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Charlton HESTON et le Western (2ème partie)

 

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En 1954, le succès public de «  THE NAKED JUNGLE » ( QUAND LA MARABUNTA GRONDE) réalisé par Byron HASKIN, va donner quelques temps l’impression à Charlton HESTON qu’il a franchi un cap en termes d’audience, et que bientôt il va pouvoir aspirer à des rôles plus ambitieux que ceux qu’on lui a pour le moment confiés ; il s’inquiète, à juste titre, de devenir aux yeux du public une vedette série B de plus, un «  heel hero » à la mâchoire volontaire et aux larges épaules, et même s’il trouve des qualités à son interprétation de propriétaire en guerre avec les fourmis et surtout lui-même ,dans l’honnête film d’HASKIN, il est bien conscient que le grand rôle qui lui permettra de sortir de la masse n’est pas encore arrivé ; nous savons maintenant que THE TEN COMMANDMENTS que De MILLE va commencer à préparer dès la fin 54 sera celui-ci, et aucunement un western…


Le genre n’est pas encore sur le déclin au début des années 50, et il n’est pas illogique que le Chuck se voit confier une nouvelle fois un rôle dans «  THE FAR HORIZONS » qui est d’ailleurs davantage un film d’aventures qu’un western ; réalisé par Rudolph MATE, bon spécialiste du film d’action, notamment le plaisant « MISSISSIPI GAMBLER » ( LE GENTILHOMME DE LA LOUISIANE) «  THE FAR HORIZONS » se propose de recréer l’expédition de Lewis et Clark dans le Nord-Ouest, laquelle avait pour objectif , en 1804, de traverser les Etats-Unis jusqu’ aux côtes du Pacifique  pour découvrir, à l’initiative du président Jefferson, les futures terres habitables et exploitables ; partie de Saint-Louis dans le Missouri, elle ne s’achèvera qu’en septembre 1806, ayant été une réussite quant aux informations logistiques et géographiques qui devaient servir de base à la future «  conquête de l’Ouest ».

 

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Charlton Heston - Fred Mac Murray - Donna Reed

Sujet tout à fait intéressant et tranchant avec la routine du genre, que MATE va servir avec beaucoup de passion dans les scènes de mouvement, malgré un scénario farfelu qui n’hésite pas à proposer une romance entre Lewis, joué par HESTON, et la jeune Indienne Shoshone Sacagawea , alors que celle-ci épousa en fait un trappeur français…


Mais on n’est pas à une inexactitude près à HOLLYWOOD, surtout quand il s’agit de proposer un peu de «  glamour » le côté amusant de l’affaire étant que la jeune Indienne en question sera jouée par Donna REED, typique «  farm girl next door » dans la tradition américaine, un casting sacrilège qui serait impensable aujourd’hui…

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Le film, grâce à la fougue d’HESTON qui fait montre, comme dans les précédents, d’une envie de jouer et d’une énergie bien agréables, se laisse d’ailleurs encore voir avec plaisir, même si Fred Mac MURRAY en Clark parait s’ennuyer et laisser le beau rôle à son jeune collègue ,sans faire preuve de beaucoup de répondant…


C’est d’ailleurs ce que ressent HESTON à ce moment de sa brève carrière, comme s’il s’était déjà sans le vouloir, installé dans une sorte de routine, auprès de comédiens chevronnés mais déjà un peu dépassés et peu motivés, dirigé par des «  metteurs » à l’aise dans le travail technique, mais peu enclins à vraiment le diriger et lui faire donner le meilleur de lui-même ! en fait, Chuck ignore ses limites, d’autant plus qu’aucune forte personnalité n’est là pour les lui révéler !
La décision que va prendre De MILLE, satisfait de sa première prestation dans «  THE GREATEST SHOW ON EARTH » de l’engager pour jouer le rôle de MOISE dans sa nouvelle version de THE TEN COMMANDMENTS va donc s’avérer déterminante pour la suite, notamment pour les choix que fera l’artiste plus tard, à savoir préférer jouer des personnages historiques ou mythiques, l’amenant à se documenter et étudier à fond tout ce qui peut se rapporter à eux, plutôt que de se contenter d’être un énième flic, cowboy ou planteur de canne à sucre…


Arrogance, fierté mal placée ou simplement volonté d’apprendre et de devenir meilleur ?
Quoiqu’il en soit, après une année 1955 largement consacrée à ces TEN COMMANDMENTS tournés d’ailleurs en partie en EGYPTE, puis de nouveau dans les studios californiens, HESTON, persuadé que le film sera un grand succès, ne peut pas encore échapper à la routine de la production du moment, et sitôt enlevée la fausse barbe du prophète, se retrouve, bien évidemment, dans un nouveau Western !

