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"THE TEN COMMANDMENTS" : BAD OR GOOD ?

Je n'en attendais pas moins de mon amie Maria, un billet quelque peu "NO POLITICALLY CORRECT" que je cautionne complètement et dont nous n'avons pas à douter de l'objectivité. 

Je partage sa vision du film "THE TEN COMMANDMENTS". Je n'ajoute rien à ce qu'elle exprime, je préfère vous laisser découvrir par vous-mêmes et n'hésitez pas à apporter votre propre commentaire. 

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Questo billet non ti piacerà, come non piacerà a un buon numero di frequentatori del blog, ma è esattamente quello che penso: I Dieci Comandamenti è un film veramente brutto, la performance di Chuck è infelice e la regia di De Mille risente troppo del clima politico e storico della prima metà degli anni ’50 e dell’età avanzata che teneva  il regista ancora legato a un tipo di cinema oramai datato. A te la decisione se inserirlo nel Blog o lasciar perdere.

 

<< lavorando al mio dottorato di ricerca mi è capitato tra le mani un bel libro sul rapporto tra politica e cinema tra gli anni 30 e 50 del secolo passato “ Seeing is believing” , (vedere per credere) che sottolinea i vari momenti in cui il cinema americano era forse inconsciamente (ma non lo credo) tenuto a sostenere la politica americana in determinati momenti storici. Così il cinema dell’Happy End di Frank Capra, durante la Grande Depressione e le fantascientifiche invasioni della Terra da parte di mostri intenti a modificare le coscienze durante i primi anni 50 quando il maccartismo infuriava durante la Guerra Fredda.

The Ten Comandaments entra in quest’ultimo filone sostenendo attraverso il mito fondante di Mosè la legittimità dello Stato d’Israele, appena nato e già minacciato da più parti. Remake di un film sempre di De Mille ma di 30 anni prima narra su una  sceneggiatura traballante la vita del presunto autore del Pentateuco, i cinque libri detti anche dell’Esodo.

De Mille si espone di persona nel film stesso comparendo in una presentazione dal sapore teatrale del film, affermando che nulla si sa della prima parte della vita di Mosè e che comunque alcuni scritti, oramai persi, accennano ad una sua vita alla corte del Faraone d’Egitto (forse un certo Seti). Nelle Scritture troviamo un fortunoso avvicinamento del bambino ebreo salvato dalle acque da un membro della famiglia reale con l’ambiente del faraone regnante. E basta. La sorellina del bambino viene convocata per trovare una balia al neonato. La bambina decenne torna a casa e invia a corte la madre naturale del bambino. Nella seconda parte del film troveremo la stessa bambina ringiovanita come sorella minore del profeta.

Niente altro riferimento al Mosè principe d’Egitto. D’altra parte costumisti e truccatori avevano fatto fortuna con De Mille. Necessaria quindi almeno per la prima metà del film una messa in scena grandiosa e soprattutto lussuosa per solleticare con nuvole di trasparenti veli in nylon la metà maschile del numerosissimo pubblico di spettatori. Per le signore una altrettanto improbabile storia d’amore.

Ancora vincolato alla tradizione delle riprese negli Studi di Hollywood, questa prima metà, abbondante di strutture architettoniche e nylon svolazzante diventa leggermente claustrofobico per gli spettatori.

Ma l’attesa è per la seconda parte, piena degli effetti speciali consentiti all’epoca e di distese di deserto NON sconfinato (mancano solo 6 anni per le scene desertiche di Lawrence D’Arabia).  E la seconda parte arriva  con il Mar Rosso e il fuoco divino.

E Chuck? Per trovarlo dopo il breve idillio iniziale occorrerebbe un bel bagno in acqua e sapone per liberarlo degli strati di fondotinta abbronzante e delle fitte barbe accuratamente colorate e pettinate.

La sua voce si leva urlante e allo stesso tempo monocorde. Chi ha visto il film con l’originale audio inglese, inoltre, si sarà accorto della impostazione fortemente teatrale con il raddoppio delle consonanti all’inizio e al centro delle parole, come era uso sulla scena dei paesi anglofoni. Eppure solo pochi anni prima e sempre diretto da De Mille in “The Greatest show on hearth” la sua recitazione era così espressiva e realistica da far pensare ad un ignoto spettatore che si trattava davvero di un manager circense, “preso dalla strada” come si diceva in quei tempi, quando la cinematografia europea inseriva tra gli attori uomini e donne che facevano nella vita tutt’altro che recitare.

