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  • WILL PENNY : CE BEAU WESTERN ATYPIQUE

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    Charlton Heston dans le rôle de Will Penny, une de ses interprétations préférées

    Dans les premiers mois de l’année 1967, Charlton Heston se trouve à un moment relativement délicat de sa carrière. Après avoir connu les plus grands succès avec Ben Hur, El Cid et récemment Peking, il s’est dirigé plus ou moins consciemment vers des sujets plus difficiles et personnels et qui n’ont pas forcément connu le succès escompté : Diamond Head, Dundee, The Ecstasy and the Agony et The war Lord. Même Khartum, énorme production, a plus ou moins déçu aux USA, à son grand désarroi car le sujet lui était cher. Son ami et producteur, Walter Seltzer, le soutient dans toutes ses entreprises plus ou moins hardies, mais souhaite quand même le voir renouer avec la réussite…

    C’est dans ce contexte tendu que Chuck trouve un jour, sur son bureau, le scénario d’un western intimiste écrit par un inconnu : Tom Gries. Il trouve le script tellement beau et émouvant qu’une fois de plus, voyant là la base d’un très beau western, il renonce à jouer la sécurité et s’aventure dans un projet que tout le monde estime périlleux. Il faut dire qu’au début des années 60, le western n’est plus le genre « bankable » qu’il a été jusqu’aux années 50, malgré l’apparition de la télévision : le western italien, avec, notamment, la trilogie de Sergio Leone, est en train d’envahir le marché, et les productions plus traditionnelles, comme John Wayne en fait encore, ne suffisent plus à assurer sa rentabilité commerciale. Bref, l’Ouest n’est plus ce qu’il était, et, en regard des changements géopolitiques de l’époque, notamment la guerre du Vietnam, qui renvoie les américains à leur culpabilité au sujet des indiens, beaucoup de cinéastes comme Penn, Peckinpah et Altman optent pour un western plus moderne, visant à remettre en cause la mythologie classique du genre.

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    Cath et Will, un amour hélas voué à l’échec

    Le scénario de Will Penny s’inscrit plus ou moins dans cette démarche, mais avec plus d’humanisme et un souci de documentation supérieur. C’est l’histoire d’un vieux cow-boy sans le sou, et surtout sans avenir, qui voit sa vie bouleversée par la rencontre d’une femme et de son enfant en voyage dans l’Ouest, et qui croit un moment pouvoir saisir la chance d’une nouvelle vie, avant de se raviser et de repartir vers sa solitude. Sans « happy end », ni même une lueur d’espoir, le scenario de Gries aborde cet anti-héros, du moins ce « héros ordinaire » comme un symbole des laissés pour compte, des « beautiful losers » que l’Ouest américain a pu générer, et lui rend un hommage sincère et sans fausses notes. On comprend donc l’emballement de Chuck, qui n’a que faire, à l’époque, de jouer les super-héros infaillibles et qui ne se soucie pas plus de son image qu’il ne l’a fait pour The war lord, puisqu’il va choisir de jouer un homme plus âgé que lui, mal rasé, moustachu, illettré et maladroit en amour, mais ô combien attachant, et plus proche de nous que les cow-boys et justiciers implacables dont le western a souvent fait ses choux gras. Le génie de l’acteur va, dans ce film, totalement s’exprimer, car libéré des conventions du genre et de quelconques obligations envers son public.

    Mais revenons à la réalisation de Will Penny. Si tôt le scenario lu et approuvé, Chuck se met à la recherche d’un metteur en scène pour porter cette histoire admirable. Il pense à ses amis William Wyler, George Stevens, et même à John Huston, mais son ami Seltzer va lui administrer une bonne douche froide en lui apprenant que le scénariste ne vendra pas les droits s’il n’est pas choisi comme « director ». Stupéfaction de Chuck, qui s’enquiert de son CV, et apprend que Tom Gries n’a, jusqu’ici, fait que de la télé… C’est là qu’on mesure toute l’audace et la détermination du comédien, puisque, sans réfléchir plus avant, il va immédiatement accepter le « deal » et prendre le risque d’engager, lui, la superstar, un metteur en scène totalement inconnu et sans références sérieuses ! Du jamais vu à cette époque, même de la part de vedettes progressistes comme Brando ou Newman.

