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  • SOYLENT GREEN , un classique très actuel…

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    EN 1973 , quand le professeur Frank BOWERMAN, autorité scientifique reconnue, accepte de servir de «  conseiller technique » pour SOYLENT GREEN, il considère sa participation comme nécessaire parce que, écrit-il, le film est destiné à offrir une «  vision réaliste de notre avenir » !


    Or en 1974, date de la sortie du film en Europe, si les politiques les grands pollueurs de la planète et les gros industriels sont parfaitement conscients des dangers que représente pour la planète l’ exploitation sauvage de ses ressources, le grand public est dans l’ensemble, globalement ignorant, ou peu informé en la matière ! L’écologie en est à ses balbutiements, le mouvement hippie, pacifiste et surtout «  anti-matérialiste » semble avoir atteint ses limites, et la notion de croissance et de pouvoir d’achat accru pour les citoyens des pays favorisés bien sûr, ne rencontre finalement que peu d’opposants de taille ; on nage donc , même si c’est facile de le souligner avec le recul, dans une inconscience presque totale des réalités écologiques, l’heure étant au combat des idéologies et non à la remise en cause du système …


    Et BOWERMAN, qui fait partie d’une élite consciente du fléau en devenir, n’y va pas avec le dos de la cuillère dans ses déclarations de l’époque !
    Il écrit, entre autres :
    « J’ai la ferme conviction que la croissance démographique sauvage s’ajoutant à la pollution de l’atmosphère et des mers constitue le problème le plus grave que l’humanité ait eu à résoudre ; si l’univers continue à être surpeuplé et pollué il en résultera une prolifération de crimes, de révoltes, et un état général de misère et de pauvreté  » 
    « A moins que des mesures soient prises, les commodités auxquelles nous sommes habitués, comme l’eau, la lumière, la chaleur ne seront plus disponibles, les sous-sols des métros deviendront de vastes dortoirs, des véhicules inutilisables encombreront les rues, et les transports aériens seront paralysés »
    « Nos réserves nutritives s’épuisent, nos océans se meurent, certains pays comme l’Inde ONT ATTEINT LE POINT CRITIQUE ! A NEW DELHI , 50000 personnes vivent dans la rue, les fourgons emportent tous les matins des centaines de cadavres, les statistiques concernant Bombay ou Calcutta sont encore plus effrayantes »
    Et il conclut par cette phrase à la dimension prophétique :
    «  En tant que spécialiste de l’environnement, j’insiste sur le fait que ces craintes ne sont pas excessives mais fondées, il est encore temps de faire marche arrière et d’agir ; dans le cas contraire, SOYLENT GREEN cesserait d’être un simple avertissement, il deviendrait l’épitaphe de toute humanité ! »

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    (Edward G. Robinson : Sol Roth)


    Long préambule chers amis, mais dont je ne m’excuse pas de le citer presque «  in extenso » car il souligne à quel point ce fameux SOYLENT GREEN cher aux amateurs de l’artiste HESTON, n’est certainement pas un film de plus dans sa longue carrière, mais une œuvre capitale, de par le contexte dans lequel elle a été conçue, et le «  message » politique qu’elle véhicule, au grand dam d’HESTON himself , qui disait détester cordialement les films à thèse, et va pourtant se donner totalement à ce projet ô combien dérangeant pour l’establishment….


    En effet, à l’époque ou commence le tournage de SOYLENT GREEN, l’acteur, qui n’en est pas à une contradiction près, vient d’en finir avec son allégeance au parti démocrate, dont il a été un représentant très actif pendant des années, pour apporter son soutien, certes conditionnel, au parti républicain et à son leader, le fameux Richard NIXON, dont il soutiendra la campagne ! Pour Chuck , son adversaire Mac GOVERN est certes «  un homme décent et estimable » mais il ne peut le suivre sur un sujet brûlant, la guerre du Vietnam , ou comment en sortir !