So di esprimere un parere di minoranza e d’altra parte un attore di soli 32 anni, all’inizio della carriera, avrebbe mai osato rifiutare un’offerta di Cecil B. De Mille per una parte che, non facciamo trarci in inganno, non è quella principale. Il protagonista, contate i minuti di apparizione sullo schermo e quello delle battute, è invece il bravissimo Yul Brinner.

Insomma per amor di logica, perché il potente Faraone non  si libera del petulante profeta? Forse perché come riportano le scritture Mosè non si presentò da solo alla corte del faraone, ma accompagnato dai capi delle varie tribù del popolo ebraico. Cresciuto a dismisura in numero in terra d’Egitto, un caso di sovrappopolazione, come per “Soylent Green” che avrebbe potuto dar luogo ad una feroce insubordinazione. Perché gli ebrei non erano schiavi. Erano migranti nei secoli filtrati in Egitto a seguito della fortunata carriera di uno di loro: Giuseppe, il casto Giuseppe e i suoi laboriosi fratelli. Come accade ancora oggi i migranti dovevano adattarsi ai lavori più umili e meno retribuiti. Ma alla schiavitù , no! >>      

  Maria Russo Dixon

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Ce billet ne te plaira pas, comme ne l'aimeront pas un bon nombre d'habitués du blog, mais c'est exactement ce que je pense : "The Ten Commandments" est un film vraiment mauvais, la performance de Chuck est malheureuse et la direction de De Mille souffre trop du climat politique et historique de la première moitié des années 50 et de l'âge avancé qui maintenait le directeur encore attaché à un type de cinéma maintenant daté. La décision est de l'entrer dans le blog ou de l'oublier.

<< travaillant à mon doctorat de recherche, j'ai eu entre les mains un bon livre sur la relation entre la politique et le cinéma entre les années 30 et 50 du siècle dernier : "Seeing is believing" (Voir pour croire), qui souligne les différents moments dans lesquels le cinéma américain était peut-être inconsciemment (mais je ne le crois pas) tenu à soutenir la politique américaine dans certains moments historiques. C'est le film " Happy End " de Frank Capra, pendant la Grande Dépression et les invasions de la terre dans la science-fiction par des monstres déterminés à changer les consciences au début des années 1950 lorsque le maccarthysme faisait rage pendant la guerre froide.

The Ten Commandments " entrent dans cette dernière veine, soutenant la légitimité de l'état d'Israël nouvellement créé et déjà menacé,  à travers le mythe fondateur de Moïse. Le remake d'un film de De Mille, mais 30 ans plus tôt, raconte sur un scénario bancal la vie de l'auteur supposé du Pentateuque, les cinq livres aussi appelés L'Exode.

De Mille s'expose en personne dans le film en apparaissant dans une présentation d'un goût théâtral, en affirmant que rien n'est connu de la première partie de la vie de Moïse et de toute façon certains écrits perdus laissent supposer sa vie à la cour du Pharaon d'Egypte (peut-être un certain Séthi). Dans les Écritures, nous trouvons une approche chanceuse de l'enfant juif sauvé des eaux par un membre de la famille royale de l'environnement du pharaon au pouvoir. Et c'est tout. La petite soeur est convoquée pour trouver une nourrice. La fillette de dix ans rentre à la maison et la mère naturelle de l'enfant est envoyée à la Cour. Dans la deuxième partie du film, nous retrouverons la même fille rajeunie comme sœur cadette du prophète.

Aucune autre référence à Moïse prince d'Egypte. D'un autre côté, les créateurs de costumes et les maquilleurs avaient fait fortune avec De Mille. Ainsi, au moins pour la première moitié du film, une mise en scène grandiose et surtout luxueuse est nécessaire pour émoustiller la moitié masculine de l'immense public de spectateurs avec des nuages de voiles de nylon transparents. Pour les dames, une histoire d'amour également improbable.