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    Joan Hackett dans le rôle de Catherine et Jon Gries, fils du metteur en scène, dans le rôle de Horace

     

    Et ce choix, Heston ne le regrettera pas car Tom Gries, disparu trop tôt, en 1977, se révèlera un metteur en scène compétent et plein d’idées, à tel point que Chuck fera encore deux films avec lui : Number One et The Hawaians, le premier étant d’ailleurs tout aussi remarquable que Will Penny. Le choix crucial de la vedette féminine s’avèrera également très difficile ; bien que le personnage de Catherine, cette femme mal mariée en route vers l’inconnu, méritante et courageuse, est certainement un des plus beaux personnages féminins que le western des années 60 nous ait donné à voir. Beaucoup de stars de l’époque, dont Lee Remick, seront rebutées par la rudesse du sujet, et le rôle reviendra à l’inconnue Joan Hackett, dont la composition sera magnifique. Les personnages de cow-boys qui donnent au film son cachet et sa vérité, seront joués par des comédiens jeunes, comme Lee Majors et Anthony Zerbe, dont la performance plaira tellement à Chuck qu’il l’imposera plus tard pour The Omega man. Le formidable Donald Pleasence, excentrique comédien britannique, jouera le pasteur Quint, véritable démon du film. Il regrettera plus tard que plusieurs de ses scènes aient été coupées pour assurer au film un rythme plus vif et plus accrocheur pour le public.

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    Donald Pleasence dans le rôle de Preacher Quint, un chef de bande particulièrement illuminé…

    Mais le public, hélas, ne se déplacera pas plus pour ce film que pour les précédentes sorties de Chuck. Il se déplacera même moins, car le film va être très mal distribué par Paramount, qui, dès les « previews », le considère comme invendable. Un cadre de la société dira même, sans honte, à Chuck, pour expliquer l’échec du film : « si tu étais parti avec la fille à la fin, on aurait pu avoir un succès ». Eh oui, on en était là en 1967 et les impératifs du commerce l’emportaient également à cette époque. Très marqué par cet échec, Chuck s’en consolera grâce aux critiques très élogieuses que la presse fera du film, notamment en Europe. Mais comme il le dit lui-même dans son journal : « un beau film qui ne marche pas, malheureusement, ne compte pas. » Devant l’inquiétude de ses proches quant à l’évolution de sa carrière, notamment son agent Citron, il se mettra en quête de sujets plus accrocheurs et renouera enfin avec le succès grâce au projet de Arthur Jacobs : « Planet of the apes ».

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    Anthony Zerbe, futur Mathias dans The Omega Man, joue Dutchy, cow-boy ami de Will

     

    Que reste-t-il de Will Penny, ce film maudit de plus, dans sa filmographie ô combien riche et brillante ? L’incroyable modernité du ton, la beauté tragique de l’histoire, la finesse de l’analyse des rapports entre de vrais êtres humains et non des archétypes, et cette volonté, quasi documentaire, de montrer l’Ouest tel qu’il était vraiment. Une scène résume admirablement ce souci de réalisme et d’exactitude qui font le prix du film de Tom Gries : quand, provoqué par un imbécile, en raison de son âge avancé, Will décide de le corriger, il le fait avec son chapeau, et non pas à mains nues. Pourquoi ? Parce que ses mains sont son outil de travail et qu’il ne peut pas se permettre de les abîmer. C’est juste, c’est vrai, une démonstration simple et lumineuse.

    C’est ça, Will Penny.

