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  • KHARTOUM : HISTOIRE D'UN HOMME HORS DU COMMUN

     

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    L’affiche française du film, telle que les spectateurs la découvrirent en 1966 !

    Dans le cœur de nombreux admirateurs de l’acteur-artiste qu’est Charlton HESTON, un film comme Khartoum semble occuper une place particulière car il est le premier rôle de britannique dans sa pourtant déjà longue carrière, et c’est également son premier film à disposer d’un casting totalement anglais : on y trouve en effet Laurence OLIVIER, Ralph RICHARDSONNigel GREEN, Richard JOHNSON (rien que ça !), pour encadrer CHUCK dans le rôle de Charles GORDON, dit " le chinois ", figure historique légendaire pour les Anglais, au même titre que Laurence d’Arabie plus tard. Ce Charles GORDON, qui avait servi en Crimée, bataillé pour l’empereur de Chine, réussi à supprimer l’esclavage au Soudan et, en général obéi pendant toute sa carrière à ses propres règles plutôt qu’à celles de l’establishment militaire britannique, ne pouvait qu’intéresser l’homme HESTON, lui-même admirateur de ces fortes individualités qu’il appelle « the extraordinary men ».

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    L’excellent Richard JOHNSON dans le rôle du colonel STEWART, adjoint de GORDON. Ce fut le début d’une grande amitié avec CHUCK, et ils tournèrent encore quatre fois ensemble.

    Quand il reçoit le script de Khartoum, il pense d’abord refuser ce nouveau projet épique car il sort d’une longue période en costumes et ne veut pas replonger dans un énième film spectaculaire. C’est le scénario extrêmement précis et documenté de Robert ARDREY qui va le décider à changer d’avis. Il découvre peu à peu derrière la façade de l’officier rigide et loyal, un personnage plein de profondeur et d’humanité, un chrétien mystique pour qui la solution militaire ne suffit pas, et que n’effraie aucunement la peur de la mort, mais celle de l’échec. Mieux informé sur l’homme GORDON et fasciné par le courage d’un homme capable de se sacrifier pour une cause qu’il trouve juste, CHUCK va, avec le professionnalisme qu’on lui connaît, totalement s’approprier l’allure, le visage et la voix d’un officier anglais de la fin du XIXème siècle, s’astreignant à un coaching vocal très pointu pour que son accent anglais, et non celui d’un américain, se rapproche de la perfection. Ce souci d’authenticité sera d’ailleurs très apprécié en Angleterre, où le film fera plus tard un très gros succès.

    Cependant, si GORDON est la figure principale de son scénario, Robert ARDREY a eu l’excellente idée de lui opposer un protagoniste à sa mesure, choix dicté par le simple respect de la vérité historique, puisque GORDON ne fut envoyé à Khartoum que pour contrer la révolte locale menée par un « fou de Dieu » très en avance sur ceux de notre époque, un homme du désert qui se faisait appeler le « Mahdi » (celui qu’on attendait), et qui projetait de porter la parole du prophète dans toutes les mosquées d’Orient. Pour jouer ce personnage tout aussi habité par sa foi que l’était GORDON, le plus grand acteur anglais de l’époque, Laurence OLIVIER, s’imposait comme un choix évident. Barbu, grimé, et s’étant pourvu d’une diction arabisante totalement différente de son phrasé habituel, OLIVIER sera un adversaire et un concurrent de premier choix pour CHUCK, qui dira avoir beaucoup appris de leur rencontre.

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    « Le jour où l’empereur de Chine cessera d’être un infidèle, j’accepterai ce cadeau somptueux. » Voilà ce que dit le « Mahdi » (Laurence OLIVIER) à GORDON (Charlton HESTON), lors de leur première entrevue. Dans la réalité, les deux hommes ne se rencontrèrent jamais.

    Un autre aspect important du scénario est le refus absolu de ARDREY de tomber dans le piège du film de prestige à la gloire de l’empire britannique. Il dénonce au contraire l’hypocrisie d’un système prêt à tout pour défendre ses intérêts dans le canal de Suez, mais surtout pas à secourir une population en danger, quitte à sacrifier GORDON sur l’Autel de leurs bonnes intentions. Vision clairvoyante et très avant-gardiste, surtout pour un film destiné à un grand public. Ralph RICHARDSON, parfait dans le rôle de GLADSTONE, incarne avec brio les contradictions de l’homme politique tiraillé entre ses sentiments personnels et la raison d’Etat.

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    Arrivée de GORDON à Khartoum, accueilli comme un sauveur. Cette scène émut grandement CHUCK et lui rappela l’entrée dans Valence lors du tournage de « EL CID ».

