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  • MON HOMMAGE A CHARLTON HESTON à St-Matthiew's Church 28 septembre 2016

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    J'ai longtemps souhaité et espéré me rendre un jour à Los Angeles et, pouvoir faire un pèlerinage sur les lieux où vécut Charlton Heston.

    Malheureusement, jusqu'à présent je n'en ai pas eu la possibilité et, je ne suis pas certaine que je puisse y aller un jour.

    Cette année la chance est avec moi, en la personne de ma très chère amie Martine, qui est actuellement à Los Angeles.

    Hier, elle est allée déposer un message de gratitude de ma part, sur la plaque marquant l'emplacement où est déposée l'urne funéraire de Chuck.

    Je voudrais que Fraser et Holly en prennent connaissance et en fassent part à Lydia leur mère.

    Voici quelques photos que Martine a faites sur les lieux.

    Nous pouvons constater la simplicité et la modestie de l'emplacement où les cendres du grand Homme sont déposées. Je veux croire que c'était sa volonté qu'il en soit ainsi, à l'image de l'homme simple et humble qu'il fut tout au long de sa vie et sa carrière.

    Merci du fond du cœur à Martine qui a réalisé mon souhait le plus cher.

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    (Traduction du message qu'a déposé Martine, de ma part)

    Ce grand homme a une place spéciale dans mon cœur pour toute sa richesse d'esprit.
    J'ai un grand respect pour l'homme qu'il était et ce qu'il a fait.

    France Darnell

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  • LA SOIF DU MAL : LA RENCONTRE DE DEUX GRANDS

     

    Comme beaucoup de chefs-d’œuvre du cinéma, Touch of Evil d’Orson Welles est le fruit de rencontres inattendues, de circonstances plus ou moins favorables, de compromis et d’affrontements divers qui, par miracle, et par l’accumulation de coups de chances, permettent à tel ou tel film de justifier cette appellation. Un chef-d’œuvre ne se planifie pas à l’avance, la méthode et la raison n’y sont pas pour l’essentiel.

    Quand, en 1956, Charlton Heston reçoit le script de Touch of Evil, parmi bien d’autres scenarii (car il est devenu, grâce à The Ten Comandments un acteur très demandé), il ne voit d’abord, dans cette histoire, qu’un thriller un peu banal et routinier, mais se dit, à l’instinct, qu’il y a là la matière d’une bonne série B. Sa première initiative est donc d’appeler Universal pour s’enquérir de son futur metteur en scène. On lui répond qu’il n’y en a pas encore, mais qu’Orson Welles, en pleine panade financière à l’époque, et prêt à jouer n’importe quoi, y tiendra le rôle d’un flic pourri. C’est là que Chuck propose, innocemment, de confier la mise en scène à Welles car, dit-il : « c’est aussi un sacré bon director ». S’ensuit, d’après les écrits de Heston, un long silence téléphonique, après lequel, les producteurs acceptent, avec des réserves, de confier le travail à Welles. Heston dira plus tard, toujours étonné : « c’était un peu comme si j’avais proposé que ma grand-mère mette en scène le film ».

    Il faut dire qu’à l’époque, Welles a la réputation d’être un metteur en scène instable et capricieux (vrai) et dépensier (faux). D’ailleurs, Heston, qui restera son ami jusqu’à sa mort, malgré quelques divergences politiques et autres, l’a toujours défendu sur ce point : « Welles était très rapide sur le tournage, faisant beaucoup répéter les acteurs avant les prises, mais pouvant filmer douze pages de dialogues en avance sur le plan de travail, là où d’autres metteurs auraient pris deux jours de plus. ».

    D’une banale histoire policière, Welles, de par son habileté de scénariste, va tirer un mélodrame noir sur la corruption, la déchéance d’un fonctionnaire au départ intègre (joué par Welles) et le combat d’un policier mexicain (Heston), mal vu par ses collègues américains, et pourtant déterminé à faire toute la vérité sur le meurtre d’un citoyen américain et de sa maîtresse. Grâce à sa drôlerie et ses inventions sur le plateau, ainsi que sa faculté à faire venir, par amitié, quelques-uns de ses meilleurs copains, dont certains aux trognes fabuleuses (Dietrich, Cotten, Calleia, Tamiroff), il va transformer ce polar classique en parabole sur la frontière très fine qui sépare le bien du mal, et ça ne va pas plaire du tout à l’Universal.

