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SYNTHESE SUR LES DERNIERS CHAPITRES DU LIVRE DE MARC ELIOT par Maria R.D.

Maria nous offre une synthèse sur les derniers chapîtres du livre de Marc Eliot, qui fait écho à la traduction qu'a faite Renaud du chapître 23 intitulée "Major Dundee".

Nous pouvons constater que leurs points de vue et ressentis sont identiques. J'apprécie que leurs analyses soient en concordance, et cela sans se connaître. 

 

Le 14 septembre 2018 à 16:08

Carissima France,

Scusa per aver fatto passare tanto tempo, ma leggendo questo “billet”, capirai perché

 

Proprio ieri sera ho letto gli ultimi capitoli della biografia di Chuck scritta da Marc Eliot. Dovrei dire: ho riletto gli ultimi capitoli. Alla prima lettura, mi addolorava troppo seguire la progressiva decadenza dell’uomo che era stato Charlton Heston. Ora con più attenzione e con tanto affetto mi è sembrato di capire qualcosa in più.

Bisogna andare al di là dei luoghi comuni e partire dai tormenti di una carriera che sembrava dissolversi tra scelte sbagliate e un periodo infelice di vita coniugale, quando Lydia non è più la compagna alla quale appoggiarsi, ma la donna infelice della cui infelicità Chuck si sente responsabile.

Dopo i tre film degli anni difficili , Planet of the apes – The omega man – soylent green, dopo il fallimento di Anthony and Cleopatra davanti a lui c’è solo il vuoto , riempito in parte da alcune esperienze teatrali. La decisione è di abbandonare il mondo di Hollywood e tagliare i ponti anche con il sindacato . La presidenza Reagan gli offre la possibilità di interessarsi di istituzioni culturali, come il National Endowment of Arts, fondato dal presidente Johnson con lo scopo di distribuire fondi statali per progetti nel campo delle arti e dell’umanesimo. Gregory Peck gli chiede di affiancarlo nella gestione dell’American Film Institute . Il cinema non è solo un’industria, è anche un’arte ed è necessario fornire gli strumenti per apprendere quest’arte e salvare le opere cinematografiche che ne hanno sottolineato l’importanza. Il progetto diventa realtà e Chuck trova un’altra strada su cui compiere un percorso che lo riempie di orgoglio e gli da un ruolo importante nel mondo della cultura.

Sorgono però ostacoli finanziari da parte dell’amministrazione reaganiana, devota al neoliberismo e contraria a qualunque intervento pubblico. Ma anche questi ostacoli vengono superati. Quello che non si può sconfiggere rimane il tempo che passa e la difficoltà di trovare ruoli adatti ad un attore che si appressa ai 50 anni.

Chuck ritorna alla televisione.  Anche qui il suo passaggio al partito Repubblicano lo pone in una sorta di Lista nera (o grigia) e le recensioni, teatrali come televisive, sono spesso venate di valutazioni negative. E’ un vecchio attore che non si rassegna ad un lento scivolare fuori della moda corrente? O e colpa della sua coerenza a sostenere dei valori nei quali ha creduto tutta la vita?

La NRA si infiltra in questa fessura di tristezza e indecisione : Chuck non viene  sconsigliato nemmeno dal suo consigliere di sempre: il figlio Fraser, che anzi  lo convince a continuare la sua carriera di attore fondando una casa di produzione in cui regnano lo stesso Fraser, un suo amico Martin Shafer e naturalmente Charlton Heston, la Agamennon films. Non particolarmente fortunata.

Troppe esperienze negative portano Chuck ad apprezzare il sostegno della NRA e quest’ultima ad apprezzare il richiamo che il nome dell’attore esercita su una parte degli americani. Finanziariamente non è Chuck a guadagnarci, ma piuttosto l’associazione sostenitrice del diritto di tenere e portare armi da fuoco, forte lobby del partito Repubblicano.

Gli ultimi anni 90 vedono un sovrapporsi della ostilità pubblica contro l’attore Heston e una progressiva decadenza fisica e mentale dell’uomo Heston.