    Il considère en effet que NIXON offre plus de garanties que son opposant pour résoudre le problème vietnamien , et surtout qu’il est à même de redonner une meilleure image de l’Amérique et de ses forces armées ; c’est plutôt le romantique et l’ancien vétéran de la guerre du Pacifique qui parle, car son soutien à NIXON ne résistera pas au scandale du Watergate, quelques mois plus tard …


    Loin de nous l’idée de discuter ce choix politique, mais force est de constater qu’ approuver la politique d’un président soumis à la loi du marché et à la croissance à tout prix, pour en même temps se consacrer à un film mettant en lumière les dangers de l’industrialisation et ses conséquences, ne parait pas relever de la logique et de la raison pure…Mais tel est cet être étrange et tourmenté, finalement, qui aura tout au long de sa vie, surpris et dérouté ses détracteurs et parfois même, ses admirateurs !


    Revenons donc à la genèse de ce projet ; quand HESTON, suite au triomphe de PLANET OF THE APES et au succès , moindre mais bien réel de l’excellent OMEGA MAN, se retrouve propulsé au rang de mégastar de la science-fiction, statut qu’il n’aurait jamais imaginé occuper 5 ans plus tôt, il envisage essentiellement de revenir à la scène, mais il sait que le récent four subi par son ANTONY AND CLEOPATRA, pourtant admirable, a plus que fragilisé sa position de vedette ( il s’en moque) ET de décideur ( et ça, ça compte pour lui !) ; il se met donc en quête d’un nouveau projet, mais pas fou, constatant que le genre lui porte bonheur, va «  lorgner » du côté de la ( bonne) SF, en mettant la main sur «  MAKE ROOM, MAKE ROOM » roman «  coup de poing » de Harry HARRISON, dont le thème est la surpopulation !


    En effet , HARRISON a conçu son histoire dans un NEW  YORK surpeuplé en l’an 2022, ou 40 millions d’habitants survivent à part quelques nantis, sous le seuil de pauvreté, souffrant d’un manque chronique de nourriture, à tel point que les autorités n’ont plus qu’une solution cannibale pour les nourrir et avant tout, maintenir leur dépendance à la machine de l’Etat, surtout aux multinationales qui régissent le monde ! dans ce roman, HARRISON va donc bien au-delà d’un point de vue écologique, et remet en cause l’appareil politique et industriel qui mène le monde à sa perte…

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    (Harry Harrison)


    C’est d’ailleurs ce qui va retenir l’attention de Richard FLEISCHER, grand auteur de films de tous genres, quand il va accepter de réaliser le film tiré de son roman ; libéral convaincu , il va travailler avec son scénariste Stan GREENBERG autour du personnage du « détective » THORN et insister beaucoup sur la corruption policière, alors que HESTON va surtout, comme par hasard, se concentrer sur ce qui lui parait le problème majeur de ce siècle, la surpopulation, mais tout en la déplorant, il en restera là quant à sa critique du système…PDVD_002.png

    (Richard Fleischer dirigeant le tournage du film)


    On pourrait penser que ces visions un peu différentes du sujet traité vont rapidement en compromettre la bonne réalisation, mais il n’en sera rien, car deux hommes intelligents finissent toujours par trouver un terrain d’entente ; la description de la police, de ses manquements à la loi et de sa subordination totale au pouvoir ne sera absolument pas gommée, et le personnage de THORN, élément central du film, ne sera ni conçu, ni interprété comme un «  héros » auquel le public peut s’identifier, mais pour ce qu’il est vraiment : un homme simple, sans culture ni passé, cherchant à survivre par tous les moyens, incapable d’amour, conscient de la fourberie du système mais sans solution, volant sans vergogne des biens dans l’appartement d’un mort, tout entier à sa survie et à celle de son colocataire...