     

     

    Auteur : Renaud
    Script-girl : Cécile

     

     

  • MARIA RESUME LE FILM " RUA ALGUEM 5555 " - Billet N° 9

    "Ho visto di nuovo "Rua Alguem 5555" e per chi ha difficoltà a seguire il film nella versione originale in inglese, come appare su You Tube, cerco di narrare la trama con la massima fedeltà possibile. Una breve nota. Il film è stato prodotto dal Governo Italiano, dal Governo Brasiliano e dal Governo Ungherese. E' stato girato in Brasile (Manaus) Italia (Torino) e Polonia. Tranne Murray Abrahams non ci sono altri attori anglofoni. tranne Charlton Heston che dà una grande ed ultima prova artistica, in un inglese dal forte accento tedesco. Rua Alguem 5555 Herman Mengele riceve una lettera da suo padre che lo invita a visitarlo in Brasile. Gli raccomanda la massima discrezione, viaggiando con passaporto falso, creandosi un alibi per i giorni lontano dalla Germania e spargendo false notizie. Il giovane chiede consiglio alle autorità tedesche e gli vengono consegnati documenti con una falsa identità. In un flashback vediamo l'infanzia di Herman. Per la famiglia il padre è un soldato disperso in Russia. Ma il bambino non comprende il motivo dell'ostilità degli insegnanti, che non osano pronunciare il suo nome, e dei compagni di scuola, mentre uno zio emigrato in Argentina mantiene con lui contatti epistolari e affettivi. Al suo quindicesimo compleanno la madre, attraverso un membro della famiglia, gli comunica la verità. Ormai adulto quindi Herman decide di conoscere suo padre e di ottenere da lui l'ammissione dei suoi misfatti. Siamo nel 1976 e Herman parte per Rio de Janeiro, amici fidati del padre lo portano in una favela nei sobborghi di Manaus. Un rapido salto in avanti e ritroviamo Herman 8 anni dopo il primo viaggio che assiste alla esumazione delle ossa di un supposto Mengele morto annegato nel 1980. Una folla di sopravvissuti e discendenti delle vittime dell'Olocausto lo attende davanti all'albergo definendolo assassino e figlio di assassino e dimostrando di non credere alla morte di Joseph Mengele. Lo attende anche un legale rappresentante degli ebrei sopravvissuti che dovrà, in caso di morte certa dell'assassino, chiedere risarcimenti alla nazione tedesca. Ritorniamo al 1976 e assistiamo al primo incontro tra padre e figlio. Herman non riesce a trovare in sé affetto per quel vecchio malato e autoritario e nei giorni che trascorrono insieme cercherà più volte di far ammettere al vecchio Joseph la gravità delle sue colpe. Deve decidersi se tradire o proteggere un padre ritrovato ma non amato. Da parte sua il dottor Mengele crede di poter stabilire con il figlio rapporti affettivi e gli propone di trasferirsi per sempre in Brasile nella casa che sta facendo costruire. Difronte all'insensibilità paterna Herman sembra propendere per il tradimento. Si reca a Manaus con l'intento di denunciare Joseph Mengele alla polizia brasiliana. Qui incontra un suo vecchio compagno di scuola e le certezze sembrano vacillare. L'amico, venuto a conoscenza dell'indirizzo di Mengele, lo fotografa mentre il giovane Herman smaltisce un attacco di febbre a Manaus. Guarito, decide di ritornare a Rua Alguem e parte con il padre per un viaggio nella foresta amazonica. Il dottor Mengele approfitta di questo momento di confidenza per convincerlo che il principio della sopravvivenza del più forte sia alla base dell'Olocausto. Herman perde ogni controllo e abbandona il padre per far ritorno in Germania. Avanziamo negli anni, poiché la vicenda è il risultato della confessione di Herman all'avvocato rappresentante degli israeliti. Herman è quasi sicuro che i resti dissepolti siano proprio quelli di suo padre. L'Avvocato espone alcune coincidenze che farebbero dubitare di ciò. Con una telefonata, però, l'Istituto di Medicina legale di Rio non da una sentenza definitiva, ma ammette che ci sono alcune probabilità che i resti siano quelli del dottor Mengele. Niente è certo se non che Herman abiura infine il padre e cambia definitivamente la sua identità. Ma può il Male Assoluto sparire dalla coscienza degli uomini? Ora una domanda . Perché Fraser e Holly Heston non hanno mai parlato di questo film?"