    Tous les ingrédients sont donc réunis pour faire de KHARTOUM un grand film : le sujet, le scénario, les interprètes et, pourtant, une légère frustration demeure quant au résultat final. La cohérence et la rigueur ne fait jamais défaut à ce film, la reconstitution est de qualité, la musique de Franck CORDELL est envoutante… On peut juste regretter qu’avec un tel projet, un metteur en scène comme Anthony MANN ou David LEAN n’ait pas été aux commandes plutôt que le trop sage Basil DEARDEN. Ce cinéaste de la qualité anglaise (1911-1971), n’était peut-être pas l’homme qu’il fallait pour donner à Khartoum le souffle épique nécessaire. Très à l’aise dans les scènes d’intérieur et la direction d’acteurs, il l’est moins quand il s’agit d’animer l’écran par du mouvement et du rythme, même si la seconde équipe menée par Yakima CANUTT fait plus que le job. D’ailleurs, CHUCK dira lui-même de son travail : « je crois pouvoir dire que c’est le seul film que je considère comme très bon, dont je pense que la réalisation n’est pas la qualité principale ». On ne peut qu’approuver cette lucidité, surtout quand on connaît le degré d’exigence du personnage.

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    Dénouement tragique du film : fidèle à ses convictions, GORDON refuse de se défendre et fait face aux fanatiques, armé de sa badine et de son seul courage.

     

    Tourné de manière logistiquement complexe mais sans réelles difficultés, en partie en Egypte, puis en Angleterre, KHARTOUM sera un très grand succès en Grande-Bretagne (ce qui suffira d’ailleurs à couvrir les frais de production), mais fera un score moyen aux USA, où le public habituel de CHUCK sera désemparé par ce personnage. Déçu par le résultat commercial global, CHUCK n’en conservera pas moins une affection sincère à ce film tout sa vie. On peut le comprendre, car c’est un de ses plus beaux rôles, où il fait preuve d’une finesse de jeu exemplaire pour camper cet être complexe à la fois orgueilleux, généreux, et habité par une foi inébranlable.

    Auteur : Renaud
    Script-girl : Cécile

     

  • CHARLTON HESTON ET LA SCREEN ACTORS GUILD (SAG)

     publié le 20 décembre 2016 - MAJ le 30 janvier 2017

    Un article décrivant les actions que Charlton Heston a menées durant ses six mandats à la tête de Screen Actors Guild.

     
     
     
    CHARLTON HESTON

    Charlton Heston  Il a joué des rôles si célèbres qu'il est à peine besoin de les mentionner : Moïse dans " Les Dix Commandements "(1956), Judah Ben-Hur dans" Ben Hur " (1959) pour lequel il a reçu un Oscar, le sculpteur et peintre italien Michelangelo dans " L'Extase et l'Agonie " (1965), le colonel Taylor dans  " La planète des singes " (1968).

    Heston a rejoint le conseil d'administration pour remplacer James Whitmore en janvier 1960, juste avant le début de la troisième grève de la Guilde. Heston a été élu au conseil d'administration en novembre 1960 et a été élu  3ème vice-président en 1961.

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    À partir de 1962, - 1965, il a servi durant des mandats d'une année en tant que 2ème vice-président et en novembre 1965 il a été élu à son premier des six mandats d'une année en tant que président de la guilde.

    Pendant les six années de sa présidence, Heston a visité le Vietnam avec l'USO, a assisté à des congrès de travail, a accueilli des réunions et a participé à des négociations de contrats. Mais peut-être son plus grand défi a été Runaway Production (1), qui avait été un problème cyclique depuis la fin des années 1940, et même Runaway Commercials (produits américains filmés à l'étranger pour le marché américain).

    1965: as new Guild president, with George Chandler, Dana AndrewsEn avril 1968, Heston s'est rendu à Washington pour rencontrer un groupe de dirigeants d'entreprises cinématographiques et les sénateurs californiens Tom Kuchel et George Murphy (ancien président de Screen Actors Guild) pour examiner les solutions possibles pour Runaway. Heston a soutenu le projet de loi 393 du Sénat, que le gouverneur de la Californie Ronald Reagan (oui, un autre ancien président de la Guilde), a signé en 1968. SB 393 a éliminé une taxe discriminatoire sur la valeur de l'industrie cinématographique «intangible». Comme Heston l'a décrit, cette taxe sur «... tous les scénarios, les films inachevés et les négatifs achevés [ que possèdent les sociétés de production]  à chaque 1er mars étouffe l'industrie pendant au moins trois mois de chaque année. 1968: with Guild executives Chet Migden, Jack Dales

    À la fin de 1969, Heston a témoigné devant le Congrès en faveur de l'abonnement ou de la télévision à péage, qui, selon lui, non seulement créerait plus de production nationale, mais augmenterait la qualité des programmes, déclarant : " De meilleurs divertissements, de culture et d'éducation à la maison bien au-delà de ce qui est possible aujourd'hui avec la télévision soutenue uniquement par la publicité ". En 1970, la Guilde a apporté des modifications à son accord de négociation collective, populairement appelé le «contrat de retour» pour encourager la production nationale et hollywoodienne.