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                (Leigh TAYLOR-YOUNG & Charlton Heston)                                                                                   

     

    D’ailleurs, parmi les nombreuses critiques élogieuses qui suivront la sortie du film en France en Avril 1974, Gérard LENNE notera dans ECRAN : «  Charlton HESTON joue le rôle d’un flic intègre, et heureusement pas celui d’un Superman militaire comme dans LE SURVIVANT  » ( ce qui prouve qu’on peut comprendre un film sans rien saisir d’un autre…)


    A peu près en accord avec FLEISCHER sur le rôle et la manière de le jouer, HESTON va s’approprier le personnage, se concentrant sur son «  look » vestimentaire et l’apparence dégagée, ce qui est une constante chez lui : l’ « outside » avant l’ »inside » ! peu à l’aise dans les scènes sentimentales, il va, seule entorse à un scénario sur lequel il a droit de regard, demander à son « metteur » de limiter les scènes torrides avec sa partenaire ( excellente Leigh TAYLOR-YOUNG, à la fois belle et fragile) et ce sera sa seule réserve importante ; on retrouve là une forme de pudeur et de raideur WASP, due à ses origines de jeune homme des bois taiseux et pas à l’aise avec les filles, qui semble avoir suivi ce «  sex-symbol » malgré lui  dans ses rencontres à l’écran ; Miss TAYLOR-YOUNG dira d’ailleurs dans le commentaire audio du bluray du film, que «  Mr HESTON était très professionnel et courtois, mais redoutait les scènes intimes, et dans ce cas limitait le dialogue avec moi sur le plateau, par timidité sans doute »


    Un point qui va rassurer très vite HESTON quand au potentiel du film , c’est le casting de pemier choix réuni par la MGM : Edward G ROBINSON, son vieux copain l’Irlandais Chuck CONNORS, Joseph COTTEN dans un petit mais important rôle d’homme d’affaires par qui le scandale va arriver, et Brock PETERS sont tous des « pros » endurcis avec lesquels il n’y a pas de souci à se faire !

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                                   (Joseph Cotten)                                                                                    (  Mike Connors)

    Le Chuck va pouvoir » se lâcher » comme aux plus beaux jours dans les domaines qui sont son point fort, les scènes d’action, notamment celles qui se déroulent à la fin dans l’usine de production du fameux SOYLENT , ainsi que celle tout aussi marquante, de l’émeute populaire à l’annonce de la pénurie du produit en question ; il se sent à l’aise dans le rôle de ce policier à la fois honnête et corrompu, et ses échanges dans le commissariat avec l’excellent Brock PETERS, un grand ami qu’il a connu lors de la Marche sur Washington , sont parmi ses moments les plus justes dans le film , mais sans égaler les rapports complices avec un Eddie ROBINSON, au sommet de son art, qui interprète son vieux colocataire et bibliothécaire, Sol ROTH !

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    En effet, pour tous ceux qui apprécient ce film de nos jours, c’est davantage le rapport d’amour et de paternité qui unit ces deux personnages qui demeure «  le point émotionnel » le plus fort, bien plus que l’intrigue policière bien conçue mais sans surprises ; dés le début de l’ouvrage, ces deux êtres amenés à survivre depuis des années ensemble dans un minuscule appartement surchauffé, l’un comme enquêteur de police, l’autre comme informateur de celui-ci, semblent liés par une relation qui va plus loin que la simple cohabitation et la survie ; THORN, flic inculte et ignorant du passé, et SOL, érudit et ancien professeur d’université, se complètent parce que chacun possède quelque chose que l’autre n’a pas ; à THORN l’énergie, la force physique et la position sociale pour conserver une ( relative) aisance matérielle, à SOL la culture et la mémoire d’une époque «  où les gens étaient moches comme aujourd’hui ,mais où le monde était beau »


    Cette relation, toute en touches subtiles et sans gros effets sentimentaux est la clef de voûte sur laquelle le pouvoir émotionnel du film repose, et n’aurait pas été possible sans l’immense respect et l’affection qui unissaient ces deux acteurs en dehors du plateau ; Chuck était depuis longtemps un admirateur inconditionnel du grand ROBINSON, lequel en quarante ans de carrière, avait marqué le 7ème Art de LITTLE CAESAR à KEY LARGO en passant par DOUBLE INDEMNITY et HOUSE OF STRANGERS , autant de grands classiques qui ne l’avaient pas empêché de se trouver quasi «  blacklisté » en 1950 sans qu’on puisse lui reprocher quoi que ce soit !