    Quid de Chuck Heston dans le rôle du mexicain Vargas ? Il semblerait qu’au début, pour captiver l’acteur, Welles lui ait fait croire qu’il avait le premier rôle, et que le flic corrompu Quinlan n’était qu’un faire-valoir… On peut douter de cette supposition, car le personnage de Vargas n’est absolument pas éclipsé par Welles, et la rencontre des deux comédiens donne lieu à des échanges explosifs qui feront date dans l’histoire du cinéma. Comment oublier la fameuse scène où Vargas découvre que Quinlan a planqué de la dynamite pour accuser un jeune mexicain, ou cette réplique fabuleuse de Heston à Welles : « le rôle de policier n’est facile que dans un état policier. »

    Contrairement à certains critiques qui prétendent que Heston n’est pas à sa place dans ce rôle, on ne peut qu’admirer la retenue et l’intelligence de jeu de Chuck, qui sait se mettre en retrait et subir le déluge verbal de Welles, sans jamais imposer son personnage, mais en sachant écouter et regarder, pour mieux donner du poids à toutes ses répliques. On connaît la suite : bien que réalisé dans les délais, La Soif du Mal deviendra un film maudit, car charcuté par ses producteurs, qui profiteront du laisser-aller coupable de Welles, parti faire des repérages pour son Don Quichotte, pour remonter le film et même tourner des séquences additionnelles ! Chuck Heston, fidèle en amitié, fera tout pour éviter le désastre, mais tenu par son contrat, devra s’exécuter, ce qui n’entachera pas son amitié avec Welles. Les deux hommes feront même de nombreux projets ensemble, et Welles se souviendra de Chuck comme : « avec Gielgud, l’acteur le plus gentil et travailleur que j’ai pu rencontrer. »

    Même si Welles n’a pu monter et finir le film comme il le souhaitait, Touch of Evil n’est pas seulement un grand film de série B : c’est un diamant noir dans la production hollywoodienne de cette époque, illuminé par l’incroyable photo de Russel Metty, inclassable et riche de sens… Un chef d’œuvre ? Mais oui, bien sûr !

    Auteur : Renaud
    Script-girl : Cécile

     

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  • REMAKE DE BEN HUR ? MISSION IMPOSSIBLE…

     

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    Notre sortie d’hier soir pour aller voir, à reculons, la nouvelle version de B-H, s’apparentait un peu, il faut le dire, à une mission commando pour deux hestoniens endurcis… Nous avions, depuis longtemps, des doutes quant à l’intérêt d’un tel remake car même s’il n’est pas souhaitable d’empêcher qui que ce soit de gagner sa vie en faisant des films, on peut quand même s’interroger sur la nécessité d’une révision d’un pareil classique, quand tant de bons sujets originaux attendent encore d’être mis en scène. C’est peut-être l’époque qui veut ça, « la relecture plutôt que l’aventure ». Donc, le cinéaste russe Timur Bekmambetov, auteur du déjà très oubliable Abraham Lincoln, chasseur de vampires, a cru bon de proposer sa révision du chef-d’œuvre de Wyler, pensant ainsi limiter les prises de risques et le jeu des comparaisons. Hélas pour lui, on n’échappe pas à l’Histoire, même si ce n’est que celle du Cinéma.

    Ainsi, Jack Huston, petit-fils du grand John, semble habillé comme par C&A et, en tout cas, fort peu habité par le personnage, promenant un regard fataliste sur les évènements et assenant quelques fortes pensées pacifistes, à des années lumières de son illustre prédécesseur auquel on n’aura pas la cruauté de le comparer ; tout comme Toby Kebell en Messala, faux-frère qui semble tout droit sorti d’un college-movie américain, ou, dans ses moments d’expressivité, d’un Scream 3 ou 4. Désireux de transmettre un propos humaniste (pourquoi pas ?), le russe nous fignole une happy-end de derrière les fagots, dans laquelle Messala se contente de perdre une jambe, mais pas le moral, puisque tout ce beau monde va s’aimer et repartir main dans la main, malgré les évidentes incohérences de scénario que cela suppose.

    Entre deux, on aura eu le droit à une bataille navale, essentiellement subaquatique, filmée par un caméraman visiblement stoned, à une course de chars qui tourne plutôt à une bataille d’auto-tamponneuses, gadgetisée selon les video games du moment, à un Morgan Freeman sentencieux et coiffé rasta à qui on confie les propos les plus nobles, et une montée au Golgotha qui nous laisse de marbre, malgré les efforts d’un Christ à visage découvert pour nous arracher quelques larmichettes.