    Quand il a conclu son dernier mandat en tant que président, il a présenté la Guilde avec un nouveau "gavel" (petit maillet de bois, signe d'autorité) , en le remettant au président entrant, John Gavin,  Il a dit: «Pour le président de la Guilde : Utilisez-le avec toute la modération possible, toute la sagesse que vous possédez et toute la justice que vous pouvez discerner ".  Charlton Heston 1971.

     

    ( 1 ) Runaway Production est un terme utilisé dans l'industrie du film pour faire référence à des projections de films de production et de télévision qui sont filmées dans un autre pays, mais destinées à la libération initiale aux États-Unis. La raison de la production extérieure est de réduire le coût de production du film.

                                            

     

     :) 

     

    EXTRAIT D'UN LIVRE QUE J'AI TROUVE SUR INTERNET

    https://books.google.fr/books?id=yKZc4g6YJiEC&pg=PA100&lpg=PA100&dq=manifestation+de+charlton+heston+pour+la+Screen+Actors+Guild&source=bl&ots=2RGEbI7K0C&sig=MnW1TUhLFiPGSfz3UH60ic8zGCw&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiX-rmD-__QAhXEChoKHZBVDu4Q6AEIUTAH#v=onepage&q=manifestation%20de%20charlton%20heston%20pour%20la%20Screen%20Actors%20Guild&f=false

    talk of sit-ins remind Chet of the time that Charlton Heston, who since the 1950s whas the best friend of Jolyon West visit Oklaoma City. The incident occurred around of 1962 ou 1963, while Heston was president of the Screen Actors Guild. Before Heston arrived, West announced that three men of "the same  size ad the intelligence" where going to take a walk with sandwich boards protesting racism. West, Heston and Chet did it, up and down Oklaoma City's  Main Street,  garnering enormous publicity. Chet still laughs at the whole scene and mockingly comments that is was little surprise, then, that the psychatry department got the reputation of being more interested in race riots and elephants than in teaching psychiatry.

    Il est toujours intéressant de se documenter...
    En faisant des recherches pour mon blog, voici une petite découverte de ce matin, concernant la manifestation de Chuck à Oklaoma-City avec ses amis PIERCE et WEST. 
    J'ai traduit l'extrait d'un livre en ligne concernant cet évènement.


    VOICI DONC LA TRADUCTION DE CET EXTRAIT :


    ... La conversation des grèves sur le tas, rappelle à Chet du temps où Charlton Heston, qui était depuis les années 1950, le meilleur ami de Jolyon West, visite Oklaoma City. L'incident a eu lieu vers 1962 ou 1963, alors que Heston était président de la Screen Actors Guild. Avant qu'Heston n'arrive, West annonce que trois hommes «de la même taille et de même intelligence» allaient faire une promenade avec des panneaux publicitaires pour protester contre le racisme. West, Heston et Chet l'ont fait, en haut et en bas de la rue principale de la ville d'Oklaoma, ce qui a valu une énorme publicité. Chet se moque toujours de toute la scène et se moque de ce qui est peu surprenant, alors, que le département de psychiatrie a toujours eu la réputation d'être plus intéressé par les émeutes raciales et les éléphants que par l'enseignement de la psychiatrie.
    ET VOICI LA PHOTO DES TROIS MANIFESTANTS D'OKLAOMA PLUS PARLANTE QU'UN LONG DISCOURS :) <3 <3 

    L’image contient peut-être : 1 personne, texte

    <3

     

     

     

     

     

  • " NON SONO L'ANELLO MANCANTE ! "...... PAR MARIA RUSSO - BILLET N° 11

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    " NON SONO L'ANELLO MANCANTE !"