    Revenu en grâce avec TEN COMMANDMENTS ( dû ironiquement, à un des metteurs les plus «  réacs » du milieu, DE MILLE !) il n’avait pourtant jamais retrouvé sa gloire d’antan, et désormais bien malade à l’approche de son 101ème film ( !) abordait SOYLENT comme son probable chant du cygne, ce que certains sur le plateau savaient, dont HESTON, qui sera pour lui un partenaire affectueux et attentionné pendant tout le tournage, célébrant son anniversaire avec émotion, et donnant à la toute dernière scène de sa carrière,, une force et un impact émotionnel qui en ont, fort justement, fait un moment désormais mythique du 7ème Art…


    Tout cinéphile ( et pas seulement tout admirateur d’HESTON) connait par cœur ce premier «  climax » de l’ouvrage, quand Sol ROTH, bouleversé par ce qu’il vient d’apprendre concernant l’origine du produit SOYLENT, décide de mettre fin à ses jours en se rendant au «  foyer » un lieu de haute technologie où le patient, généralement une personne âgée, se voit proposer une mort douce en visionnant des images du passé sur une musique de son choix ; un moment délicat à traiter, le mélo n’étant pas loin, mais qui dans le film passe comme lettre à la poste, grâce aux images superbes d’une «  nature heureuse »rassemblées par FLEISCHER, mais surtout grâce à la fusion qui s’opère à cet instant précis entre les deux comédiens, car en fait, on n’y joue plus la comédie, les acteurs sont deux hommes qui savent tous deux que l’un d’entre eux va réellement bientôt partir, et la distance entre fiction et réalité étant comme abolie, les vannes de la vraie émotion , sans jeu ni calcul ou chichis d’acteur, s’ouvrent, et de quelle manière !
    Vraies larmes de Charlton HESTON, qui oublie toute convention, toute retenue, pour exprimer ce qu’il ressent au plus profond, c‘est à dire la véritable et prochaine disparition d’un être cher et estimé, un de ceux qui lui ont donné envie d’art et de cinéma.

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    Visage bouleversé et toujours noble, étrangement nimbé de couleurs orangées à l’écran, d’un comédien de grande classe qui n’en est plus à « faire l’acteur », qui vit ces instants tout en laissant un monde imparfait derrière lui, et semble interroger le public, en même temps que le comédien qui reste en lui livre ses bouleversantes révélations à son ami…


    Après un tel sommet, obtenir un nouveau climax tout aussi fort, semble relever de la gageure, et pourtant Richard FLEISCHER va aisément y parvenir, car cet homme n’est pas n’importe qui ; grand spécialiste du thriller, et donc d’un montage nerveux et agressif, il va faire usage des qualités qui ont fait de VIOLENT SATURDAY et COMPULSION des classiques du film noir, et montrer dans la brève séquence de «  découverte » du mystère SOYLENT , à quel point son sens de l’espace et sa maitrise de l’action violente, évidents dans son chef d’oeuvre ,THE VIKINGS, ne sont absolument pas émoussés ; le moment ou THORN, après s’être introduit dans l’usine, se trouve stupéfait devant les « produits » fabriqués à partir de cadavres humains, suivi aussitôt, sans s’appesantir, par une séquence de poursuite ou li doit se débarrasser des contremaitres qui l’ont repéré, c’est du pur FLEISCHER, pour qui l’action est le moteur du film , maintient le spectateur en haleine, et surtout, selon ses propres termes, favorise la compréhension du message !
    Le message «  coup de massue » s’il en fût, nous le connaissons tous maintenant, puisque FLEISCHER nous assène bien sûr que si l’humanité continue sur cette pente, nous n’aurons plus comme solution de survie que de nous manger entre nous, à l’encontre de tous les préceptes chrétiens que le metteur en scène semble, Dieu étant souvent cité dans l’ouvrage, prendre quand même en compte, mais sans insistance particulière ; quand HESTON, meurtri et mourant après l’ultime course poursuite, ensanglanté et épuisé, explique à son supérieur que «  SOYLENT GREEN IS PEOPLE » et hurle la chose à tout un public consterné, on en arrive à un moment d’autant plus fort qu’il ne donne en aucun cas l’impression qu’une prise de conscience salutaire aura lieu ; excellent Brock PETERS, qui arrive par son regard et ses gestes, à NOUS faire comprendre que, bien qu’il ait saisi l’ampleur de la nouvelle, il ne fera rien pour la faire connaitre, car hélas, toujours à la solde du système !