Toujours attachée à la tradition du tournage dans les studios hollywoodiens, cette première moitié, riche en structures architecturales et en nylon flottant, devient légèrement claustrophobique pour les spectateurs.

Mais l'attente est pour la deuxième partie, pleine d'effets spéciaux autorisés à l'époque et d'étendues désertiques sans limite (il ne manque que 6 ans avant les scènes de désert de Lawrence D'Arabie). Et la deuxième partie vient avec la Mer Rouge et le feu divin.

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Et Chuck ? Pour le trouver après la petite romance initiale, il faudra un bon bain d'eau et de savon pour le libérer des couches de fond de teint bronzé et des barbes soigneusement colorées et peignées.

Sa voix s'élève en hurlant et en même temps monotone. Ceux qui ont vu le film avec le son original anglais,  auront d'ailleurs remarqué le cadre fortement théâtral avec le doublement des consonnes au début et au centre des mots, comme cela étaient utilisé sur la scène des pays anglophones. Pourtant, quelques années auparavant et toujours dirigé par De Mille dans " The Greatest show on hearth " son jeu était si expressif et réaliste qu'il laissait penser à un spectateur lambda qu'il était vraiment un directeur de cirque "pris dans la rue" comme cela se faisait à cette époque, quand la cinématographie européenne incluait parmi les acteurs, des hommes et des femmes qui faisaient tout autre chose dans la vie, que d'être des comédiens. 

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Je sais que je donne une opinion minoritaire et d'autre part,  un acteur âgé de seulement 32 ans, au début de sa carrière, n'aurait jamais osé refuser une offre de Cecil B. De Mille pour un rôle qui, ne soyons pas dupe, n'est pas le principal. Le protagoniste, en comptant les minutes d'apparition sur l'écran et des moments de battement, est à la place, le bon Yul Brynner.

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En bref, pour des raisons de logique, pourquoi le puissant pharaon ne se débarrasse-t-il pas du prophète irritable ? Peut-être parce que, comme l'ont rapporté les Écritures, Moïse ne s'est pas présenté seul à la cour du Pharaon, mais accompagné des chefs des différentes tribus du peuple juif. Ils ont grandi en nombre sur la terre d'Egypte, un cas de surpopulation, comme dans " Soylent Green " qui aurait pu donner lieu à une insubordination féroce. Parce que les Juifs n'étaient pas des esclaves. Ils ont été des migrants dans les siècles passés en Egypte à la suite de la carrière réussie de l'un d'eux : Joseph, le chaste Joseph et ses frères travailleurs. Comme toujours aujourd'hui, les migrants doivent s'adapter aux emplois les plus humbles et les moins rémunérés. Mais à l'esclavage, non! >>

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Commentaires

  • Je ne suis pas du tout d'accord avec l'analyse de Madame Maria Russo Dixon,pour moi " Les 10 commandements est un film magnifique qui me fait encore rêver, Je l'avais vu à sa sortie et je le
    revois toujours avec un immense plaisir,même si j'ai acquis depuis un aspect critique que je
    n'avais pas à la première vision. Monsieur de Mille était un très grand metteur en scène,même
    la revue française Télérama qui n'aime pas beaucoup ce genre de films a écrit que malgré ses défauts,quel film n'en a pas !! "Les 10 commandements" est un film d'auteur....Quand on voit le remake de "Ben Hur"un vrai
    navet,on ne peut en douter....