    "I AM NOT THE MISSING LINK !" 1965 / 1968. Gli anni difficili. La citazione darwiniana si trova nel cuore del più polare dei film di Chuck dopo Ben Hur: "Il Pianeta delle Scimmie" L'astronauta Taylor la scrive durante il Processo intentato alla dottoressa Zira e all'archeologo Cornelius per affermare la sua natura umana in un mondo alla rovescia, dove le scimmie dominano su una inselvatichita razza umana. Girato nel 1967 il film è messo in circolazione nel 1968, l'anno cruciale della rivolta dei giovani contro le generazioni che li hanno preceduti. Ma è dal 1965 che Chuck vive la sua di rivolta contro un sistema che tende a stereotipare e limitare la sua arte.il tutto comincia con una profonda delusione per l'accoglienza che critica e pubblico riserva a quello che l'attore considera il suo film "perfetto", almeno sino a quel momento. "Il Tormento e l'estasi" è considerato nelle pagine del diario come il suo film migliore. Perfetta la sceneggiatura, perfetta la storia e, senza falsa modestia, perfetta la sua interpretazione. Si chiede Chuck che cosa non ha funzionato e si da una risposta. Michelangelo è troppo lontano da Mosè, da Giuda Ben Hur , da Rodrigo Diaz de Bivar "El Cid". Lontano perfino dal Matt Lewis di "55 giorni a Pechino" . Non è il personaggio connotato da una estrema fisicità. non è l'eroe dei film a grandi budget e del superomismo degli eroi. Il film è nato da una combinazione perfetta di cast, di regia e di intima partecipazione dell'attore alla spiritualità del protagonista congiunta ad una profonda umanità. Si può ripetere il miracolo, anche se non apprezzato dalle platee? Chuck ritiene di avere sino a quel momento lasciata mano libera al complesso industriale hollywoodiano che comunque non gli ha garantito quella libertà di scelta implicita nella volontà di superare i vincoli degli Studi e delle grandi case di produzione rifiutati già al momento del suo debutto. Da ora si farà padrone di se stesso e della sua arte, operando scelte indipendenti e cercando i finanziatori e i collaboratori per ciascuna impresa cinematografica. Purtroppo a partire dal " War Lord" altre delusioni attendono Chuck. Dal '65 al '67 " Will Penny" e "Number One" si rivelano altrettante cocenti delusioni, sino a far traballare la sua autostima. Il western riceve critiche lusinghiere, ma ha scarso successo al botteghino. Peggio ancora "Number One" per cui la produzione decide di limitare la circolazione solo agli Stati Uniti, ritenendo che a parte la non eccelsa qualità del film il soggetto non sembra adatto a platee europee. Due altre avventure cinematografiche sembrano oscillare tra il successo nei paesi anglofoni, come è il caso di "Khartum", e il discreto apprezzamento di "Counterpoint" in Europa. E questo sembra confermare la difficoltà di ottenere risultati apprezzabili con quei film che derivano da scelte indipendenti. Simile il discorso sui costi di produzione dei film che seguono "Il Tormento e l'estasi". Il tempo delle costosissime produzioni è finito. Il cinema europeo con film a bassi costi e, bisogna dire, molta creatività, attrae non solo gli Academy Awards, ma anche gli spettatori statunitensi. Dal Diario: " Domenica 27 gennaio 1963. Con Lydia ho visto "Divorzio all'italiana "; è un film divertente e amaro. Potrebbe l'economia cinematografica degli USA produrre un film così piccolo? Ne dubito. Filmato qui , temo che gli incassi mondali di quest'ottimo film non potrebbero ripagare nemmeno la pellicola usata per girarlo" Anche il mondo degli affetti subisce un duro colpo. Dopo due crisi cardiache il Primo settembre 1966 muore Russell Carter, il padre amato e miracolosamente ritrovato. Per anni punto di riferimento e sostegno di un figlio che ancora soffre per i ricordi di un'infanzia infelice. Un lato confortante può essere la nomina a Presidente del SAG, Screen Actors Guild. E il ruolo pubblico che Lyndon Johnson gli affida come rappresentante degli USA nel mondo delle arti ma anche della politica e della lotta alla povertà. Così sono da leggere le due visite al fronte in Vietnam e la missione in Nigeria. Ancora, proprio dalle riflessioni su "Divorzio all'italiana" nasce l'idea per una fondazione che celebri e protegga la cinematografia americana, vista come una forma d'arte tipica di quel paese. E' il primo accenno alla costituzione dell'American Film Institute e sempre il Presidente Johnson affida a Chuck la partecipazione in seguito la dirigenza del National Endowment for Arts, l'organismo che controlla i finanziamenti statali per progetti nell'ambito artistico. E poi all'improvviso nel 1968 l'enorme successo di PLANET OF THE APES. Girato in meno circa due mesi, con un budget non straordinario, uscito in contemporanea con "2001. Odissea nello spazio" , le scimmie , protagoniste del romanzo di Pierre Boulle, invadono gli schermi di tutto il mondo e entrano nell'immaginario di milioni di spettatori. Anche questa era un'idea dell'ormai totalmente indipendente Charlton Heston. benedetta Serendipity, perché mentre lavora tra gorilla e scimpanzé capita nelle mani di Chuck un libro con uno strano titolo: "Make room, make room". Sarà un altro straordinario successo. " Soylent Green"."