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Comme si, finalement, HOLLYWOOD n’avait pas réalisé l’évolution de sa «  valeur marchande ? »
Pas tout à fait, car «  THREE VIOLENT PEOPLE » ( TERRE SANS PARDON) qu’on lui propose alors, sort quand même des sentiers battus, de par son scénario, et aussi de par son budget plus conséquent ; HESTON y retrouve la star de TEN COMMANDMENTS, la fameuse et souvent brillante Ann BAXTER dont on peut dire qu’elle ne manque pas de caractère ; en effet, celle-ci avait pris pour habitude de se boucher régulièrement les oreilles avec de la cire lors des briefings de tournage de Mister De MILLE, montrant par là tout l’intérêt qu’elle trouvait aux indications du metteur en scène, et n’hésitait pas à s’en vanter !


Elle va d’ailleurs faire à peu près ce qu’elle veut sur le tournage, se moquant un peu beaucoup de Rudolph MATE, bombardé de nouveau à la mise en scène pour HESTON, et provoquant à plusieurs reprises l’ire de son partenaire, le début d’une longue série de relations difficiles entre l’artiste et la gent féminine sur pas mal de plateaux ; conscient qu’il commence à avoir un peu de poids sur le marché, HESTON aura tendance à douter de la performance de son partenaire Tom TRYON, futur écrivain de talent, et ne lui facilitera pas la tâche sur le tournage, tout en reconnaissant ses erreurs plus tard !

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 Cole Saunders    (Charton Heston)                        Lorna Hunter Saunders (Anne Baxter)                  Cinch Saunders   (Tom Tryon)                   


THREE VIOLENT PEOPLE, qui n’est pas un grand film mais un bon western, aurait pu être une grande réussite s’il avait été dirigé par un auteur inspiré du genre, comme DAVES ou STURGES, car la matière est là grâce à un excellent scénario :


A la fin de la guerre de Sécession, un ex- capitaine confédéré, Cole Saunders, propriétaire d’un ranch au Texas, doit faire face à la pression d’affairistes et autres «  carpet-baggers » venus du Nord qui tentent de profiter de ses difficultés pour s’approprier ses biens, tout comme il doit s’opposer aux ambitions de son frère, jaloux et rendu amer par l’accident de jeunesse qui lui a coûté un bras, et désireux de revendre leurs terres malgré le refus de l’ainé ; s’ajoute à ce conflit typiquement américain, une histoire d’amour, d’abord traitée sur le mode humoristique, entre Cole et une jeune femme au passé douteux, qu’il répudiera mais finira par comprendre après quelques retournements de situation dus à la plume du spécialiste du genre James Edward GRANT .


Ce choix d’un trio « explosif» de personnages opposés sur le plan éthique et humain aurait effectivement pu déboucher sur un grand western, et on ne peut que regretter, une fois de plus, la relative platitude avec laquelle MATE se contente de filmer ce conte violent et passionné ; les images y sont belles, le décor intéressant, les crapules de premier choix, mais il manque un souffle épique qui ferait décoller le film, ce qui est particulièrement cruel dans le «climax» final, qui paraît prévisible et manquer d’allure ; très à l’aise au début de l’ouvrage en sudiste amoureux, HESTON y fait preuve d’un humour et d’une légèreté qu’on ne lui a encore jamais vus, pour ensuite s’étioler un peu dans un numéro d’homme bafoué et déçu par la femme qu’il aime, ce qui d’ailleurs fait plus que penser à l’intrigue de THE NAKED JUNGLE ! les clichés ont la vie dure, et le film souffre d’ailleurs de cet affadissement du sujet, d’autant que, contrairement à Eleanor PARKER qui était toute grâce et finesse dans JUNGLE, « la » BAXTER est en plein Odéon et en fait des tonnes, car il n’y a pas eu, visiblement, un patron sur le plateau pour la remettre à sa place ! 