  • ON EST bien d'accord, chère FRANCE, le souci de Maria de dire les choses en toute franchise est bien connu pour nous, et tout à fait nécessaire pour éviter de tomber dans l'approbation pure et simple de tout ce qu'à fait le grand homme...Je ne sais pas si je suis influencé par le goût de ma Cécile pour ce film qu'elle adorait, mais pour une fois, je ne peux pas totalement adhérer à ce que dit Maria; je l'approuve totalement quant au côté réac et propagandiste de DE MILLE, qui n'était pas un libéral c'est le moins qu'on puisse dire,puisqu'il a été un des commanditaires de la "witch hunt" à HOLLYWOOD...Je trouve d'ailleurs qu'elle oublie que dans sa présentation, DE MILLE fait surtout allusion au stalinisme et à la peur du rouge en parlant du "tyran" RAMSES, ça me semble clair...
    là ou je ne la suis pas, c'est quand elle considère le film comme "mauvais" ainsi que le jeu de CHUCK lui-même: je pense même l'inverse; je crois que le film a des défauts, de la démesure,de l'outrance, des acteurs dont le jeu parait daté et théatral, notamment BRYNNER, que je trouve perso raide comme une planche ( alors que Maria le trouve très bien), mais, franchement, malgré l'ampleur écrasante du film et les nombreuses fausses barbes dont il est la victime au cours du film,CHUCK a,en dehors de son incroyable aura physique et de sa photogénie à tomber par terre, beaucoup plus de retenue et de subtilité dans son jeu ( notamment dans la 1ère partie) qu'on a bien voulu le dire; il ne surjoue absolument pas, et le contraste avec quasiment tous les autres est d'autant plus frappant! il fait de MOISE un être humain,avec ses doutes et ses déchirements, et il accéde au mythe plus lourdingue dans la 2ème partie, parce que l'égo surdimensionné de DE MILLE prend le dessus, et lui doit s'y plier, mais toujours avec sobriété et distance, franchement, sans mettre son jeu au niveau de "BEN-HUR", il se sort fort bien d'un schéma impossible, preuve d'une très grande intelligence, et donc, j'ai du mal,sur ce coup, à suivre Maria dans son jugement, même si elle l'exprime très bien,of course!

  • Désolée, chère France , je ne partage pas cet écrit de Maria ....
    Mon ressenti et mon souvenir sont tout autre .....

  • CHERS AMIS,

    Je tiens à vous remercier pour vos commentaires. Il est constructif d'avoir des avis contraires, c'est ce qui nous enrichit intellectuellement. Pour vous répondre, je reprends la réponse que j'ai faite sur FACEBOOK à propos du billet de Maria.

    Je savais que je prenais des risques en publiant le billet de Maria, mais il me paraît honnête et je ressens une certaine objectivité. Me serais-je trompée ? Je ne le pense pas. Elle-même, sait que son écrit ne va pas plaire et elle me propose le choix de le publier ou de l'oublier. J'ai fait le choix de publier, il n'y a pas de raison que je censure. J'aime ce film, cela ne fait pas l'ombre d'un doute, mais c'est vrai que personnellement, j'ai toujours pensé que le film était théâtral, tourné dans des studios aux décors de carton pâte. Cela dit, je crois que l'analyse faite par Maria, est un point de vue "intellectuel" et "théorique" sur le cinéma et le théâtre, en dehors des considérations politiques et bien réelles de l'époque. Au passage, j'avais oublié que De Mille avait été un des commanditaires de la " chasse aux sorcières "....

    Que Chuck soit bon à nos yeux, ou mauvais aux yeux de Maria, cela ne retire rien au talent d'interprétation de Chuck, même si ce n'est pas encore du niveau de son interprétation de BEN HUR trois ans plus tard.


    . VOILA COMMENT JE JUGEAIS LE FILM DANS MON ARTICLE DU 23 JANVIER 2015 :

    http://eternelcharltonheston.blogspirit.com/archive/2016/04/13/les-dix-commandements-1956-3070693.html

    MON AVIS

    Une des plus fantastiques histoires bibliques.
    Le peuple hébreu est tenu en esclavage par le Pharaon Ramsès. Ce despote ayant appris que les esclaves croient en la venue d'un Libérateur, décide de faire massacrer tous les premiers nés juifs âgés de moins de deux ans.
    Une mère ne peut se résoudre à laisser massacrer son fils et décide de le sauver en le cachant dans un panier d'osier, qu'elle laisse dériver sur le Nil.
    La soeur du Pharaon, veuve sans enfant, recueille ce bébé et décide de l'appeler Moïse (sauvé des eaux).
    Ainsi commence le film réalisé par Cecil B DeMille.
    Epopée grandiose en deux parties, réalisé avec des acteurs de renom.
    CHARLTON HESTON : Moïse. (Petite remarque personnelle : c'est son fils Fraser qui incarne Moïse bébé)
    YUL BRYNNER : Ramsès
    ANN BAXTER : Néfertari
    EDWARD G. ROBINSON : Dathan
    YVONNE DE CARLO: Sephora épouse de Moïse
    JOHN DEREK : Joshua

    Réalisé en 1956 et comprenant une figuration gigantesque, des moyens "pharaoniques" pour en faire un spectacle grandiose et néanmoins bouleversant.