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    (Brock Peters)


    Dans ce sens, par ce final à couper le souffle, FLEISCHER,  qui réalise ici finalement son «  ultime » film noir, va au bout de ses intentions de début de tournage : il n’y a aucune happy-end possible, le «  héros » meurt pour rien, ou presque, et s’il y a une solution à trouver, elle ne sera jamais individuelle, mais le fruit d’une prise de conscience collective , avant qu’il soit trop tard.
    Exactement ce que soutenait le professeur BOWERMAN, et aussi ce que soutiennent beaucoup d’individus sensés( généralement pas, c’est curieux, des politiciens) en ce premier quart du 21ème siècle…


    Certains esprits forts ont beau jeu, aujourd’hui, de considérer , de par l’évolution de la science-fiction actuelle, que le film a «  vieilli » citant les décors et les costumes comme étant « kitsch » les effets spéciaux comme «  dépassés » e la morale du film «  naîvement judéo-chrétienne » ;
    Pour ma part, j’aurais tendance à penser que très souvent, la science-fiction a plus « involué » qu’ « évolué », mettant certes l’accent sur des effets spéciaux et des décors souvent stupéfiants, mais au service de scénarii assez infantiles qui pourraient, comme dit Eddy MITCHELL «  être écrits par son chien »

    Richard H. Kline Picture

    (Richard H. Kline 1926-2018)


    Je ne sais pas si SOYLENT GREEN est donc «  kitsch » ou «  dépassé », mais je crois plutôt que le message qu’il délivre est toujours aussi fort et ô combien actuel, qu’il porte la marque d’un grand cinéaste, bien soutenu par d’excellents comédiens et une photographie de grande classe de Richard KLINE, et surtout et c’est bien l’essentiel, qu’il témoigne d’une vraie VISION , c’est-à-dire que le fond y prime la forme, et non l’inverse.

    C’est un très beau film.

    rose-rouge.jpgA MON ANGE, sur les hauteurs.

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    (Cette video que j'ai faite en filmant mon écran de télévision. Rien de plus émouvant que de regarder de nouveau, Charlton Heston bienveillant à l'égard de son ami Edward G. Robinson entouré par l'équipe du film et ses amis.) F.D.

  • BEN HUR : fiction et Histoire mêlées..

     

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    Tiré du roman de Lewis Wallace, Ben Hur (1880) a donné lieu à beaucoup de succès, au cinéma notamment...
     
    L 'auteur y présente une histoire fictive se déroulant sur un fond réellement historique, nous plongeant au début de l' empire romain, succédant à la République ...
     
    Sous le règne d Auguste, naît Jésus Christ et.... le héros de cette histoire.

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    Nous sommes en Judée, province romaine particulièrement difficile à gérer par l 'administration aux ordres de Rome. Région occupée où règnent de vives tensions entre les deux communautés. Tensions que les scènes du film montrent bien, par les phrases et les jeux de scène. Romains et Juifs vaquant à leur quotidien. Des autorités romaines nous sont présentées et nous enseignent l'idéal tout entier tourné vers le culte de l' empereur...
     
    Nous assistons à quelques moments de la vie quotidienne romaine, qui font les lois : galères,  triomphes, société, jugements, sévérité des condamnations. La force de Rome et ses luttes sont mises en évidence. C est aussi la mort du Christ, la naissance de ce qui va devenir le Christianisme sous le règne de Tibère...

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    Je dirai, pour finir, que ce très beau film est une splendide suite d 'images célèbrant l' histoire de Ben Hur mais aussi une des plus grandes périodes de l 'Histoire des hommes. 

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