L’infelice brano di Bowling for Columbine con Michel Moore e l’annuncio pubblico  fatto dallo stesso Heston di essere probabilmente afflitto dal morbo di Alzheimer segnano come un improvviso silenzio a Hollywood e nel resto degli USA. E’ come se la gente non sapesse come rispondere a queste due infelici esperienze. Qualche voce si sente anche troppo forte in questo silenzio, come quella di George Clooney. Chuck e Lydia rilasciano un’ultima patetica intervista. Poi la fine il 5 aprile del 2008.

Nel primo decennio dopo la morte ritornano all’attenzione del pubblico, anche di quello giovane, i classici come Ben -Hur  e El Cid   (quest’ultimo restaurato da Martin Scorsese) e i 3 film della distopia o dei cosidetti “anni difficili”. Ora che il cinema è entrato a far parte del mondo dei prodotti”digitali” (si veda il risultato dell’ultima Mostra di Venezia) si torna ad apprezzare il rombo degli zoccoli nel silenzio del Circo di Antiochia ricostruito per intero a Cinecittà.

Arrivata alla fine della biografia di Eliot, era passata mezzanotte. Sono uscita sulla veranda a guardare le stelle. Sono le stesse che brillavano nel 1958 sul set di Ben-Hur. Grazie Marc Eliot per questi ultimi dolorosi capitoli.

 

Maria R. D.

 

 

Le 14 septembre 2018 à 16h08

Ma chère France,

Désolée d'avoir laissé passer autant de temps, mais en lisant ce "billet", tu comprendras pourquoi.

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Hier soir, j'ai lu les derniers chapitres de la biographie de Chuck, écrite par Marc Eliot. Je devrais dire : je relis les derniers chapitres. À la première lecture, je regrettais trop de suivre la décadence progressive de l'homme qui avait été Charlton Heston. Maintenant, avec plus d'attention et avec beaucoup d'affection, il me semble comprendre quelque chose de plus.

Nous devons aller au-delà des clichés et nous éloigner  des affres d'une carrière qui semblait se dissoudre entre des choix erronés et une période malheureuse de la vie conjugale, lorsque Lydia n'est plus la compagne sur laquelle s'appuyer, mais la malheureuse femme dont Chuck se sent responsable

Après les trois films des années difficiles, après l'échec d'Anthony et Cléopâtre, devant lui  il n'y a que le vide, rempli en partie par des expériences théâtrales. La décision est de quitter le monde d'Hollywood et de couper les ponts avec le syndicat. La présidence Reagan lui offre l'opportunité de s'intéresser aux institutions culturelles, telles que le National Endowment of Arts, fondé par le président Johnson dans le but de distribuer des fonds publics pour des projets dans le domaine des arts et des sciences humaines. Gregory Peck lui demande de le soutenir dans la gestion de l'American Film Institute. Le cinéma n'est pas seulement une industrie, c'est aussi un art et il faut fournir les outils pour apprendre cet art et sauver les œuvres cinématographiques qui ont souligné son importance. Le projet devient une réalité et Chuck trouve une autre voie sur laquelle accomplir un parcours qui le remplit de fierté et lui donne un rôle important dans le monde de la culture.

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Ceependant, il existe des obstacles financiers de la part de l'administration Reagan, qui se consacre au néolibéralisme et opposée à toute intervention publique. Mais même ces obstacles sont surmontés. Ce qui ne peut pas être vaincu reste le temps qui passe et la difficulté de trouver des rôles appropriés pour un acteur qui approche les 50 ans.

Chuck retourne à la télévision. Même ici, son passage au parti républicain le place dans une sorte de liste noire (ou grise) et les critiques, théâtrales comme la télévision, sont souvent guidées par des évaluations négatives. Est-ce un vieil acteur qui ne se résigne pas à une lente sortie de mode ? Ou est-ce la faute de sa cohérence à défendre les valeurs auxquelles il a cru durant toute la vie ?