    L'interprétation de Charlton Heston est magistrale. Sa stature en fait un guide du peuple hébreu vers la Terre Promise, très plausible. Son interprétation reste inoubliable et aurait mérité pleinement un Oscar du meilleur acteur pour ce film. Ce n'était que partie remise, puisqu'il obtint enfin cet Oscar mais pour son interprétation de Judah Ben-Hur en 1959.
    Je dois citer également, Yul Brynner dans le rôle du pharaon Ramsès défendant bien son rôle en face d'un sculptural Charlton Heston, tout en puissance et fierté malgré la perte de son rang dans la hiérarchie quand sera révélé au pharaon, que Moïse est un enfant trouvé de naissance juive.
    Dernière petite remarque. En 1956, le film était novateur avec ses effets spéciaux. Le jeu des acteurs est souvent théâtral et sentencieux... Cela vient probablement du fait que les textes sont bibliques et plus "récités" que "naturels ". N'oublions pas que Charlton Heston était avant tout un acteur de théâtre et cela peut expliquer son jeu " académique, grandiloquent, parfois emphatique ", mais c'était il y a 60 ans....Aujourd'hui, le jeu des acteurs serait plus naturel, allégé, mais ce ne serait plus Charlton Heston.

  • J'ai lu l' avis de madame Dixon et , bien sûr , je ne suis pas d' accord avec elle . On part sur de mauvaises bases avec la première phrase qui qualifie le film de "mauvais" . Erreur fatale , on peut ne pas aimer les dix commandements mais il est impossible de dire que ce film est mauvais .Il suffit de lire les avis de Stephen Spielberg et surtout de Martin Scorsese qui qualifie ce film de remarquable , tant dans sa mise en scène que dans son interprétation. Pour l' anecdote , j'ai vu ce film à Paris lors de sa première exclusivité au Paramount Opéra. Pour un garçon de 15 ans , la vision de ce film a été un choc. J'ai revu ce film un nombre impressionnant de fois et à chaque fois , dans des cinémas , car , à l'époque , ces oeuvres n'étaient pas encore des produits de consommation courantes. J'ai même pu emmener mes enfants le voir. Aujourd'hui , il me reste le DVD et je continue de faire apprécier ce chef d'oeuvre aux plus jeunes , avec , je dois le dire , beaucoup de succès . En ce qui concerne le jeu théâtral des acteurs , je pense que c' est nécessaire . On n'imagine pas Moïse s' adressant à Pharaon avec l'intonation d' un représentant de commerce. Ces effets appuyés contribuent à l'ambiance générale du film et de toute façon , Cécil B Demille raffolait de ces tirades grandiloquentes ( moi aussi d' ailleurs) . Petit bémol , et en toute objectivité , Yul Brynner volerait presque la vedette à mon idole !!

  • Il faudrait également réagir sur les personnalités et les générations séparant Cecil B. DeMille né au 19° siècle et William Wyler venu au monde au tout début du 20°. L'un ordonnait avec un porte voix selon la pratique de l'époque du cinéma muet, tandis que l'autre s'adressait presque en murmurant à ses acteurs et était "avare" de paroles ce qui on le sait provoquait chez Chuck un manque de confiance. Là où DeMille usait et abusait maladroitement des nouvelles techniques (incrustations, VistaVision entre autres) qu'il ne maitrisait pas, Wyler tout à l'inverse dosait le spectaculaire grâce à sa connaissance parfaite d'un art qui offrait alors des qualités jamais égalées au moment du tournage de Ben Hur (70mm. son stéréo 6 pistes magnétiques, écran large..).
    "Les 10 Commandements" font volontairement mais maladroitement oeuvre de propagande religieuse, alors que Ben Hur reste pudique tout en contant une histoire grandiose, et pourtant terriblement humaine, se déroulant au début d'une ère nouvelle.
    Bref, il est simpliste mais réaliste de constater que DeMille était forcément dans l'Ancien Testament, et Wyler dans l'esprit du Nouveau !

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