problèmes habituels des voyageurs : l'Odyssée des bagages perdus, ou "Je suis allé à Indianapolis, mais mon sac est allé à Istanbul" ; le Décathlon de la diarrhée durant la plupart des jours passés à plat sur le dos dans un endroit éloigné. Les voyages en avion constituent une catégorie majeure. Aujourd'hui, nous avons gagné le prix de la pire expérience personnelle. 

    Ça semblait être un jeu d'enfant. Un départ à midi, ce qui nous permettait de faire un peu la grasse matinée (je suis encore en train de me remettre du programme de Caine), des bagages faciles à faire, une heure et demie pour Shanghai, où un programme complet d'interviews et de séminaires nous attendait, mais pas plus qu'une bonne journée de travail.
    Mme Xie et Barbara Z. étaient sceptiques. (Bon nom pour une agence de voyage là-bas : "Xie & Z. Le monde à vos pieds.") "Partons un peu plus tôt... on ne sait jamais s'il y aura des complications", ont-elles dit.

    "On ne pourrait pas juste téléphoner ?" Non, ce n'est pas une bonne idée. Nous sommes donc partis tôt pour l'aéroport, dans notre fourgon bleu rempli de sacs, et nous, dans une grande perspective d'imprévus. 
    L'aéroport de Xi'an est petit, avec un modeste parking.  "Vous attendez ici dans la voiture, nous allons vérifier quelque chose", dit Barbara. J'ai remarqué qu'elle n'a pas dit "vous enregistrer",  donc elle était entrain de faire une reconnaissance. Ce n'est pas bon signe. Elle est revenue  vingt minutes après : " Le vol pour Shanghai a trois heures de retard, "

    "OK", ai-je dit, toujours aussi philosophe. "Ça nous laisse le temps de retourner en ville et de prendre un bon déjeuner." Non, non, non... pas possible. L'avion peut en fait arriver à tout moment. Nous devons être prêts. "Eh bien, allons manger un morceau dans le salon de thé de l'aéroport. "Il n'y en avait pas, ni même de distributeurs automatiques. Une heure après, Barbara reviendra avec un morceau de pain beurré et une bière chaude.  Dieu sait où elle les a volés... et il lui pardonnera sûrement. Lydia et moi avons partagé le morceau de pain, la bière et le mince réconfort d'avoir beaucoup à lire. 

    En milieu d'après-midi, les toilettes sont devenues une priorité. Je me suis contenté d'un buisson près de la clôture, mais Lydia, subissant un nouvel exemple de la discrimination de Dieu envers les femmes, a dû trouver des installations à l'intérieur du terminal. Elle est revenue soulagée, mais pleine de ressentiment. "Je n'ai jamais vu de chiottes aussi horribles ", a-t-elle dit. "Non seulement il n'y a pas de papier, mais il n'y a aucun signe qu'il y en ait jamais eu. Et l'odeur étoufferait une hyène."

    Pendant ce temps, l'équipe  Xie & Z., pleine de ressources, travaillait d'arrache-pied de son côté, malgré les difficultés croissantes. L'avion que nous attendions, c'était clair,  n'était pas le vol d'aujourd'hui pour Shanghai, mais celui d'hier. Il y avait un effectif complet de passagers déjà prêt à embarquer. De plus, il y avait des gens dans le terminal qui attendaient là depuis deux jours. Eh bien, la déception alors. Hum... pas nécessairement. La ruse orientale et la ruse diplomatique étaient occupées.

    À 16 heures, Barbara Z. est arrivée dans la voiture, brandissant triomphalement quatre cartes d'embarquement.  "Nous pouvons enregistrer les bagages", a-t-elle dit. Beaucoup de va-et-vient avec les porteurs, une séparation minutieuse des sacs enregistrés et des bagages à main. Tout le monde est de bonne humeur, jusqu'à ce qu'il devienne évident qu'il y a environ huit bagages, pas tous petits, non enregistrés. J'étais le seul homme d'un groupe de quatre personnes ; il est clair que j'étais responsable du transport à la main de presque tous ces bagages.  C'était deux fois plus, mais seulement en deux voyages, avec Xie, Z., ou Lydia à chaque extrémité.  

    D'abord, trouvons un salon VIP, quel que soit le temps que nous devons encore attendre. Non, il n'y a pas de VIP (évidemment faux... dans un pays communiste en particulier, il y aura un VIP). Nous restons debout dans un couloir pendant une demi-heure, jusqu'à ce que Lydia, lors d'une autre visite aux toilettes fétides, remarque un salon VIP indéniable, derrière de discrets rideaux de dentelle. Xie & Z. se jettent dans l'action, en vain.  Ce salon est réservé aux Very Important People (évidemment peu nombreux, puisqu'il est fermé et sombre). Xie et Z. font remarquer que nous avons ici non seulement des VIP, mais aussi des IIP (Incredibly Important People), qui rendent de grands services à la République populaire de Chine et qui ont besoin d'un endroit où s'asseoir. Pas de chance. 

    Après une demi-heure à rester debout dans un coin, serrés autour de nos huit bagages à main, je suis allé aux toilettes pour hommes (mieux vaut le buisson dans le parking).  J'ai remarqué de la lumière et du mouvement dans le VIP interdit et une porte non verrouillée. Nous nous y sommes précipités (deux voyages pour moi avec les bagages à main). À l'intérieur se trouvait un couple affable de VIP chinois certifiés. Un bureaucrate moins affable est apparu, outré par notre intrusion, mais nous sommes passés outre et nous nous sommes effondrés dans de vrais fauteuils.  Il y avait aussi beaucoup de Coca-Cola (bien chauds) derrière le bar. Et des crackers.

    À 22 heures, nous avons été convoqués à la porte d'embarquement, toujours sans aucune information sur l'heure d'atterrissage de l'avion ou sur la possibilité de monter à bord. 
    La liberté d'information n'est pas une priorité dans les différentes républiques populaires. Une autre course désespérée, en deux temps, avec les bagages à main. Pire encore, mon anonymat bienvenu en Chine m'a été arraché. Dans la zone d'embarquement, un groupe d'Allemands et un autre de Chinois-Américains m'attendent. Tous étaient ravis de me reconnaître, tous étaient impatients avec des livres d'autographes, des Instamatics et des caméscopes. C'était une heure difficile. 
    En fin de compte, nous avons embarqué à bord d'un autre Ilyushin, serrant nos bagages à main, et sommes arrivés à Shanghaï à 1 heure du matin, mon planning de travail accompli, mais béatement heureux de nous installer dans une suite extraordinaire au Sheraton Hua Ting. Nous nous sommes effondrés dans un lit d'au moins six mètres carrés, où je me suis tourné et retourné pendant vingt secondes. 

     

     

     

    A SUIVRE⇒

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • FILMS DE CHARLTON HESTON : Prochaines sorties...

    A PARAITRE LE 1ER AVRIL 2021 (2 films)

     

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