     

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    "J'ai de nouveau vu "Rua Alguem 5555" et pour ceux qui ont des difficultés à suivre le film dans la version originale en anglais, comme il apparaît sur You Tube, je tâche de raconter la trame avec la meilleure fidélité possible. Une note brève.

    Le film a été produit par le gouvernement italien, par le gouvernement brésilien et le Gouvernement hongrois. Il a été tourné au Brésil (Manaus) Italie (Turin) et en Pologne.

    Excepté Murray Abrahams,  il n'y a pas d'autres acteurs anglophones, sauf Charlton Heston qui donne une grande et dernière preuve artistique, dans un anglais avec un fort accent allemand.

    Herman Mengele reçoit une lettre de son père, qui l'a invité à lui rendre visite au Brésil, Rua Alguem 5555.

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    Il lui recommande le maximum de discrétion, en voyageant avec un faux passeport, en créant un alibi pour les jours loin de l'Allemagne et en répandant de fausses nouvelles. Le jeune homme demande conseil aux autorités allemandes qui lui remettent des documents  avec une fausse identité. Dans un flash-back nous voyons l'enfance de Herman. Pour la famille, le père est un soldat disparu en Russie. Mais l'enfant ne comprend pas le motif de l'hostilité des professeurs qui n'osent pas prononcer son nom, et des camarades d'école, pendant qu'un oncle émigré en Argentine maintient avec lui un contact épistolaire et affectif. A son quinzième anniversaire sa mère lui dit la vérité par l'intermédiaire d'un membre de la famille.

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    Maintenant Herman devenu adulte décide de rencontrer son père et d'obtenir de lui l'aveu de ses méfaits. Nous sommes en 1976 et Herman part pour  Rio de Janeiro, où des amis proches de son père l'emmènent  dans un bidonville à la périphérie de Manaus.

    Un saut rapide en avant et nous retrouvons Herman 8 ans après le premier voyage qui assiste  à l'exhumation des os d'un supposé Mengele mort noyé en 1980. Une foule de survivants et descendants des victimes de l'holocauste  l'attend devant l'hôtel en le traitant d'assassin et fils d'assassin et en criant de ne pas croire à la mort de Joseph Mengele.

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    Un représentant juridique des juifs survivants l'attend aussi  parce qu'il devra, en cas de mort certaine de l'assassin, demander des indemnisations à la nation allemande. Nous revenons en 1976 et nous assistons à la première rencontre entre père et fils.

    Herman ne peut pas éprouver d'affection pour ce vieillard malade, autoritaire et durant les jours qu'ils passent ensemble, il  va essayer plusieurs fois de faire admettre au vieux Joseph la gravité de ses fautes. Il doit décider de trahir ou de protéger lui-même ce père qu'il n'aime pas. Pour sa part, le Dr Mengele croit qu'il peut établir des relations affectives avec son fils et lui a demandé de venir s'installer au Brésil dans la maison qu'il construit.

    Devant l'insensibilité paternelle,  Herman semble pencher pour la trahison. Il se rend à Manaus avec le but de dénoncer Joseph Mengele à la police brésilienne. Il rencontre un vieil ami d'école et ses certitudes semblent vaciller . L'ami, qui est venu pour savoir ce que devient Mengele, le photographie pendant que le jeune Herman est pris d'un accès de fièvre à Manaus.