    Cambiato il soggetto del mio ultimo “billet”. Ho letto che avresti avuto piacere di sapere qualcosa di più e di più intimo tratto da “The Actor’s Life”, dunque ecco il  racconto degli anni della crisi, tra il 1965 e il 1968. E’ una conseguenza del problema se il cinema sia più arte o più industria. E a volte non è possibile far convivere il lato artistico con quello industriale. L’art ou l’argent? . E’ questo il problema. Lo era anche per Michelangelo che non riuscì mai a farsi pagare interamente quanto gli era dovuto da Giulio II  né dai suoi discendenti, la famiglia Della Rovere che non mancava di “argent”.

     

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    " I AM NOT THE MISSING LINK "

    « Je ne suis pas le maillon manquant ". 1965 /1968. Les années difficiles.  La citation Darwinienne  est au cœur du plus populaire film de Chuck après Ben Hur : " Planet of the Apes ". L 'astronaute Taylor l'écrit au cours du procès intenté aux archéologues  Dr Zira et Cornelius  pour affirmer sa nature humaine dans un monde bouleversé, où les singes règnent sur une race humaine sauvage.

    Tourné en 1967, le film est mis en circulation en 1968, l'année charnière de la révolte des jeunes contre les générations qui les ont précédés. Mais c'est en 1965 que Chuck vit sa révolte contre un système qui tend à stéréotyper et limiter son art.

    Tout commence avec une profonde déception causée par les critiques et l'accueil réservé du public à ce que l'acteur considère comme son film «parfait», au moins jusqu'à ce moment-là. "L'agonie et l'extase" est considéré dans les pages de son  journal comme son meilleur film. Perfection du scénario, l'histoire parfaite et, sans fausse modestie, son interprétation parfaite.

    Chuck se demande ce qui n'a pas fonctionné et comme réponse : Michel-Ange est trop loin de Moïse, Judah Ben Hur, Rodrigo Diaz de Bivar "El Cid". Même loin de Matt Lewis de «55 jours de Pékin". Ce n'est pas le personnage caractérisé par une matérialité extrême. Ce n'est pas le héros ni le superman des films à grands budgets. Le film est né d'une combinaison parfaite de la distribution, réalisateur et intime participation de l'acteur dans la spiritualité du principal protagoniste jointe à une humanité profonde. Pouvez-vous répéter le miracle, même s'il n'est pas populaire auprès du public?

    Chuck croit à ce moment qu'il a jusqu'ici laissé les mains libres aux complexes industriels Hollywoodiens qui ne lui ont pas de toute façon, garanti cette liberté de choix implicite dans la volonté de dépasser les liens des Etudes et des grandes maisons de production, déjà rejetés au moment de ses débuts.

    A présent, il va maîtriser lui-même son art, en opérant des choix indépendants et recherchant  des bailleurs de fonds et des collaborateurs pour chaque entreprise cinématographique.

    Malheureusement, à partir de " War Lord ",  encore plus de déceptions attendent Chuck. De '65 à '67  "Will Penny " et "Number One " vont révéler beaucoup de déceptions amères, jusqu'à perdre l'estime de soi. Le western reçoit beaucoup d'éloges, mais a peu de succès au box-office. Pire " Number One " pour lequel la production décide de limiter la sortie seulement aux États-Unis, estimant que, hormis l'excellente qualité du film,  le sujet ne semble pas approprié pour le public européen. 

     

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    Deux autres aventures cinématographiques semblent osciller entre le succès dans les pays anglo-saxons, comme c'est le cas avec " Khartoum ", et l'appréciation discrète  pour " Counterpoint " en Europe. Et cela semble confirmer la difficulté d'obtenir de bons résultats avec ces films qui découlent de choix indépendants. Comme le discours sur les coûts des films qui suivent la production  de " L'extase et l'agonie." Le temps des productions coûteuses est terminé. Le cinéma européen,  avec des films et des coûts faibles, il faut le dire, avec beaucoup de créativité, attire non seulement la cérémonie des Oscars, mais aussi les spectateurs américains.