Le succès sera pourtant bien là au box-office, mais ne sera rien à coté du triomphe des TEN COMMANDMENTS de De MILLE, projet titanesque qu’il a porté jusqu’au bout malgré la maladie, et qui sera supérieur à sa célèbre première version ; on pensera ce qu’on voudra de De MILLE sur le plan politique et humain, mais on ne peut lui enlever le génie visuel qui est la marque des grands et s’exprime si bien dans son œuvre ; très impressionné par le travail avec celui qui fut un des créateurs d’ HOLLYWOOD, HESTON ne va plus avoir envie de redescendre, pas en termes de statut, mais d’ambitions ; engagé dans le projet «  TOUCH OF EVIL «  de WELLES, il va s’y consacrer avec passion en prenant le risque de devenir un second rôle au profit du grand Orson, ce qui ne va pas le déranger vu l’ampleur de l’œuvre ; mais sa modestie relative à cette occasion ne pouvant devenir une habitude, il refuse du coup un rôle dans un nouveau … western, à très gros budget celui-ci, que William WYLER et Gregory PECK, co-producteurs de l’affaire, lui proposent, au moment même ou «  TOUCH OF EVIL » se termine difficilement, avec un WELLES porté disparu à faire des repérages pour son Don Quichotte , personnage qu’il promet à HESTON , lequel savoure l’idée d’avance !


On est en droit de s’interroger sur ce refus, car comme dira son agent CITRON, «  on ne refuse pas un job chez WYLER ! » mais il y a en fait deux raisons qui motivent le refus ( momentané) de l’artiste :
La première, c’est qu’il n’est que le quatrième rôle du film, derrière PECK, Jean SIMMONS et Caroll BAKER, et il a du mal à accepter l’idée maintenant qu’il est enfin une star ;
La deuxième, plus « artistique »c’ est qu’il doit jouer le personnage d’un «  heavy » un contremaitre de ranch amoureux de la fille de son patron, donc encore pour lui la promesse d’un rôle sans grande profondeur, et il ne voit pas ça d’un bon œil !


Ces réserves vont être balayées avec fermeté par CITRON qui, déjà passablement irrité par les complications autour de TOUCH OF EVIL, trouve délirant de refuser de travailler avec WYLER, qui est le réalisateur le plus prestigieux et oscarisé du métier !
«  you’re out of your mind, boy, you must do that godamn picture!”

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   C’est donc avec une conviction moyenne qu’HESTON va se lancer dans “ THE BIG COUNTRY”       ( LES GRANDS ESPACES) très grosse production qui sera du reste, à nos yeux, le premier des “grands” westerns de l’Artiste…


THE BIG COUNTRY, régulièrement snobé par les «  spécialistes » du genre, est souvent considéré par ceux-ci comme un long prêche barbant et pseudo-philosophique n’ayant aucune des qualités propres au genre mais épousant tous les défauts des «  sagas » romanesques hollywoodiennes ; ce jugement sévère est d’autant plus incompréhensible que, justement, WYLER qui n’était pas un idiot, a pris soin de mettre en valeur tous les éléments clé d’un bon western, paysages somptueux, cavalcades réglées de main de maitre, musique lyrique et envoutante, personnages forts et typés, mais au service d’une morale et d’une éthique « différentes » qui se rencontrent rarement dans le genre !