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    Guéri, il a décidé de revenir à Rua Alguem et part avec son père pour un voyage dans la forêt amazonienne. Le Dr. Mengele profite de ce moment de confiance pour le convaincre que le principe de la survie du plus fort est la base de l'Holocauste. Herman perd tout contrôle et abandonne son père pour retourner en Allemagne.

    Nous avançons dans le temps, car l'histoire est le résultat de la confession d'Herman à l'avocat représentant les Israélites.

    Herman est presque certain que les restes exhumés sont précisément ceux de son père. L'avocat expose quelques coïncidences qui en feraient douter. Cependant,  avec un appel téléphonique, l'Institut de médecine légale de Rio ne prend pas de décision finale, mais il admet qu'il y a des chances que les restes soient ceux du Dr Mengele.

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    Rien n'est certain, sauf que Herman abjure enfin son père et change enfin son identité. Mais est-ce que le Mal absolu peut disparaître de la conscience des hommes ?

     

    Maintenant, une question. Pourquoi Fraser et Holly Heston n'ont jamais

    parlé de ce film? "

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  • CHARLTON & LYDIA HESTON A GREENSBORO : MOÏSE S'EST MARIE ICI .....

    Un billet datant de 1984 qu'a publié James Byrne sur sa page FB.

    Une promenade dans les souvenirs de Chuck et Lydia, qui sont retournés 40 ans après leur mariage, à Greensboro en Caroline du Nord, faire campagne pour les élections présidentielles de 1984.

    Petit billet, sans prétention, simplement sympathique, qui nous raconte en quelques mots, comment ces deux jeunes comédiens de la Northwestern Academy, décident de se marier le 17 mars 1944, juste avant que Charlton parte pour deux longues années, dans les Îles Aléoutiennes, faire la guerre à bord d'un bombardier.

    Quarante ans après, ils font leur pèlerinage et se souviennent.....

    Merci James pour votre gentillesse.

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    Le couple ressemblait à des touristes typiques admirant une jolie église. Il montrait, Elle cliquait sur son appareil. Mais la présence dominante du grand homme était incontournable. Un piéton le long de West Friendly Avenue, au Centre Ville, était sous l'objectif quand il a déclaré: «Hé, n'est-ce pas Charlton Heston ? "

    L'acteur gagnant de l'Academy Award qui est monté sur le chariot de " Ben Hur ", est descendu de la montagne dans " les dix commandements  " et a commandé en tant que directeur de cirque dans " Sous le plus grand chapiteau du monde ", est revenu à Greensboro (Caroline du Nord) jeudi avec sa femme Lydia pour la première fois en quarante ans. Ils sont arrivés de Californie pour faire Campagne pour les candidats républicains Ronald Reagan et Jess Helms Jr. et pour s'engager dans la nostalgie romantique en visitant l'Église méthodiste Grace United.

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    Leur visite était pour la base provisoire de l'Armée de l'Air qui prit position en bordure du centre-ville apportant des milliers de nouvelles recrues pour la formation de base et plus tard pour une formation de dernière minute avant de se déployer à l'étranger. Heston était juste une jeune recrue, tenant un fusil M-1, faisant des sauts et sur lequel hurlaient des sergents d'entraînement qui n'avaient aucune idée, bien sûr, qu'ils maudissaient une future figure biblique à l'écran.

    « C'était  un mauvais plafond bleu quand nous nous sommes mariés, c'est blanc maintenant », dit l'acteur, sortant de l'église en chemise rouge vif. « Il y avait là un cerisier fleuri » dit Lydia Heston. 

    C'était un jour pluvieux, le 17 mars 1944, quand Heston et Lydia Clarke se promenaient dans le centre-ville à la recherche d'un endroit où se marier.

    Il venait de terminer sa formation à ce qu'on appelait alors le Camp d'entraînement de base -10 (BTC-10), situé sur près de mille acres derrière les centres commerciaux du Nord-Est de Summit et Summit Avenue. Elle était étudiante, comme il l'avait été, à Northwestern University près de Chicago.

