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REFLEXIONS ET ESPOIRS DE MARIA ...

Suite à la lettre que j'ai envoyée à Fraser pour lui dire l'intention que nous avions de commémorer dignement le dixième anniversaire du décès de son Père et dont j'ai informé Maria, elle souhaite que sa réponse soit considérée comme un de ses billets et publiée comme telle. 

A la suite de cette lettre, j'ajoute quelques extraits de courriers de Maria, reçus récemment, car je pense qu'ils peuvent apporter un petit éclairage supplémentaire.

Voilà ma Chère Maria, c'est chose faite et de plus, je suis tout à fait d'accord avec toi et les remarques justifiées que tu fais. 

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Cara France,

spero che Fraser Heston ti risponda, perché so che lo desideri tanto. Ho paura che molte saranno le richieste per la sua partecipazione a vari eventi per il decennale della morte del padre. Alcune spero ufficiali, altre organizzati da gruppi più o meno piccoli. Quello di cui spero di essere informata è la rievocazione dell’opera svolta da Heston per la fondazione e la radicazione dell’American Film Institute tra gli istituti accademici americani. Soprattutto l’istituzione di borse di studio per giovani cineasti. Spero che non ritornino le infelici discussioni sull’ NRA e l’ultimo periodo della sua vita. Spero invece che venga proiettato, masterizzato e reso disponibile il suo ultimo film “My Father” e soprattutto che i figli ne riconoscano l’esistenza, finalmente. Ricordo un articolo scritto da lui nel 1984 per il mensile dell’ AFI su cinema, politica e censura “The face on the floor of the cutting room” , “La faccia sul pavimento della stanza di montaggio”. Non poche volte quella faccia è stata la sua per quelle che i finanziatori di alcuni film ritenevano scene inutili, imbarazzanti o forse un po’ pericolose. Non so se hai visto un bel film italiano “Nuovo Cinema Paradiso”

e il bellissimo finale con un montaggio di tutti i baci rubati dalla “pruderie” italiana degli anni 50 in un cinemino parrocchiale per non turbare i ragazzini che lo frequentavano. Come le eccitabili lettrici del settimanale inglese il cui direttore chiuse in un cassetto una bella intervista che rivelava l’uomo di cultura che era Charlton Heston.

Speriamo in bene. Perché questo è quello che ammiravo in lui, certo un bell’uomo o come notò Holly , un sex-symbol, un grande attore ma anche un uomo che non aveva mai finito di imparare e di credere nella cultura.

Il sito del AFI è in rete e mi farebbe piacere se alcuni dei lettori del sito scrivessero all’Istituzione per chiedere come pensano di celebrare i dieci anni dalla morte di un uomo a cui devono molto se non tutto

Un bacio a tarda sera

Maria

p.s. questo è un mio piccolo billet e ti sarei grata se lo pubblicassi, magari tradotto.

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Chère France,
J'espère que Fraser Heston te répondra, parce que je sais que tu le veux tellement. J'ai peur qu'il  ait beaucoup de demandes pour sa participation à divers événements pour la commémoration du dixième anniversaire de la mort de son père.

J'espère que certains seront officiels, d'autres organisés par des groupes plus ou moins petits. Ce que j'espère,  c'est l'évocation du travail réalisé par Heston  pour la fondation et l'enracinement de " l'American Film Institute " parmi les instituts universitaires américains. Surtout la création de bourses pour les jeunes cinéastes.

J'espère que les discussions malheureuses sur la NRA et la dernière période de sa vie ne reviendront pas. J'espère, au contraire, que son dernier film "Mon Père",  sera projeté, remasterisé et rendu disponible, et surtout que les enfants le reconnaitront enfin.

Je me souviens d'un article écrit par lui en 1984 pour le mensuel AFI sur le cinéma, la politique et la censure, —  "The face on the floor of the cutting room" - "La face cachée  de la salle de montage"—. Ce n'est pas le cas de ceux qui financent des films considérés comme inutiles, embarrassants ou peut-être dangereux.

Je ne sais pas si tu as vu un beau film italien " New Cinema Paradiso et la belle finale avec un montage de tous les baisers volés par la "pruderie" italienne des années 1950,  dans un cinéma paroissial pour ne pas déranger les enfants qui le fréquentaient. Comme pour les lectrices excitées  de l'hebdomadaire anglais,  dont le directeur a enfermé dans un tiroir une belle interview qui a révélé l'homme culte qu'est Charlton Heston. 

Nous espérons bien. Parce que c'est ce que j'admirais chez lui, certainement un bel homme ou comme a dit Holly, un " sex-symbol ", un grand acteur mais aussi un homme qui n'avait jamais cessé de croire et croire encore, en la culture.


Le site web de l'AFI est en ligne et j'aimerais que certains des lecteurs du site écrivent à l'Institution pour leur demander comment ils pensent commémorer dix ans après,  la mort d'un homme qui a beaucoup fait, sinon tout.


Un baiser de fin de soirée

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Post-scriptum c'est mon petit billet et je serais reconnaissante si tu le publiais, peut-être traduit.

 

QUELQUES EXTRAITS SUPPLEMENTAIRES.

(lettre du 8 novembre 2017)

Bonne idée d'informer Fraser de ce que nous espérons faire. Je pense qu'avec un bon travail surtout, Fraser honorerait plus que la mémoire de son père.

Donc, cette mémoire, nous essaierons de l'honorer.

J'ai finalement reçu une copie de La vie de l'acteur en bon état et je continuerai à traduire les pages de "Touch of Evil" en anglais pour montrer ce qui est vraiment un artiste et un passionné de son art.

En attendant, j'ai trouvé une autre biographie de Charlton, datée de 1986. Je l'avais dans ma bibliothèque et je ne savais pas qu'elle y était :  "Charlton Heston. The Epic Presence ", auteur Bruce Crowther -  Éditeur Columbus Book London.  A partir de demain je commence à le lire et si tu ne l'as pas, je t'enverrai des résumés des étapes les plus significatives.

Courage France, nous ne sommes pas seuls à nous souvenir d'un petit garçon du Michigan qui avait dans les yeux,  le rêve de vivre tant de vies.

Quelque part sur Internet, j'ai trouvé ses derniers mots après l'annonce de la maladie d'Alzheimer et avant que le brouillard ne tombe dans son esprit.

Un ami l'a accompagné en  voiture, avec une grande tristesse peinte sur son visage. Chuck lui a demandé s'il était triste pour lui et lui a dit de ne pas être affligé : "Après tout," dit Chuck, "mourir est Charlton Heston." J'ai interprété cette phrase en la liant à sa volonté testamentaire de faire incinérer son corps, tant de masques sur son visage ne l'avaient même pas amené à la mort. Ou peut-être parce que Charlton Heston avait toujours été John Charles Carter, le petit garçon dans les bois qui avait ressuscité les aventures de ses héros littéraires.

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