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    De son Journal : Dimanche 27 janvier1963. " Avec  Lydia j'ai vu "Divorce à l'Italienne "; c'est un film amusant et amer. Est-ce que l'économie cinématographique des USA pourrait produire un si petit film ? J'en doute. Filmé ici, je crains que les recettes tirées de ce film ne puissent même pas rembourser le montant de la pellicule utilisée pour cette excellente entreprise, ainsi le monde des émotions en prend un dur coup."

    Après deux attaques cardiaques le premier Septembre 1966, Russell Carter meurt, le père aimé et miraculeusement retrouvé. Pendant des années, un point de repère et une référence de soutien pour un fils qui souffre encore des souvenirs d'une enfance malheureuse.

    Un côté réconfortant peut-être,  la nomination en tant que président de la " SAG " (la Screen Actors Guild),  et le rôle public que Lyndon Johnson lui a confié en tant que représentant des Etats-Unis dans les arts, mais aussi dans la politique et dans la lutte contre la pauvreté.

    Puis viennent les deux visites sur le front du Vietnam et la mission au Nigeria.

    Pourtant, dès les réflexions sur " Divorce à l'italienne ",  il voit l'idée d'une fondation qui célèbre et protège le cinéma américain, considéré comme une forme d'art typique de ce pays. «La première allusion à la constitution de " l'American Film Institute " (AFI) et le président Johnson qui peut toujours compter sur la participation de Chuck,  suit la direction de la National Endowment for the Arts " NEA ", l'organisme qui surveille le financement de l'Etat pour des projets artistiques.

    Et puis soudain en 1968 l'énorme succès de LA PLANETE DES SINGES. Tourné en moins de deux mois, avec un budget pas extraordinaire, sorti en même temps que  "2001 A Space Odyssey ", les singes, les protagonistes du roman de Pierre Boulle, envahissent les écrans du monde entier et entrent dans  l'imagination de millions de spectateurs. Bien que cette idée soit totalement indépendante de l'entreprise Charlton Heston.

    " Serendipity bénie ", parce que tout en travaillant entre les gorilles et les chimpanzés, un livre avec un titre étrange,  tombe entre les  mains de Chuck : « Make room ! make room ! ". Ce sera un autre grand succès : "Soylent Green. "

    Alors nous pourrions conclure cette histoire de la crise entre 1965 et 1968 en disant que c'est une conséquence de savoir si le cinéma est plus un Art ou une industrie. Et parfois, il est impossible de combiner le côté artistique avec l'industriel. Art OU argent ? . C'est le problème !!!

    Ce fut cela aussi pour Michel-Ange, qui n'a jamais pu être entièrement rémunéré de ce qui était dû par Jules II ou par ses descendants, la famille Della Rovere qui ne manquait pas " d'argent".

    Maria Russo Dixon

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  • CHARLTON HESTON : PROGRAMMATION JANVIER (JUSQU'AU 31 JANVIER INCLUS)

    Il faut dire que les programmes sont indigents ce mois-ci, pas de programmations nouvelles.

    Toujours les mêmes rediffusions mais en plus petit nombre .

    A croire que Chuck n'a pas suffisamment de films à son répertoire, et pourtant !!!!

     

    PARIS PREMIERE

    BEN HUR

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    DIMANCHE 1er JANVIER : 20H45

    LUNDI 23 JANVIER : 20H45 

     

    CINE+CLASSIC

    ANTOINE ET CLEOPATRE

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    DIMANCHE 8 JANVIER : 0H40

    MARDI 10 JANVIER : 18H

     

     

    PARAMOUNT CHANNEL

    QUAND LA MARABUNTA GRONDE

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    MERCREDI 4 JANVIER : 17H17

    SAMEDI 14 JANVIER : 8H39

    DIMANCHE 22 JANVIER : 14H31

    MERCREDI 25 JANVIER : 4H05

     

     

    LE SECRET DES INCAS

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    VENDREDI 6 JANVIER : 2h53

    VENDREDI 13 JANVIER : 2H53

    MERCREDI 18 JANVIER : 20H39

     

    ACTION

    LA BATAILLE DE MIDWAY

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    JEUDI 26 JANVIER 20H50 

     

     

  • CHARLTON HESTON PARLE DE LA SERIE "CHIEFS" 1983

     

    Il m'est toujours agréable de chercher sur le Net, des informations sur notre Grand Homme.

    Voici une interview de 1983 que j'ai découverte récemment, en faisant des recherches sur la mini-série "CHIEFS". Elle m'a paru très intéressante et je l'ai traduite.

    Charlton Heston y est égal à lui-même, droit dans ses idées, pragmatique, mais aussi modeste quant à ses rôles et ses interprétations.