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    Ils ne connaissaient personne dans la ville. Heston a trouvé une bijouterie qu'il pensait être près du vieil hôtel King Cotton, peut-être l'endroit pour se loger, le plus élégant de la ville alors.

    Il avait acheté une bague. Il dit : «Je me souviens que je l'ai eue pour vingt et un dollars". Après ils avaient choisi d'entrer dans Grace Methodist pour éviter la pluie. Charlton Heston a été enchanté par le plafond bleu.

    Ils ont trouvé deux femmes qui travaillaient dans la cuisine de l'Eglise, qui ont accepté d'être témoins du mariage. Le pasteur Emmet McLarty a été convoqué pour les marier.  

    A l'église jeudi, Dorothy Poer, l'une des témoins qui avait appris que les Heston prévoyaient  de visiter l'église, revint et se tint à la porte  pour les accueillir. Ils se sont embrassés et Poer, âgée de quatre-vingt-trois ans, accompagna le couple dans le sanctuaire, comme elle l'avait fait en 1944.

    Plus tard, Lydia Heston, a traversé Friendly Avenue pour prendre des photos de l'Eglise sous différents angles. "N'est-ce pas tout simplement merveilleux?" a-t-elle déclaré. 

    Contrairement à ce jour, quatre décennies avant, cette journée d'automne a été spectaculaire. Plus tôt, près de l'hôtel The Four Seasons au Centre ville, où Heston a parlé au rassemblement politique,  il s'est octroyé du temps. Après tout, il est Moïse : "pas d'applaudissements" , il reste impassible : "ce n'est pas difficile vraiment. Il faut juste un peu de concentration".
     
    Lydia Heston a parlé également et a répondu à la question qui vient à l'esprit de tout le monde : "comment peut-on rester mariés à Hollywood durant quarante ans ?".
     " Le secret, c'est l'amour "dit-elle.
     
    BILLET PUBLIE EN 1984
     
  • LA CHANCE OU LE DESTIN : " SERENDIPITY " - Billet N° 8

    Aujourd'hui,  j'ai traduit le huitième billet de Maria. Une explication intéressante sur un mot utilisé par Charlton Heston :  " SERENDIPITY " qui signifie " Chance ou Destin ".

    De même, Maria nous offre une réflexion sur le dernier film tourné par Chuck " MY FATHER " et je dois dire, bien que possédant ce film, je n'en connais pas les dialogues puisqu'il n'existe pas de version française. La version que je possède est Tchèque. Ce que nous dit Maria apporte un éclairage qui mérite toute notre attention car nous pouvons, sans risque de nous tromper, rendre un hommage à Chuck pour son courage et sa force de caractère afin de  mener jusqu'au bout et, malgré la maladie, son dernier film qui est en quelque sorte son testament pour nous tous et ceux qui le découvriront si tant est qu'un jour, ce film soit enfin distribué dans le monde et dans toutes les langues.

    Merci Maria pour tout cela.

    NB : Actuellement, le film est introuvable sur tous les sites marchands et même EBay.

    Mais vous pouvez le visionner sur le blog que je consacre aux films de Chuck.

     

    http://eternelcharltonheston.blogspirit.com/archive/2015/10/06/my-father-rua-alguem-5555-2002-3070868.html