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        James Mc Kay (Gregory Peck)                          Steve Leech (Charlton Heston)                        Henry Terrill (Charles Bickford)


En effet, le héros de ce film, James Mac Kay, marin qui se rend dans l’Ouest pour y épouser la fille d’un grand rancher et se trouve mêlé à une véritable guerre entre deux familles, est en fait le pendant année 1880 de Gregory PECK , c’est-à-dire un humaniste, un homme de paix et de réflexion, qui a horreur des armes et de la violence, et ne tirera d’ailleurs, symboliquement, qu’un seul coup de pistolet de tout le film, et ce vers le sol, épargnant ainsi un rival lamentable pour essayer, une dernière fois, de faire entendre la voix de la raison ; tout le film gravite autour de ce personnage intègre qui pas une fois ne déroge à ses principes, permettant à PECK qui joue finalement lui-même, de se régaler et de donner, peut-être, la meilleure prestation de sa riche carrière.


HESTON avait donc raison de craindre le pire au départ, car plus le personnage principal est fort, plus ses opposants doivent avoir de la consistance ; très ennuyé au début que ce Steve Leech ne soit sur le papier qu’un rude cowboy baraqué de plus, l’acteur va peu à peu lui donner de la profondeur, sans pour autant que WYLER, capable de refaire quinze fois une scène si nécessaire, lui donne beaucoup d’indications positives ; il sera même tenté de lui proposer quelques remarques constructives, mais s’en abstiendra au dernier moment, au vu d’un épais cahier comprenant tous les scénarii de WYLER, entre autres «  THE BEST YEARS OF OUR LIFE » « WUTHERING HEIGHTS » « DETECTIVE STORY » « MISS MINIVER » ; et bien d’autres…


Sans donc beaucoup d’aide de la part du metteur en scène, HESTON va faire en sorte d’exprimer, davantage par les regards que par la voix, les incertitudes, les blocages et la frustration profonde de ce personnage finalement acceptable, car il finit par rendre son comportement explicable ; on peut même dire qu’il va sur ce film progresser dans un domaine essentiel au cinéma, celui du silence et de la capacité à exprimer son ressenti non par le texte, comme le comédien de théâtre qu’il est au départ, mais par le regard et la capacité à réagir et écouter l’autre ; à plusieurs reprises, il fait montre d’intelligence dans l’écoute, notamment lors de la capitale rencontre entre James Mac Kay et Leech au début de l’ouvrage ; par le poids d’un seul regard en réponse à une phrase anodine du marin fraichement débarqué dans l’Ouest, il annonce parfaitement l’antagonisme qui va présider à leurs futures relations !

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        Patricia Terrill (Carole Baker)                                    Rufus Hannassey (Burl Ives)                             Julie Maragon (Jean Simmons)


Au cours du film, même s’il est bien sûr moins présent que PECK, il arrive à lui donner une vraie substance, d’abord dans la scène qui l’oppose à Caroll BAKER ou rudoyé par elle, il exprime toute sa colère et sa jalousie, puis bien sûr dans le fameux combat à poings nus avec PECK, ou il s’aperçoit en fin de compte que jouer de ses poings ne sert à rien ; séquence extraordinaire, affrontement filmé de loin dans la solitude nocturne des «  grands espaces » qui n’ont jamais aussi bien porté leur nom, réalisme visuel d’un moment ou les personnages ont vraiment mal aux poings et au corps à chaque coup porté, on est très loin du pittoresque fordien, ici une bagarre n’est pas un jeu, et on n’en sort pas indemne…