La NRA s'infiltre dans cette fissure de tristesse et d'indécision : Chuck n'est pas conseillé, même par son conseiller habituel : son fils Fraser, qui l'a même convaincu de poursuivre sa carrière d'acteur en fondant une société de production où règnent Fraser, un de ses amis, Martin Shafer et Charlton Heston : "La Agamennon-films".

 
 

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Trop d’expériences négatives amènent Chuck à apprécier le soutien de la NRA et celle-ci à apprécier l’influence que le nom de l’acteur exerce sur une partie des Américains. Sur le plan financier, ce n'est pas Chuck qui gagne, mais plutôt l'association de défense du droit de détenir et de porter des armes à feu, le lobby puissant du parti républicain.

Au cours des années 90, on voit un chevauchement de  l'hostilité du public contre l'acteur Heston et la décadence physique et mentale progressive de l'homme Heston .

La malheureuse séquence de Bowling for Columbine avec Michael Moore et l'annonce publique faite par Heston lui-même d'être probablement atteint de la maladie d'Alzheimer marquent un silence soudain à Hollywood et dans le reste des États-Unis. C'est comme si les gens ne savaient pas comment répondre à ces deux expériences malheureuses. Certaines voix se font entendre aussi trop fort dans ce silence, comme celle de George Clooney. Chuck et Lydia publient une dernière interview pathétique. Puis la fin le 5 avril 2008.

Dans la première décennie après la mort, il revient à l'attention du public et même le plus jeune,  les classiques tels que Ben -Hur et El Cid (le dernier restauré par Martin Scorsese) et les trois films de dystopie ou les prétendues "années difficiles". Maintenant que le cinéma fait désormais partie du monde des produits "numériques" (voir le résultat du dernier Festival de Venise), le rugissement des sabots dans le silence du Cirque d'Antioche entièrement reconstruit à Cinecittà est de retour. 

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À la fin de la biographie d'Eliot, il était minuit passé. Je suis sortie sur la véranda pour regarder les étoiles. Elles sont les mêmes qui ont brillé en 1958 sur le plateau de Ben-Hur. Merci Marc Eliot pour ces derniers chapitres douloureux.

Maria R. D.

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Commentaires

  • UN très grand " BRAVO" à MARIA pour son billet concernant les derniers chapitres du livre de MARC consacré à la fin de carrière difficile de l'artiste; avec sa modestie coutumière, elle nous fait croire qu'elle se contente de commenter, mais son analyse est pleine de passion ET de méthode, et cerne parfaitement les doutes et la vraie souffrance de l'homme HESTON à cette époque.
    EN mettant l'accent sur ses difficultés à rester " bankable" après l'échec si douloureux de " ANTONY" elle nous rappelle que tout artiste est partagé entre son désir de continuer à plaire et ses exigences artistiques, un duel de tous les instants pour HESTON, dont on ne sait quelle partie de lui-même est sortie victorieuse! elle souligne fort bien son besoin de rester actif dans le monde culturel ( la période NEA) ainsi que l'épisode peu connu, et surtout bien oublié par ses détracteurs, de son opposition à REAGAN quand à l'aide de l'état aux arts et au cinéma, c'est remarquable de sa part.
    Sans tomber dans la polémique, elle nous rappelle aussi la période, douloureuse pour tous ceux qui idéalisent leur héros, de sa présidence de la NRA, et l'écroulement de son statut " héroique" dans le monde tout-puissant des média..
    ENFIN et surtout, elle écrit avec une passion toute latine au sujet d'un homme qui lui importe malgré ses contradictions et ses erreurs, ce que MARC, limité par son éducation anglo-saxonne sans doute, n'a peut-ête pas su transmettre, malgré ses recherches plus que documentées;
    J'espère sincérement que tu seras LUE chère MARIA, car l'image ternie de l'artiste a vraiment besoin d'analyses aussi justes et bien pesées que les tiennes...
    GRAZIE MILLE VOLTA, MARIA, PER QUESTA MERAVIGLIOSA ANALISI !