    Et bien sûr, si nous ne le savions pas déjà, il confirme qu'il est un HOMME LIBRE !!!!

     

     

    http://www.csmonitor.com/1983/1115/111512.html

     

    Charlton Heston discusses TV - and 'Chiefs'

     

     

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    «Il s'agit d'une première télévisée», déclare Charlton Heston, au sujet de son rôle dans la minisérie de la CBS « Chiefs ». La télévision semble ne permettre que quatre catégories de grands personnages  - hommes d'affaires, banquiers, politiciens et militaires au-dessus du rang de Major. Je l'ai vu si souvent que je pensais que c'était défini par la loi. Eh bien, mon rôle dans " Chiefs " est une première télé : le personnage que je joue tombe dans trois de ces quatre catégories, et pourtant c'est un bon gars."

    L'homme qui a joué Moïse, Ben-Hur et El Cid est heureux d'être de retour à la télévision - après une absence de 15 ans - dans le rôle de Hugh Holmes, banquier et père fondateur de la petite ville du sud de Delano, où les crimes d'un tueur en série, n'ont jamais été détectés durant des décennies.

    La minisérie de six heures, un thriller psychologique fascinant ainsi qu'une étude de caractère subtile, est basée sur le roman de Stuart Woods. Le téléfilm de Robert W. Lenski, dirigé par Jerry London, a un style soigné  à la manière de «To Kill a Mockingbird». Il a commencé à être diffusé dimanche et continue ce soir et mercredi (CBS, 9-11 p.m.). 

    '' Mais s'il vous plaît ne l'appelez pas une minisérie. . . Un mot ridicule. Je déteste cette désignation. Appelez-la " forme étendue ou longue ". Dans cette forme longue, vous pouvez raconter une histoire qui prend plus de trois ou quatre heures. Quand l'adaptation de " l'Extase & l'Agonie " d'Irving Stone a été faite au cinéma, il a fallu commencer par dire : Que faut-il couper ?  Avec la forme longue, il n'y a pas eu  grand chose à faire. "

    M. Heston croit que nous entrons dans une période où la télévision se tournera vers les versions filmées de 90 minutes des classiques et décidera de les faire à nouveau. '' Les deux principaux candidats parmi les  meilleurs romans américains jamais écrits sont 'Moby Dick' et 'Huckleberry Finn'. Les deux ont été filmés. Mais vous ne pouvez pas rendre justice à un grand roman en 90 minutes. J'aimerais faire 'Moby Dick.' Mais il faut le réaliser en six ou huit heures.

    Nous déjeunons dans la salle à manger chic du " Regency Hotel ", sur l'avenue Park de New York, où réside  Mr. Heston. Il est évidemment un client privilégié du maître d'hôtel, qui prend avec compréhension sa commande  de tartare de boeuf avec le boeuf coupé en morceaux plus que de raison. Quand le plat arrive, cela ressemble un peu à un monticule d'Alpo, mais Heston se retranche derrière son plaisir. Il est vêtu de façon décontractée, mais correctement dans un pantalon de flanelle grise, un blazer bleu, une chemise chamois et une cravate rouge.

    Est-ce que " CHIEFS " donne une image fidèle de la vie du Sud dans les années 1920 à 1960 ?

    ''Oui. Je n'ai pas été élevé dans le Sud (il est né à Chicago, a grandi au Michigan), mais j'ai passé un peu de temps dans une petite ville de Géorgie pour rendre visite à mon oncle, un homme pas comme Hugh Holmes, le personnage que je joue. J'ai été également assez actif dans le mouvement des droits civiques."

    A un certain niveau " Chiefs " est l'histoire d'une série de meurtres sur une période de 40 ans. Mais, à un autre niveau, c'est l'histoire du changement social dans une petite ville de Géorgie au cours de la même période, ce qui reflète un développement très important dans l'histoire américaine de ce siècle - la réalisation des mêmes droits civiques par les Noirs américains.

    M. Heston souligne qu'il n'est pas inattendu que tant d'intellectuels du Sud, comme William Faulkner, aient du mal à accepter l'activisme noir. «Bien que les grands philosophes grecs soient généralement considérés comme parmi les esprits les plus profonds de l'histoire du genre humain, il n'y a pas un seul exemple dans les écrits de l'un d'eux où ils considèrent la condition de l'esclavage humain. L'esclavage était endémique dans le monde classique : si vous aviez perdu une guerre, vous étiez susceptible d'être asservi.