William WYLER, qui durant toute sa carrière, n’aura eu de cesse de stigmatiser la violence et ses mécanismes , avait quelque peu loupé le coche avec son «  FRIENDLY PERSUASION » ( LA LOI DU SEIGNEUR) tourné deux ans auparavant et qui mettait en scène une famille de quakers amenés à prendre parti lors de la guerre de Sécession ; malgré la présence de Gary COOPER et de bonnes intentions, le film manquait de rythme, d’action et de rebondissements et finissait par perdre l’impact d’un bon scénario de départ… N’étant pas homme à faire deux fois la même erreur, WYLER va conserver la ligne pacifiste et humaniste qui est la sienne, mais profiter de la photogénie incomparable des grands espaces du titre pour proposer au spectateur du mouvement, des séquences d’action remarquables ( notamment l’embuscade finale de Blanco Canyon) sans jamais perdre de vue son propos initial, et présenter une galerie de personnages variés et hauts en couleur, contrairement à son précédent opus ou COOPER se trouvait bien seul… Jean SIMMONS en institutrice pleine de bon sens et de finesse, Caroll BAKER à l’opposé en véritable petite peste ,fille de propriétaire à laquelle tout semble dû, forment un duo intéressant , de par leur différence de caractère et la façon subtile qu’a WYLER de les mettre en valeur, car c’est un metteur en scène qui comprend les femmes et ne les réduit pas à l’état de clichés comme trop de ses collègues de l’époque ; quand à l’excellent Burl IVES en rude chef du clan Hannassey opposé à la famille Terrill ( rôle pour lequel il obtiendra l’oscar du meilleur second rôle) et à Chuck CONNORS dans celui de son fils, le batailleur mais pourtant lâche Buck, ils représentent l’homme de l’Ouest tel qu’il a pu être en 1880, qui se bat pour sa survie sans aucun égard pour la morale et les règles des «  gens comme il faut », et la rudesse et la violence propres à ces êtres sont parfaitement mises en valeur par le cinéaste : comment oublier cette scène ou ayant surpris son fils tentant de violenter l’institutrice sous son propre toit, le patriarche Rufus bat son fils comme plâtre en lui criant «  rampe comme un chien, puisque tu agis comme un chien » !

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On est là dans une véritable tragédie, que conclura de manière grandiose le «  gunfight » opposant les deux chefs de clan, et jamais l’intensité ne faiblira ,bien au contraire, et même si le personnage de Leech / HESTON est moins présent à l’écran lors de la dernière heure, l’acteur reste efficace et s’offre de beaux moments avant le «  climax » final ; sans doute motivé par la présence de Charles BICKFORD dans le rôle du major Terrill , un vétéran du genre qui en connait bien les ficelles et impose jusqu’au bout son entêtement de vieillard prêt à tout pour assouvir sa haine de son voisin, il sait exprimer avec finesse sa gêne à recourir à une violence dont il commence à percevoir l’absurdité, et en même temps son attachement pour ce père adoptif.

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Le bilan le concernant va donc s’avérer positif, bien avant d’ailleurs la fin du tournage, puisque WYLER , impressionné par son sérieux et son professionnalisme, va commencer à penser à lui pour son futur BEN-HUR, mais plutôt pour le moment dans le rôle de MESSALA, ce qui tend à confirmer qu’on ne lui voit pas encore une stature de héros, mais cela viendra très vite…
Mais pour revenir à THE BIG COUNTRY, on peut considérer ce film comme une étape essentielle dans la carrière d’HESTON, parce qu’il s’agit d’une nouvelle rencontre, après De MILLE et WELLES avec un grand metteur en scène ; et c’est un très beau film de toute façon, une fresque de deux heures quarante qui se voit sans ennui, portée par une interprétation excellente et homogène et une mise en scène de haut niveau, ce qui prouve que les grands sentiments font parfois les bons films…

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A SUIVRE

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Commentaires

  • ohhh Renaud..
    mais que c'est bien écrit..
    tellement intéressant..
    moi qui croyais tout connaître sur notre grand homme...
    tu m'apprends pleins de jolies tendres émouvantes coriaces anecdotes....
    je lis et relis...
    jai hâte de lire le prochain...
    merci Renaud..
    merci France...❤

  • ohhh Renaud..
    mais que c'est bien écrit..
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    moi qui croyais tout connaître sur notre grand homme...
    tu m'apprends pleins de jolies tendres émouvantes coriaces anecdotes....
    je lis et relis...
    jai hâte de lire le prochain...
    merci Renaud..
    merci France...❤

  • Merci Sylvia, super heureux d'avoir fait ce grain surtout consacré à the big country il faut bien le dire... ça fait plaisir de voir que ça donne du plaisir et quelques infos à mes amis..je prépare la dernière partie, avec Dundee et Penny, et hélas, le déclin du genre..
    Bises

  • ohhh Renaud..
    mais que c'est bien écrit..
    tellement intéressant..
    moi qui croyais tout connaître sur notre grand homme...
    tu m'apprends pleins de jolies tendres émouvantes coriaces anecdotes....
    je lis et relis...
    jai hâte de lire le prochain...
    merci Renaud..
    merci France...❤