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    Il caso o il destino. O, come diceva Chuck, "SERENDIPITY". E' stato il caso o il destino a far sì che mentre stavo riflettendo su un mio commento a proposito dell'ultimo film di Charlton Heston, quel film perduto o innominabile "Rua Alguem 5555" in inglese appunto "My Father" ho trovato l'orazione funebre di Fraser per suo padre. Brava France, bravissima. Ancora una volta dimostri tutto il coraggio di vivere che ti distingue. Come distingueva il Nostro. 
    Ho riascoltato l'intervista rilasciata dal regista italiano che lo ha diretto in quel film. Aveva spedito il copione di "My Father" ad alcuni vecchi leoni di Hollywood ed anche a Chuck, pur essendo a conoscenza della pubblica dichiarazione sul male che ne stava erodendo la vita. Ma come dirà nella sua ultima intervista "What can't be cured, must be endured". E coraggiosamente accetta la proposta dello sconosciuto regista e parte per il Brasile, dove lavorerà per un ruolo veramente ingrato, quello dell'anziano dottor Joseph Mengele che cerca disperatamente di recuperare l'affetto di suo figlio. Lavorerà per tre mesi fuori dagli studi cinematografici, in una favela, priva di acqua corrente, con 40 gradi di temperatura e il 90% di umidità. E la consapevolezza di avere addosso un male incurabile. 
    Ma che sfida dare l'addio alle scene impersonando quello che si può considerare come l'emblema del Male Assoluto! Il torturatore di bambini. Il medico infame che crea il dolore e ne osserva il procedere verso l'annientamento dell'essere umano. E sapendo che non ci saranno prove d'appello. Quello è il suo ultimo contatto con il suo pubblico, quel pubblico che penava tanto a distaccare da sé. Non è certo il magico Prospero della "Tempesta" che i suoi spettatori vedranno sullo schermo. E' un vecchio aspro e sofferente. Solo e desolato. Che implora il figlio affinché mostri almeno un barlume di affetto o forse anche meno, di solidarietà umana. Ma sa che non lo avrà perché non ne è degno.
    Indimenticabile la scena muta del figlio che punta un' arma contro il padre, disteso sulla nuda terra, e poi rivolge la stessa arma contro se stesso. Senza avere il coraggio né di uccidere chi non ritiene sia degno di vivere, né di uccidersi se non vede per sé alcun motivo di continuare a vivere.
    Al di là di ogni abilità fisica o spirituale, accettare quel ruolo, in quel film dimostra un coraggio sovrumano. Offrire alla macchina da presa il corpo disfatto dal male, quel corpo che per tanti anni ha curato perché davvero diventasse lo strumento della sua arte. Ma in fondo quel corpo lo ha servito, come un efficace strumento dell'anima, proprio sino alla fine. E' un peccato davvero che "My father" presentato tra polemiche e lodi al Festival di Berlino nel 2006 non abbia avuto circolazione. Lo si può rintracciare a pezzi su You Tube, invito tutti a farlo anche se la sua visione non può che causare infinito dolore, più dell'infelice capitolo di Michael Moore, pensando che se Charlton Heston ha voluto concludere la sua vita e la sua carriera portando sullo schermo il Male Assoluto, forse temeva che noi e le generazioni dopo di noi ce ne dimenticassimo di Joseph Mengele.

     Un'altra strana eccezione. Ricordo nel 1962 una intervista in cui affermava che non avrebbe mai girato un film fuori degli USA o di un paese di lingua inglese e soprattutto con una troupe non americana. Lo aveva già dimostrato nel 1958 quando aveva rifiutato una proposta di Vittorio De Sica, all'epoca già vincitore di 2 Oscar, uno per "Sciuscià" e uno per "Ladri di biciclette" ( altri 2 sarebbero arrivati dopo per "Ieri, oggi e domani", 1963 e "Il Giardino dei Finzi-Contini, primi anni '70). A De Sica preferì in quella occasione un ruolo non di primo piano nel "Grande Paese" e la mano direttoriale di William Wyler. Di lì a pochi mesi sarebbe partito per Roma, per la grande avventura di Ben Hur.
     SERENDIPITY

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    La chance ou le destin. Ou, comme le dit Chuck : "serendipity ". Ce fut le hasard ou le destin d'assurer que, comme je réfléchissais à mon commentaire sur le dernier film de Charlton Heston, le film perdu ou inavouable "Rua Alguem 5555" en anglais précisément "My Father", je découvre l' éloge de Fraser pour les funérailles de son père. Bon France, très bon. Cela prouve encore une fois tout le courage de la vie qui vous distingue, comme cela distinguait notre Chuck.


