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KHARTOUM : un additif aux billets de Maria et Renaud

"KHARTOUM" est de nouveau d'actualité puisque sa réédition améliorée en  DVD et BLU-RAY, sort le 1er octobre prochain. Une bonne raison de relire les excellents billets que nos deux amis, Maria et Renaud avaient consacrés à ce film.

Je les ai donc relus ainsi que les commentaires qui les accompagnent.

Bien m'en a prise de les relire, notamment celui de Maria, puisque je me suis rendue compte que j'avais laissé passer trois commentaires de Maria et de Renaud qui lui répondait.

Je les prie de m'en excuser et je répare ce vilain oubli en les publiant ici, aujourd'hui. 

 

 

1 - KHARTOUM : HISTOIRE D'UN HOMME HORS DU COMMUN du 17 janvier 2017 par Renaud (commentaire de Maria)

http://charltonheston.blogspirit.com/archive/2017/01/30/khartoum-histoire-d-un-homme-hors-du-commun-3087104.html

Bravo il nostro Renaud
siamo perfettamente d'accordo su questo film e questa interpretazione. Effettivamente Chuck non si contentò di acquisire la pronuncia britannica dell'inglese, quello che in genere viene definito "King's English", ma cercò di riprodurre la cadenza dell'inglese alla fine del XIX secolo.
il film è certamente un gran bel film e come al solito si avvale di una grande interpretazione da parte di Chuck come anche da parte di Richard Johnson. Quello che invece mi convince di meno è proprio Laurence Olivier, convinto forse che il Mahdi doveva parlare inglese come un suddito dell'impero britannico, esagerando sul versante esotico del linguaggio.
E' un po' di tempo che non rivedo "Khartoum", ma mi sembra di ricordare come una certa rigidezza e un tono un po' gelido, per cui sembra che il povero Gordon, nonostante il suo viaggio all'inferno dell'autodistruzione, non riesca a coinvolgere lo spettatore. Gordon il Cinese, come lo chiamavano i suoi contemporanei, era un bel mistero. Credente sino all'autoimmolazione o fanatico del suo status militare da non accorgersi che per i politici come Gladstone la sua vita era del tutto sacrificabile, visto che altro non era se non un gesto?
Rivedrò Khartoum e cercherò di capire se nella interpretazione Heston è riuscito a far filtrare quella disperazione del tutto umana che pure deve aver toccato l'animo del "Cinese" quando capì di essere solo contro il suo nemico, come un martire cristiano davanti ai leoni del Colosseo (lo so che non ci sono mai stati martiri cristiani al Colosseo, era per fare un esempio). Grazie comunque Renaud per le gentili parole che hai speso per il mio racconto degli Anni della Crisi (1965-1968). A seguire un analisi di 3 piccoli grandi film 1968-1973 : gli anni della lucidità.
Maria Russo Dixon
Écrit par : maria russo dixon 21h29 - jeudi 09 février 2017 

TRADUCTION

Bravo à notre Renaud.
Nous sommes entièrement d'accord sur ce film et cette interprétation. En fait, Chuck ne se contente pas d'acquérir la prononciation britannique de l'anglais, ce qui est généralement appelé "Inglese du Roi», mais il a essayé de reproduire la cadence de l'anglais à la fin du XIXe siècle.

Le film est certainement un grand et beau film servi comme d'habitude, par une grande interprétation de Chuck et aussi celle de Richard Johnson. Ce qui me convainc bien moins par contre, est vraiment celle de Laurence Olivier, convaincu peut-être que le Mahdi devait parler anglais comme un sujet de l'Empire britannique, en exagérant sur le côté exotique du langage.

Il y a longtemps que j'ai vu "Khartoum", mais il me semble me souvenir d' une certaine rigidité et d'un ton un peu glacial, il semble donc que le pauvre Gordon en dépit de son voyage dans l'enfer de l'autodestruction, ne réussit pas à impliquer le spectateur.

Gordon le Chinois, comme il était appelé par ses contemporains, était un beau mystère. Croyant même à l'auto-immolation ou fanatisme de son statut militaire, il n'a pas remarqué que pour des politiciens comme Gladstone sa vie était entièrement sacrifiable, vu qu'il n'y avait rien d'autre à faire, sinon un geste?

Je dois revoir " Khartoum " et essayer de comprendre si dans son interprétation, Heston a réussi à faire filtrer le désespoir de tout humain qui doit aussi avoir touché l'âme du «Chinois» quand il savait qu'il était seul contre son ennemi, comme un martyr chrétien devant les lions du Colisée (je sais qu'il n'y a jamais eu de martyrs chrétiens au Colisée, c'était juste un exemple).

Renaud merci quand même pour les paroles aimables que vous avez écrites sur mon histoire des années de crise (1965-1968). Après une analyse des 3 grands petits films 1968-1973: les années de lucidité.