    Car c’est bien ça le problème : là où le Ben-Hur de Wyler était une œuvre pétrie d’humanité et d’émotions fortes, alliée à une plastique visuelle inégalable, ce « fils de Hur » n’est qu’une coquille vidée de tout sentiment et toute force spirituelle et qui n’a provoqué en nous, sinon la colère, ce qui est bien, qu’une franche indifférence, ce qui est pire !

    Auteur : Renaud
    Script-girl : Cécile

     

  • LES BILLETS DE MARIA R-D.

     

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    Il y a quelques mois, j'ai été contactée par une charmante dame de Florence en Italie. Elle suivait les blogs que je dédie à Chuck et en apprécie les contenus. Elle m'a proposé de participer. C'est avec enthousiasme que j'ai accepté. Plutôt que faire une présentation dont je ne serais pas capable, j'ai préféré publier ce courrier qu'elle m'avait envoyé le 22 août dernier.

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    Très chère France,


    Je relis avec plaisir ton mail .


    Je suis toujours disponible pour participer à ton site en te fournissant les informations que je prendrai des trois livres écrits par notre Chuck . The Actor's Life en 1976, In the Arena en 1976 et Charlton Heston's Hollywood , 50 ans de cinéma américain et enfin, le très rare Beejing Diary en 1989.


    Il y a beaucoup à lire et à interpréter . Je n'ai pas d'informations particulières, mais j'ai une méthode de recherche que j'ai développée quand j'ai rédigé ma thèse de doctorat en histoire du spectacle ( théâtre et cinéma) sur les acteurs italiens du  XIXe siècle et de leur tournée aux USA .

    A l'inverse du cinéma, le théâtre ne laisse pas de trace, sauf les autobiographies des acteurs , certains livres de critiques théâtraux de l'époque et, quelquefois, les textes annotés par eux-mêmes. Une recherche de ce genre se fait souvent en lisant entre les lignes et en regardant avec attention les photos de scène et hors scène  ( fort heureusement, la photographie était née)

    En 1984, j'ai parcouru les États-Unis à la recherche de ces traces. En tant que membre de l'American Film Instituts, l'institution fondée d'ailleurs par Charlton Heston et le metteur en scène George Stevens , j'ai eu l'occasion de visiter l'AFI avec l'aide de quelques employés et de faire des recherches dans les documents conservés.

    J'ai visité aussi l'antique théâtre Ahmanson de Los Angeles où Heston a souvent mis en scène des œuvres comme Long Day's Journey Into Night, de Eugène O'Neil , The Cain Mutiny de Wouk , A Man for all seasons et naturellement Macbeth.

    Je n'ai trouvé aucune trace sur le site et en général sur internet, d'une autre preuve exceptionnelle de Notre Grand Seigneur : la mise en scène à Pékin de Cain Mutiny avec une compagnie chinoise durant les  manifestations de Tienanmen . De cet événement exceptionnel , j'ai réussi à trouver une copie du Beejing Diary . Un journal intime de cette extraordinaire expérience et du récit de son voyage en Chine.

    Je chercherai à faire de mon mieux pour préserver la mémoire non seulement d'un grand homme mais aussi d'un acteur  et homme de spectacle exceptionnel , mais comme le dit son ami interviewé dans la brève vidéo Charlton Heston , A Man for all Seasons ( trouvée sur internet)  un homme qui a changé la culture américaine.

    Dans un de mes autres livres sur les origines du théâtre en Amérique, j'arrivais à la conclusion que l'art théâtral  fut au début empêché puis interdit en 1784. Diriger un syndicat pour les acteurs, fonder un département pour le spectacle, attribuer des bourses d'étude pour les jeunes qui voulaient apprendre l'art du metteur en scène cinématographique est une belle entreprise. Seul Robert Redford a tenté quelque chose de semblable avec le Sundance Festival pour les auteurs indépendants . Mais l'entreprise a eu plus de succès en Europe qu'en Amérique.

    Pour satisfaire ta curiosité, aucun mariage n'est parfait . Vers 1970, il a connu une crise comme on peut le lire dans le journal intime . Lydia a claqué la porte et elle s'est éclipsée pendant un peu de temps. Il semblerait qu'elle ait été dans une maison de repos à cause d'une forte dépression nerveuse . Personne n'est parfait et vivre des dizaines d'années  avec un mari si  pris, hors de la maison n'a pas dû être facile.


    Techniquement, je chercherai à écrire en utilisant Word et joindrai les divers extraits à mes envois. J'espère que tout ira bien , je ne suis pas un génie en informatique .
    A l'aide !
    Je t'embrasse
    Maria R.-D.

    CI-DESSOUS LA LETTRE ORIGINALE

    Carissima France,
    con piacere rileggo la tua mail.