     J'ai écouté l'interview donnée par le réalisateur italien qui l'a dirigé dans le film. Il avait envoyé le script de " MY FATHER " à quelques vieux lions de Hollywood et aussi à Chuck, tout en étant conscient de la déclaration publique sur le mal qui a érodé sa vie. Mais comme Chuck le dit dans sa dernière interview " Ce qui ne peut être guéri, doit être enduré." Et il accepte courageusement la proposition du directeur inconnu et se déplace au Brésil, où il va travailler pour un rôle vraiment ingrat, le vieux Dr Joseph Mengele qui essaie désespérément de récupérer l'affection de son fils. Il travaillera pendant trois mois à partir des studios de cinéma, dans un bidonville, dépourvu d'eau courante, avec 40 degrés de température et 90% d'humidité, et ayant conscience d'avoir une maladie incurable.

     Mais quel défi de dire adieu à la scène en personnifiant celui qui peut être considéré comme l'emblème Absolu du Mal ! Le bourreau d'enfants. Le médecin infâme qui crée la douleur et se penche sur les progrès accomplis vers l'anéantissement humain, et sachant qu'il n'y aura pas de rappel.

    C'est son dernier contact avec son public, ce public dont il avait tant de mal à se détacher. Ce n'est certainement pas la magie de Prospero de "LA TEMPETE" que ses spectateurs verront à l'écran. C'est un vieux amer et en souffrance, solitaire et désolé qui implore son fils pour qu'il lui montre au moins une lueur d'affection ou peut-être au moins, de la solidarité humaine ; mais il sait qu'il ne l'aura pas parce qu'il n'en est pas digne.

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    Inoubliable la scène muette du fils pointant une arme contre son père, gisant nu sur le sol, puis retourne la même arme sur lui-même  sans oser, soit tuer celui qu'il ne croit pas être digne de vivre, ou de se tuer lui-même s'il ne se trouve pas une raison de continuer à vivre.

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     Au-delà des capacités physiques ou intellectuelles d'accepter ce rôle dans le film, il démontre un courage surhumain. Offrir a la caméra son  corps défait par le mal, ce corps qu'il avait entretenu durant de nombreuses années, car il était vraiment devenu l'instrument de son art. Mais fondamentalement, ce corps lui a servi comme un instrument efficace de l'âme, jusqu'à la fin.

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    C'est vraiment une honte que « MY FATHER » présenté entre polémiques et éloges en 2006 au Festival du Film de Berlin n'ait pas été distribué. On peut retrouver des extraits sur You Tube, que je vous invite tous à regarder même si sa vision ne peut causer que de la douleur sans fin, plus que  le chapitre malheureux de Michael Moore, en pensant que si Charlton Heston voulait conclure sa vie et sa carrière en portant  à l'écran le Mal absolu, c'est que peut-être il craignait  que nous et les générations après nous, oublions qui était Joseph Mengele.


     Une autre exception bizarre. Je me souviens d'une interview en 1962, dans laquelle il déclarait qu'il ne ferait jamais un film en dehors des États-Unis ou d'un pays anglophone et surtout pas avec une équipe non-américaine. Il l'avait déjà démontré en 1958 quand il avait refusé une proposition de Vittorio De Sica, qui déjà à cette époque avait remporté deux Oscars, un pour " Scuscia " et un pour " Le Voleur de bicyclette " (2 de plus arriveront plus tard pour "Hier, aujourd'hui et demain ", 1963, et " le Jardin des Finzi-Contini ", début des années 70).

     Plutôt que de Sica, il  choisit à cette occasion un rôle de premier plan dans  " Big Country " et le savoir-faire du réalisateur William Wyler. Quelques mois après  il partirait pour Rome, pour la grande aventure de " BEN HUR."
     SERENDIPITY !

     

    Maria Russo Dixon