  • Exellent grain de sel très subtilement écrit, ça donne vraiment envie de lire, on a vraiment l'impression que c'est un expert su cinema qui est l'auteur de ce grain de sel. THREE VIOLENT PEOPLE est selon moi un très beau film l'un des premiers film que je vu de C.H mais c'est vrai que maintenant que vous le dites ça "aurait pu être une grande réussite s’il avait été dirigé par un auteur inspiré du genre", un des moments marquants du film reste selon moi celui ou le personnage de Colt découvre que sa femme était une prostituée, on voit très bien sur le visage du personnage la déception.
    Quand à THE BIG COUNTRY, très grand film réunissant mes deux acteurs préférés (Heston et Peck), la "fight scene" est selon moi si captivante, si bien filmé...néanmoins j'ai l'impression que la fin bien que excellente, est un peu bâclée, on ne comprends pas ce qui arrive à la fn à certains personnages notamment celu de Pat, elle disparaît carrément à la fin du film. C'est là qu'on réalise les différents problèmes de tournages comme la grossesse notamment de Caroll Baker (ce qui explique selon moi la disparition du personnage à la fin du film), mais surtout la confrontation entre Peck et Wyler sur le tournage ayant pleins de désaccords, l'actrice Jean Simmons plus tard refusera d'évoquer le film...heureusement et Peck, Heston et Baker l'auront fait.

    Bravo encore pour ce grain de sel

  • Merci Astrid, tu sais ce que j'exprime aujourd'hui comme personne adulte est à peine different de ce que je ressentais à son sujet etant ado, la seule réserve que je pose est sur le plan éthique ou politique, car je pense quil a baissé dans ce domaine les dernières années de sa vie, mais jai toujours autant de passion pour son travail d'artiste, et the big country, un de mes 15 westerns préférés, est un bel exemple.
    Je t'embrasse

  • Merci Astrid, tu sais ce que j'exprime aujourd'hui comme personne adulte est à peine different de ce que je ressentais à son sujet etant ado, la seule réserve que je pose est sur le plan éthique ou politique, car je pense quil a baissé dans ce domaine les dernières années de sa vie, mais jai toujours autant de passion pour son travail d'artiste, et the big country, un de mes 15 westerns préférés, est un bel exemple.
    Je t'embrasse

  • Merci Clarissa, j'espère que tu vas bien malgré le virus qui nous bloque tous..
    Tout à fait intéressant tes commentaires également, car the big country a été un conflit entre Peck et Wyler, suite à un manquement de Wyler à sa parole, je t'approuve sur le fait que Baker disparaît brutalement, mais elle n'a plus grand intérêt dramatique après la rupture, quand à l'estime que Heston va finalement avoir pour Peck, elle n'est qu'effleurée, c vrai, mais ce sont des défauts mineurs l'œuvre reste grandiose et le duel fin très beau.
    Bises a toi, à bientôt !

  • Grâce à son physique, sa présence à l'écran, son sérieux, Heston a été l'enfant chéri de DeMille. Il lui a même promis d'intervenir en sa faveur auprès de Wyler pour le casting de Ben Hur. Mais Chuck n'a pas eu besoin de cela, Wyler voulait choisir lui-même. Et comme le dit Renaud, c'est certainement pendant le tournage de "The big country" que Wyler s'est rendu compte de la valeur de Heston. Lui même perfectionniste il a su se plier aux dures méthodes de Wyler, faire et refaire encore la même scène sans que l'artiste comprenne souvent pourquoi ni ce que cherchait le réalisateur. Et je ne peux m'empêcher de comparer des traits de caractères typiquement alsaciens avec le comportement de Wyler, né à Mulhouse et ayant grandi en Alsace…"The big country" est un film magnifique, moi je n'y ai vu pratiquement que Chuck (bien sûr) dont le personnage n' a pas mal évolué tout au long du film, mais j'ai adoré également Burl Yves.
    C'est magnifique ce que tu as écrit Renaud, j'adore tes analyses si poussées, si fouillées. Je crois que je saurai vraiment tout sur notre Chuck, car tu sais si bien trouver le "entre les lignes"

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