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2 - ANALYSE DU LIVRE DE MARC ELIOT du 19 septembre 2018 par Maria

(commentaires de Renaud et de Maria)

http://charltonheston.blogspirit.com/archive/2018/09/14/analyse-du-livre-de-marc-eliot-par-maria-russo-dixon-a-tradu-3119892.html

UN très grand " BRAVO" à MARIA pour son billet concernant les derniers chapitres du livre de MARC consacré à la fin de carrière difficile de l'artiste; avec sa modestie coutumière, elle nous fait croire qu'elle se contente de commenter, mais son analyse est pleine de passion ET de méthode, et cerne parfaitement les doutes et la vraie souffrance de l'homme HESTON à cette époque.
EN mettant l'accent sur ses difficultés à rester " bankable" après l'échec si douloureux de " ANTONY" elle nous rappelle que tout artiste est partagé entre son désir de continuer à plaire et ses exigences artistiques, un duel de tous les instants pour HESTON, dont on ne sait quelle partie de lui-même est sortie victorieuse! elle souligne fort bien son besoin de rester actif dans le monde culturel ( la période NEA) ainsi que l'épisode peu connu, et surtout bien oublié par ses détracteurs, de son opposition à REAGAN quand à l'aide de l'état aux arts et au cinéma, c'est remarquable de sa part.
Sans tomber dans la polémique, elle nous rappelle aussi la période, douloureuse pour tous ceux qui idéalisent leur héros, de sa présidence de la NRA, et l'écroulement de son statut " héroïque" dans le monde tout-puissant des médias..
ENFIN et surtout, elle écrit avec une passion toute latine au sujet d'un homme qui lui importe malgré ses contradictions et ses erreurs, ce que MARC, limité par son éducation anglo-saxonne sans doute, n'a peut-ête pas su transmettre, malgré ses recherches plus que documentées;
J'espère sincérement que tu seras LUE chère MARIA, car l'image ternie de l'artiste a vraiment besoin d'analyses aussi justes et bien pesées que les tiennes...
GRAZIE MILLE VOLTA, MARIA, PER QUESTA MERAVIGLIO

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Grazie a tutti per i vostri apprezzamenti e grazie in particolar modo a Renaud che ha compreso il mio stato d'animo nel descrivere gli ultimi anni di Chuck . A chi lo ha amato e ammirato ho risparmiato l'infelice descrizione degli ultimi giorni di vita, ricordando che anche mia madre è morta di quell'orribile malattia che colpisce la vittima e soprattutto chi gli sta intorno.
Ieri sera ho rivisto "Khartoum" e ho notato come nella scena finale Heston/Gordon scende con un tenue sorriso sulle labbra i gradini del palazzo che ospita il Governatorato inglese. In basso lo attendono gli uomini del Mahdi, armi alla mano. Heston/Gordon si mostra appunto quasi sorridendo, come se la Morte fosse l'ospite atteso e benvenuto. E' una scena da guardare con particolare attenzione e partecipazione. E del resto tutto il film non sembra altro che la preparazione di Gordon ad affrontare la morte.
Chuck non era naturalmente contento neppure di questa interpretazione eppure come naturale e umano appare il generale -eroe nel film. Umano e partecipe dell'infelice destino che attende i cittadini di Khartum. Ne' epico nè iconico Heston/Gordon da una splendida interpretazione di un uomo che credeva di lasciare un'impronta indelebile nella storia e di cui non si ricordano più nemmeno i libri di scuola. Chuck credo che attraverso Gordon interpreti la fragilità dell'essere umano di fronte all'inevitabile fine della vita, sua come di ogni altro mortale. Sarebbe bene rivedere questo film dicendosi "Quest'uomo sa di star vivendo gli ultimi mesi della sua vita" e magari ricordare la sua ultima intervista quando rispondendo a come intendeva affrontare la consapevolezza di essere affetto da un male inguaribile dice"What cannot be cured must be endured" Quello a cui non vi è cura o rimedio deve essere sofferto. Fino alla fine, aggiungo io.
Grazie a tutti voi

TRADUCTION 

Merci à tous pour votre appréciation et en particulier à Renaud qui a compris mon état d'esprit en décrivant les dernières années de Chuck. Pour ceux qui l'aimaient et l'admiraient, j'ai épargné la description malheureuse des derniers jours de la vie, en me rappelant que même ma mère était morte de cette maladie horrible qui affecte la victime et particulièrement son entourage.
La nuit dernière, j'ai vu "Khartoum" et remarqué comment, dans la scène finale, Heston / Gordon descend les marches du bâtiment qui abrite le gouvernorat anglais avec un léger sourire. Au fond, les hommes du Mahdi attendent les armes à la main. Heston / Gordon se montre presque souriant, comme si la Mort était l'invitée attendue et bienvenue. C'est une scène à regarder avec une attention et une participation particulières. Et le reste du film ne semble pas être autre chose que la préparation de Gordon à la mort.
Naturellement, Chuck n’était même pas content de cette interprétation et pourtant le héros naturel apparaît dans le film comme humain et normal. Humain et participant au destin malheureux qui attend les citoyens de Khartoum. Heston / Gordon, épique et emblématique, ne donne pas une interprétation splendide d’un homme qui croyait laisser une marque indélébile dans l’Histoire et dont on ne se souvient plus dans les livres scolaires. Chuck croit qu’à travers Gordon, il interprète la fragilité de l’être humain face à la fin inévitable de sa vie comme de celle de tout autre mortel. Il serait bon de revoir ce film en se disant: "Cet homme sait qu'il vit les derniers mois de sa vie" et peut-être vous souviendrez-vous de sa dernière interview quand il dit comment il avait l'intention de faire face à la prise de conscience du fait de souffrir d'une maladie incurable.
Ce serait bien de revoir ce film en se disant : "Cet homme sait qu’il vit les derniers mois de sa vie." et peut-être se rappeler sa dernière interview quand répondant à la façon dont il voulait faire face à la conscience d’être touché par un mal incurable, il dit : "What cannot be cured must be endured" -" Ce qui n’a pas de traitement ou de remède doit être enduré "... jusqu'à la fin, j'ajoute.
Je vous remercie tous

 

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Commentaires

  • Excellent France, merci d'avoir pu remettre à jour cette " correspondance" au sujet de l'artiste et ses doutes, c très intéressant!
    Vivement la ressortie de ce beau film du méconnu Basil Dearden...

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