    Sono sempre disponibile a partecipare al tuo sito con le informazioni che acquisirò dai tre libri scritti dal nostro Chuck: The Actor’s Life del 1976, In the Arena del 1976 e Charlton Heston’s Hollywood. 50 years in American Film e infine il rarissimo Beejing Diary del 1989.
    Molto da leggere e interpretare. Non ho informazioni particolari, ma un metodo di ricerca che ho sviluppato quando ho scritto la mia tesi di Dottorato in Storia dello Spettacolo (Teatro e Cinema) sugli attori italiani dell’800 e le loro tournèe negli USA. Al contrario del cinema, il teatro non lascia tracce, tranne le autobiografie degli attori, alcuni libri di critici teatrali dell’epoca e, qualche volta, i  copioni, annotati da loro stessi. Una ricerca di quel genere si fa spesso leggendo tra le righe e guardando con attenzione le foto di scena e fuori scena (per fortuna la fotografia era già nata)
    Nel 1984 ho girato gli Stati Uniti alla ricerca di queste tracce. Da membro dell’American Film Institute, l’istituzione fondata appunto da Chartlton Heston e dal regista George Stevens ho avuto l’occasione di visitare l’AFI con l’aiuto di alcuni dipendenti e di fare ricerca nei materiali conservati . Ho visitato anche l’antico Ahmason Theatre  di Los Angeles  dove Heston ha spesso messo in scena opere come A Long Journey into the Night , di Eugene O’ Neil, The Cain Mutiny di Wouk, A Man for all Seasons  e naturalmente Macbeth. Non trovo tracce nel sito e in genere in Internet di un’altra prova eccezionale del Nostro Gran Signore: la messa in scena a Pechino di Cain Mutiny con una compagnia cinese proprio durante le manifestazioni di Tienanmen. Di quell’evento eccezionale sono riuscita a trovare una copia del Beejing Diary. Un diario di questa straordinaria esperienza e del racconto del suo viaggio in Cina . Cercherò di fare del mio meglio per conservare la memoria non solo di un grande uomo ma anche di un attore e uomo di spettacolo eccezionale, non solo, ma come dice un suo amico intervistato nel breve video Charlton Hesto: a Man for all Seasons. (reperibile su internet)un uomo che ha cambiato la cultura americana. In un altro mio libro sulle origini del teatro in America giungevo alla conclusione che l’arte teatrale fu all’inizio prima avversata e poi proibita nel 1784. Dirigere un sindacato per attori, fondare un Dipartimento per lo Spettacolo, diffondere Borse di studio per giovani che volessero apprendere l’arte del regista cinematografico è una bella impresa. Solo Robert Redford ha tentato qualcosa di simile con il Sundance Festival per gli autori indipendenti. Ma l’impresa ha avuto un successo più in Europa che in America.
    Per soddisfare la tua curiosità, nessun matrimonio è perfetto. Intorno al 1970 è entrato in crisi, come si legge onestamente nel diario,. Lydia ha sbattuto la porta e si è eclissata per un po’ di tempo. Pare fosse in una casa di cura a causa di un forte esaurimento nervoso. Nessuno è perfetto e vivere decine di anni con un marito così impegnato fuori casa non sarà stato facile.
    Tecnicamente cercherò di scrivere usando Word e cercando di inviare i vari brani come allegati. Speriamo in bene: non sono un genio dell’informatica. Aiuto!
    Un abbraccio e un bacio
    Maria R D

  • CHARLTON HESTON : LES EMPREINTES D'UN GEANT - Hommage de "STUDIO" mai 2008

    Lors du décès de Charlton Heston, le magazine français "STUDIO" lui a rendu un hommage dans son numéro spécial "FESTIVAL DE CANNES MAI 2008". C'est bien !

    Mais ce magazine de cinéma, n'aurait-il pas eu le bon goût d'éditer un numéro spécial "CHARLTON HESTON" pour tout ce qu'il a donné au 7ème art ?

    Le grand Charlton Heston, valait mieux que deux simples pages à l'intérieur du magazine, alors que Harrison Ford en faisait la couverture et, par-dessus la marché à l'intérieur du magazine, 14 pages sont consacrées à cet acteur et à son film "Indiana Jones" qui paraît-il aurait été inspiré par  le personnage de Charlton Heston "Harry Steele" dans le film de 1954 "LE SECRET DES INCAS" ! Cherchez l'erreur ....

    MEME PAS LA COUVERTURE. Si un acteur méritait la Une, c'était bien Chuck !

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