    " Cela vous dit quelque chose sur la capacité des hommes de sensibilité, d'intelligence et de bonté fondamentale mais qui restent aveugles à un mal au milieu d'eux. . . .

    "Je pense que le changement permanent dans la société arrive presque toujours très lentement,. . . Et c'est approprié. C'était une démonstration remarquable de la force de cette république, lorsque nous avons pu réaliser le transfert pacifique du pouvoir de la génération révolutionnaire à la génération suivante. Aucune autre révolution enregistrée dans l'histoire n'a fait cela. L'autre changement révolutionnaire - le mouvement pour les droits civiques - a été réalisé par des moyens pacifiques dans la structure de la société, sans violence".

    Heston croit-il que «Chiefs» réussit à cerner ce changement évolutif pour l'auditoire de la télévision?

    " Il serait arrogant de ma part,  de dire qu'une émission de télévision va accomplir une telle chose. Si elle le rappelle aux gens, c'est au moins une observation précise. Mais cela m'ennuie un peu que des acteurs attribuent des valeurs d'importance sociologique à chaque pièce qu'ils font, et je ne ferai pas une telle affirmation. Je dirai, cependant, que «Chiefs» est historiquement exact à mon avis. Si, en le regardant, on nous rappelle que nous avons fait ce changement important - et c'est un honneur pour toutes les couches de notre société - je pense que c'est bien. Mais je ne dis pas que c'est la raison pour laquelle CBS l'a mis en place.

    Pourquoi Heston n'a-t-il pas été vu à la télévision depuis son rôle dans '' Elizabeth the Queen '' en 1968 ?

    '' En toute honnêteté, il ne m'a pas été offert de rôle à la télévision  parce qu'il avait été compris que je n'en faisais pas. Les raisons n'avaient rien à voir avec la condescendance envers ce média. C'est uniquement parce que je savais qu'ils ne donnaient pas suffisamment de temps à la  production à cause des coûts.

    '' J'étais un spectateur  enthousiaste de la télévision dans les années 1960 - Mary Tyler Moore, Bob Newhart,  " Police Story ". Mais je ne peux pas dire que je la regarde beaucoup maintenant.

    '' Je pense que le format de la série a été exploré totalement. Dans un certain sens, il est bloqué, car - si charismatiques que soient les personnages, le concept intriguant, aussi qualifiés que soient les acteurs et les écrivains - ils doivent apprendre 15 pages par jour. En plus de cela, vous devez constamment re-explorer la même histoire - à quelques exceptions près comme «The Waltons».

    '' Dans la série TV, vous êtes dans une situation raccourcie. Dans  "MASH", la guerre de Corée a duré 15 ans ; Ca n'a jamais changé. . . . Ils combattaient la guerre du Vietnam ; Leurs valeurs étaient celles du Vietnam, et non de la Corée. C'est la limitation du format. Ce n'est pas le  talent des gens qui est mis en cause.

    Malgré le fait qu'il ait joué beaucoup de personnages importants dans l'histoire, Mr. Heston refuse de se moquer de sa participation dans '' La planète des singes. ''

    '' J'ai beaucoup aimé ce rôle. Après avoir fait tellement de rôles biographiques, spécifiques, dans lesquels je me sentais responsable quelque soit qui je jouais, pour le représenter tel qu'il était.

    " Avec un rôle fictif, vous pouvez faire ce que vous voulez. Avec «Planète des singes», je pouvais simplement dire: Si je suis là, c'est ce que je dois le faire. Donc, je l'apprécie pour cela.

    « Mais je n'ai jamais fait un rôle dont je sois pleinement satisfait.  Si vous voulez que je choisisse un rôle  dont je veux me souvenir, le meilleur serait celui que je n'ai pas encore interprété.

    Bien qu'Heston soit perçu politiquement comme un conservateur - récemment en raison de ses désaccords très médiatisés avec Ed Asner, le président de Screen Actors Guild - il dit qu'il est ce qu'il a toujours été : un indépendant.

    '' Je n'ai aucune idée si mes activités politiques ont affecté ma carrière. Mais je ne voudrais certainement pas rejoindre Ed Asner, qui a affirmé quand son spectacle a été annulé, que le président des États-Unis était responsable.

    «Je n'ai jamais appartenu à aucun parti politique, et j'ai soutenu tant les démocrates que les républicains pour chaque mandat, du conseiller municipal au président.

    '' Dans les films et la télévision, j'ai été président des États-Unis à trois reprises - Jackson, Jefferson et F.D. Roosevelt. Et j'ai été réellement approché par les deux parties pour me présenter à un poste politique.

    "Mais je préfère jouer un politicien que d'en être un."