  • Bonjour Renaud, merci pour ce commentaire destiné à Maria et qui pourrait être aussi un billet également. J'espère qu'elle va le lire bientôt.
    Je dois vous dire, que j'ai vraiment été émue aux larmes par votre billet qui a touché ma sensibilité, car vous avez trouvé les mots justes et sincères pour ce qu'expose Maria mais qui laissent apparaître aussi votre admiration et votre objectivité à l'égard de Charlton Heston.
    Nier la réalité de ce qu'a été la fin de carrière de Chuck, serait une erreur.
    Nous ne pouvons pas nous contenter d'être des admirateurs béats devant les chefs-d'oeuvre dans lesquels il a joué et que sa personnalité a marqués définitivement.
    Nous devons savoir aussi que si ses débuts n'ont pas été un long fleuve tranquille, la dernière partie de sa vie a été une mer tourmentée sur laquelle sa fin de vie a chaviré tristement.
    Oui, nous sommes peinés de ce constat, mais n'a t'il pas dit "J'ai vécu une vie tellement merveilleuse, j'ai vécu pour deux !".
    Alors souvenons-nous de cette phrase qui marque malgré tout, l'esprit résilient de Charlton Heston.

  • Intéressant à pleurer ! Je n'arrive pas à croire que celui qui a incarné Moîse, celui qui restera Judah Ben Hur à jamais en soi arrivé là ! Impitoyable Hollywood !!!!!!

  • Chère Astride, pour les fans c'est difficile à concevoir, mais comme vous l'écrivez si bien "impitoyable Hollywood".
    Nous ne pouvons pas ignorer tout cela, et Maris nous a donné là une synthèse intelligente et sensible sur un acteur que nous aimons, dont nous ne savons pas tout et même si tout cela nous semble cruel, c'est la dure réalité.
    Heureusement, que nous avons des chroniqueurs comme Maria, comme Renaud qui nous donnent des billets particulièrement bien écrits et documentés et je pense que c'est un grand privilège de les avoir pour enrichir notre chère patrie l'HESTONIE.

  • "Mourir mourir la belle affaire, mais vieillir…. ô vieillir "
    J.B.

  • Grazie a tutti per i vostri apprezzamenti e grazie in particolar modo a Renaud che ha compreso il mio stato d'animo nel descrivere gli ultimi anni di Chuck . A chi lo ha amato e ammirato ho risparmiato l'infelice descrizione degli ultimi giorni di vita, ricordando che anche mia madre è morta di quell'orribile malattia che colpisce la vittima e soprattutto chi gli sta intorno.
    Ieri sera ho rivisto "Khartoum" e ho notato come nella scena finale Heston/Gordon scende con un tenue sorriso sulle labbra i gradini del palazzo che ospita il Governatorato inglese. In basso lo attendono gli uomini del Mahdi, armi alla mano. Heston/Gordon si mostra appunto quasi sorridendo, come se la Morte fosse l'ospite atteso e benvenuto. E' una scena da guardare con particolare attenzione e partecipazione. E del resto tutto il film non sembra altro che la preparazione di Gordon ad affrontare la morte.
    Chuck non era naturalmente contento neppure di questa interpretazione eppure come naturale e umano appare il generale -eroe nel film. Umano e partecipe dell'infelice destino che attende i cittadini di Khartum. Ne' epico nè iconico Heston/Gordon da una splendida interpretazione di un uomo che credeva di lasciare un'impronta indelebile nella storia e di cui non si ricordano più nemmeno i libri di scuola. Chuck credo che attraverso Gordon interpreti la fragilità dell'essere umano di fronte all'inevitabile fine della vita, sua come di ogni altro mortale. Sarebbe bene rivedere questo film dicendosi "Quest'uomo sa di star vivendo gli ultimi mesi della sua vita" e magari ricordare la sua ultima intervista quando rispondendo a come intendeva affrontare la consapevolezza di essere affetto da un male inguaribile dice"What cannot be cured must be endured" Quello a cui non vi è cura o rimedio deve essere sofferto. Fino alla fine, aggiungo io.
    Grazie a tutti voi

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